Contenu

La distance de fuite

Résumé
Ce récit construit à la manière d’un journal de bord porte en lui une forte illusion de réalité. Au gré des expériences intimes de la narratrice, le texte joue avec les temps : le présent de l’écriture et le vécu immédiat, le passé des souvenirs obsédants ­– le père, l’amant grec tant aimé, la mère dont elle a cherché à s’éloigner à chaque relation amoureuse et puis, l’appréhension. D’une part celle de la mort qui s’approche, d’autre part d’un atelier d’écriture en prison que la narratrice accepte, non sans trac, de donner à des détenues. Le style souvent télégraphique renforce le sentiment d’écrit sur le vif, de spontanéité et de sincérité. C’est avec modernité et finesse d’observation que Catherine Safonoff s’empare du quotidien pour le transformer en matière écrite.
Durée: 9h. 36min.
Édition: Genève, Ed. Zoé, 2017
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ISBN: 9782889273850

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Lu par : Jean Frisch
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Résumé:"L'Agrandissement" se présente comme un livre de politique fiction. Son auteur, la journaliste Joëlle Kuntz, a imaginé cette fable qu'elle se garde bien d'appeler roman, lui préférant le terme de divertimento... On regrettera seulement que l'auteur n'ait pas publié ce livre deux ans plus tôt. On ose imaginer que son idée, farfelue, aurait apporté quelque piment dans le terne et morne débat sur l'utopie du 700e anniversaire de la Confédération. Résumé : L'homme par qui le scandale arrive s'appelle Bovet, fonctionnaire fédéral un peu rêveur, chargé de la défense de l'image de la Suisse à l'étranger. La Suisse officielle se torture les méninges sur la manière la plus spectaculaire, la plus significative, de célébrer le 700e anniversaire de la Confédération. Et c'est Bovet qui l'emporte en proposant de distribuer à tous les étrangers présents sur le sol helvétique le 1er Août 1991 un passeport à croix blanche. L'idée paraît saugrenue à certains mais elle séduit le Conseil fédéral. Et c'est l'essentiel. Bien sûr, les fonctionnaires rechignent, peignent le diable sur la muraille. Mais dans le ronron fédéral, cette invention révolutionnaire finit par s'imposer. On imagine cette mesure plus symbolique que suivie d'effets concrets. C'est évidemment le contraire qui se produit. Et quel résultat ! Non seulement les étrangers affluent de partout pour bénéficier le 1er Août 1991 du précieux document. Mais surtout, ils viennent en masse de régions limitrophes, voulant ainsi corriger l'ingratitude de l'histoire qui les annexa à d'autres pays.
Lu par : Eline Roess
Durée : 1h. 22min.
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Résumé:Mais qui est cette Mademoiselle Petite ? Une petite écrivaine dont les écrits sont publiés en petits tirages dans une petite maison d'édtion d'un petit pays. Une fiction, vraiment ? Un livre étrange et liliputien où il est question de divorce, de départ vers un pays froid où l'amour guette, de retour vers notre beau pays, de petites phrases assassines et de petits rien cocasses... Si certaines personnes ont des doutes que les plus belles années de la vie soient celles de l'enfance..., Amélie Plume en a elle, la certitude. D'une plume qui virevolte, l'écrivain suisse Amélie Plume nous chatouille là où ça nous étonne encore. Globe-trotter puisqu'elle a parcouru l'Afrique, l'Israël, et habité le Québec (d'où le St-Laurent dans le titre), Amélie Plume n'en est pas à son coup d'essai puisque ce roman est déjà le douzième publié chez les éditions Zoé.
Lu par : Jocelyne Corbaz
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Résumé:Amette est une femme de notre temps. Une femme qui, dans Toute une vie pour se déniaiser - beau programme - est fermement décidée à arrêter de s'agiter pour une année. Elle veut enfin voir le temps passer. Elle craint de se retrouver, un jour, à se dire, comme un homme de soixante ans qu'elle a entendu: «Je n'ai pas vu le temps passer.» Elle se décide donc à prendre une année sabbatique. Elle en parle à Mégère qui, tout au long du livre, lui donne la réplique. Le dialogue entre les deux femmes...les deux visages de la même femme... est enlevé. Une caractéristique habituelle dans les livres d'Amélie Plume qui sont de vrais rafraîchissements. Leur ton est léger, leur humour corrosif, leurs observations sur les hommes et le temps piquantes. Et Amélie Plume, qui revient souvent sur les événements de sa vie, garde toujours avec une distance empreinte d'auto-ironie. Elle n'y déroge pas dans Toute une vie pour se déniaiser et Mégère l'y aide bien. Elle n'est pas prête à avaler toutes les histoires qu'Amette veut se raconter. Une Amette qui, en retour, traite Mégère de tous les noms.