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La ligne bleue: roman

Résumé
Buenos Aires, années 70. Julia a hérité de sa grand-mère Josefina un don précieux et encombrant : parfois des scènes de l'avenir lui apparaissent, vues à travers le regard de l'autre. À charge pour elle d'interpréter sa vision. Dès l'âge de cinq ans, elle doit intervenir pour empêcher le déroulement d'événements malheureux. L'histoire de Julia va basculer lors du retour de Perón en Argentine. Sympathisants du mouvement des Montoneros, elle et son compagnon vont connaître le destin de cette jeunesse idéaliste et révolutionnaire d'Amérique latine, fascinée tout autant par la figure du Christ que par celle de Che Guevara et confrontée à la réalité de la dictature militaire. Capturés par des escadrons de la mort, ils réussiront à s'évader... On retrouve ici certains des thèmes qui traversaient Même le silence a une fin, le grand récit d'Ingrid Betancourt relatant ses années de captivité dans la jungle : la privation de liberté et ses conséquences, le courage individuel et la servilité collective, l'espoir en l'avenir de l'humanité considéré comme un acte de foi. Mais de ce dilemme entre le choix de la vengeance et celui de la vie, elle a d'abord fait la matière d'un vrai roman d'aventures.
Durée: 8h. 33min.
Édition: Paris, Gallimard, 2014
Numéro du livre: 20603
ISBN: 9782070145799

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Durée : 24h. 36min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 24929
Résumé:Le 23 février 2002, Ingrid Betancourt est enlevée par les FARC. Un calvaire commence, qui prendra fin six ans et demie plus tard, le 2 juillet 2008. Ingrid Betancourt décrit avec précision sa captivité aux mains des FARC. Le récit débute par une impressionnante scène, décrivant l une de ses cinq tentatives d évasion. Le lecteur est ainsi fixé à la fois sur la détermination de la prisonnière, et sur la dureté de ses conditions de détention. On revient ensuite au début de l histoire, qui suivra dès lors le fil chronologique, à commencer par la journée du 23 février 2002. De cette litanie de journées semblables, Ingrid Betancourt parvient à faire un récit captivant de bout en bout. Elle nous plonge dans la vie quotidienne de la jungle, rendant presque palpables l attente et l angoisse, décrivant de façon très nuancée ses geôliers, qui pour la plupart ont l âge de ses propres enfants. Elle raconte les évasions ratées, les humiliations permanentes dues à la promiscuité et à la cruauté de certains gardes ou commandants de camps successifs, les conditions de vie épouvantables, la fuite permanente, les malaises et les maladies, les périodes de découragement. Chaque tentative d évasion entraîne des traitements toujours plus violents, mais aussi les reproches de ses codétenus, qui la rendent responsable de l aggravation immédiate de leurs conditions. Il y a aussi des moments inattendus de joie (la confection de ceintures tressées en fil de nylon, la broderie, la lecture de la Bible ou de Harry Potter, le gâteau d anniversaire confectionné pour la date de naissance de la fille d Ingrid, les geôliers soudain se mettant à danser avec la grâce des adolescents qu ils sont...). Et puis des amitiés fortes qui naissent contre toute attente dans ce monde cruel. Le lecteur est introduit dans l intimité de ce petit monde en loques, errant sous les pluies diluviennes dans une jungle peuplée d insectes monstrueux, ravagée par les maladies, où les humains sont placés dans un redoutable face à face avec eux-mêmes, leurs faiblesses, leurs mesquineries, leurs terreurs, mais aussi leurs convictions et leurs espoirs. Une amitié très forte liera Ingrid à Lucho, l un de ses codétenus, avec qui elle s évadera : cinq jours hallucinants dans une forêt sans fin, avant d être repris par des geôliers qui ne tarderont pas à se transformer en bourreaux. Cercle après cercle, nous sommes conviés à un voyage infernal où l humanité pourrait se perdre, et où elle puise au contraire les raisons essentielles de s affirmer. Même le silence a une fin restera sans doute comme un des grands textes de la littérature concentrationnaire. Il ne s agit pas simplement d un récit-choc, mais d un vrai livre, profond et beau. Il décrit une aventure humaine qui reste palpitante malgré son caractère atroce, et un itinéraire spirituel qui force le respect.
Lu par : Veronica Gaskell
Durée : 7h. 30min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 73157
Résumé:Dix ans que les deux hommes s’étaient perdus de vue et puis, d’un coup, ils se retrouvaient au détour d’une rue, face à face. Le hasard, paraît-il, fait bien les choses. S’il s’agissait de lui, il aurait mieux fait ce jour-là de se mêler de ce qui le regardait, mais il n’y était pour rien. Skender le comprendrait bientôt, ce n’est pas le hasard qui avait mis Max et Madame sur son chemin. Il le comprendrait bientôt.
Lu par : J-P Chambert
Durée : 19h. 14min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24616
Résumé:" Ils descendaient depuis l'azur, laissant vers le bas grossir la forme de leur fuselage, traçant doucement leur trait au travers des nuages. Le vrombissement des quatre moteurs, juchés sur le sommet des ailes, enflait, vibrant dans le vide, résonnant jusqu'à terre. Leur ventre touchait enfin la surface de l'eau, projetant à droite et à gauche un panache puissant qui retombait en écume, bousculant tout avec des remous épais qui dérangeaient les barques amarrées et remontaient haut sur le bord des berges. C'était l'été sans doute. Les vacances étaient déjà commencées. Il avait couché son vélo dans l'herbe toute brûlée par la chaleur du soleil. Peut-être attendait-il allongé sur le sol ou bien se tenait-il assis sur un ponton, les jambes se balançant au-dessus du courant très lent. A perte de vue, le grand ciel bleu du beau temps recouvrait le monde. II regardait descendre vers lui le signe en forme de croix de la carlingue et des ailes. Lorsque l'avion heurtait l'eau, le choc le ralentissait net. Forant dans le fleuve une tranchée immatérielle, il creusait son sillage entre les rives, rebondissant formidablement d'avant en arrière, basculant sur l'un et puis l'autre de ses flancs, oscillant sur ses deux flotteurs jusqu'à ce qu'il s'arrête enfin : rond avec son ventre vaste comme celui d'une baleine, inexplicable parmi les péniches et les navires de plaisance, immobile comme un paquebot étrange mouillant au beau milieu des terres ".
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 5h. 41min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 66708
Résumé:Sarinagara signifie cependant. Ce mot est le dernier d'un des plus célèbres poèmes de la littérature japonaise. Lorsqu'il l'écrit, Kobayashi Issa vient de perdre son unique enfant : oui, tout est néant, dit-il. Mais mystérieusement, Issa ajoute à son poème ce dernier mot dont il laisse la signification suspendue dans le vide. L'énigme du mot sarinagara est l'objet du roman qui unit trois histoires : celles de Kobayashi Issa (1763-1827), le dernier des grands maîtres dans l'art du haïku, de Natsume Sôseki (1867-1916), l'inventeur du roman japonais moderne, et de Yamahata Yosuke (1917-1966), qui fut le premier à photographier les victimes et les ruines de Nagasaki. Ces trois vies rêvées forment la matière dont un individu peut parfois espérer survivre à l'épreuve de la vérité la plus déchirante. Loin des représentations habituelles du Japon, plus loin encore des discours actuels sur le deuil et sur l'art, dans la plus exacte fidélité à une expérience qui exige cependant d'être exprimée chaque fois de façon différente et nouvelle, le texte de Philippe Forest raconte comment se réalise un rêve d'enfant. Entraînant avec lui le lecteur de Paris à Kyôto puis de Tôkyô à Kôbe, lui faisant traverser le temps de l'existence et celui de l'Histoire, ce roman reconduit le rêveur vers le lieu, singulièrement situé de l'autre côté de la terre, où se tient son souvenir le plus ancien : là où l'oubli abrite étrangement en lui la mémoire vivante du désir.
Lu par : Geneviève Roy
Durée : 3h. 52min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17061
Résumé:Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer toutes les vacances d'été chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu'elle a un problème de santé... Elle verra ça plus tard. La priorité, c'est sa Clarinette chérie ! Mélie, le mélo, c'est pas son truc. Elle va passer l'été (le dernier ?) à fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant 'La Traviata', chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi...
Lu par : Bruno Delacoste
Durée : 13h. 1min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 79097
Résumé:« L’enfance n’a jamais inventé rien de si exaltant ni de si confortable que d’habiter un placard ou une niche à chien… Était-ce seulement pour cela qu’on se retrouvait dans les ténèbres ? » Qu’est-ce que l’adolescence ? Telle est la question à laquelle Alexandre Vialatte répond dans son style élégant et imagé. En vérité, il ne tranche pas : il nous fait vivre la magie de la jeunesse, avec ses extravagances, ses aspirations sublimes, ses amours mélancoliques, ses amitiés insubmersibles. Et nous entraîne au cœur d’une ville de province avec ses kermesses, son assassin, son docteur, son lycée, son square… Ode à la poésie du quotidien, à la créativité et à l’évasion, critique de la société de consommation, Les fruits du Congo est le grand roman de l’aventure imaginée.
Durée : 4h. 35min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22580
Résumé:Les femmes n'étaient pas absentes de la pensée de mon austère vieil oncle. Il les aimait. Je le sais : il était intarissable quand il parlait d'elles. Mais c'étaient toujours des femmes peintes, des tableaux, des portraits... Alors, qui était cette Judith dont il parlait avec tant d'amour et de regret dans le carnet que j'avais découvert après sa mort ? Et lui, qui était-il en vérité ? N'était-ce que l'historien d'art érudit et admiré que j'avais cru connaître ? Et moi, qu'est-ce que je deviens, quand une femme déboule dans ma vie, et qu'elle n'est pas un tableau ?
Durée : 5h. 11min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15097
Résumé:L'actrice Elise Lermont décide d'incarner le personnage de Regina Jonas, première femme rabbin au monde, ordonnée en 1935, décédée à Auschwitz en 1944. Grâce à ce rôle, Elise espère se libérer d'une culpabilité remontant à l'époque de l'Occupation allemande, pendant laquelle ses grands-parents se livrèrent à de troubles activités.
Lu par : Serge Vulliens
Durée : 6h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 4303
Résumé:Comment revivre au présent l'immense légende américaine, depuis le jour où trois caravelles quittèrent l'ancienne Europe jusqu'à cet instant, béni entre tous, où un jeune Français découvre, à la fin de la dernière guerre, que les héros de ses songes libèrent son propre pays ? Telle est la question qui hante Les Matins du Nouveau Monde. On découvrira là, à travers les rêves intenses d'un adolescent d'Avignon, l'entrelacs de deux histoires : La sienne, celle de sa famille, à l'heure où l'armée allemande envahit la France et la piétine ; et l'autre, celle du Nouveau Monde dont les mythes et les symboles furent sa première respiration.
Durée : 3h. 5min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 7500
Résumé:Adolescent, une phrase d'André Breton m'avait frappé : la beauté absolue, écrivait-il, est indescriptible. A partir de là, au lieu de décrire des merveilles, il les reproduisait en photo. J'avais alors ressenti un malaise. Ce malaise a perduré en moi et, au fil des ans, je me disais : comment peut-on douter de sa langue ? Dans la Pierre et le Saguaro j'ai voulu donner à voir la beauté absolue, pour moi, le désert américain. Celui du Sud-Ouest, riche de deux éléments emblématiques, l'un la pierre, dont les hauts lieux sont Grand Canyon, Bryce Canyon et ce Monument Valley que j'ai vu quatorze fois ; chaque fois le découvrant et le redécouvrant, je suis tombé à genoux... L'autre, le saguaro, dit aussi cactus-candélabre, géant incroyable d'allure, de force, de splendeur, l'arbre-roi du désert de Sonora. La Pierre et le Saguaro : à travers ces deux symboles, Yves Berger a conçu un livre comme tissé d'images. Roman minéral, cantique végétal, tout, ici, célèbre le bonheur de voir et de se perdre sur un territoire qui est, à jamais, celui des songes et de la littérature.
Durée : 9h. 42min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21294
Résumé:Et s'il n'y avait qu'un pas de la comédie à la tragédie ? Cette question est l'une de celles que se pose la narratrice de ce roman : chronique des contrariétés de la vie familiale, suscitées par neuf mois de cohabitation avec son père et sa tante. Des personnages farfelus, mais aux motivations plus compliquées que ne le donnerait à penser une observation superficielle, traversent ce roman en cinq actes, sans cesse oscillant entre réalisme et absurde, entre burlesque et nostalgie, entre vie quotidienne et fantaisie. Est-ce parce qu'il se déroule en pays belge, patrie de peintres convaincus de l'insignifiance des frontières qui séparent le réel de l'imaginaire ? Ou parce que, malgré sa plume trempée d'alacrité, au détour de son récit, la narratrice oublie parfois qu'elle n'est plus la petite fille dont la présence hante ce roman ?
Durée : 4h. 9min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22082
Résumé:" C'est par une nuit de mars exceptionnellement douce, sur un trottoir de la rue Lecourbe, que Jacques Cabriac a fini sa vie de petit salaud " ainsi débute ce roman mauriacien de Jean Ferniot, " nid de vipères " dans l'enfer d'une dynastie de notaires de Rodez. Derrière le rideau des conventions bourgeoises, sous le vernis de la bigoterie, grouillent les névroses, l'alcoolisme, l'hypocrisie, la lâcheté, les mensonges, l'inceste et... le meurtre. L'auteur travaille la plaie des chairs et des cœurs de ses personnages au scalpel, pour en faire suinter, sur trois générations, de l'Aveyron à Paris, le misérable tas de secrets. Tous coupables, ils seront tous châtiés. Quand la machinerie familiale se détraque, reste un innocent, dans les veines duquel coule le sang de la bâtardise. Cet " enfant du miracle " parviendra-t-il à purifier les péchés de la lignée ?