Contenu

Le jeûne et le festin

Résumé
"Elles se retrouvaient parfois dans d'autres villes, à des mariages familiaux auxquels accouraient les parents des quatre coins du pays, ravies d'exhiber leurs saris et leurs bijoux les plus somptueux... On aurait dit que leurs mères avaient soigné toutes ces jeunes filles comme des fleurs en pot jusqu'au moment où leurs joues seraient assez pleines, leurs lèvres assez brillantes ; petits rires et chuchotements aboutissaient à cette grande décision : le mariage." Mais il s'agit presque toujours d'une union arrangée où l'amour ne joue aucun rôle. Possessive, autoritaire, étouffante, la famille indienne se révèle être ici un univers de violence, de cruauté et d'angoisse.
Durée: 6h. 55min.
Édition: Paris, Gallimard, 2002
Numéro du livre: 16915
ISBN: 9782070424320
Collection(s): Folio

Documents similaires

Lu par : Janick Quenet
Durée : 10h. 18min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15372
Résumé:Pavlos est rentré à Athènes sans raison précise et sans même réserver son billet de retour pour Paris où il vit et travaille depuis plus de vingt ans. Il redécouvre une ville, une culture, ses origines, un pays très jeune et très vieux à la fois et choisit bientôt d'élucider un mystère qui semble contenir toutes ses incertitudes : quel est donc le sens de la fameuse lettre E jadis suspendue à l'entrée du temple d'Apollon à Delphes ? Pavlos ne néglige aucune piste pour essayer de résoudre l'énigme : de Jannina à Delphes, il parcourt tout l'ouest du pays, interroge les archéologues, les chauffeurs de taxi et même son père fabulateur... Pavlos s'interroge enfin sur le silence de sa mère absente. N'est-ce pas le silence que la lettre E évoque pour lui ? Il ne semble pas pressé de trouver la réponse : l'énigme lui tient compagnie. Il se dit que le but de l'écriture n'est peut-être pas d'éclaircir mais de multiplier les mystères. À l'évidence, sa langue maternelle, ta ellènika, commence bien par cette lettre E. Et s'il en était ainsi de tous les mots ?
Lu par : Christine Vastra
Durée : 2h. 44min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 37483
Résumé:La veille de son retour à Paris, Markus entame une errance à travers les bas-fonds de Djibouti. Durant cette ultime nuit africaine, entre scènes de violence et plongées poétiques, il croise aussi bien des prostituées que des militaires en proie à une profonde solitude qui lui révèlent la violence et la beauté du pays. Premier roman.
Durée : 9h. 22min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 28002
Résumé:D'une facture romanesque relativement classique, l'ancrage des personnages de ce roman dans le réel préfigure cependant cette "écriture de l'indicible" qui marquera plus tard la singularité de l'écrivain. "Un barrage contre le Pacifique" inaugure une série de romans d'inspiration autobiographique ayant pour cadre le Vietnam. Le récit s'articule autour du personnage de la mère, une femme qui, dans sa lutte contre la misère, brave à s'en rendre folle les obstacles infranchissables qui se présentent à elle. À l'image du titre, les ambitions, aussi nobles soient-elles, ne peuvent être que démesurées et toute tentative s'avère inéluctablement vouée à l'échec. Lorsque tout finit par être rongé, sali, violé, c'est aller au-delà de la souffrance, au-delà du pathétique. Car la douleur est sans fond, la perte est définitive, aucune trace de compassion dans ce roman de l'irrémédiable.
Lu par : Michèle Grand
Durée : 2h. 16min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15135
Résumé:«Une liaison avec une élève, c'était une histoire à me faire chasser du collège, du pays et même aller en prison.» Le narrateur de Pérou, roman de Michel Braudeau, a 20 ans. Coopérant français, il est amoureux de Maria-Sabina, 15 ans, et n'en ressent «jamais la moindre culpabilité». Cela se passe à Lima, dans les années 1960. Au début, l'adolescente ne le prend pas au sérieux, car elle le croit amoureux de son frère aîné, Rulfo. Et puis, devant l'évidence de l'amour qu'elle lui inspire, elle se conduit d'une manière déroutante. Il est tantôt à la torture, tantôt au paradis. Décor exotique, personnages pittoresques. Immense hacienda. Domestiques indiens emplumés. Jumeaux sinistres et méchants. Cérémonie de désenvoûtement, avec champignons hallucinogènes. Intervention tragique de guérilleros. Et énigme: pourquoi la jeune Péruvienne tant aimée est-elle si blonde? On le saura. Mais le mystère principal reste entier: quelles attentes se cachent derrière le visage serein de Maria-Sabina et sa provocante ingénuité ?
Lu par : Marianne Pernet
Durée : 6h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18585
Résumé:Le dixième roman de l'écrivain mauricienne est une charge radicale contre le patriarcat et les violences faites aux femmes. « Un texte âpre et dérangeant » selon le magazine en ligne Psychologies.com... Résumé de l'éditeur : Dans une maison de Curepipe, sur l'île Maurice, un vieux médecin à l'agonie est veillé par sa fille et par sa petite-fille. Entre elles et lui se tisse un dialogue d'une violence extrême, où affleurent progressivement des éléments du passé, des souvenirs, des reproches, et surtout la figure mystérieuse de la mère de Kitty, l'épouse du « Dokter-Dieu », qui a disparu dans des circonstances terribles. Elles ne le laisseront pas partir en paix.
Lu par : Dominique Daniel
Durée : 4h. 4min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 70588
Résumé:«Il y a de l’amour violent entre les murs de ces maisons presque identiques, il y a de la jalousie féroce, il y a confusion entre aimer et posséder, vous qui possédez beaucoup mais si peu de choses.» Chaque année, le temps d’un été sans nuit, la narratrice quitte Montréal pour le Grand Nord. Là-bas, elle s’occupe des enfants d’un village inuit, livrés à eux-mêmes. Mais cette fois est différente. Son amie Eva a disparu dans un fjord. Personne ne s’en soucie, il y a tant de morts ici. Dans un cri du cœur, la narratrice raconte comment la vie à Salluit continue, celle d’un peuple à la dérive, débordant d’amour et de douleur inconsolée. Un premier roman bouleversant, beau et impitoyable comme ces terres polaires.
Lu par : Manon
Durée : 23h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 34730
Résumé:Ce chef-d'oeuvre de la littérature yiddish s'ouvre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, parmi les cendres, les corps disloqués, dans la froideur d'une terre sans Dieu. Le héros vogue de lieu en lieu. Chaque ville fait naître des romans dans le roman, où se croisent des dizaines de personnages, ceux qui ont connu "les Plaines", comme l'auteur nomme les lieux d'extermination, et les autres, les épargnés. Les premiers tentent de vivre, mais demeurent à tout jamais des êtres de souvenir ; les seconds souhaitent juste oublier. Puis les bourreaux, à leur tour, resurgissent. Entre ces hommes, entre les morts et les vivants, se tissent des liens : des drames anciens ou nouveaux éclatent, les sentences tombent. À pas aveugles de par le monde est un texte unique, mêlant avec une finesse et une puissance inégalées les registres de langue et de genre pour tenter de transmettre l'indicible, malgré tout.
Durée : 6h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15869
Résumé:Faut-il un coupable ? demanda l'avocat. Est-ce qu'on accuse le rocher qui dévale de la colline et écrase tout sur son passage ? Est-ce qu'on met en accusation le gel, le soleil, l'orage ? Je vais vous dire, il y a eu un énorme chagrin qui s'est formé dans la nuit des temps, un énorme chagrin qui s'est nourri de celui de Lili, de Cathy et de Jeff - c'est bien connu les chagrins s'attirent - et qui a éclaté sur Tony. Que Tony quitte Cathy sans qu'intervienne Jeff, il ne se passe rien. Que Jeff arrive à Marseille et qu'il ne trouve pas Lili, il ne se passe rien. Mais que Lili présente Jeff à Cathy et la tragédie fatalement s'accomplit.
Lu par : Martine Huard
Durée : 20h. 13min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 69362
Résumé:Le Sang noir est l'histoire d'une journée de 1917, dans une ville provinciale de l'arrière. C'est à travers le calvaire du professeur de philosophie Merlin, dit Cripure (à cause de la Critique de la raison pure), le tableau d'une société de pharisiens, de grotesques, de haïssables, en face de gentils, de révoltés, de victimes. Cripure, lui, s'il a été un révolté, ne l'est plus guère. Il est la caricature d'un homme à la fin d'une civilisation, un homme extrêmement pitoyable. Moqué par ses élèves, vivant comme une gothon, sachant qu'une révolution se lève à l'Est, trop tard pour lui, haï par tous les patriotes de l'arrière, il veut se battre en duel, dans un dernier sursaut. Et, comme on le prive de ce duel et de son honneur, il ne lui reste plus que le suicide. Bien que retentissant des problèmes de 1917, Le Sang noir est un roman métaphysique, plus que politique. Cette dimension métaphysique et le foisonnement des personnages font du Sang noir le roman le plus dostoïevskien de la littérature française.
Lu par : Jean Frey
Durée : 3h. 4min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 12741
Résumé:Le narrateur, Italien émigré en Argentine par amour, rentre au pays. En Argentine, sa femme a payé de sa vie leur combat contre la dictature militaire. Lui, le rescapé, a appris que la vie d'un homme durait autant que celle de trois chevaux. Il a déjà enterré le premier, en quittant l'Argentine. Il travaille comme jardinier et mène une vie solitaire lorsqu'il rencontre Làila, qui «va avec des hommes pour de l'argent», et dont il tombe amoureux. Il prend alors conscience que sa deuxième vie touche aussi à sa fin, et que le temps des adieux est révolu pour lui. Récit dépouillé à l'extrême, Trois chevaux évoque la dictature argentine, la guerre des Malouines, l'Italie d'aujourd'hui. Puis, à travers une narration à l'émotion toujours maîtrisée, où les gestes les plus simples sont décrits comme des rituels sacrés, et où le passé et le présent sont étroitement imbriqués, pose la question des choix existentiels que nous sommes amenés à faire - partir, rester, tuer, laisser vivre - et interroge la notion de destin.
Durée : 4h. 51min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 75080
Résumé:Albert Danon est seul. Sa femme Nadia vient de mourir d'un cancer, et son fils Rico est parti au Tibet. Bettine, une vieille amie, veuve elle aussi, s'inquiète pour Albert. Surtout lorsque Dita, la petite amie de Rico, emménage chez lui. Un certain Doubi Dombrov veut produire le scénario de Dita, mais il veut surtout Dita. Qui couche avec Guigui, en pensant à Albert, ou à Rico. Qui pense à sa mère; et ne veut pas rentrer du Tibet. Un chassé-croisé de voix et d'histoires que le narrateur, affranchi de toute contrainte formelle, tisse, tout en nous parlant de lui, en un poème bouleversant qui se lit comme un roman - ou est-ce un roman qui se lit comme un poème ? - pour serrer au plus près la quintessence de nos vies, le désir, la nostalgie d'un bonheur perdu, la mort qui nous cueille. Un livre inclassable d'une beauté sauvage, en un mot, une Oeuvre inoubliable
Durée : 10h. 7min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 68150
Résumé:Que se passe-t-il dans un kibboutz israélien à trois kilomètres de la frontière jordanienne ? La vie de tous les jours avec ses petits drames et ses joies naïves noyées dans la fraternité d'une collectivité au travail pour une même cause. Reouven Harich, poète et instituteur, abandonné par sa femme, Eva,qui lui a préféré le luxe tapageur d'un juif retourné en Allemagne, reporte toute son affection sur sa fille Noga et son fils Gaï. Et puis, il a une liaison avec la femme de Ezra Berger, Bronka. Noga, elle, a l'espièglerie de ses seize ans, et repousse les élans maladroits de son jeune amoureux pour se jeter dans les bras du rustre Ezra Berger. Et c'est de nouveau le drame, sordide. Peintre réaliste du kibboutz, Amos Oz n'en manie pas moins avec talent une ironie voilée de tendresse qui donnetoute sa saveur au livre. Il se fait l'oreille complaisante de la médisance pour mieux nous révéler la psychologie de ses personnages dont il brosse les portraits colorés et attachants dans un texte d'une admirable qualité littéraire.