La mort de Venise, suivie de carnets de voyage inédits et de documents
Résumé
"Barrès a été prédisposé par son maître Taine à goûter Venise. Il a, la première fois qu'il va à Venise, vingt-quatre ans à peine. Venise devint pour lui une ville d'élection. Il y vit au printemps, en été, en automne surtout. Cette ville m'a toujours donné la fièvre, assure-t-il. Elle l'ensorcèle véritablement. Il goûte une mélancolie déchirante à contempler les peintures de Tiepolo, qui dessine de l'insaisissable, déclare Barrès: la tristesse physiologique et l'épuisement de Venise. L'air fiévreux des lagunes se mêle à mes jugements. Et puis, dans cette ville, flotte un romantisme créé par nos pères, qui se précipite sur un visiteur prédisposé. Maurice Barrès aime cette décomposition de la ville des doges. Il avoue: Je plains Venise au point où les siècles l'abandonnèrent, mais je ne voudrais point que ma plainte la relevât. C'est ce qui nous a valu les pages admirables sur La Mort de Venise qui forment la principale partie de son livre Amori et dolori sacrum." source: "Maurice Barrès et Venise", Chronique des lettres françaises, 5e année, no 25, janvier-février 1927, p. 71.
Lu par :
Henri Duboule
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature française
Durée:
5h. 2min.
Édition:
Saint-Cyr-sur-Loire, C. Pirot, 1990
Numéro du livre:
13543
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782868080455
Collection(s):
Autour de 1900
Documents similaires
Lu par : Jean Frey
Durée : 10h. 15min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13827
Résumé:A 80 ans, Jean d'Ormesson a traversé l'horreur de l'Histoire la fleur au fusil, butinant chez Cioran et Madame du Deffand son art du sourire dans la douleur. "J'aime la vie menacée par la mort", écrit-il dans Une Fête en larmes. Il nous l'avait déjà dit dans C'était bien: pour lui, le néant est partout, et c'est justement pour cela qu'il faut mordre à la vie. Cet amoureux de la conversation joue à nouveau de son art de parler de lui, sans jamais se livrer avec impudeur ou complaisance.
Lu par : Bernard Delannoy
Durée : 5h. 52min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 7221
Résumé:Adrien a 14 ans. Il est aveugle depuis l'âge de 10 ans. Les premiers temps, sa cécité l'a écarté du monde. Dans l'exil d'un noir sans fin. Dans la douleur et la solitude. Dans les peurs. La musique l'a tiré de son désespoir. Adrien a appris à écouter, à sentir, à gouter. De toute la force de ses sens, il a redonné formes et couleurs à son univers. Lui restait à inventer l'amour. Au pensionnat des jeunes aveugles, il rencontre Samira. Elle a une odeur de vanille, la voix grave, des brusqueries adolescentes. Mais elle perd peu à peu la vue et ne l'accepte pas. Pour Samira, Adrien déploie des trésors d'inventions et de tendresse. En faisant chanter son violon, il la tire du gouffre où elle sombre et, dans le partage de cet amour clair obscur, lui offre une nouvelle façon de voir.
Lu par : Simone Reeve-Gagnebin
Durée : 3h. 57min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 7210
Résumé:Mathieu, quarante ans, architecte, marié, sans enfant, mais doté d'une jeune maîtresse, aimé des femmes d'une façon générale et aimant la vie qui le lui rend bien, apprend un matin par son docteur qu'il a un cancer des poumons et qu'il sera mort dans les six mois. Dès cet instant, Matthieu décide de démêler l'écheveau de sa vie. Aussi, se tourne-t-il naturellement vers les femmes qui ont "peuplé" son existence : Sonia, sa ravissante et stupide jeune maîtresse ; Hélène, l'épouse dont il s'est éloigné depuis longtemps ; Mathilde, la seule femme qu'il ait vraiment aimée et qui pourra peut-être modifier la piètre image qu'il a soudain de lui-même.
Lu par : Christophe Bizet
Durée : 2h. 30min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 31217
Résumé:Originaire de province, issu "de la race des fils de commerçants, de petits commerçants", le narrateur est confronté à son passé lorsque la maison de la presse-librairie familiale dans laquelle il a grandi va fermer. Cet événement, qui lui paraît tout d'abord dans l'ordre des choses, le conduit à accompagner sa mère, prise au piège de bouleversements aussi brusques qu'inéluctables. Peut-il l'aider quand les commerces de proximité et les librairies sont chassés des centres-villes ? Qui remplacera les discussions avec les habitués du petit matin, les coups de coeur et les vitrines ? Le rideau métallique va tomber. Entre silences et non-dits, entre délicatesse et questionnement, rideau, hommage à la librairie traditionnelle et à tous ceux qui la défendent, témoigne de ces vies que l'on affirme minuscules et des liens sociaux quotidiens qui se tissent dans les rayons.
Lu par : Marie-Thérèse Hayoz
Durée : 9h. 21min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13787
Résumé:Victor Maucoeur, homme politique en pleine ascension, s'ennuie discrètement dans Venise où l'a conduit son voyage de noces, lorsque le hasard lui fait croiser la S*cora. Est-elle le sosie, le fantôme de sa première épouse dés trois ans plus tôt? Ou Mathilde elle-même, morte mal-aimée, vite effacée, dont Victor peine à recréer le souvenir? La curiosité, qu'avivé le désoeuvrement, l'entraîne à la poursuite de l'inconnue dans un dédale où bientôt il s'empêtre ' et s'irrite. Jusqu'au délire. Jusqu'au drame. Sans céder à la tentation du surnaturel, le roman se réfère au fantastique, lui empruntant l'un de ses lieux privilégiés, deux de ses thèmes majeurs - la Vénitienne est à la fois double et revenante -, et finalement son objet - explorer la frontière où basculent les certitudes. Mais on peut le déchiffrer d'abord comme un diptyque : la version d'Il puis la version d'Elle, celles-ci bien que divergentes concourant à faire le procès d'une certaine bourgeoisie. Ou comme une énigme policière classique. Plusieurs chemins mènent au but, serpentant au travers d'un livre que j'ai souhaité construire à l'image de Venise même, mirage' où les réalités se confondent, où les espaces s'enchevêtrent
Lu par : Christine Wullaert
Durée : 3h. 47min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 32705
Résumé:Roland est mort. Les sapeurs pompiers l'ont retrouvé la tête dans la gamelle du chien. Ils viennent enlever le corps et se débarrassent du caniche en le confiant à son voisin de palier, un homme proche de la quarantaine, au chômage, très seul. Roland est mort depuis une semaine. Son voisin ne le connaissait pas vraiment, mais il aurait dû s'en douter : il n'entendait plus les chansons de Mireille Mathieu, derrière le mur. Il écope du chien puis de l'urne contenant les cendres du défunt. Que faire de ce lourd héritage chargé de poils et de céramique ? Le voisin va tout tenter pour s'en débarrasser, mais en a-t-il vraiment envie ?
Lu par : Philippe Lion
Durée : 3h. 45min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22279
Résumé:Un homme vit en position horizontale, séquestré et affamé dans son propre appartement par sa femme. Il décrit son martyre, la longue horreur des jours passés à tenter de se nourrir : il rampe, se suspend, glisse. Elle, obèse, distille l'agonie, lui supprimant toute possibilité d'attenter à ses jours. Puis, elle disparaît totalement et la haine qui alimentait le famélique époux se mue en une docilité d'animal domestique qui attend sa pitance. Enfin elle revient et change de stratégie pour réveiller en lui une cruauté assoupie. Le squelettique reprend goût à la vie par le seul sentiment qu'il lui reste, le désir de meurtre.
Lu par : Michèle Georgopoulos
Durée : 4h. 35min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22580
Résumé:Les femmes n'étaient pas absentes de la pensée de mon austère vieil oncle. Il les aimait. Je le sais : il était intarissable quand il parlait d'elles. Mais c'étaient toujours des femmes peintes, des tableaux, des portraits... Alors, qui était cette Judith dont il parlait avec tant d'amour et de regret dans le carnet que j'avais découvert après sa mort ? Et lui, qui était-il en vérité ? N'était-ce que l'historien d'art érudit et admiré que j'avais cru connaître ? Et moi, qu'est-ce que je deviens, quand une femme déboule dans ma vie, et qu'elle n'est pas un tableau ?
Lu par : Michèle Georgopoulos
Durée : 6h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22988
Résumé:Longinus, sur le mont Golgotha, aurait-il été abusé par Marie de Magdala? On raconte qu'après la Résurrection, celle-ci aurait fui la Judée avec d'autres Galiléens, à bord d'une simple embarcation qui se serait échouée dans le delta du Rhône. Pour dissiper ses doutes, Longinus part à sa recherche et parcourt toute la Provence du te` siècle après J.-C., des plages de Camargue à la montagne de la Sainte-Baume. Au fil de ce long périple, alors qu'il assiste en témoin privilégié à la naissance du christianisme, ce sont ses propres certitudes qui peu à peu s'effondrent.
Lu par : Georgopoulos
Durée : 7h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22471
Résumé:En octobre 1700, d'étranges crimes ensanglantent la région si paisible des Alpes provençales. A quelques jours d'intervalle, on a retrouvé le cadavre d'une jeune fille curieusement vêtue d'une cape rouge, puis un mari et sa femme étranglés dans leur lit, la bouche emplie de petits cailloux blancs, enfin un marchand et sa fillette eux aussi étranglés. L'enquête est confiée au procureur Guillaume de Lautaret. Jeune homme à l'esprit vif, aussi habile à tirer l'épée qu'à trousser les filles, il s'ennuie mortellement dans cette place forte où rien ne se passe et rêve d'une brillante carrière à Versailles. Non loin de là, Delphine d'Orbelet s'ennuie tout autant dans les salons du château de sa mère. L'affaire va passionner et rapprocher les deux jeunes gens. Ils ne pourront cependant comprendre le sens de ces meurtres sauvages sans la découverte faite par Delphine à la lecture des fameux Contes de ma mère l'Oye...
Lu par : Marie Tabard
Durée : 2h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 33714
Résumé:C'est à la maison de la presse de Crux-la-Ville, au fond d'un vieux carton, que Constantin Caillaud découvre Neige noire, un titre inédit d'Emilien Petit dont il croit pourtant avoir tout lu. Sa trouvaille est d'autant plus précieuse qu'elle lui donnera l'occasion rêvée de recontacter Hélène, sa maîtresse évanescente qui lui a fait comprendre et aimer l'oeuvre de Petit. Mais, au moment de la retrouver pour lui confier le livre-sésame, il ne parvient plus à mettre la main dessus. Il cherche innocemment sur la toile : aucune trace de Neige noire. Il s'adresse à l'éditeur : ce titre n'est pas au catalogue. Il écrit alors à l'auteur et à ses amis écrivains : tour à tour Jean-Philippe Toussaint, Olivier Rolin, Antoine Volodine, Patrick Kéchichian ou encore Edouard Launet - participation exceptionnelle de ces grandes figures du monde littéraire ! - s'émeuvent de la supercherie. Mais quelle supercherie ? Constantin n'entendait tromper personne et pourtant le point final de cette épopée pourrait bien laisser penser que le lecteur s'est fait manipuler.
Lu par : Claudine Hennevin
Durée : 6h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 29651
Résumé:«Ce qui m'intéresse le plus chez Capote et Salinger, c'est Oona, son premier amour. Je pense qu'elle a été leur principale Muse. C'était la fille d'Eugene O'Neill, le grand dramaturge américain, prix Nobel de littérature en 1936. Les biographes s'affrontent sur la cause de la disparition de Salinger en 1953 : il aurait été traumatisé par la guerre, il serait devenu membre de la secte Krishna, moine bouddhiste zen, il aurait choisi le New Hampshire pour payer moins d'impôts, il aurait été déçu par le milieu littéraire, son orgueil aurait été blessé par une mauvaise critique de John Updike, ou par la méchanceté de Norman Mailer le qualifiant de «plus grand esprit qui soit resté au niveau de l'école secondaire». Mais personne n'a envisagé l'hypothèse sentimentale : il ne s'est jamais remis de sa rupture avec Oona O'Neill. Ils sortaient ensemble quand les Japonais ont attaqué Pearl Harbor. Salinger est parti à la guerre. Il a combattu dans des conditions atroces. De l'armée, il a écrit à Oona des dizaines de lettres enflammées. Il n'était pas encore célèbre, ce n'était qu'un pauvre amoureux, un grand dadais aux cheveux noirs qui rêvait de d'entrer en littérature. Oona est partie tenter sa chance dans le cinéma, à Hollywood. Et le pauvre J.D. s'obstinait, il l'a aimée à distance, il est tombé amoureux d'une absente. Oona incarnait la vie, le retour à la terre natale, le doux visage lointain qui te sert de Graal, quand tu rampes dans la boue d'une forêt allemande, sous les obus.» F.B.