Délai de grâce
Résumé
Chacune des très courtes proses qui composent ce recueil met en scène un personnage « différent ». Une enfant attardée lors de la rentrée des classes. Une jeune femme dont les parents ont obtenu la garde de sa fille. Un vieil homme dans un hospice. Un SDF. Tous sont ce que l’on pourrait nommer des êtres dérangés, radicalement autres, des « inaptes à la vie » dont le seul maintien dans le monde qui les entoure tient du défi permanent ou du miracle. Grolo voulait acheter des cartouches pour son stylo à encre, mais le mot « cartouche » ne lui revenait pas à l’esprit, aussi écrivait-il au stylo à bille. En une page, une page et demi, rarement plus, Adelheid Duvanel parvient à nous enserrer dans ces vies bancales et à nous les rendre proches. Et, en nous permettant de percevoir l’équilibre fragile qui les rend malgré tout possibles, elle nous renvoie subtilement à nos propres tâtonnements. Maîtresse incontestée de la forme courte, elle est parvenue à conjuguer dans un même écrin l’extraordinaire originalité du regard « différent » (qu’il soit celui de l’enfant, du « dérangé » ou du rêveur) et la rigueur pointilliste d’une conteuse hors pair. C’est étonnant comme un mouvement de paupières efface le monde entier. Chacune de ces histoires forme un monde en soi. Une monade. Tout y est. Rien n’y manque. Elles sont comme des petits cercles dessinés à la main. Des petits cercles hésitants, délicats, qui entourent quelque chose. On ne sait pas toujours bien quoi. On sait juste que c’est infiniment précieux.
Lu par :
Camille Luscher
Genre littéraire:
Nouvelle
Mots-clés:
Littérature suisse
/
Nouvelle
Durée:
1h. 42min.
Édition:
Bruxelles, Vies Parallèles, 2018
Numéro du livre:
66057
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782960199437
Documents similaires
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 2h. 30min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 77796
Résumé:« Il y a encore quelques mois, je m'efforçais d'être sociable. » Ainsi commence le premier récit de ces Histoires de vent, premier livre d'Adelheid Duvanel paru en 1980 et jusqu'ici inédit en français.
Lu par : Caroline Saugy
Durée : 2h. 38min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 80077
Résumé:La Correspondante est le dernier livre publié du vivant d’Adelheid Duvanel. Inédit en français, on y retrouve, avec une force et une précision sans pareil, tout ce qui constitue la voix si singulière de l’autrice suisse?: son attention aux perceptions ténues, au hors-champ, aux situations d’exclusion et aux personnages en marge, mais aussi le souffle d’un monde foisonnant d’images et traversé par le vent, la brume, le soleil, les plantes et les animaux. Ces courts récits sont comme les éclats condensés de vies anonymes et secrètes. Ils en explorent les mystères, l’univers vibrant de craintes et de désirs. À la frontière du rêve, l’écriture sobre et intense d’Adelheid Duvanel affirme le «?droit d’être inapte à la vie?», étranger au monde que l’on habite pourtant
Lu par : Claude Fissé
Durée : 3h. 2min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 7793
Résumé:«... et bien voilà j'ai réparti sur la table les deux cents pastilles par tas de dix et j'ai compté que vingt gorgées d'eau équivalaient à la contenance de cette cruche tout est prêt ensuite j'irai me coucher j'ai mis ma chemise de nuit enlevé ma montre j'ai rangé mes bijoux mes habits soigneusement plies sur le fauteuil et un billet avertit ma soeur qu'il y a du linge à chercher à la blanchisserie... »
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 2h. 26min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 18711
Résumé:Jean-Pascal Ansermoz est un grand romantique, un philosophe, un observateur critique. Aristote, non c'est Ari pour les intimes qui nous raconte sa vie, ses sentiments, ses observations, ses amours, ses passions, tout ce qui se passe dehors. Tout ce que le petit bonhomme dans la rue risque de ne pas voir, parce qu'il n'a pas le temps pour observer, ou parce qu'il est superficiel. Ari observe, jette un coup d'oeil jusqu'au fond. Rien n'échappe à son oeil critique. Il a le temps, il est mélancolique, poète, romantique, il pose le doigt dans la plaie là où personne n'ose le faire. Ari ose, Ari a ce droit, car lui c'est le chat.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 4h. 16min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 20407
Résumé:Pourquoi "à rebrousse-poil" ? Parce que, deux nouvelles tragi-comiques mises à part, ces histoires abordent des sujets qui, d'habitude, sont traités par des savants ou des essayistes évitant les "pièges" de l'imagination, du subconscient et du langage, qui est de mèche avec eux. Qu'il soit question du nom propre, ou du lieu, l'auteur a tenté de capter le film ininterrompu se déroulant dans les "sous-sols de nous-même", et de faire monter à la surface les représentations et les fantasmes qui ne cessent d'y défiler.
Lu par : Claude Fissé
Durée : 3h. 40min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 13882
Résumé:Dans ce recueil de brèves nouvelles, le poète tessinois met au service de sa vision fraternelle une prose directe... faite de touches rapides, de pensées à peine suggérées, de dialogues intérieurs interrompus... qui évoque marginaux ou personnages en fin de vie, anciens idéalistes contestataires, vieilles maquillées avec excès, ouvriers à la retraite. L'existence les a souvent déçus sans qu'ils sachent vraiment pourquoi et les laissent tels des « boxeurs groggy ». Parfois, ce sont des jeunes qui confient à l'avenir la réalisation de leur espoir: faire la révolution, devenir esthéticienne et épouser un homme aimant, partir à l'étranger. Qu'ils aient vécu leur vie par procuration, ou qu'ils placent leurs désirs dans un hypothétique devenir, ils tâchent d'échapper au présent. Comme la lumière qui passe au travers des branchages et projette sur les murs des fleurs d'ombre, ces personnages modestes préfèrent leurs souvenirs idéalisés ou leurs rêves à la réalité tranchante.
Lu par : Anne-Marie Schaltegger
Durée : 4h. 7min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 19381
Résumé:Prix Georges-Nicole 2010, En habit de folie est un recueil de nouvelles qui révèle Anne-Claire Decorvet, enseignante genevoise dont c'est le premier livre publié. Recueil habilement construit puisque toutes les trajectoires des personnages divers et variés passent à un moment ou à un autre par le parc Manson. Un lieu qui enregistre brièvement la folie de chacune et chacun. Car, chez Anne-Claire Decorvet, tout le monde est fou. Folie douce ou furieuse, larvée, psychose, elle détermine véritablement nos vies. Mais souvent de façon sournoise. En cela, la première nouvelle, «Sous surveillance», est particulièrement frappante. Ou comment un jeune étudiant deviendra fou à force de travailler à la télésurveillance d'une gare, avant de devenir... psychiatre.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 3h. 31min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 18044
Résumé:Une vieille dame qui s'apprête à partir avec ses secrets, dans le calme d'une piscine. Un fils qui s'interroge sur un père qu'il n'a pas connu ou presque. Un veuf qui enterre méthodiquement sa richesse. Les conséquences d'une fausse annonce. Un lecteur dans une bibliothèque numérique, par temps de panne électrique. Dans chacun des neuf récits qui composent ce livre, des bribes de passé se dévoilent, et une interrogation se pose, sur le futur et ce qu'il convient de lui transmettre ou non. Que retient-on d'une vie ? De sa propre vie ? Qu'en restera-t-il ? Quelles traces laisser ? Comment infléchir le destin ? Dans un monde qui change, où la continuité est peut-être une illusion qui fait naufrage, les personnages inventés par l'auteur essaient de faire le point (comme on dit aussi d'une caméra). Pas forcément pour y voir clair. Mais pour garder les yeux ouverts, avant la nuit, et dans la nuit.
Lu par : Jacques Zurlinden
Durée : 4h. 6min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 18005
Résumé:Ce volume, intitulé "Histoires",contient: Un document, La prise de Jéricho, Le Hardi chez les Vaudois, Scènes de la Révolution et autres histoires. "Passons maintenant au conteur, tout d'abord à celui de cette énorme Prise de Jéricho ou de ces bouffonnes et horrifiques pages du Hardi chez les Vaudois. Il est bien possible que la virtuosité verbale de Budry lui ait ici joué un tour. Il s'en amuse, en use et parfois en abuse par un bondissement, un jaillissement, un extrême foisonnement d'images, de tournures, comparaisons, métaphores. C'est une cascade, un feu d'artifice. S'ajoutent à cela les jeux de l'anachronisme, un guerrier de Josué ou un défenseur de Morat ressemblant comme un frère à quelque honnête Vaudois accomplissant son cours de répétition. Vient couronner le tout, tempérée par une savoureuse bonhomie et par de joyeux clins d'oeil, la terrible et sanglante cruauté de ces soudards, Confédérés ou hommes du Téméraire. Toutefois, par-ci, par-là, pour nous reposer des massacres, viols, pendaisons, pillages et autres manières malhonnêtes, voici le chant suave du rossignol ou l'exquise peinture d'une ville heureuse, assise au bord de son lac." Géo-H. Blanc
Lu par : Francine Crettaz
Durée : 4h. 11min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 75737
Résumé:L’auteur aimerait bien que la vie soit un jukebox. On y glisserait une pièce et on choisirait sa chanson préférée, son rythme, sa voix ou sa voie… Parce que dans la réalité, malheureusement ce n’est pas aussi simple… il a quelques doutes sur notre liberté de choisir… Le présent jukebox contient dix-huit chansons qui évoquent des tranches de vie, parfois heureuses et savoureuses, parfois chaotiques et douloureuses. C’est un répertoire de voix de personnages, qui s’expriment à la première personne et qui nous ressemblent peu ou prou. D’ailleurs le recueil pourrait s’appeler Frères humains…
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 3h. 49min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 30334
Résumé:
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 1h. 1min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 15593
Résumé:Dans ces quatorze textes au style laconique et caustique, pétillant d'humour et de méchanceté, Martin Suter livre des tableaux instantanés de la vie de bureau : faux travailleurs de force laissant des traces ostentatoires de leur passage pour faire croire qu'ils ont travaillé toute la nuit, célébrations glaciales de fêtes d'entreprise où l'on oublie jusqu'au nom des employés que l'on voulait célébrer, rapports féodaux entre les dirigeants et leur personnel invité par erreur à une fête privée, petites hypocrisies et mortifications quotidiennes alimentent ces brefs récits au ton grinçant.