Contenu

Scènes de ma vie

Quatrième de couverture
Rien ne destinait Franz Michael Felder (1839-1869) à laisser une trace de sa brève existence. Paysan pauvre d'une vallée perdue d'Autriche occidentale, il eut à vaincre mille obstacles, à commencer par les préjugés de son milieu, pour accéder à la littérature et à la poésie, objets précoces de son ambition. Auteur de romans, de poèmes, d'essais et d'une ample correspondance, il laisse surtout un chef-d'œuvre, publié au lendemain de sa mort : son autobiographie. S'il faut lire ce livre, ce n'est pas seulement parce qu'il s'agit probablement de la toute première fois où s'éleva, dans l'empire autrichien (et même en Europe), une voix venue des profondeurs de ce monde rural que tant de romanciers idéalisaient alors sans le connaître. En effet, voir dans les Scènes de ma vie un document sur la paysannerie, ce serait passer à côté du génie de Felder. Ce qui sidère le lecteur d'aujourd'hui, c'est l'évidence de sa vocation littéraire. Dans la langue exceptionnellement fidèle, riche et imagée de la traduction d'Olivier Le Lay, Felder parvient à rendre intensément présentes toutes les situations qu'il décrit. Dès les premières lignes du livre, il est là, en chair et en os, qui entreprend de raconter les « vies minuscules » de ses compatriotes et la sienne, sans apitoiement : simplement pour en dégager la vérité universelle.
Durée: 10h. 20min.
Édition: Paris, Verdier, 2014
N° de notice: 32885
ISBN: 9782864327516

Documents similaires

De:Pieri, Monique Lu par:Jocelyne Corbaz
Durée:9h. 18min.
Genre:Biographie/témoignage
Quatrième de couverture:A la fin des années septante de nombreux paysans suisses partent pour le Canada. Monique Pieri relate cette émigration dans le journal "Le Sillon Romand" aujourd'hui "Terre et Nature". Dans ce livre, l'auteur raconte l'histoire de sa mère Liliane Stähli qui, elle aussi, s'en est allé de l'autre coté de l'Atlantique. Se retrouvant seule après un divorce, elle ne peut vivre éloignée de la terre et de ses chevaux, mais elle ne trouve pas de domaine en Suisse romande qui lui convienne. Elle décide donc d'aller s'établir au Québec et d'y acheter une ferme. La force, le courage, l'entêtement de cette femme qui travaille comme un homme (ou même plusieurs !) nous tient en haleine. Au travers de l'histoire de cette famille, nous vivons une aventure qui nous fait découvrir les difficultés et les joies de l'intégration et de l'adadptation au climat parfois très rude du Québec.
De:Delbousquet, Emmanuel Lu par:Jean-Pierre Delaunoy
Durée:4h. 44min.
Genre:Roman terroir
Quatrième de couverture:Une histoire d'amour impossible témoignant du quotidien et de la culture de la paysannerie gasconne. ©Electre 2017
De:Dubois, Yvonne Lu par:Elisabeth Mithieux
Durée:7h. 44min.
Genre:Biographie/témoignage
Quatrième de couverture:Yvonne Dubois est paysanne. Petite exploitante ! A une vingtaine de kilomètres d'Annecy, à Allèves, au pied des pentes boisées et rocheuses du Semnoz. En lisant par hasard le roman de Zola « La Terre », elle découvre la méconnaissance des paysans. Elle en est blessée, révoltée. Pourquoi les paysans n'écriraient-ils pas eux-mêmes leur vie de tous les jours ? « Alors, j'ai décidé de décrire la vie de la seule paysanne que je connaisse : la mienne. »

Petite brume

De:Rochat, Jean-Pierre Lu par:Gilbert Bezençon
Durée:2h. 45min.
Genre:Roman terroir
Quatrième de couverture:Une tragédie contemporaine. En une journée, dans la cour de sa ferme, la vie d’un paysan bascule : tous ses biens ainsi que ses bêtes sont vendus aux enchères. Un monde s’écroule, rendu avec passion et authenticité par l’écriture charnelle de Jean-Pierre Rochat. Un roman comme un cri de détresse de la cause paysanne.

La vache

De:Sterchi, Beat Lu par:Marianne Pernet
Durée:16h. 8min.
Genre:Roman : au sens large et aventures
Quatrième de couverture:« Dans La Vache, il y a le monde d’Innerwald, ce havre qu’est l’étable, où, ballottées par les saisons, vivent et rêvent les vaches de Knuchel que nous apprenons à connaître, à reconnaître, à caresser du regard. Et puis il y a le monde social, celui des cafés où les poings s’abattent tandis que les chopes s’élèvent, où jalousies et mesquineries se tressent autour de la peur de l’étranger. Enfin, il y a le monde de l’abattoir, auquel est dévolu un chapitre sur deux, situé à sept ans du temps des pâturages. Deux traits saillent au fil des pages, qui reviennent et finissent par se mêler : xénophobie, abattage. Roman réaliste ? Récit champêtre assorti d’une critique sociale ? Vie d’une vache ? Comment décrire la sanglante odyssée de Blösch et la descente aux abattoirs d’Ambrosio ? S’il y a réalisme dans ces pages irradiées d’une minutie sensible au moindre détail, c’est un réalisme de la chair, de l’incarnation. »

Paroles de paysans

De:Guillaumin, Emile Lu par:Claude Garnier
Durée:18h. 27min.
Genre:Roman terroir
Quatrième de couverture:Contient : La vie d'un simple d'Emile Guillaumin, Compagnons de labours de Jean Robinet et Petite chronique de la boue de Marius Noguès. Des romans ayant pour cadre le milieu paysan et la campagne. Le premier se déroule dans le Bourbonnais, le suivant dans la Brie et le dernier dans le Gers.
De:Hélias, Pierre Jakez Lu par:Daniel Martin
Durée:21h. 53min.
Genre:Biographie/témoignage
Quatrième de couverture:"Trop pauvre que je suis pour posséder un autre animal, du moins 'le Cheval d'Orgueil' aura-t-il toujours une stalle dans mon écurie." Ainsi parlait à l'auteur son petit-fils, l'humble paysan Alain Le Goff qui n'avait d'autre terre que celle qu'il emportait malgré lui aux semelles de ses sabots de bois. "Quand on est pauvre, mon fils, il faut avoir de l'honneur. Les riches n'en ont pas besoin." Et l'honneur consiste à tenir et à faire respecter son rang, si humble soit-il. Au pays bigouden, on ne redoute rien tant que la honte qu'on appelle "arvez". Tout le reste est supportable. L'auteur a grandi dans ce sentiment. Avant d'apprendre le français, il a été élevé en milieu bretonnant, dans une société qui vivait selon un code strictement établi. Il n'enseigne pas, il raconte minutieusement comment on vivait dans une "paroisse" bretonnante de l'extrême Ouest armoricain dans la première moitié de ce siècle. Il nous fait partager sa profonde conviction : ceux qui jugent les paysans comme des êtres grossiers sont eux-mêmes des esprits sommaires et naïfs. Il affirme que ce sont des siècles de mépris culturel qui ont fini par déclencher jacqueries et révoltes chez les paysans de notre pays. Et puis, un jour, "le Cheval d'Orgueil" a secoué furieusement sa crinière !

Hommes et destins

De:Zweig, Stefan (1881-1942) Lu par:Marianne Pernet
Durée:6h. 52min.
Genre:Biographie/témoignage
Quatrième de couverture:Saisir les traits essentiels d'une personnalité, concentrer en quelques pages le sens d'une destinée : c'est en quoi excelle Stefan Zweig, autant qu'à travers ses essais ou ses grandes biographies, dans les brefs portraits rassemblés ici, articles de journaux, préfaces, textes écrits à l'occasion d'un décès ou d'un anniversaire. Lui-même a connu un grand nombre des personnages évoqués : ainsi Romain Rolland, joseph Roth, Rainer Maria Rilke, Rabindranath Tagore, qu'il côtoya ou qui furent des amis. Sur d'autres, rencontrés ponctuellement - Albert Schweitzer, Theodor Herzl -, il livre un témoignage précieux. Mais qu'il s'agisse d'écrivains - Proust, Ramuz... -, du musicien Mahler, de l'homme politique Jaurès, ou de Sigmund Freud, Zweig portraitiste cherche avant tout la compréhension intime et chaleureuse, la proximité humaine, l'empathie. Et c'est finalement, à travers vingt-deux visages, un autoportrait qui nous est donné du grand écrivain autrichien, avec ses questions, ses doutes, ses hantises.

Romain Rolland

De:Zweig, Stefan (1881-1942) Lu par:Suzanne Bettens
Durée:10h. 41min.
Genre:Biographie/témoignage
Quatrième de couverture:C'est une biographie en forme d'hommage que Stefan Zweig consacre en 1920 à Romain Rolland, l'un " des plus grands écrivains de la France actuelle " d'après lui. Hommage à un ami, puisque les deux hommes ont entretenu une longue correspondance, mais surtout à celui que Zweig présente comme un de ses " maîtres intellectuels ", un guide aux accents parfois prophétiques, une conscience. Décrivant à la fois le parcours de l'écrivain et l'œuvre, Zweig s'attache à en montrer la profonde unité. Esprit libre, tout imprégné de grandeur morale, l'auteur de Jean-Christophe met son art au service de l'humanité. Retraçant les engagements successifs de Rolland, Zweig souligne son courage, son héroïsme même quand, presque seul contre tous, il dénonce la folie belliciste qui s'est emparée de toute l'Europe en 1914. Paru pour la première fois en français en 1929, ce texte permet de redécouvrir une des grandes figures littéraires de la première moitié du XXe siècle. Il met en lumière les idéaux de Zweig, pacifiste convaincu et inlassable défenseur d'une certaine idée de la culture européenne, mais homme de lettres avant tout, quand son modèle - et cette différence jettera plus tard une ombre sur leur amitié - se voulait aussi un homme d'action. Une préface de Serge Niémetz, l'auteur de Stefan Zweig, le voyageur et ses mondes (Belfond, 1996), apporte un passionnant éclairage sur la complexité de la relation entre les deux hommes et son évolution en regard des enjeux qui secouent l'Europe dans les années 1930 et jusqu'à la mort de l'écrivain autrichien.
De:Buber, Martin Lu par:Isabelle Chabanel
Durée:2h. 42min.
Genre:Biographie/témoignage
Quatrième de couverture:
De:Dupuy, Fernand Lu par:Manon
Durée:9h. 38min.
Genre:Société/économie/politique
Quatrième de couverture:Témoignage d'un enfant du pays sur le monde villageois du Limousin et du Périgord vert.

L’Ukrainienne

De:Winkler, Josef Lu par:Françoise Dufour
Durée:10h. 20min.
Genre:Biographie/témoignage
Quatrième de couverture:Pendant qu’il écrit son troisième roman, Langue maternelle, qui paraîtra en 1982, Josef Winkler loue une chambre dans une ferme de montagne de Carinthie. Il noue alors une relation de confiance avec sa logeuse, qui se met à lui raconter sa vie : née en 1928 en Ukraine, elle est arrivée en Autriche à l’âge de quinze ans, amenée de force avec sa sœur par l’armée allemande pour travailler dans une exploitation agricole. C’est à Nietotchka Vassilievna Iliachenko que l’écrivain donne la parole dans la plus grande partie de ce livre. le lecteur suivra ainsi le destin douloureux de la jeune paysanne dont la famille fut éprouvée par les expropriations massives, puis par l’Holodomor, « l’extermination par la faim » infligée à l’Ukraine par le pouvoir soviétique. Une figure, celle de la mère qu’elle n’a jamais revue, domine cette autobiographie d’une intensité bouleversante et dont Josef Winkler a tenu à préfacer la traduction française. Elle est accompagnée de documents authentiques : les lettres de la mère à ses deux filles.