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Sortie de piste

Résumé
Moïse Steiner, chef d'entreprise parisien, connaît de grandes difficultés professionnelles. Matérialiste convaincu, il vit avec Alice, Parisienne versée dans la méditation et le chamanisme. Sa vie change à la suite d'un accident d'avion qui lui cause un arrêt cardiaque et une expérience de mort imminente. ©Electre 2017
Durée: 8h. 22min.
Édition: Paris, Editions Daphnis et Chloé, 2016
Numéro du livre: 35775
ISBN: 9791025300589

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Lu par : Michel Joyet
Durée : 10h. 12min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 12325
Résumé:Autrefois, lorsque le café était une denrée précieuse et réservée aux riches, à la fin du repas on se payait le café du pauvre, c'est--à-dire l'amour, la joyeuse partie de jambes en l'air... Nous sommes juste après la guerre en 1946 et le café, devenu rare, se vend encore à prix d'or sous le manteau. Revenant des armées du général de Gaulle où il a récolté une blessure et une médaille, le héros de cette histoire, sans un rond en poche, n'a guère de quoi s'offrir autre chose que le café du pauvre quand l'occasion s'en présente. Il exerce divers petits métiers extravagants et peu rémunérés. N'empêche, les jupons volent au coin des rues, la jeunesse aidant, c'est tout de même la belle époque. Alphonse rencontre Odette la catholique, qui veut sauver son âme; Lulu, la femme du charcutier, qui lui offre ses charmes imposants et les trésors alimentaires de son arrière-boutique; Jacqueline, la militante trotskiste avec laquelle il défilera de la Bastille à la Nation pour changer le monde; Flora, la comédienne initiatrice des beautés de l'art dramatique; Cricri, la belle pute dont il pourrait faire son gagne-pain si la peur du gendarme n'était pas aussi dissuasive en ces temps reculés où les prêtres avaient des soutanes, les magistrats une guillotine au fond de l'oeil et les dames des porte-jarretelles pour le plaisir de l'honnête et du malhonnête homme. Un livre où le rire ne perd jamais son droit prioritaire dans le Paris pourtant maussade de Monsieur Félix Gouin, président provisoire de la République renaissante. Avec, bien sûr, les bons copains et les mauvaises rencontres qui peuvent vous conduire en galère. L'apprentissage de la vie, de l'amour après la guerre... Une fresque de frasques et de fesses, de tétons, de dessous vaporeux... De baguenaudages à la petite semaine au coin de la rue là-bas. Comme dans une chanson de celle qu'on appelait encore la Môme Piaf.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 1h. 37min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14974
Résumé:Onze voix, onze personnages racontent la fin de l'amour. Comment tout cela est-il arrivé ? Agacements, baisers distraits, affrontements, histoires ratées avant d'avoir commencé, c'est le couple mis à nu, sans les artifices de la fiction. Le couple déchiré et meurtri, quand l'autre n'est plus désiré ou qu'il ne nous désire plus. Quand la conversation amoureuse fait place au monologue et aux reproches. On ne se supporte plus, on ne rêve plus ensemble, on va se séparer. On va parler aux enfants. Ou bien on pense rattraper le temps perdu et on se tait pour éviter le naufrage. La fin de l'amour c'est aussi la disparition de l'être aimé à qui l'on parle seul dans le noir et sans lequel on ne sait plus où est sa place. Ces histoires nous sont familières, nous y retrouvons nos petits arrangements, nos déceptions, notre violence aussi. C'est la vie ordinaire des hommes et des femmes qui tentent, depuis des siècles, l'aventure de l'amour.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 5h. 46min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 19801
Résumé:Des vêtements à peine écartés, des ventres et des reins maladroitement caressés. Des intentions plus que des actes. On donne, on offre, on laisse à l'autre le soin de prendre, de saisir, de posséder. Mais l'autre est dans le trouble de la conquête, avec le trop-plein de lumière qui éclaire la chambre. Il est difficile d'accéder au secret en plein jour. Alors les yeux se ferment, les doigts s'agrippent et les cuisses s'extraient des pantalons. II cherche, soulève, accélère. Je veux bien, veux tout, ne résiste pas. Avoir un corps est la trajectoire d'une enfant qui devient fille, puis femme, racontée du point de vue du corps, une traversée de l'existence, véritable aventure au quotidien où il est question d'éducation, de pudeur, de séduction, d'équilibre, d'amour, de sensualité, de travail, de maternité, d'ivresse, de deuil et de métamorphoses. L'écriture au réalisme vibrant, sensible et souvent drôle, interroge ce corps qui échappe parfois, qui ravit ou qui trahit. Un roman qui rappelle que la tête et le corps entretiennent un dialogue des plus serrés, des plus énigmatiques.
Durée : 4h. 29min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23814
Résumé:Partie en Allemagne comme jeune fille au pair, Laura, à dix-sept ans, découvre tout d'abord qu'elle ne connaît pas si bien la langue de ce pays étranger. Puis c'est au tour de la famille qui l'accueille, un couple et deux enfants, de la troubler par leur simple mode de vie, leur comportement, leurs habitudes. Est-elle venue pour s'occuper des enfants, pour effectuer des tâches ménagères, pour parfaire cette langue ou tout simplement pour grandir enfin ? Elle est arrivée dans une famille banale qui paraît moins déchirée que la sienne, moins lourde de secrets et pourtant, peu à peu, Laura va affronter plusieurs mystères : mystère des origines, de la transmission. Elle aimerait tant déceler à travers ces personnages une vérité, un sens qui lui permettraient enfin de combler les vides et les silences de son adolescence interminable. Reconnaît-elle en s'attachant au seul garçon de la famille le petit frère qu'elle a perdu ? A-t-elle raison d'attendre avec autant de fièvre des nouvelles des siens restés en France ? Parce qu'elle retrouve chez le grand-père des enfants un exemplaire de Mein Kampf elle est prête à tirer des conclusions hâtives et ne peut s'empêcher de lire ces pages frappées d'interdit qui la révulsent tout en la fascinant. La mère des enfants tombe malade. Le père semble se rapprocher de Laura chaque jour...
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 3h. 20min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15318
Résumé:Il ne faut pas dire ce que je fais quand mon institutrice inscrit sur le tableau : raconter une soirée d'automne. II ne faut pas écrire : La nuit qui tombe à cinq heures. Le bruit de la cocotte-minute, le bruit du mixer, la chaise vide de ma soeur, la louche pour servir la soupe, le lait que mon demi-frère verse dans la soupe pour la refroidir, le silence autour de la table. II ne faut pas écrire : Celle qui n'est pas ma mère assise en face de moi. Le début de fou rire qui nous envahit, mon demi-frère et moi, et notre détresse qui grandit en même temps que le jour diminue. II ne faut pas confondre l'énoncé des rédactions avec de vraies questions. Je dois inventer un monde spécialement pour le raconter à mon institutrice. J'apprends qu'on ne peut pas tout dire.
Lu par : Ada Marra
Durée : 4h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 6611
Résumé:André Gide, exalté, sensuel, lyrique. "Les Nourritures Terrestres", oeuvre de jeunesse, est un hymne panthéiste. Il célèbre la vie, la nature, le désir. Sa composition est kaléidoscopique. Les genres y sont mêlés : notes de voyages, fragments de journal intime, rondes et ballades, dictionnaire poétique, dialogues fictionnels. Toutes les formes d'écriture sont convoquées pour dire l'ardeur avec laquelle Gide tente d'exister. Il invite le lecteur à éduquer sa sensibilité : tendre vers une acuité de l'instant, du mouvement, du dénuement. Vers l'amour, libéré de ses contraintes morales ou religieuses. Gide rend hommage à la Création toute entière et prône une vie nomade, sans attaches. Son style est à l'images de ses intuitions : libre, sauvage et intensément poétique.
Durée : 3h. 5min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 7500
Résumé:Adolescent, une phrase d'André Breton m'avait frappé : la beauté absolue, écrivait-il, est indescriptible. A partir de là, au lieu de décrire des merveilles, il les reproduisait en photo. J'avais alors ressenti un malaise. Ce malaise a perduré en moi et, au fil des ans, je me disais : comment peut-on douter de sa langue ? Dans la Pierre et le Saguaro j'ai voulu donner à voir la beauté absolue, pour moi, le désert américain. Celui du Sud-Ouest, riche de deux éléments emblématiques, l'un la pierre, dont les hauts lieux sont Grand Canyon, Bryce Canyon et ce Monument Valley que j'ai vu quatorze fois ; chaque fois le découvrant et le redécouvrant, je suis tombé à genoux... L'autre, le saguaro, dit aussi cactus-candélabre, géant incroyable d'allure, de force, de splendeur, l'arbre-roi du désert de Sonora. La Pierre et le Saguaro : à travers ces deux symboles, Yves Berger a conçu un livre comme tissé d'images. Roman minéral, cantique végétal, tout, ici, célèbre le bonheur de voir et de se perdre sur un territoire qui est, à jamais, celui des songes et de la littérature.
Lu par : Serge Vulliens
Durée : 6h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 4303
Résumé:Comment revivre au présent l'immense légende américaine, depuis le jour où trois caravelles quittèrent l'ancienne Europe jusqu'à cet instant, béni entre tous, où un jeune Français découvre, à la fin de la dernière guerre, que les héros de ses songes libèrent son propre pays ? Telle est la question qui hante Les Matins du Nouveau Monde. On découvrira là, à travers les rêves intenses d'un adolescent d'Avignon, l'entrelacs de deux histoires : La sienne, celle de sa famille, à l'heure où l'armée allemande envahit la France et la piétine ; et l'autre, celle du Nouveau Monde dont les mythes et les symboles furent sa première respiration.
Lu par : André Cortessis
Durée : 2h. 48min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20952
Résumé:Je m'étais pourtant interdit de fouiller, de m'enliser dans la lecture d'affaires périmées. Mon cabinet parisien, "Maître Emmanuel Tapiro & associés", suffoquait pour de bon mais, seul descendant des fondateurs, j'avais beaucoup de mal à me séparer de la masse de papier accumulée par mes aïeux et prédécesseurs. C'est ainsi que j'attrapai, un après-midi, une pile de cartonnages desséchés, ligotés par une mince cordelette, et que je dénouai le fagot pour découvrir ce qui était baptisé en capitales tracées à l'aide d'une règle : "LE PROCES DU DRAGON". Un geste qui allait de nouveau mettre mes pas dans ceux de mon grand-père, maître Vincent Tapiro, et m'entraîner sur l'île de Komodo, près d'un siècle plus tôt, dans les méandres d'une sombre affaire de disparition d'une famille de missionnaires hollandais. Un geste, surtout, qui allait m'apprendre combien rouvrir un vieux dossier peut s'avérer dangereux et révéler de lourds secrets.
Durée : 2h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16304
Résumé:Une femme décide de quitter Paris avec les siens et de s'installer dans un village du Sud. Pendant l'hiver qui suit, elle s'effondre. Le froid vient jusque dans ses os. Dans le creux de ses mains qui tremblent. Le miroir ne lui renvoie plus son visage, mais des éclats de tôle. Peut-on revenir de ce pays lointain ? "L'usure des jours est l'histoire du passage de la jeunesse à l'âge adulte, de la névrose à l'amour. Une mue qui a presque l'allure d'une récompense."
Lu par : Anik Friederich
Durée : 4h. 43min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14659
Résumé:Ma mère n'aimait pas les blondes. C'est un sentiment assez ordinaire chez les petites boudinées au poil brun. N'empêche, tes blondes le lui ont bien rendu. Elle détestait aussi les médecins. Seulement cette fois, c'était pour les avoir trop aimés. Le premier qu'elle engloba dans cette haine fut sans conteste celui qui la délivra de moi. Le 21 juin 1958, Anne-Marie a tout juste vingt ans quand, après douze heures d'un travail difficile, ce toubib administre une vigoureuse fessée à l'enfant qu'elle vient de mettre au monde. Je suis laid, maigre et plutôt blond pour ce que la rareté de mes cheveux permet d'en juger. Ma mère m'appelle Bruno : elle a décidé que je serai grand, fort et brun.
Durée : 1h. 3min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30611
Résumé:L'essai d'Elisabeth Badinter intitulé Le Conflit soulignait, l'an passé, la dureté de l'injonction faite aux femmes par l'obligation non seulement d'être mères, mais de l'être absolument, dans un fantasme de perfection typique d'une société où la sphère privée est devenue un spectacle permanent. En écrivant à l'enfant qu'elle a choisi de ne jamais concevoir, Linda Lê s'affranchit du monde en général pour poser un regard strictement personnel sur sa volonté de ne pas devenir mère. Ce travail autobiographique lui permet d'éclairer les premiers jalons qui, dans l'enfance, préparent l'expression de sa liberté d'adulte. La figure étouffante de la mère et une adolescence passée dans un monde exclusivement féminin contribuent à forger un désir de soi, aussi évident que douloureux à porter dans le regard de l'autre, et plus particulièrement de cet homme, S. Car l'homme qu'elle aime veut avoir des enfants. Chaque jour il tente de lui montrer que son refus se fonde sur l'erreur : erreur d'analyse, trop intellectuelle ; erreur ontologique d'un égocentrisme qui aurait mal tourné ; erreur personnelle, d'une peur jamais confrontée, etc. La narratrice, elle, en lieu et place d'idées toutes faites, voit défiler de simples images, précises et palpables : celle d'un enfant qu'elle ne saurait pas aimer, quelle que soit son identité, et celle d'un écrivain qui perdrait forcément la sienne à l'éduquer. "On ne part pas à la conquête du Graal avec une poussette", écrivait Karen Blixen. Et là où l'expression de la liberté devient intolérable aux yeux des notaires de ce monde exigeant une conversion systématique au modèle de la famille, la narratrice écarte toute forme de dureté, toute prétention à une règle édifiée à d'autres qu'elle-même. Bien au contraire, c'est toute la douceur de son amour qu'elle offre à cet enfant qui n'existera jamais, mais vit sans cesse, à chaque seconde, dans l'imaginaire lumineux de sa conceptrice.