Contenu

Léman noir: nouvelles inédites

Résumé
Vingt auteurs de Suisse romande ont relevé le défi lancé par Marius Daniel Popescu d'ancrer la tradition littéraire du noir au cœur de la région lémanique. Il en résulte cette anthologie de nouvelles inédites qui présente une diversité de situations cruelles, sombres, parfois drôles, souvent terrifiantes ; situations où se consument les illusions ultimes de tueurs laminés, de dingues obstinés, de paumés velléitaires, de durs fatigués ou de fossoyeurs improvisés. Léman Noir, c'est l'envers d'un décor pour touristes ; vingt manières de découper au scalpel les contradictions existentielles et sociales d'un lieu, d'une époque.
Genre littéraire: Nouvelle
Durée: 6h. 46min.
Édition: Lausanne, BSN Press, 2012
Numéro du livre: 19204
ISBN: 9782940516001
Collection(s): Anthologie. Fictio

Documents similaires

Lu par : Jean Frey
Durée : 8h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18559
Résumé:Chronique polyphonique brassant plusieurs cultures et des expériences de plusieurs générations, au temps du Parti unique de la dictature et dans la Roumanie actuelle...
Lu par : Bruno Delacoste
Durée : 7h. 2min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 80268
Résumé:La mort d’un ami de jeunesse précipite le narrateur, colleur d’affiches au bord du Léman, dans un voyage en profondeur à travers les méandres du temps, des lieux et des histoires. Tirant un fil entre son « pays d’ici » et son « pays de là-bas », il nous plonge alternativement dans deux mondes aux antipodes qui résonnent d’un côté à l’autre de sa vie. Le « pays de là-bas », c’est la Roumanie communiste, terrain de jeu de son enfance pris dans la violence de la dictature. Le « pays d’ici », c’est « le Pays des Cantons », la Suisse contemporaine où le narrateur a élevé sa fille et où il vit aujourd’hui. Dans un tourbillon de souvenirs, de personnages, de rencontres et d’amitiés où chaque scène est un moment de vie effervescente, Marius Daniel Popescu jette un pont entre des situations et des êtres que tout éloigne, avec une attention aux détails, joueuse et généreuse, qui entremêle l’intensité et la douceur.
Lu par : Jean Frey
Durée : 18h. 34min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16575
Résumé:Dès l'ouverture, limpide et poignante, de cette chronique polyphonique que constitue La Symphonie du Loup, le lecteur est saisi par la puissance expressive et narrative de l'auteur, évoquant initialement la scène capitale de son adolescence, au jour où lui fut annoncé la mort accidentelle de son père. D'emblée aussi, la modulation vocale du récit, par le truchement de la voix du grand-père paternel, figure tutélaire faisant pendant à celle du père disparu, inscrit cette remémoration dans le flux et les rythmes d'une véritable épopée personnelle au temps du Parti unique. Dans cette Roumanie de la dictature du " socialisme réel " dont nous découvrons peu à peu le décor déglingué et la vie quotidienne, avec une frise de personnages hauts en couleurs...
Lu par : François Dubois
Durée : 2h. 52min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 75040
Résumé:À l’issue d’« un topo de 50 ans d’histoire agricole », cet ex-paysan qui écrit tout le temps maintenant qu’il l’a, le temps, adresse à son lecteur le journal de bord de son avancée tâtonnante dans sa nouvelle vie. « …et je devins de plus en plus urbain, les différences ­s’estompant et le paysan se serrant dans la peau d’un citadin vieillissant. » Tandis que des fragments d’un passé vivace s’imposent et virevoltent au long de ses journées présentes, la vie lui réserve encore une surprise de taille.
Lu par : Elisabeth Rais
Durée : 4h. 47min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 5492
Résumé:Tous les récits de "Septembre mouillé" se situent pendant la dernière guerre, dans le petit univers des soldats mobilisés. C'est ce qui crée leur unité. Mais qu'on ne s'attende pas à trouver ici des "histoires militaires". L'essentiel réside dans la rencontre que fait le narrateur avec des personnages nettement crayonnés. Il y a d'abord les victimes que la vague des événements a emportées jusque dans notre pays, comme Harold, l'ancien manoeuvre infatué et un peu dérisoire des abattoirs de Chicago, comme le soldat polonais Szimonovicz promis à une brillante carrière universitaire, comme Anna, la belle juive ambiguë et son fiancé Jakub. Pour être moins exotiques, des gens de chez nous, mobilisés contre leur gré et mal à l'aise sous l'uniforme, n'en vivent pas moins le tragique de l'époque à leur manière, sans grandiloquence, mais dans la vérité de leur nature ; un Laville, un Terrier, ou le jeune narrateur qui prend conscience un soir que la guerre pourrait bien - hélas ! - ne pas être un état exceptionnel dans l'histoire de l'humanité. Sur tous ces personnages, l'auteur a porté le regard aigu de l'observateur, un regard attendri d'humour et de compassion.
Lu par : Claude Fissé
Durée : 2h. 8min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 13871
Résumé:Avant de venir s'établir à Genève en 1937, Ludwig Hohl (1904-1980) vécut à Paris et à Vienne, enfin aux Pays-Bas où il oeuvra dans la plus grande solitude spirituelle et dans une misère matérielle voulue. Cette traversée du désert lui fut nécessaire pour rédiger Die Notizen, son livre le plus représentatif d'une pensée en mouvement, à la fois nerveuse, fulgurante et lucide.Au cours de ses séjours en France et en Autriche, Hohl écrivit des textes courts dont un choix vous est proposé ici. On y retrouve un narrateur sans le sou, attiré par les faubourgs, des ratés de toutes sortes, des fantaisistes blêmes, des prolétaires musclés ou fluets, des femmes de mauvaise vie.Ce promeneur solitaire, qui fait songer aux vagabonds de Robert Walser, vient parfois échouer sur la berge d'un fleuve ou au bord de la mer. Dans des moments d'intense contemplation que la présence ou le mouvement de l'eau fait naître, l'auteur donne libre cours à une émotion et à un lyrisme qu'on ne retrouvera plus dans la production ultérieure.
Lu par : Pierre Luisoni
Durée : 3h. 26min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 19282
Résumé:Par ma fenêtre, le vert profond du pré ; plus loin un enchevêtrement gris de troncs et de branchages. Le ciel est plombé. Par une feuille encore, dans le bosquet qui sépare ma maison du vaste plateau des Granges. La radio, tout à l'heure, annonçait de possible chutes de neige jusqu'à mille mètre d'altitude. Tout pourrait être à nouveau blanc, demain matin. Je sais qu'en bas, en Plaine, du côté d'Yverdon ou de Lausanne, les pommiers et les cerisiers sont déjà couverts de fleurs, la sève impérieuse charrie ses flots, riches de sucre, entre bois et écorce. Les champs de colza étalent leur jaune pétant à côté des pousses de blé tendre, les marroniers et les tilleurs défroissent leur feuillage pour l'offrir à la caresse du soleil. En bas, la chaleur, les parfums entêtants, la joie du renouveau, l'herbe grasse.
Durée : 6h. 39min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 13413
Résumé:LA DEDICACE DE L'AUTEUR : Je suis mort. Je suis mort et c'est bien dommage. C'est dommage parce que, si je n'étais pas mort, je pourrais voir qu'on commence à traduire mes livres en français. Moi, n'est-ce pas, je suis Bernois ; alors j'écris en allemand, forcément. Je suis mort et c'est dommage, parce que si j'étais vivant, je pourrais constater que le monde est toujours aussi impitoyable, dérisoire, effrayant, drôle, pathétique, que je le décris dans mes livres. Si j'étais vivant, je pourrais constater que tout se passe comme je l'ai prévu en 1979 : le capitalisme est toujours plus sauvage, la nature toujours plus bafouée. L'homme reste capable de tout et de son contraire pour un petit profit à court terme. La cruauté de l' 'homo' qui se dit 'sapiens' n'a d'égale que sa bêtise. Heureusement, il y avait quelques fous, dont moi. Quelques fous qui avaient raison avant les autres. Quelques fous qui, plutôt que de hurler de peur ou de douleur, avaient pris le parti de rire. Voilà. Je suis mort et c'est tant mieux. Je suis mort de rire.
Durée : 2h. 11min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 18381
Résumé:Hélène Richard-Favre a choisi, pour donner des nouvelles du monde comme il est, comme il va, le petit, le gris, le banal ; elle en a fait des lieux privilégiés où découvrir, entendre, capter la rumeur humaine, en saisir, dans l'étroitesse même, les aspérités, les failles, les abîmes. La composition du recueil qui regroupe savamment une galerie de vingt-cinq portraits est souple, alternant voix féminines, plus rares, et voix masculines, variant violence et résignation, clichés et étrangetés, folie et raison. Brièveté, économie de moyens, resserrement du dramatique et du pathétique par la transposition de l'oral dans l'écrit, composition précise de l'histoire jusque dans sa chute inattendue, l'art grinçant d'Hélène Richard-Favre est un minimalisme capable de mettre en question la vie à sa source et les détournements de la parole.
Durée : 3h. 34min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 66059
Résumé:Existe-t-il une réalité différente de la nôtre, qui échappe à certains mais se révèle à d’autres ? Les protagonistes des histoires composant cet ouvrage vivent tous une rencontre entre rêve et réalité, de celles qui nous laissent à penser qu’il existe un univers de tous les possibles où deux âmes peuvent se rencontrer et s’unir pour l’éternité. Ces rencontres sont étranges, saisissantes, aussi bien dans l’extraordinaire que dans la banalité de la vie. Elles illustrent de façon kaléidoscopique la palette des sentiments humains: ceux qui retiennent ici-bas les êtres par-delà la mort, ou au contraire les rappellent à elle, ceux qui poussent à la vengeance malgré tout, au sacrifice, à commettre des folies, ceux qui manipulent des vies à leur guise, sans ménagement, ceux qui se présentent au moment où l’on s’y attend le moins. La plume de l’auteure dépeint admirablement la complexité de la rencontre humaine et les entrelacs des sentiments et des chemins parcourus.
Lu par : Anik Friederich
Durée : 5h. 53min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 19425
Résumé:Dix nouvelles, variations sur le thème de la blessure. Culpabilité, échecs personnels en tous genres, accident foudroyant, aucun personnage n'est ici à l'abri. Ce vieil homme par exemple, qui tente d'expier sa faute entre les murs de son institution. Ou alors ces deux mères, vivant l'une son attente impatiente dans le coin d'un café, l'autre ses ultimes instants de bonheur en habillant sa fille. Mais derrière la blessure pointe une force, révolte ou résistance, qui va rendre possibles différentes formes de renouveau, au-delà du remords, de la solitude, du handicap peut-être. Route ardue, où la parole est une alliée précieuse, qu'elle soit échangée sur un banc public ou couchée par écrit. Des présences offrent également leur baume - femme retrouvée après huit ans d'absence, enfants surgissant ça et là pour empêcher leurs aînés de stagner. Sans oublier une galerie de décors, lausannois la plupart, dont l'alchimie particulière imprègne les acteurs. Comme si leur chemin devait emprunter ce lieu précis - colline, place, quartier - à l'exclusion de tout autre, forcément plus fade, moins riche en vibrations...
Lu par : Fabienne Boichat
Durée : 1h. 56min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 18053
Résumé:La première fois que j'allais à la chasse avec mon frère, cela s'est passé au Lac de Bret, situé en dessus du village de Puidoux; de toute la journée, pas de sauvagines à l'horizon, mais juste avant de rentrer, mon frère, jetant un dernier regard sur ce lac, avait repéré quelques tâches foncées au loin, qui flottaient sur l'eau...