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Les vies d'Emily Pearl

Résumé
Dans un manoir anglais, à la fin du XIXe siècle, Emily Pearl a trouvé une place comme préceptrice du fils d'un lord. Le petit maître est attachant, son père est un veuf d'une séduction puissante. Emily entame avec ardeur cette existence prometteuse. Mais la réalité resterait fade sans les mots dont elle la colore, et sans les lettres de sa mystérieuse sœur Virginia, partie vivre en Amérique. A son journal, Emily confie son espérance de la rejoindre, ses bonheurs et frustrations, ses amours avec le maître des lieux, ses grands rêves et, bientôt, mille petits mensonges dont les conséquences parfois tragiques lui donnent le vertige... Dans ce livre bruissant de confidences et de passion, Cécile Ladjali déploie un art consommé du trompe-l'œil. Elle compose un faux roman de genre - victorien, domestique, intime - pour mieux explorer la condition d'une jeune femme anglaise à l'aube du nouveau siècle. Elle détourne, au passage, les règles et le code narratif du journal, et montre combien nos vies sont improvisées... comme nos fictions.

Pas disponible en CD.

Durée: 6h. 52min.
Édition: Arles, Actes sud, 2008
Numéro du livre: 23139
ISBN: 9782742773923

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Résumé:« Il y a un goût du secret, du caché, de l'interdit, qui m'est venu très tôt avec la détestation de ma condition d'enfant et la rumination de quelques jouissances. Qu'est-ce que je cherchais dans le noir, coincé sous cette carcasse de gamine qui tremble nerveusement et m'écrase ? Je m'en souviens : je cherche mon bien. J'avais huit ans, je ne l'oublie pas ! Mais je me rappelle ces moments avec une précision d'autant plus exacte qu'elle est le miroir de ce que je suis aujourd'hui. C'est la première fois qu'on s'oublie sur moi. »
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Résumé:A la mort de Ramuz, l'écrivain Manuel Sorge le décrit comme le "sale vieux poseur de faux vigneron esthétouillard et théâtral qui m'empêche de vivre depuis toujours". Depuis qu'il tente d'écrire, Sorge est en effet confiné dans l'ombre de Ramuz, son aîné de trente-cinq ans, écrivain reconnu et novateur. Alors que contrairement à son rival il a presque tout pour être heureux, maison, femmes, argent, aisance en société et auprès des bourgeois, le héros de Incarnata (comme dans la phrase de Mozart - "Incarnata est musica" - jalousé par Salieri), se laisse ronger par la jalousie. Ce discours d'un raté obsédé par un grand est aussi celui de sa dégringolade. Jusqu'à ce qu'il tombe passionnément amoureux d'une femme affreusement laide mais à l'âme rayonnante. Chessex (Goncourt 1973 pour L'Ogre) aborde ici un thème difficile et souvent tabou pour les écrivains, qui ne sauraient être fiers de ce sentiment bas et dévorant, mais aussi très humain, qu'incarne la jalousie qu'ils éprouvent les uns pour les autres.