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Le chagrin d’amour: [avec Apollinaire sur le front amoureux]

Résumé
Tout en évoquant les chagrins amoureux de sa jeunesse, Frédéric Pajak se souvient de Guillaume Apollinaire, le mal-aimé, et des lettres qu'il écrivit chaque jour sur le front de la Grande Guerre. « Les unes furent adressées à Lou, qui ne l'aimait plus, les autres à Madeleine, qui l'aimait déjà. Et Apollinaire les aima toutes les deux, lui qui, du fond de la tranchée où il était engagé volontaire, tenait résolument tous les rôles : soupirant éconduit et séducteur, anarchiste apatride et patriote, poète érudit et poilu grivois. Son théâtre, ce fut la guerre, et la guerre était d'abord à ses yeux un gigantesque drame érotique, un drame où la sensualité se montrait aussi fiévreuse qu'elle était impossible. Ici, Apollinaire allait exacerber les sentiments violemment contradictoires qui furent les siens, et avant tout le chagrin d'amour, son maître absolu, lyrique et mélancolique, moqueur et démesuré. »
Genre littéraire: Essai/chronique/langage
Durée: 3h. 27min.
Édition: Lausanne, Noir sur blanc, 2024
Numéro du livre: 78507
ISBN: 9782889830688

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Lu par : Isabelle Savoy
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Genre littéraire : Essai/chronique/langage
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Résumé:Sa vie de journaliste consciencieux cachait des tourments intimes qui finiront par l'anéantir. Du plus profond de ses douleurs, Crisinel a pu extraire cependant une poésie incroyablement pure. Dans les rues de Lausanne, on croisait sa silhouette fuyante, son allure élégante. Modeste journaliste, Edmond-Henri Crisinel (1897- 1948) cachait sous le sourire fragile du bon camarade des tourments intimes qui n'ont cessé de le supplicier. A trois reprises, ces souffrances que lui-même qualifiait d'infernales l'ont conduit en hôpital psychiatrique. Le 25 septembre 1948, à Nyon, il s'en est échappé pour se jeter dans le lac, laissant derrière lui ces mots : " Pas une main amie. J'ai expié plus que mes fautes. / Le silence, après le siècle de douleur. " Cette expérience de la maladie mentale, Crisinel l'a regardée en face. Il en a tiré une poésie intense, déchirante. Au coeur de cette oeuvre brève, mais d'une densité exceptionnelle, brille Alectone, prose cristalline, douloureuse, qui offre le témoignage de ce que d'aucuns appelaient encore, en ce milieu de XXe siècle troublé, la folie.
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Résumé:"Je décris dans cet essai sur les îles et les villes un projet de système politique issu de mes réflexions monomaniaques concernant la vie en société dans un Etat idéal – à tous les niveaux – que je refaçonne sans cesse. Convaincu que certaines idées peuvent être réalisées, je tiens à les éclaircir pour mieux les communiquer. Pour mieux m’en désapproprier. D’ailleurs, rien ne me fait plus plaisir de constater, parfois, que certaines de ces propositions que je croyais originales se concrétisent déjà dans l’actualité – ou l’ont été dans le passé. Alors, je me sens comme l’inventeur en spéléologie qui découvre une grotte préhistorique ; il n’a rien créé, il a trouvé. En fait, on n’invente jamais rien à partir de rien ; on déterre quelque chose qui existait sans qu’on le sache, que ce soit par ignorance personnelle ou générale. Puis on pousse plus loin la trouvaille pour voir où cela conduit. Hasard et nécessité dans l’univers en expansion. Bref, comprendre ou inventer (après avoir beaucoup tâtonné) c’est du pareil au même. Eurêka ! Tout en m’efforçant d’élaborer une pensée cohérente, je raconte par-ci par-là certains épisodes de mon parcours qui ont accompagné ces cogitations. Pour faire image par du vécu, car l’image fixe l’idée. Y a photos." (Michel Bory)
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Genre littéraire : Essai/chronique/langage
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Résumé:Entre la vie d’Aga et celle d’Alix, il y a près de 6 000 ans, quelque deux cent cinquante générations: d’un côté, le temps, déjà fort lointain, du premier village, créé par une aveugle imaginant l’avenir au bord d’un lac amoureux des montagnes; et, de l’autre, le temps actuel d’une planète de plus en plus globalisée qui, à force de fracas, devient sourde à la nature. Entre ces deux vies, il y a aussi des traits d’union, des échos que l’on peut entendre si l’on écoute avec le cœur, qui résonnent – du Jura aux Alpes, mais aussi dans les villes et les océans, et même sur une île bretonne aux oiseaux – pour transporter les valeurs de fidélité et de liberté ; qui montrent enfin que la clé de l’avenir du monde et des êtres humains réside dans la capacité de conjuguer les différences. Comme on le fait là ou lac et montagne se parlent.
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Résumé:En 1994, les Presses universitaires de Princeton publient un ouvrage intitulé Geneva, Zurich, Basel : History, Culture & National Identity. On demande à Nicolas Bouvier de s'occuper du chapitre sur Genève ; il écrit dix pages dans lesquelles il aborde avec lucidité et non sans humour ce qui a fait la spécificité de la ville, tout comme les grands noms qui ont marqué son histoire. En commençant par la guerre des Gaules, il fait la part belle à tous les "grands thèmes genevois" : rigueur du protestantisme calviniste, banques, pédagogie, botanique, humanitaire... On y découvre le double visage d'une République qui, au fil des siècles, a tantôt recueilli quelques-unes des plus grandes personnalités étrangères, tantôt rejeté ses plus illustres penseurs ; une République qui, parce qu'elle a toujours été prise dans l'étau de puissances adverses et parfois hostiles, a su se façonner une identité propre ; et où les sciences ont pu trouver un terrain de développement favorable alors même que les arts sont souvent restés en rade. Sans complaisance mais avec une évidente affection pour sa ville natal
Lu par : Madiana Roy
Durée : 1h. 49min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
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Résumé:Au fil du temps des saisons et des jours Rochat nous embobine de mots qui sentent l'herbe fraîche ou les foins, mots qui ont la saveur d'un fendant frais. Ces textes d'un ton chantant évoquent le vent, la neige, les bêtes et les gens, ceux d'en-haut comme d'en-bas et des femmes et du désir né de leur invocation mythique ou fantasmée. " Le paysage je me disais en me couvrant pour la nuit, le paysage est comme un bon lit dans lequel on se couche sur un matelas de calcaire et des draps en herbe des pâturages, nous qui avons eu la chance de parcourir le paysage des millions de fois en tracteur maintenant que les chevaux ne font plus que nous regarder. "