Contenu

Purgatoire

Résumé
Troisième et dernier roman écrit en russe de Dmitri Bortnikov, Purgatoire narre une enfance âpre et solitaire au sud-est de la Russie européenne, dans la campagne de Samara des années 1980. Le jeune narrateur grandit entre deux ensorceleuses complices : une grande soeur abusive et une mère distante, elle-même ensorcelée par la Volga. Trois parties composent ce récit, qui sont trois moments de l'existence du narrateur : son enfance à la campagne, puis son adolescence à la ville, le temps d'études au lycée technique, enfin son retour au village, marqué par le basculement brutal d'une époque dans une autre. Ces trois parties ont la mort pour ligne directrice : morts humaines ou animales, qui culminent dans la disparition de la mère du héros, devenue folle après la noyade de sa fille. Entre ces épisodes, coule la vie quotidienne, faite de moments qui sont autant de visions hallucinées : les extravagances de l'oncle, le fantôme d'un père absent, une expédition chez les Tsiganes de l'autre côté du fleuve... Si la tonalité est noire, on rit cependant beaucoup ; on rêve aussi, intensément, emportés par la puissance d'évocation de Dmitri Bortnikov, qui fait de chaque situation une "expérience limite" .
Durée: 14h. 20min.
Édition: Lausanne, Noir sur blanc, 2022
Numéro du livre: 71774
ISBN: 9782882507143

Documents similaires

Durée : 4h. 39min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 70143
Résumé:Une station-service, une nuit d’été, dans les Ardennes. Sous la lumière crue des néons, ils sont douze à se trouver là, en compagnie d’un cheval et d’un macchabée. Juliette, la caissière, et son collègue Sébastien, marié à Mauricio. Alika, la nounou philippine, Chelly, prof de pole dance, Joseph, représentant en acariens… Il est 23h12. Dans une minute tout va basculer. Chacun d’eux va devenir le héros d’une histoire, entre lesquelles vont se tisser parfois des liens. Un livre composite pour rire et pleurer ou pleurer de rire sur nos vies contemporaines.
Durée : 3h. 25min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 76904
Résumé:Au hasard de l'existence, un vieillard misanthrope et mythomane se retrouve contre toutes ses préventions à devoir recueillir une encore très jeune femme, égarée autant qu'écervelée, dont il s'entiche. De la rencontre de ces deux détresses naîtra presque une histoire d'amour, un nid douillet à l'âme au cœur de la fatalité... Jusqu'à ce que la situation dégénère une nouvelle fois, pour atteindre au paradoxe de leur destinée. Une fable à la nostalgie contemporaine, un roman noir et drôle, empreint de rires, de larmes et de sang. Une écriture tranchante, un humour décapant, un style sans faille au service d'une réalité crue mise à nu.
Lu par : Jean Frey
Durée : 6h. 39min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 66093
Résumé:Archibald Rapoport est un révolutionnaire, un gangster, un Juif hanté par la Shoah, un (dés)agrégé de philosophie, un érotomane, un excentrique… Mais au fond, pourquoi est-il devenu un assassin ? Peut-être, tout simplement, par désir d’écrire… Écrire pour laisser une trace indélébile de son existence, écrire puis périr, afin « que le récit de sa vie pût être publié ». Un texte iconoclaste, d’une absolue liberté, un chef-d’œuvre d’humour noir, dans lequel Pierre Goldman se jette au feu. Paru deux années avant la mort de son auteur, ce roman sulfureux était devenu introuvable.
Lu par : Janick Quenet
Durée : 14h. 1min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18346
Résumé:La Sibérie du Nord-Ouest, fin des années 80. L'espace de trois jours, Démiane, le chasseur khanty, entreprend le voyage qui le mène de son territoire clanique de la taïga jusqu'au village où ses enfants sont en internat. Héritier d'un imaginaire de la forêt où les hommes tirent sur les joues du vent pour apaiser son souffle, où les morts emportent un soleil et une lune dans leur tombe, où l'Ours enfin est un parent tombé du ciel, Démiane voit dans la vie un traîneau délicat à conduire. L'ouvrage donne une vision holistique du monde où tout est lié et les rennes qui font partie de l'univers des Kanthys de l'Est et du Nord sont avec le chasseur traditionnel les principaux personnages du roman. Mais au-delà de l'apparent huis clos avec la taïga, l'homme qui deviendra à sa mort l'Étoile de l'Aube voyage dans le temps et dans les vies : Efim, le vétéran, qui rêve encore du tank allemand qu'il a affronté à mains nues en 1944, Korneev qui parle de la Révolution aux enfants khantys avec l'art des héritiers de la tradition orale, le face-à-face du chaman Sèm-iki et du redoutable Œil Sanguinaire, " le siècle d'or de l'alcool ".
Durée : 11h. 26min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 4654
Résumé:Dans les années 1980, Aïtmatov est l'un des écrivains les plus reconnus d'Union soviétique. "Une Journée plus longue qu'un siècle" est un roman dans lequel il aborde des thématiques politico-sociales difficiles telles que la répression et la réhabilitation des dissidents, le rapport entre modernité et tradition ou la préservation de l'environnement.
Lu par : Michèle Quellet
Durée : 5h. 30min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13546
Résumé:Quatrième de couverture : " Depuis quatorze ans déjà, Alexeï Afanassievitch Kharitonov, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, étroitement emmuré dans son corps amorphe, gisait dans le recoin le plus écarté d'un deux-pièces de type standard. " Sa femme Nina et la fille de celle-ci, Marina, prennent soin de lui et, surtout, perçoivent la pension du vieil homme. Ce dernier ne se lève plus de son lit, ne communique plus avec les deux femmes mais reste conscient, et lorsque l'Union soviétique se dissout dans les soubresauts de l'Histoire, sa belle-fille craint que ce changement brutal, s'il parvient jusqu'aux oreilles du grabataire installé dans l'immobilité du temps, ne provoque un choc émotif tel que son coeur ne lâche... Heureusement, l'ambitieuse Marina, qui cherche à profiter des changements pour faire carrière et gagner beaucoup d'argent, travaille pour une nouvelle chaîne de télévision privée : avec la complicité d'un technicien et grâce aux bandes de l'ancienne télévision d'État, un journal télévisé sera ainsi fabriqué tous les jours pour conforter " l'immortel " dans le temps immobile où il est installé depuis son attaque cérébrale... Ce roman tragi-comique sur la Russie d'aujourd'hui frappe par sa densité et son élégance. Il a valu à l'auteur des éloges unanimes de la critique russe et des comparaisons flatteuses avec le grand Nabokov.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 2h. 30min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17750
Résumé:Ce roman a été écrit en 1948, en pleine période stalinienne. On peut considérer Kazakévitch comme le précurseur de la prose de guerre moderne... On assiste ici à la naissance, sur sol russe, de ce qui constituera par la suite, le meilleur de la littérature de guerre : l'apparition de la psychologie de l'homme ordinaire, sa concience, sa dignité...
Durée : 9h. 52min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17939
Résumé:A partir d'un scénario de vaudeville, Dostoïevski bâtit une fable angoissante sur la fatalité des rapports humains et, d'une sinistre histoire d'adultère et de revenants, il dresse un constat grinçant sur l'absurde reproduction des comportements d'échec.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 12h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15212
Résumé:Au début de ce siècle, Vladimir Arséniev explore la grande taïga de l'Oussouri - cette "jungle de la Sibérie" où jamais encore l'Européen n'a pénétré... Cet hostile et âpre pays, Arséniev va l'aimer grâce à une rencontre de hasard : celle de Dersou Ouzala, un chasseur gold. Chasseur, oui, pour survivre, mais chasseur nomade et primitif qui parle aux tigres et aux oiseaux, qui interprète chaque trace sur le sol, chaque ombre dans le ciel avec une infaillible justesse, tant est intime sa communion avec la nature. Une chaude affection naît entre les deux hommes et Dersou sauvera plusieurs fois la vie de son ami au péril de la sienne. Jusqu'au jour où, après des mois d'épreuves, ils atteindront khabarovsk. La ville est là, accueillante et sûre, mais Dersou y étouffe...
Durée : 1h. 24min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24337
Résumé:court roman ramassé dans la haine, travaillé au ventre dans un langage abrupt magnifiquement traduit, relate le calvaire d'une jeune femme sans enfant que son mari trompe dans sa propre maison avec l'adolescente qu'ils ont recueillie. Quand la douleur retenue jusqu'à l'asphyxie rompra les digues du silence, Sofia s'emparera de la hache et détruira l'enfant incestueuse. Métaphore de la haine qui submerge un cœur pur, la Neva débordante s'engouffre dans Petrograd: l'eau détruit et lave comme un sang. " La vitre tintait sous le vent, des nuages gris et bas - des nuages de la ville, des nuages de pierre - passaient dans le ciel - comme s'ils étaient de retour, ces nuages étouffants de l'été que pas un orage n'avait transpercés. Sophia sentit que ces nuages n'étaient pas au-dehors, mais en elle, que depuis des mois ils s'amoncelaient comme des pierres, et qu'à présent, pour ne pas être étouffée par eux, il fallait qu'elle brise quelque chose en mille morceaux, ou bien qu'elle parte d'ici en courant, ou encore qu'elle se mette à hurler... " Evguéni Zamiatine - " ce snob flegmatique ", disait de lui Trotski - n'est pas seulement l'auteur du roman Nous autres qui reste la plus implacable dénonciation du totalitarisme soviétique. Figure centrale de la littérature russe des années vingt, il a écrit de nombreux récits, nouvelles, romans, pièces de théâtre... Exilé à sa demande, après une retentissante lettre à Staline, il devait mourir à Paris en 1937, ignoré de ces intellectuels occidentaux encore pour longtemps fascinés par le modèle soviétique. Il avait juste eu le temps de réaliser pour Jean Renoir l'adaptation des Bas Fonds de Gorki "meilleur film de l'année" en 1936. L'Inondation est un de ses chefs-d'œuvre absolus. Dans un Pétersbourg emblématique, on y voit comment son art de la narration, sa prose savante et rigoureuse, sa modernité s'inscrivent aussi dans la grande tradition russe - celle de Pouchkine, de Gogol, de Dostoïevski...
Durée : 23h. 25min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24228
Résumé:Le roman de Vladimir Sorokine s'ouvre sur des pages marquées au coin de la grande littérature russe du XIXe siècle. Au fil du récit et de l'action, l'auteur revisite, tour à tour, Pouchkine, Tolstoï, Tourgueniev et bien d'autres. La Russie des profondeurs, intemporelle, apparaît riche, chaleureuse, drôle, émouvante, aimant le bon boire et le bien manger. La maestria de Sorokine est ici éblouissante. Mais imperceptiblement le tableau se déconstruit et emporte brutalement le héros vers un destin contemporain et un dénouement stupéfiant qui laisse le lecteur effaré. Connu dans les milieux non-conformistes depuis la fin des années soixante-dix, Vladimir Sorokine devient un écrivain russe majeur après l'effondrement de l'Union soviétique. Ses romans, nouvelles, récits et pièces de théâtre sont de véritables événements, suscitant louanges, critiques acerbes, contestations, indignation. Écrit dans les années 1985-1989, Roman est un des chefs-d'œuvre de l'auteur.
Durée : 14h. 6min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 36332
Résumé:Maxime T. Ermakov, publicitaire talentueux, est aussi détenteur d'une tête très particulière. Un jour, les agents d'obscurs services secrets sonnent à la porte de son appartement : son anomalie physique perturbant l'harmonie du monde, il doit se suicider au plus tôt, ce qui sauvera des millions de gens. On lui remet donc une arme en le priant de se conduire en patriote. Mais le suicide n'entre pas dans les projets de Maxime, et les agents doivent insister : ils hantent son immeuble, investissent son bureau... Bientôt Moscou le voit en ennemi social, et un nouveau jeu vidéo fait fureur : il s'agit de tuer Maxime T. Ermakov. Olga Slavnikova entrelace des thèmes comme la responsabilité, l'innocence ou l'arbitraire de la justice dans une prose magnifique mêlant cruauté, absurde et poésie.