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Je ne te verrai pas mourir

Résumé
Un roman éblouissant sur l’amour et ses mirages, par le prix Médicis étranger 2020. La passion de Gabriel et Adriana semblait devoir durer toujours. Mais dans les années 1960, les stigmates de la guerre civile pèsent encore sur le destin des jeunes gens. Après cinquante ans sans un mot échangé, elle dans l'Espagne de la dictature, lui connaissant une carrière brillante aux États-Unis, ils se retrouvent au soir de leur vie pour une ultime rencontre. Avec délicatesse, Antonio Muñoz Molina interroge les choix et les motivations profondes qui déterminent une vie entière et une identité. Comment, porté par le temps qui passe, par certaines lâchetés et complaisances, il est facile de s’égarer loin de celui qu’on pensait devenir. Pourtant, si une seconde chance nous était donnée, aurions-nous le courage de l’embrasser ? Une prose magnifique, sensuelle, une musicalité qui transcrit avec justesse la puissance de la nostalgie et ses dangers. Les sentiments les plus intimes d'un homme et la dignité d’une femme. Certaines des plus belles pages jamais écrites par ce fin conteur de l’âme humaine.
Durée: 4h. 35min.
Édition: Paris, Seuil, 2025
Numéro du livre: 79622
ISBN: 9782021583106

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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 34022
Résumé:En 1968, James Earl Ray assassine Martin Luther King à Memphis et prend la fuite. Entre le 8 et le 17 mai de la même année, il se cache à Lisbonne où il tente d'obtenir un visa pour l'Angola. En octobre 2013, sur les traces de James Earl Ray dans la capitale portugaise, Antonio Munoz Molina se remémore son premier voyage dans cette ville, en 1987, quand, mari et père immature, fuyant un travail médiocre, il essayait d'écrire son deuxième roman, une histoire d'amour sur fond de jazz et de roman noir, L'Hiver à Lisbonne. La fascinante reconstruction du séjour de l'assassin croise alors le passé de l'auteur, et les deux récits alternent. L'un, autobiographique, relate, à la première personne et sur un mode très intime, l'apprentissage de la vie et des mécanismes du roman ; l'autre, à la manière d'un thriller, témoigne de ce qu'est l'accomplissement de la fiction, quand, fondée sur le réel, elle va au-delà des faits pour entrer dans la conscience des protagonistes. En prestidigitateur, le grand écrivain espagnol fait entrer le lecteur dans le mystère de l'univers mental du tueur, où se mêlent racisme, misère, admiration pour les livres de science-fiction, et la certitude que l'on peut impunément tuer un Noir militant des droits civiques. Comme l'ombre qui s'en va est un livre important, hypnotique, qui prend le risque de mêler deux genres littéraires et, en dernière instance, expose la théorie du roman de l'auteur.
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Genre littéraire : Policier/épouvante
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Résumé:Dans une petite ville du sud de l'Andalousie battue par la pluie et le vent, une fillette est retrouvée morte sur le talus d'un parc. Couverte de terre, elle ne porte que ses socquettes, et sa culotte a été enfoncée dans sa bouche pour l'asphyxier. L'hiver et la peur tombent sur la ville tandis que se font entendre, comme une trame en continuelle expansion, les voix des personnages liés entre eux par des bribes de passé et l'horreur d'une cruauté gratuite. L'inspecteur, un homme muté du pays Basque, miné de l'intérieur par la violence terroriste, obsédé par la recherche de l'assassin comme si d'elle dépendait son propre salut. Susana Grey, l'institutrice, dont la sensibilité, l'ouverture sur le monde et les autres vont bouleverser la vie de l'inspecteur. Le père Orduna, ancien prêtre ouvrier, persuadé que les yeux sont le reflet de l'âme et que ceux de l'assassin sont vides. Paula, la seconde victime, elle aussi retrouvée sur le talus, mais vivante à force de courage et de ténacité, protégée par la tendresse de son père. Le médecin légiste, dissimulant sa solitude et son désenchantement sous sa conscience professionnelle et sa tendresse pour l'enfance. L'assassin enfin, personnage névrosé et énigmatique, ordinaire et ignoble, qui ne sait vivre que dans la haine et la soumission du plus faible. Témoin symbolique de cet entrelacs d'horreur et d'humanité, la clarté lunaire tantôt illumine l'amour rédempteur de l'institutrice et de l'inspecteur, tantôt pousse l'assassin au plus noir de lui-même. On ne sort pas indemne de ce livre dense, qui s'appuie sur une prose précise et une construction sans faille, animé d'un souffle poétique admirable et qui s'enfonce, entre passé et présent, dans l'obscure et lumineuse matière humaine. Pleine Lune révèle la profonde cohérence du monde narratif d'Antonio Munoz Molina, l'un des plus grands écrivains de notre temps.
Durée : 35h. 16min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 18600
Résumé:Avec ces mille pages d'amour et de guerre, Antonio Muñoz Molina reprend les thèmes qui traversent toute son oeuvre - la mémoire historique, la conscience morale, l'infinie complexité des sentiments... Dans ce livre total, politique et sentiments sont les deux faces d'une tragédie qui plonge le personnage principal Ignacio Abel dans une spirale qui lui fera perdre son amour, son pays et son engagement. A la fin de 1936, cet architecte espagnol de renom, progressiste et républicain, monte les marches de la gare de Pennsylvanie, à New York, après un périple mouvementé depuis Madrid où la guerre civile a éclaté...
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Genre littéraire : Essai/chronique/langage
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Résumé:Muni d’un carnet, d’une paire de ciseaux et de son smartphone, Antonio Muñoz Molina marche dans Paris, New York, Madrid, Lisbonne. Au fil de ses pérégrinations, des silhouettes surgissent tandis que d’autres s’esquivent et, soudain, au détour d’une ruelle, apparaissent Baudelaire, Edgar Allan Poe ou Fernando Pessoa. Les pages s’écoulent au rythme de la vie, tel un immense collage de tout ce que le promeneur voit et entend : affiches, prospectus, bruits omniprésents des conversations, vacarme de la rue. Animé par la tentation de tout écrire – ce qu’il a vécu, écouté, rêvé, souffert, aimé ou lu –, Antonio Muñoz Molina laisse courir la mine de son crayon et, sublimant les rebuts de notre civilisation avide et destructrice, compose « le grand poème de ce siècle ». D’une voix profondément ancrée dans le moment présent, cet éloge érudit de la flânerie nous invite à regarder et à écouter d’une autre façon, et à célébrer la variété du monde. [Prix Médicis étranger 2020]
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Présentation de l'éditeur : A la veille de Noël, Julio Matasanz, grand médiéviste et professeur émérite, prononce à l'occasion de son départ à la retraite une conférence sur Erec et Enide, le premier roman de Chrétien de Troyes, réflexion sur l'amour et la mort. Matasanz est un homme brillant, égoïste, pour qui seule sa carrière a compté. Parallèlement, Madrona, son épouse, une femme généreuse et attentive aux autres, tente d'organiser un Noël heureux car elle sait sa vie gravement menacée. Elle tente de faire revenir son neveu, Pedro, et sa femme, Myriam, volontaires dans une ONG, qui vivent en Amérique centrale les mêmes aventures qu'Erec et Enide au temps de la cour de Bretagne. Manuel Vazquez Montalban dresse avec émotion le bilan d'une génération passée à côté des choses essentielles de la vie et offre à celle qui suit la possibilité de choisir, s'il en est encore temps, entre le repli sur soi et les relations entre les hommes.
Durée : 7h. 48min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16772
Résumé:Le thème du Docteur invraisemblable est la maladie, comprise et traitée par une méthode simple, cohérente. En fait, ce que la psychanalyse - ignorée alors de Ramon -, à la même époque aussi à Vienne, croyait, un peu naïvement, « découvrir » : l'inconscient, système de relations insoupçonnées entre les êtres et les choses qui constituent l'univers humain. L'inconscient, en terme ramónien : la gregueria, criaillerie multiple du monde, des choses, de l'être ; articulation de la réalité selon des lois de correspondance aiguës à l'évidence, dont l'extravagance, à la réflexion, est simple question de bon sens.
Durée : 6h. 9min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Figure célèbre de l'avant-garde madrilène, Ramon Gomez de la Serna (1888-1963) publie à dix-sept ans son premier livre, bientôt suivi par des essais, des nouvelles, des drames, des comédies et des biographies. Son exubérance et sa curiosité sont sans limites. Surtout, cet homme-Protée (et avant tout poète) va inventer une forme littéraire à laquelle il donnera un nom : la gregueria. Valery Larbaud tentera d'y substituer le mot français " criaillerie " qui ne traduit toutefois pas vraiment cette association d'idées pleine d'esprit, cette cabriole ironique issue de l'observation minutieuse et irrationnelle d'un détail insignifiant... Ramon maîtrise la folie extraordinaire d'une langue poétique et sensuelle comme un sixième sens. Décadent, burlesque, absurdement de mauvais goût, Gomez de la Serna se savoure comme une friandise. " Nicole Zand, Le Monde (Babelio)
Durée : 10h. 34min.
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Résumé:Omar Mesa a hérité d'une passion, la cuisine. Il travaille à l'Arc-en-ciel, un cabaret-restaurant parisien. Entre passé et présent, entre deux plats soigneusement élaborés, il conte des morceaux de son enfance et des plats qui ont ponctué sa vie. Du poulet à la bière au tiramisu, de la soupe andalouse à la dorade farcie aux gambas en passant par le guacamole, il reconstitue avec délices son itinéraire de marin devenu cuisinier. Omar décrit également son amour pour Marina, danseuse d'origine roumaine qui travaille dans le même cabaret. Mais il y a une autre cuisine, moins fine, d'autres plats, beaucoup moins goûteux, concoctés par la dictature de Ceausescu et de Milosevic qui laissent à Omar et Marina une saveur d'amertume tenace. Un passé communiste qu'ils n'ont pas réussi à assimiler. « La plus belle réussite en cuisine est d'arriver à remplir les estomacs avec de l'imagination ». Une carte unique d'une cuisine d'ailleurs, une véritable mosaïque de petits royaumes.
Durée : 8h. 53min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 75285
Résumé:Quand une jeune universitaire découvre qu'une de ses relations a subtilisé le crâne de Murnau, célèbre réalisateur du cinéma muet, elle retrace sa rencontre avec lui. Ce faisant, elle explore les limites de la vie artistique et académique, la surabondance de l'information, les excès du capitalisme et la puissance du désamour. Premier roman.
Lu par : Anik Friederich
Durée : 9h. 25min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Au cours d'un congrès d'hispanistes à Tel-Aviv, Santiago se met à parler une langue disparue et affirme s'appeler Jamaïca, nom mystérieux dont son amie Dana trouvera l'origine dans un texte du XVIe siècle. Pourquoi Santiago est-il devenu fou ? Quel rapport entretiennent cette folie et ce document ?