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La fabrique de la défiance: ... et comment s'en sortir

Résumé
La défiance est au coeur du pessimisme français. Elle détruit inexorablement notre goût de coopérer et de vivre ensemble. Elle n'est pourtant pas un héritage culturel immuable. Au terme d'une analyse iconoclaste, Yann Algan, Pierre Cahuc et André Zylberberg, trois économistes réputés, montrent comment la défiance résulte d'un cercle vicieux où le fonctionnement hiérarchique et élitiste de l'école nourrit celui des entreprises et de l'Etat. S'y ajoute une logique corporatiste, où chaque profession essaie de tirer au mieux parti de l'argent public, le plus souvent... au détriment des autres. En amorçant des réformes vite abandonnées, en multipliant les faveurs fiscales ciblées, en laissant proliférer les conflits d'intérêts, le pouvoir a au contraire, depuis une décennie, aggravé la crise. Sommes-nous pour autant condamnés à cet engrenage paralysant ? Un Etat libéré des logiques clientélistes, une école moins obsédée par les classements, une renonciation aux statuts de toutes sortes sont autant de moyens de sortir du déclin qui nous menace. En vérité, le changement ne passe pas forcément par l'ambition de tout changer tout de suite. Il n'y a pas de fatalité au mal français, au contraire. La confiance aussi se fabrique : c'est la bonne nouvelle de ce livre !

Pas disponible en CD.

Durée: 6h. 25min.
Édition: Paris, Albin Michel, 2012
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ISBN: 9782226240101
CDU: 301

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Résumé: Il faut s’en alarmer : la culture est aujourd’hui attaquée dans tous ses territoires. Arts plastiques, littérature, cinéma, musique... Au nom des bonnes mœurs, de la lutte contre le racisme ou la souffrance animale et autres nobles causes, des ligues de vertu du troisième millénaire et des citoyens ordinaires manifestent, agissent auprès des élus, pétitionnent sur les réseaux sociaux, toujours pétris des meilleures intentions. Sous des prétextes apparemment légitimes, le principe de liberté d’expression, avec ses limites communément admises (racisme, antisémitisme…), subit d’incessants coups de boutoir. Il existe pourtant des solutions médianes, permettant de concilier le devoir de mémoire, le respect de l’égalité entre les citoyens, le droit des minorités, avec l’amour de l’art et de la liberté. La clé est sans doute dans la pédagogie, le développement d’appareils critiques repensés. Il est urgent d’analyser ce que cherche à imposer cette nouvelle morale en forme de censure, de dire par qui elle est pensée et activée, d’où elle vient, quels intérêts elle sert, de montrer ses limites et ses paradoxes. Nous devons préserver la culture de ces revendications qui fusent à la vitesse d’un tweet.