Trop petits pour Dieu: [roman]
Résumé
Monique Laederach réussit un roman de l'inaction, où tente de s'exprimer, sur un mode nouveau, sans culpabilité ni accusation, la conscience - très helvétique - d'avoir vécu la seconde Guerre mondiale sans y avoir participé, d'avoir éprouvé intérieurement ses effets comme le rayonnement morbide, invisible, d'une explosion qui ne nous touchait pas. Dans Trop petits pour Dieu, c'est une jeune femme, Judith, qui se dessine et vit, prend corps, page après page, éclairée de l'intérieur par sa sensibilité et son intelligence propres.
Lu par :
Simone Reeve-Gagnebin
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature suisse
Durée:
10h. 2min.
Édition:
Lausanne, Editions de l'Aire, 1986
Numéro du livre:
3873
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
Documents similaires
Lu par : Daniel Redard
Durée : 2h. 34min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 10715
Résumé:Professeur de littérature à l'Université, spécialiste des poètes français du XVIe siècle, commentateur exclusif d'un certain Echauguel de Bellegarde, le personnage du roman de Monique Laederach vit écartelé entre sa femme légitime depuis près de quarante ans et une jeune maîtresse qui vient de le trahir. Elle l'a plus précisément congédié sans autre forme de procès. Il n'arrive pas à l'évacuer de ses sentiments et de ses rêves. Un bref voyage à Lyon avec son épouse, pour consulter des documents et tenter surtout de mettre du baume sur sa blessure, ne fait, au contraire, qu'exacerber le mal, au point de le rendre malade.
Lu par : Gilbert Wursten
Durée : 11h. 26min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30737
Résumé:Maurice Passereau est un garçon impressionnable et vulnérable à l'excès. Il a passé sa petite enfance en la seule compagnie de sa mère, personne tatillonne et prosaïque. Contre l'ennui et l'isolement, Maurice s'est forgé un subtil système d'évasion qui le rend malhabile à s'adapter aux obligations de la vie. Mis en pension chez les Pères, il y nourrit son imagination de livres pieux, de liturgie et se glorifie d'être un cancre. Sa mère irritée, le retire alors du collège des Pères et le confie à une famille protestante. Maurice, en secret, va à la chapelle catholique du lieu et y rencontrera un jour, une femme pieuse et austère. Elisabeth Beaussire, convertie au catholicisme. Elisabeth obtient que son protégé vienne habiter chez elle. Autoritaire et mal mariée, elle reporte sa tendresse sur l'adolescent. Cette tendresse ne tarde pas à prendre des chemins et des proportions inattendus. Le mari d'Elisabeth mettra brutalement un terme à ces égarements que Maurice, troublé, juge sévèrement tout en s'y prêtant avec duplicité. Maurice retourne chez les Pères et y rencontre l'Abbé Sartaud, grand exalté de tempérament anarchiste qui exerce sur l'esprit du jeune homme une vraie fascination et le délivre de ses entraves. Mais l'obligation de gagner rapidement sa vie interrompra impitoyablement ses grandes vacances et ce qu'il croit être son propre développement. Hors du préau, l'action se situe aux bords d'un lac et dans la montagne, lieux qui ont, pour Maurice, autant d'importance que les êtres rencontrés. Rien de banal dans ce premier roman de Georges Borgeaud mais au contraire une écriture fine et nuancée et une sensibilité qui se défie sans cesse d'elle-même.
Lu par : Jacqueline Duperret
Durée : 7h. 24min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16622
Résumé:Anaïs, l'aïeule, a passé l'essentiel de sa vie dans l'attente. Fiancée à Jean-François, elle est bonne dans une famille bourgeoise pendant qu'il fait son service au Tonkin. Sa fille Louise, aurait voulu faire des études mais se marie - puisque c'est le seul destin d'une femme dans les années 1930 - avec Léon. Anne, la fille de Louise, veut mener de front sa carrière de journaliste et sa vie de femme indépendante. Lola, enfin, une adolescente mal dans sa peau avec ses kilos en trop, devient une femme d'affaires sans états d'âme apparents. Au fil du récit, une voix mêle les destins de ces quatre femmes comme si elles n'étaient qu'une seule et même personne.
Lu par : Claude Fissé
Durée : 2h. 5min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20797
Résumé:« Depuis le jour du départ de P, j'ai comme un bourdon dans la tête. Un bourdon, cette note tenue qui ne s'arrête jamais. Comme dans la chanson de Camille. Parfois étouffée par d'autres sons au point de devenir inaudible. Mais toujours là. » Dans la douleur d'une séparation amoureuse, la narratrice retrouve un article qu'elle avait écrit sur une nouvelle de Balzac. Au récit intime, auquel s'ajoute une enquête sur l'écriture de soi, vient alors se nouer l'analyse littéraire, dans un rapport de quasi nécessité. Récit, enquête, analyse s'enrichissent, se soutiennent, s'expliquent. Car à chaque fois il est question d'image, d'images volées, envolées, brisées.
Lu par : Jacqueline Duperret
Durée : 7h. 36min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 71766
Résumé:Dans Moi cet autre, qui est une suite de tableaux, on entend une voix, celle d’un personnage qui ne tient pas en place et qui, entre deux balades dans la campagne ou deux séjours à l’étranger, peut se retrouver dans un tea-room, sur une terrasse, dans une gare ou un bus… C’est au bord d’un lac qu’il ralentira sa course pour mieux observer des touristes, de pseudo-artistes, un ex-représentant de cigares, de jeunes mamans, toutes sortes de rentiers, des gens dépourvus de libido qui feront surgir d’autres images, celles de femmes aimées ailleurs et dans un autre temps, celle d’une mère également, qui ?nit ses jours dans un établissement qu’on nomme « lieu de vie ». Or ce qui prendra le dessus dans cette « errance », c’est le rythme des pas et celui des mots qui trouveront peu à peu leur place « dans une trame qui pourrait être celle d’une épopée, d’un hymne, d’un récit ou d’un compte-rendu ».
Lu par : Claude Fissé
Durée : 5h. 2min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30343
Résumé:Un jour, j'ai vu un type tout seul, assis sur un banc, dans un square. J'ai pris note du coin de l'œil, sans plus. Avec le retour des beaux jours, je l'ai revu plusieurs fois en faisant mon tour du quartier. Sur le même banc. Tout seul. Un peu chiffonné. Calme, les yeux baissés, un sac de toile à côté de lui. Il m'a regardé. D'abord surpris, presque méfiant, il semblait étonné d'être assis là, sans rien faire, comme arrêté entre patience et impatience. Un peu comme moi quand j'attends que ma patronne me laisse sortir. Se pourrait-il qu'il subisse lui aussi un certain asservissement comme prix de son confort et de sa bonne conscience? Un chien raconte son quotidien, ses rencontres, et plus particulièrement celle qui nous amènera à découvrir comment il se fait que nous lisions ce qu'un chien, contrairement aux apparences, n'a évidemment pas écrit.
Lu par : Paul-André Rousseil
Durée : 4h. 12min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14630
Résumé:Au début de ce court roman, le lecteur apprend que la Terre, perturbée par un phénomène astronomique, a quité son orbite et va finir sa course dans le soleil, dans quelques mois.
Lu par : Henriette Kunzli
Durée : 10h. 25min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15719
Résumé:Les Circonstances de la vie racontent le destin du notaire Emile Magnenat, vivant un mariage terne avec une épouse fade. Devenu veuf, il épouse en secondes noces sa bonne, vulgaire et vénale, qui le ruine et le quitte pour un amant, lui laissant un enfant dont il se met à douter d'être le père.
Lu par : Pascale Schiesser
Durée : 4h. 9min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14808
Résumé:Dans le bourg, au bas des collines et au bord du lac, Marie Grin ne connaît pas le bonheur, un père ivrogne, une mère acariâtre et son amoureux, le Parisien, vient de se suicider... Marie se transforme en martyre en prenant la souffrance de ceux qui viennent la visiter et en acceptant de porter leurs maux. Ces guérisons miraculeuses déstabilisent la communauté et le père Grin, devenu prophète et organisateur de manifestations, est jeté en prison par les notables. Mme Grin, sur les conseils du syndic, fait emmener Marie à l'hôpital de la ville. Le calme revient...
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 5h. 46min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14783
Résumé:Bien que peu connu, ce roman est l'un des plus aboutis et complets de Ramuz. Ce dernier y raconte l'impact de la modernité et des prémices de la mondialisation sur une petite ville de province. Pendant que la municipalité fait installer un cinéma, Joël, l'enfant du pays, revient d'un long voyage et raconte son expérience. Ces deux éléments vont apporter un léger vent de folie sur la petite bourgade.
Lu par : Roger Francillon
Durée : 9h. 27min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16189
Résumé:Il n'y a peut-être pas de livre de Ramuz qui soit plus représentatif de son genre que la Vie de Samuel Belet. Dans le déroulement de cette existence qui, par le chemin des passions et de la violence, aboutit au renoncement joyeux et à la paix de l'âme, Ramuz semble avoir fait tenir toute sa riche expérience humaine. Ce petit paysan suisse que l'amour et l'ambition arrachent à son milieu et à sa patrie - pour qui le désespoir n'est pas la leçon de l'échec, non plus que l'envie ne peut être celle de la pauvreté -, qui croit envers et contre tout à l'amour, à l'amitié et à la pureté, nous enrichit d'une leçon qui est la leçon même de l'oeuvre de Ramuz.
Lu par : Marie Lourizi
Durée : 6h. 22min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14410
Résumé:Juliette, jeune orpheline de dix-huit ans, débarque un jour dans un village vaudois, venant de son Cuba natal. Elle cherche refuge chez son oncle, aubergiste de son état, qui reste sa seule famille. Ce roman de Ramuz, paru en 1927, ne laisse pas d'étonner par son thème lui-même. Comment Ramuz a-t-il pu introduire cette fleur exotique dans une oeuvre aussi fermée sur les paysages vaudois et valaisans qu'est la sienne ? Qu'Aimé Pache pousse jusqu'à Paris, certes ! Mais qu'une jeune fille des Caraïbes vienne irradier une auberge campagnarde de sa beauté absolue, voilà qui peut faire penser à un tournant dans l'oeuvre de Ramuz. N'importe quel écrivain aurait traité pareil thème sur le mode sociologique. L'irruption d'un élément étranger dans le vase clos d'habitudes locales : quelles en seront les perturbations au niveau des comportements, jusqu'où iront ces bouleversements ? Mais Ramuz n'est ni sociologue ni psychologue. Ce qui l'intéresse, c'est cette trame souterraine aux choses, invisible et pourtant présente, qui les élève jusqu'à des hauteurs inconnues. La Beauté sur la Terre pourrait s'appeler " La Beauté sous la Terre ", tant elle soulève et transcende tout ce qu'elle touche et fait vibrer. Mais si on rêve de la Beauté, si on peut l'entrevoir ou la frôler, on ne l'aborde pas de face. La Beauté, comme le soleil ou la mort, rend fou ceux qui la regardent en face. Ainsi de Joseph qui, faute de pouvoir s'approprier l'image de son rêve, se met à tout détruire autour de lui. Ainsi de ces hommes qui, après de timides avances, en viennent à exprimer leurs convoitises les plus brutales ou les plus sordides. Juliette finira par fuir le village, l'auberge et son oncle. La vision de Ramuz est pessimiste. Mais en même temps se dessine une morale nouvelle, à mi-chemin du christianisme et du panthéisme, qui fait de certaines forces obscures le levain de ce qui peut constituer, en dépit de tout, la Beauté sur la Terre.