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L'original: roman

Résumé
Le personnage principal du nouveau roman d'Yves Laplace n'est cette fois pas un représentant de l'ordre, même perverti, tel le vieil attaché culturel infanticide de Mes Chers Enfants, mais un partisan déclaré du désordre, du dérèglement, du bordel dans tous les sens du terme: le "drogué sexuel" qu'est Bernard Seigneur, dit La Bernouille, ne se vante-t-il pas d'avoir eu quatre épouses et mille prostituées? Infirmier en psychiatrie, ce cousin de l'auteur s'est organisé une vie d'intérimaire chronique en Suisse pour assouvir dans le tiers-monde ses deux passions, la montagne et le sexe. Léautaud disait qu'"être original, c'est être soi". Le qualificatif convient donc à cet égocentrique absolu, par ailleurs très ordinaire. L'écrivain, qui renoue ici - sur le mode mineur - avec le roman familial de La Réfutation (1996), présente ce cousin peut-être imaginaire comme un aîné complice. Il en fait un modèle du provocateur qui a mis bas tous les tabous. Bernard se range comme lui parmi ces "renégats du social" qui refusent la norme, qui ne veulent ni faire carrière ni fonder une famille. Reste l'art, ou la névrose. (Isabelle Martin, Le Temps)
Lu par : Jean Frey
Durée: 4h. 57min.
Édition: Paris, Stock, 2004
Numéro du livre: 13255
ISBN: 9782234056930

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Durée : 4h. 36min.
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Lu par : Martine Moinat
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Lu par : Brigitte Cottens
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Résumé:Quatrième de couverture : Kitsune raconte un voyage entre Lausanne et les landes écossaises avec, détail non négligeable, un petit détour par le Japon. L'architecture du roman, qui nous parle d'amitié, d'amour et d'envoûtement, est parfaite. Le lecteur, emporté par ce texte magique à l'imagination foisonnante, ne le quitte qu'à regret...
Lu par : Suzanne Bettens
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Résumé:Il y a bien des raisons pour lesquelles "l'enfant cuisait dans la polenta". Un Dieu cruel le punit et parfois le dévore. Mais, à lire Aglaja Veteranyi, on en vient à se dire qu'il est peut-être mieux, là, bien au chaud, que dans le monde cruel où se déroule l'enfance évoquée dans ce récit largement autobiographique. La petite fille se projette dans ce conte, que lui racontait sa grand-mère, pour échapper au réel. Et de la marmite s'échappent aussi les bonnes odeurs de la cuisine maternelle, toute la nostalgie d'un monde perdu et idéalisé. Aglaja Veteranyi arrive en Suisse à l'âge de cinq ans, avec ses parents, des artistes de cirque qui ont fui la Roumanie de Ceausescu. Depuis l'âge de trois ans, l'enfant participe aux numéros de son père, un homme violent, incestueux - "mon père, de toute façon, il ne veut que ma soeur" - qui ment, triche et finit par disparaître. Tous les soirs, la fillette tremble pour sa mère, "la femme aux cheveux d'acier", dont la carrière se brise d'ailleurs à cause d'un accident. Aglaja, à peine adolescente, devra faire la danseuse de cabaret sous le regard jaloux de cette femme délirante, qui désire à la fois la vendre et la garder intacte... Isabelle Rüf, Le Temps, mars 2004