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À ma fenêtre

Résumé
Après plusieurs semaines passées à l'hôpital, Donatey, sexagénaire, ancien assistant d'un célèbre metteur en scène de la première décennie du XXIe siècle est de retour chez lui, dans son appartement de la rue du Séminaire, à Zurich. Il n'est pas seulement tourmenté par la tige de fer qu'on lui a fixée dans l'échine pour stabiliser sa colonne vertébrale, mais aussi par la crainte d'être abandonné par Séraphine, sa compagne bien plus jeune que lui. Il boit du café, fume, regarde par la fenêtre et se rappelle : les trois décennies qu'il a passées dans le monde du théâtre ; ses grands-parents, des juifs d'Offenbach qui parvinrent à émigrer au tout dernier moment. Mathilde, sa mère, qui, jusqu'à sa mort, refusa rigoureusement de révéler les circonstances précises de leur fuite ; des amis comme le fameux sculpteur Ingo Licht, réputé pour ses créations gracieuses, ou comme Piotr, le puissant avocat parisien d'origine caucasienne, jadis trotskyste, puis réactionnaire jusqu'au bout des ongles de la main qui lui restait et avec laquelle il pilotait à l'aide d'un pommeau une grosse Citroën.
Durée: 4h. 17min.
Édition: Paris, C. Bourgois, 2009
Numéro du livre: 16877
ISBN: 9782267020458

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Durée : 3h. 57min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19926
Résumé:Benjamin Mercey est un dilettante vaguement mélancolique qui laisse sa vie sombrer peu à peu, sans opposer grande résistance. Entre une vie intime tributaire des exploits tennistiques de Roger Federer, et un métier de correcteur dans un quotidien de boulevard, il ne s'imagine guère d'avenir. Et pourtant, le classement de sa ville d'origine, La Rotte, au titre de «cité la moins attrayante de Suisse», va faire naître en lui un curieux élan.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 24h. 20min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 72154
Résumé:Votre meilleur ami vient de mourir, il vous a laissé en héritage deux cartons de vieux papiers : des lettres, des photographies, des carnets, et un petit mot vous invitant à vous pencher sur «tout ce fatras des jours anciens». Vous vous plongez dans ces archives: vous y retrouvez la présence lumineuse de votre ami; mais vous y découvrez aussi des secrets, des recoins d’ombre qui vous surprennent, parfois vous bouleversent, des énigmes dont vous allez fébrilement tenter de débrouiller le mystère – un étrange médaillon renfermant le portrait d’une jeune fille inconnue, une mort mystérieuse sur un quai de gare désert, un «grand secret» dont il est question – à demi-mots – dans plusieurs lettres… Chemin faisant, c’est aussi votre propre vie et celle de vos amis communs qui ressurgissent au hasard d’une page, d’une photographie, d’une confidence, d’une anecdote; des souvenirs, des épisodes de vos histoires que vous pensiez perdus à jamais dans les sables du temps. Tout un «petit monde» reprend vie sous vos yeux: vous assistez à la grande pantomime de la vie, un bal masqué qui parfois tourne à la danse macabre. Jusqu’à ce que tombe le rideau sur la réplique ultime: È finita la commedia! Merveilleuse comédie de la vie où l’ombre portée de la mort donne aux vivants un air de grandeur et de noblesse qui n’en finit pas de nous inspirer.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 9h. 2min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 35748
Résumé:Il avait compris que c’était au coeur de l’enfance – où se trament nos peurs et nos joies – qu’il devait retourner. C’était là qu’il retrouverait, dans les failles du temps, les souvenirs perdus le long du chemin, et les mots, les phrases qui leur rendraient un peu de leur éclat, réveilleraient en lui l’écho des jours anciens. Il se mit à la tâche, livré d’abord aux errances, aux tâtonnements, traquant des ombres, courant le pays, perdant et retrouvant ses chemins… On lui racontait des histoires qu’il essayait de relier entre elles. Parfois des lueurs perçaient la nuit, puis s’éteignaient : des bribes de vérités qui s’effritaient dans le vent. Il tirait sur le fil fragile des jours passés, espérant qu’il ne casserait pas. Il tentait de donner à sa vie l’allure d’une histoire, quelque chose qu’on pourrait raconter, une espèce de roman… Heureusement, il y avait Les Clairières ! RD
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 7h. 29min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 65637
Résumé:Il s’était fait une vie à lui, une vie comme en ont la plupart des gens ; les années avaient filé sans bruit ; les habitudes, les routines donnaient au temps qui passe des allures de ritournelle ; les jours se succédaient, si ressemblants qu’il avait parfois l’impression qu’il n’y avait plus qu’un seul jour. Jusqu’à ce matin d’automne où, venant d’Italie, une lettre lui annonçait la mort de Célia… Alors il retourna dans la vieille maison où, cet été là, il y avait bien longtemps de cela, il avait pu croire un moment à la beauté des choses, aux promesses palpitant dans la lumière du jour… Ces quelques jours en automne, il allait les passer à remettre ses pas dans les pas du jeune homme d’autrefois. Dans le murmure de la fontaine derrière la maison, dans les craquements du vieil escalier, dans les rumeurs du vent froissant le feuillage du grand marronnier, dans les ombres du soir tapies derrière les peupliers de l’allée, partout il retrouvait des échos des jours anciens, le tendre et lumineux sillage de Célia. Par les trouées de la mémoire, il assistait à la remontée des souvenirs, des visages, des vestiges de cet été-là – « l’été de Célia ». Et sa vie peu à peu atteignait à une sorte de grandeur, une espèce d’éternité.
Durée : 5h. 57min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17902
Résumé:Il a toujours vu la photo de son père sans jamais se poser de question. Et brusquement, l'adolescent de seize ans s'interroge sur ce père mort à sa naissance. C'était un suicide, il le sait, mais sa mère n'aime pas en parler. Sans avertir ses parents, ce garçon sage, qui n'a jamais fugué, décide d'aller à Paris interroger André, le meilleur ami de son père. Et en reconstituant l'histoire de cette vie brisée, il découvre une autre époque. Une époque où être " différent " pouvait conduire à l'internement. Une époque où l'on se mariait pour cacher des désirs coupables. Une époque où l'on pouvait vous faire chanter, détruire votre vie et vous faire préférer la mort au scandale. le souffle de la tragédie traverse ce roman car le destin du père était inéluctable, mais sa mémoire sera sauvée grâce à l'amour de ce fils qu'il n'a jamais connu.
Lu par : Simone Chaix
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Lu par : Jean Frey
Durée : 4h. 57min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13255
Résumé:Le personnage principal du nouveau roman d'Yves Laplace n'est cette fois pas un représentant de l'ordre, même perverti, tel le vieil attaché culturel infanticide de Mes Chers Enfants, mais un partisan déclaré du désordre, du dérèglement, du bordel dans tous les sens du terme: le "drogué sexuel" qu'est Bernard Seigneur, dit La Bernouille, ne se vante-t-il pas d'avoir eu quatre épouses et mille prostituées? Infirmier en psychiatrie, ce cousin de l'auteur s'est organisé une vie d'intérimaire chronique en Suisse pour assouvir dans le tiers-monde ses deux passions, la montagne et le sexe. Léautaud disait qu'"être original, c'est être soi". Le qualificatif convient donc à cet égocentrique absolu, par ailleurs très ordinaire. L'écrivain, qui renoue ici - sur le mode mineur - avec le roman familial de La Réfutation (1996), présente ce cousin peut-être imaginaire comme un aîné complice. Il en fait un modèle du provocateur qui a mis bas tous les tabous. Bernard se range comme lui parmi ces "renégats du social" qui refusent la norme, qui ne veulent ni faire carrière ni fonder une famille. Reste l'art, ou la névrose. (Isabelle Martin, Le Temps)
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 1h. 21min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15134
Résumé:Après la mort de mes parents, j'ai rêvé d'eux pendant des années. C'était toujours le même rêve. Ils débarquaient. Quoi ? Vous êtes vivants ? Ma joie de les retrouver était brève. Aussitôt je m'affolais. Je m'étais accommodée de leur disparition : à aucun prix ils ne devaient le soupçonner. Il fallait leur cacher l'indignité de mon amour, l'aisance avec laquelle je les avais enterrés. Effacer les traces de ma félonie. Leur restituer ce qui leur appartenait. La tâche était au-dessus de mes forces. Comment récupérer ce fauteuil vendu à l'hôtel Drouot, ou la bague de mon grand-père que j'avais offerte à un amant de passage, parce que j'aimais ses mains ? Dans cet espace sans mesure du rêve, la vérité m'apparaissait, brutale. Mon deuil et mon chagrin n'étaient que comédie. En réalité, j'usurpais une place qui n'était pas la mienne. J'étais menteuse, voleuse et parricide. Je m'éveillais en nage, le coeur battant. J'allumais la lumière. Mes parents étaient bien morts. Je me rappelais leurs paisibles cadavres, leurs obsèques, et j'étais soulagée.
Lu par : Jean Frey
Durée : 4h. 5min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20767
Résumé:Canicule Parano aborde le thème de la déréliction, un état d'abandon profond et métaphysique. Ce sentiment est, toutefois, physiquement vécu par un personnage, Maxence, qe l'on suit sur un peu plus de vingt-quatre heures à Berlin. Le texte peut se lire sur deux plans ; il y a le récit de fond, la recherche du sens (sens de la vie) chez des personnages en roue libre, chez des êtres qui n'ont pas su « creuser leur sillon » et, en surface, Berlin racontée au cours d'une promenade par une après-midi pesante d'été caniculaire.
Durée : 7h. 59min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 75448
Résumé:Zakir n’a plus de pieds. On les lui a coupés. L’autorité, pour être précis son représentant local, a ordonné qu’il soit empêché de marcher. On aurait pul’immobiliser entier dans une cage ou une prison, mais c’eût été le laisser dans l’idée qu’il remarcherait un jour et il n’en était pas question. Du même coup, on évitait l’embarras d’avoir à nourrir et loger un criminel tout en minimisant le risque de fuite. La détention présente le double défaut de coûter cher aux pouvoirs publics et de stimuler l’esprit d’évasion du reclus. C’est un bien mauvais calcul. Privé de pieds en revanche, le corps de Zakir devenait un pénitencier qu’il se chargerait lui-même d’entretenir à ses frais et dont il n’aurait aucune chance de sortir vivant. Libre à lui de se débrouiller à sa façon. On aurait aussi pu l’exécuter, mais c’eût été perdre l’occasion d’en faire un exemple durable. Moralité: qui veut ses pieds garder ne tentera pas de passer la frontière. La puissance de l’autorité ne se grandit-elle pas d’obliger le délinquant à faire lui-même la promotion de la loi désormais taillée dans sa chair? Le pourquoi de la frontière, le pourquoi de l’interdiction et l’attrait de la transgression, tout cela mérite réflexion. Le fait est que, depuis une vingtaine d’années, Zakir ne sort plus de chez lui et qu’à moins d’une révolution inimaginable, il n’aura plus jamais la faculté ne serait-ce que d’aller observer cette frontière qui pique toujours autant la curiosité.» Le jeune Gédéon, simple manoeuvre employé à la numérisation des fonds de bibliothèque, découvre toutes sortes de rapports confidentiels sur l’état du monde, désormais divisé entre surface ouvrière et cités connectées souterraines. Il s’instruit à sa façon et, forcément, s’interroge. À quoi désormais servent l’écriture et le papier?
Durée : 3h. 13min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13725
Résumé:Lou est fille du fleuve. Quand elle était enfant, fascinée par ses eaux changeantes, elle venait se réfugier sur ses rives. Au seuil de l'âge adulte, elle y rencontre André, un vieil homme étrange, captivé par les bois que les flots ont façonnés. Ce roman raconte des histoires d'amour. Malgré la proximité de la mort, le lien profond qui unit Lou et André s'imposera, plus fort que la passion de Lou pour son fleuve, plus puissant que la sensualité partagée avec un garçon venu de nulle part. La nature est au centre de ce roman, le fleuve et la forêt comme un palais de soleil, les pierres que Lou collectionne, et les troncs qu'André sculpte. Une nature à laquelle ces deux êtres en rupture s'abandonnent et qui, peu à peu, les apaise. De ces pages s'élèvent, à travers la prose déliée d'Anne-Lise Thurler, une odeur d'humus, un parfum de limon et de résine de pins.
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 3h. 59min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18322
Résumé:Première oeuvre de Ursula Priess, ce récit est d'une infinie intelligence. Juxtaposé à l'histoire d'une rencontre amoureuse à Venise, il affronte les rapports au père célèbre, aimé et souvent détesté ou incompris. L'auteur se rappelle le théâtre où elle assistait aux répétitions, sa fascination pour la mise en scène, les oeuvres complètes de Brecht reçues du père. Il s'intéressait surtout à lui-même, à la politique, aux femmes qui ont succédé à sa mère. Parmi les souvenirs viennent alors les lieux, comme l'Italie, ou les objets, comme les bijoux dont elle comprend aujourd'hui que si son père ne savait pas ce qui la parait, les perles offertes étaient un signe affectueux puisque Ingeborg Bachmann, le grand amour de Frisch après son divorce, les portait avec grâce. L'auteur : Ursula Priess, fille de Max Frisch (1911-1991), est née en 1943 à Zurich. Elle quitte la Suisse en 1966, vit en Suède, en Écosse, aujourd'hui en Allemagne. Son lieu de prédilection est Istanbul, sur lequel elle vient de publier son deuxième livre.