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Place du Nord et autres lieux: nouvelles

Résumé
Dix nouvelles, variations sur le thème de la blessure. Culpabilité, échecs personnels en tous genres, accident foudroyant, aucun personnage n'est ici à l'abri. Ce vieil homme par exemple, qui tente d'expier sa faute entre les murs de son institution. Ou alors ces deux mères, vivant l'une son attente impatiente dans le coin d'un café, l'autre ses ultimes instants de bonheur en habillant sa fille. Mais derrière la blessure pointe une force, révolte ou résistance, qui va rendre possibles différentes formes de renouveau, au-delà du remords, de la solitude, du handicap peut-être. Route ardue, où la parole est une alliée précieuse, qu'elle soit échangée sur un banc public ou couchée par écrit. Des présences offrent également leur baume - femme retrouvée après huit ans d'absence, enfants surgissant ça et là pour empêcher leurs aînés de stagner. Sans oublier une galerie de décors, lausannois la plupart, dont l'alchimie particulière imprègne les acteurs. Comme si leur chemin devait emprunter ce lieu précis - colline, place, quartier - à l'exclusion de tout autre, forcément plus fade, moins riche en vibrations...
Genre littéraire: Nouvelle
Durée: 5h. 53min.
Édition: Orbe, B. Campiche, 2012
Numéro du livre: 19425
ISBN: 9782882413055

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Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 39289
Résumé:Choses vues, ouï-dire, morceaux d’histoire, fables ou trouvailles scienti?ques, ces dix-huit récits parlent de la vie en société et du respect d’autrui, sans négliger le sauvetage des apparences qui les accommode si souvent. On les espère utiles aux citoyens, à tout le monde en somme, car il est souvent question de morale et de calculs, mais aussi de l’étrange réconfort qu’y apporte l’absence de vergogne. Inspirés par une vieille légende du Caucase, qui donne son titre au recueil, ces récits font se croiser des gens de guerre, des chiens de rue, des flibustiers, des petits oiseaux, un président des États-Unis, des victimes d’honneur, des animaux qu’on dit sauvages et des hommes qu’on pense ne pas l’être.
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Genre littéraire : Nouvelle
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Résumé:Une suite de nouvelles qui s'est très vite imposée par ses qualités littéraires et de profonde humanité, valant à son auteur de recevoir le Prix Lipp Genève 1999...
Lu par : Claude Fissé
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Lu par : Claude Fissé
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Résumé:Ces chroniques de Peter Bichsel - choisies et traduites par Ursula Gaillard - sont parues dans la presse alémanique de 1980 à 2008. Elles ont davantage la saveur de contes que la tonalité de la narration historique ou anecdotique. Et c'est justement dans une histoire intitulée «Un conte d'hiver africain» que Peter Bichsel évoque la couleur isabelle à propos du «Livre», les Mammifères de la Terre du Dr Schleyer, grâce auquel, écrit-il, il s'est éveillé au monde?: «?Je l'ouvre de temps en temps et cela commence toujours par une déception, ses illustrations ne sont plus d'emblée aussi captivantes qu'au moment du premier regard, mais quand je les regarde plus longuement, elles prennent la couleur du souvenir, cette couleur qui comme la couleur isabelle n'est pas une couleur de ce monde-ci, mais celle du monde qui commence à la gare du préposé Schleyer, la gare agricole royale. [...] Je n'ai encore jamais été en Afrique. L'école isabelle a ceci de particulier que ce que l'on y apprend, on ne l'apprend pas pour aller de l'avant ou plus loin, mais pour être là et pour rêver.»
Lu par : Francine Crettaz
Durée : 4h. 11min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 75737
Résumé:L’auteur aimerait bien que la vie soit un jukebox. On y glisserait une pièce et on choisirait sa chanson préférée, son rythme, sa voix ou sa voie… Parce que dans la réalité, malheureusement ce n’est pas aussi simple… il a quelques doutes sur notre liberté de choisir… Le présent jukebox contient dix-huit chansons qui évoquent des tranches de vie, parfois heureuses et savoureuses, parfois chaotiques et douloureuses. C’est un répertoire de voix de personnages, qui s’expriment à la première personne et qui nous ressemblent peu ou prou. D’ailleurs le recueil pourrait s’appeler Frères humains…
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Résumé:Derrière la façade... J'étais en train de comprendre que, au-delà de l'invitation aimable et souvent réitérée par la mère, nous, les désargentées filles de fauchés, les maigrichonnes aux yeux clairs, avions droit, faute d'un vrai repas, à un prêche proféré par deux apôtres du célibat, chantres du pain noir et prophètes d'une vie qui ne se continuait qu'au Ciel. Amen. Ces éteigneurs de réverbères s'alimentaient de vieille graisse mais, même avaricieux, ils avaient du coeur car qui d'autre qu'eux nous avait ouvert leur porte ? Je n'allais pas me mettre à prier pour autant car, si Dieu avait voulu que je mangeasse de ce pain, il eût dû me faire naître chez ces vertueux-là, pensais-je à peu près en essayant de me souvenir de la leçon du matin sur les propositions irréelles. Cette construction austère en apparence transformait la réalité en rêve. Dans son arbre caché, le corbeau pentecôtiste pour moi seule médisait : " Impertinente... insolente... narchiste... strémiste... "
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Résumé:Une femme tourne et retourne les pages d’un album dont les photos lui rappellent les années Solex et ses premiers émois… Quant à Amandine, fille éprise de liberté et de grands espaces, elle découvre l’amour (au cours d’un trekking parfois périlleux) dans les bras d’une femme plus âgée qu’elle… Un troisième personnage féminin décide, à l’ombre d’un volcan, de ne plus se soumettre aux désirs impérieux de l’étudiant qui avait su, par ses discours fleuris, la séduire… Pour ce qui est des messieurs, l’un n’a pas vu les années passer quand son fils, lors d’une balade dans les Préalpes, le qualifie de « boomer » Un autre ne trouve pas les mots pour révéler son secret à un thérapeute qui perd peu à peu de sa superbe… La plupart des personnages de ces nouvelles ont un point commun : une faille qui fait peu à peu vaciller leur identité.
Lu par : Jocelyne Corbaz
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Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 19629
Résumé:Je lui ai raconté qu'en sortant du tribunal je m'étais arrêté devant la vitrine d'un armurier. que j'avais longuement examiné la crosse d'un Smith & Wesson, celui qu'utilisent les soldats de l'US Air Force. Cete crosse me fascinaité. Je la voyais grandir puis diminuer, s'approcher de mes yeux puis s'en éloigner dans un nuage de paillettes, s'élargir puis s'allonger. Elle prenait des formes inimaginable, changeait de couleur. Me suis demandé si elle était en bois ou en plastique. Les mains chaudes de mon avocat continuaient de serrer les miennes. Son visage était parcouru d'un tic inhabituel, comme s'il avait été surpris par une explosion et que, depuis, ce spasme ne l'avait plus quitté. Aurait-il pitié de moi, l'homme de loi ? Mais que peut-il faire pour moi ? C'est avec le Smith & Wesson au fond de la poche de mon manteau que je me suis présenté chez le voisin du dessus. J'ai pesé plusieurs fois sur le bouton de la sonnette. Il a finalement ouvert la porte. Il était pieds nus, la veste de son pyjama ouverte sur les tablette de chocolat. Je me suis, une fois de plus, senti écrasé par cette présence en caleçon de coton extra-fin qui mettait en valeur la musculature de ses cuisses. Je me sentait lamentable avec mes jambes allumettes. Ses genoux, son front, ses mains étaient ceux d'un tyran qui exige de ses sujets une soumission absolue, une stricte observation de la seule loi édictée : LA SIENNE !!! J'ai appuyé trois fois sur la détente.
Lu par : Michèle Quellet
Durée : 2h. 8min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 33949
Résumé:Dans le Berlin du début des années trente, un jeune homme qui hésite sur sa vocation et que sa famille destine à une carrière diplomatique, se trouve arraché à son train de vie bourgeois et à ses préoccupations d'étudiant par la rencontre d'une chanteuse de cabaret. Celle-ci ne s'appelle pas pour rien Sibylle : à la suite de cette figure énigmatique qui n'est peut-être qu'un reflet, le narrateur découvre la vie nocturne de la ville et plonge dans un univers cosmopolite fait d'inquiétantes rencontres et de fuites incessantes, que l'écriture d'Annemarie Schwarzenbach restitue en de brefs chapitres puissamment évocateurs. Dans cette nouvelle où l'homosexualité de l'auteur trouve à s'exprimer sous le masque d'un narrateur masculin, c'est l'énigme du désir et celle de la féminité qui viennent fracturer l'univers du héros, obligé de réviser radicalement les valeurs du monde bourgeois, et tenté de fuir dans l'alcool, la vitesse, la solitude ou la mort. Paru au printemps 1933, ce court récit d'atmosphère montrait la voie d'un « lyrisme narratif » dépouillé, à l'opposé des grandes fresques romanesques de l'époque. La date de sa publication lui confère une aura supplémentaire : il sonne le glas du Berlin cosmopolite sur lequel allait s'abattre le national-socialisme.
Lu par : Claude Fissé
Durée : 3h. 40min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 13882
Résumé:Dans ce recueil de brèves nouvelles, le poète tessinois met au service de sa vision fraternelle une prose directe... faite de touches rapides, de pensées à peine suggérées, de dialogues intérieurs interrompus... qui évoque marginaux ou personnages en fin de vie, anciens idéalistes contestataires, vieilles maquillées avec excès, ouvriers à la retraite. L'existence les a souvent déçus sans qu'ils sachent vraiment pourquoi et les laissent tels des « boxeurs groggy ». Parfois, ce sont des jeunes qui confient à l'avenir la réalisation de leur espoir: faire la révolution, devenir esthéticienne et épouser un homme aimant, partir à l'étranger. Qu'ils aient vécu leur vie par procuration, ou qu'ils placent leurs désirs dans un hypothétique devenir, ils tâchent d'échapper au présent. Comme la lumière qui passe au travers des branchages et projette sur les murs des fleurs d'ombre, ces personnages modestes préfèrent leurs souvenirs idéalisés ou leurs rêves à la réalité tranchante.
Lu par : Claude Fissé
Durée : 59min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 20366
Résumé:Dans ces deux nouvelles, l'une écrite au début de la carrière d'écrivain (Mon oncle anarchiste) et l'autre toute récente (Le cerisier de Tchékhov), nous avons une galerie de portraits fraternels, de situations souvent effleurées, mais très suggestives des désirs et de la vie des « gens de peu » aux côtés desquels se range l'écrivain. Mais pas de misérabilisme ici, plutôt une perception des choses qui donne à la réalité une couleur et une tonalité affectives, en empruntant à la poésie quelques-uns de ses procédés : images, rythmes et répétitions. Si bien que le lecteur s'identifie sans peine à cet homme "en veine de réflexions" qui rêve de renaître comme une feuille au printemps. Né en 1940 et grandi tout près de la frontière entre le Tessin et l'Italie, Alberto Nessi compte parmi les poètes et romanciers les plus connus de la Suisse italienne: plusieurs de ses livres sont traduits en français (et en allemand), notamment Le Train du soir et les poèmes de La Couleur de la mauve ; quant au recueil Fleurs d'ombre, il s'est vu attribuer le Prix Lipp en 2001.