Petite histoire de la langue française: le chagrin du cancre
Résumé
Aujourd'hui, dit-on, la déficience de l'orthographe, l'invasion de l'anglais, l'appauvrissement du vocabulaire menaceraient notre langue de faillite. Moins précise, plus relâchée, elle perdrait sa légendaire aptitude à la clarté et sa prétention à traduire l'universel : le bon usage se meurt, le respect n'est plus, le cancre se rebiffe et fait école, la décadence est à nos portes... Mais, nous rappelle Karin Ueltschi, notre prestigieux français, jouissant certes d'un rayonnement inégalé durant l'âge classique, parlé dans les cours royales et source d'une brillante littérature, n'a jamais cessé d'engendrer inquiétudes et polémiques, et constamment, les disputes du clerc et du jongleur, du savant et du peuple, des anciens et des Modernes ont resurgi au gré des modes et des générations qui se sont succédé durant des siècles. Dans ce vibrant plaidoyer pour nos humanités, Karin Ueltschi veut aussi affirmer sa foi en la jeunesse, en dépit de ses lacunes souvent irritantes, de ses tournures fautives, de ses détournements ludiques. De la timide émergence du françois jusqu'à nos jours, son ouvrage retrace magistralement cette longue histoire émaillée de conflits et de crises, signes manifestes de la relation passionnelle que nous entretenons depuis toujours avec notre belle langue.
Lu par :
Daniel Martin
Genre littéraire:
Essai/chronique/langage
Durée:
11h. 43min.
Édition:
Paris, Imago, 2015
Numéro du livre:
30786
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782849528211
Documents similaires
Lu par : Bertrand
Durée : 2h. 40min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 36600
Résumé:Pour tester ses connaissances sur les super-héros, de Superman à Iron Man, en passant par Captain America et Wolverine, à travers leur représentation dans les comics et au cinéma.
Lu par : Marie-Anne Guilloré
Durée : 2h. 36min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 73343
Résumé:Il faut bien en convenir, les comédiens qui travaillent sont très rares ; aussi y en a-t-il fort peu de bons. En généraI, quand on débute, on commence par montrer beaucoup de zèle, mais on se relâche aussitôt qu'on croit avoir gagné sa place au soleil, comme s'il n'était pas cent fois plus difficile de la garder, de la défendre que de la conquérir. Combien en avons-nous connu de ces acteurs qui, en sortant de la répétition, fourrent leur rôle au fond de leur poche et mettent une sorte d'amour-propre à ne plus y toucher, à ne plus s'en occuper, une fois hors du théâtre ! Ceux-là apprennent la pièce en répétant et gardent le manuscrit à la main jusqu'à la veille de la représentation. D'autres, au contraire, dont la mémoire est prompte, répètent sans manuscrit dès le second jour, et fermement convaincus qu'il suffit d'apprendre un rôle par coeur pour le savoir, ils ne s'inquiètent plus que d'une chose, la façon dont ils seront perruqués et costumés. Oh ! le costume, c'est là la grande, souvent même l'unique préoccupation...
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 5h. 23min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 77826
Résumé:« Flaubert à cheval. Flaubert fut beau. Flaubert fut jeune. Jeune. Glorieux. Blond, bouclé. Grand et bien fait. Flaubert eut mal aux dents. Il fut foudroyé à dix-sept ans sur le chemin de Pont-l'Évêque ; on ne sait pas bien par quoi il fut foudroyé ; il le fut et il échappa au Droit et il put commencer à devenir. Flaubert est inépuisable. Flaubert for ever. » Marie-Hélène Lafon
Lu par : Patrick-Ronald Monbaron
Durée : 1h. 10min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 74452
Résumé:C’est un abécédaire choisi. Il va de Arbres à Vaches en passant par Chemins, Journal, ou Tracteurs. Ce serait l’os des choses, leur velours ; et comme une déclaration d’amour répétée vingt-six fois.
Lu par : Manon
Durée : 8h. 43min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 31839
Résumé:Lu par Manon Un dictionnaire thématique qui fait revivre l'homme et le politique sous la plume d'un ami et ministre de l'ancien chef de l'Etat.
Lu par : Karine Maurer
Durée : 6h. 55min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 31889
Résumé:Donner une idée des écrits de Fredrik Sjöberg est à la fois facile et très difficile. Facile parce qu'il suffit d'évoquer la prose envoûtante et mélancolique de W G Sebald et de dire : voici la même famille d'esprits, en plus humoristique, plus ludique, mais tout aussi fascinant et profond. Difficile, parce que, comme chez Sebald, c'est une prose inénarrable : la décrire c'est comme décrire un morceau de musique, c'est-à-dire passer à côté de l'essentiel. L'histoire ? Bien sûr, il y a une histoire : le narrateur, un entomologiste (comme l'auteur lui-même) commence à s'intéresser au destin d'un homme à facettes multiples : un scientifique, spécialiste des vers de terre, qui fut également historien d'art, viticulteur de renom, photographe, aquarelliste, mais aussi théosophe, ami de Strindberg et un des pionniers du mouvement écologique aux Etats-Unis. Gustaf Eisen (1847-1940) est le nom de cet étonnant personnage dont Fredrik Sjöberg raconte la vie - et ce faisant, il raconte la sienne propre : sa passion de collectionneur (d'insectes et de destins énigmatiques), son rapport à son travail, scientifique et littéraire, ses méditations sur la nature, sur la collecte et les collectionneurs, l'art et la science... Point de spéculations abstraites, il ne s'agit pas de bâtir un système ; des histoires drôles, des anecdotes, des saynètes constituent la matière première de cette prose à la fois légère et profonde. Une pensée qui vagabonde sans jamais s'égarer ; des rêveries d'un "promeneur solitaire", mettant en scène une foule de personnages, aux destins souvent rocambolesques.
Lu par : Rita Petrelli
Durée : 8h. 32min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 70081
Résumé:Face à la crise écologique actuelle, nos actions semblent impuissantes. Mais c'est peut-être qu'on protège mal ce qu'on comprend mal. Nous ne sommes pas des Humains face à la Nature. Nous sommes des vivants parmi les vivants. Nous ne sommes pas face à face, mais côte à côte face au dérobement de notre monde commun. Que devient l'idée de "protéger la nature" quand on a compris que le mot "nature" nous embarquait dans une impasse dualiste, et que "protéger" était une conception paternaliste de nos rapports aux milieux ? Cela devient «raviver les braises du vivant», c'est-à-dire lutter pour restituer aux dynamiques du vivant leur vitalité et leur pleine expression. L'ancienne protection de la nature était confisquée par les experts et les États ; cet ouvrage se penche sur des initiatives qui révèlent un mouvement puissant, qu'il faut accompagner et nourrir : la réappropriation de la défense du tissu du vivant, du soin des milieux de vie. Nous sommes le vivant qui se défend.
Lu par : Francine Crettaz
Durée : 21h. 5min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 70103
Résumé:Les Journaux de Kafka : voici, enfin, la première traduction intégrale en français des 12 cahiers, écrits de 1910 à 1922, que cette édition reproduit à l'identique, sans coupes et sans censure, en rétablissant l'ordre chronologique original. La traduction de Robert Kahn se tient au plus près de l'écriture de Kafka, de sa rythmique, de sa précision et sécheresse, laissant "résonner dans la langue d'arrivée l'écho de l'original". Elle s'inscrit à la suite de ses autres retraductions de Kafka publiées aux éditions Nous, A Milena (2015) et Derniers cahiers (2017). Les Journaux de Kafka, toujours surprenants, sont le lieu d'une écriture lucide et inquiète où se mêlent intime et dehors, humour et noirceur, visions du jour et scènes de rêves, où se succèdent notes autobiographiques, récits de voyages et de rencontres, énoncés lapidaires, ainsi qu'esquisses et fragments narratifs plus longs. Dans ce battement entre vie écrite par éclats et soudaines amorces fictionnelles, les Journaux se révèlent être le coeur de l'oeuvre de Kafka : le lieu où les frontières entre la vie et l'oeuvre s'évanouissent. Il est plus clair que n'importe quoi d'autre que, attaqué sur la droite et sur la gauche par de très puissants ennemis, je ne puisse m'échapper ni à droite ni à gauche, seulement en avant animal affamé le chemin mène à une nourriture mangeable, à de l'air respirable, à une vie libre, même si c'est derrière la vie.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 10h. 28min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 30188
Résumé:" Ma chère mère, Si tu possèdes vraiment le génie maternel et si tu n'es pas encore lasse, viens à Paris, viens me voir, et même chercher. Moi, pour mille raisons terribles, je ne puis pas aller à Honfleur chercher ce que je voudrais tant, un peu de courage et de caresses. À la fin de mars, je t'écrivais : Nous reverrons-nous jamais ! J'étais dans une de ces crises où on voit la terrible vérité. Je donnerais je ne sais quoi pour passer quelques jours auprès de toi, toi, le seul être à qui ma vie est suspendue, huit jours, trois jours, quelques heures. [...] Toutes les fois que je prends la plume pour t'exposer ma situation, j'ai peur ; j'ai peur de te tuer, de détruire ton faible corps. Et moi, je suis sans cesse, sans que tu t'en doutes, au bord du suicide. Je crois que tu m'aimes passionnément ; avec un esprit aveugle, tu as le caractère si grand ! Moi, je t'ai aimée passionnément dans mon enfance ; plus tard, sous la pression de tes injustices, je t'ai manqué de respect, comme si une injustice maternelle pouvait autoriser un manque de respect filial ; je m'en suis repenti souvent, quoique, selon mon habitude, je n'en aie rien dit. Je ne suis plus l'enfant ingrat et violent. De longues méditations sur ma destinée et sur ton caractère m'ont aidé à comprendre toutes mes fautes et toute ta générosité. Mais, en somme le mal est fait, fait par tes imprudences et par mes fautes. Nous sommes évidemment destinés à nous aimer, à vivre l'un pour l'autre, à finir notre vie le plus honnêtement et le plus doucement qu'il sera possible. Et cependant, dans les circonstances terribles où je suis placé, je suis convaincu que l'un de nous deux tuera l'autre, et que finalement nous nous tuerons réciproquement. Après ma mort, tu ne vivras plus, c'est clair. Je suis le seul objet qui te fasse vivre. Après ta mort, surtout si tu mourais par une secousse causée par moi, je me tuerais, cela est indubitable. Ta mort, dont tu parles souvent avec trop de résignation, ne corrigerait rien dans ma situation ; le conseil judiciaire serait maintenu (pourquoi ne le serait-il pas ?), rien ne serait payé, et j'aurais par surcroît de douleurs, l'horrible sensation d'un isolement absolu. Moi, me tuer, c'est absurde n'est-ce pas ? [...] Adieu, je suis exténué. Pour rentrer dans les détails de santé, je n'ai ni dormi, ni mangé depuis presque trois jours ; ma gorge est serrée. - Et il faut travailler. Non, je ne te dis pas adieu ; car j'espère te revoir. Oh ! lis-moi bien attentivement, tâche de bien comprendre. Je sais que cette lettre t'affectera douloureusement, mais tu y trouveras certainement un accent de douceur, de tendresse, et même encore d'espérance, que tu as trop rarement entendus Et je t'aime."
Lettres de Madame la duchesse d'Orléans née Princesse Palatine: 1672-1722
Palatine, Charlotte-Elisabeth
Lu par : Janine Brenier
Durée : 19h. 20min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 21332
Résumé:Née en 1652, arrachée, à dix-neuf ans, à son Palatinat natal pour être mariée au frère de Louis XIV, Charlotte-Elisabeth étonna la cour par ses façons rustiques et ses propos cocasses mais sut gagner la sympathie du roi. Ni l'indifférence courtoise de Monsieur, ni les intrigues des courtisans, ni, plus tard, la mise à sac de son pays d'origine par les troupes françaises ne lui firent oublier ses devoirs. Mais, quand Louis XIV obligea Philippe d'Orléans à épouser une de ses bâtardes, elle osa un esclandre et vécut désormais à l'écart. Ses joies et ses peines, Liselotte les confia chaque jour à ses parents d'Allemagne dans des lettres qui forment la chronique la plus dense, la plus animée et sans doute la plus véridique du règne de Louis XIV.
Lu par : Henri Duboule
Durée : 18h. 14min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 19630
Résumé:Recueil d'articles publiés dans "La gazette de Lausanne" et "La tribune de Genève" entre 1917 et 1925
Lu par : Nicole Bonnet
Durée : 2h. 16min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 30761
Résumé:Une vingtaine de chroniques humoristiques sur les choses du quotidien, du chapeau à l'ordinateur, en passant par le rond-point ou la météo. Prix Alexandre-Vialatte 2015.