La fin des journaux et l'avenir de l'information
Résumé
Montée en puissance d'Internet, migration des budgets publicitaires et des petites annonces vers les médias électroniques, désaffection du jeune public pour l'écrit, culture du tout-gratuit... Telle est la révolution en cours de la presse écrite. Mais elle masque l’édification de puissants monopoles économiques pour lesquels l’information numérique n’est qu’un produit d’appel parmi d’autres, et l’érosion de l’intérêt de nos sociétés pour l’information. L’information se polarise. D’un côté, une information pauvre pour les pauvres, gratuite, rapide, répétitive, voire robotisée grâce aux algorithmes qui permettent de détecter les envies des internautes en même temps que les sujets pour lesquels les annonceurs sont disposés à payer. De l’autre, une information riche pour les riches, sélectionnée (pour économiser du temps), hiérarchisée et validée – tout ce qui naguère était nécessaire à une démocratie pour que chacun, quelle que soit sa condition, puisse exercer sa citoyenneté. Le monde de l’information n’est pas appelé à disparaître, il est promis à une réinvention dont on n’a pas encore idée.
Pas disponible en CD.
Lu par :
Alain Masson
Genre littéraire:
Société/économie/politique
Mots-clés:
Littérature française
Durée:
5h. 55min.
Édition:
Paris, Gallimard, 2009
Numéro du livre:
24212
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782070122721
Collection(s):
Le Débat
CDU:
002
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Lu par : Etienne Maignen
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Genre littéraire : Société/économie/politique
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Lu par : Etienne Maignen
Durée : 10h. 3min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 22758
Résumé:Voilà un livre qui ne se contente pas des constats habituels sur la crise du syndicalisme. L'auteur, chercheur à l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires), fait une analyse plutôt critique de la situation française. Selon lui, les syndicats ont conclu un véritable "pacte faustien" avec l'Etat au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ils ont accepté l'instauration de critères de représentativité qui autorisent des syndicats minoritaires à signer des accords. Ils ont également admis le principe de la représentation proportionnelle, qui les place "dans un état de concurrence permanente" et favorise la "guerre de tous contre tous". Chaque syndicat est en effet incité à se démarquer idéologiquement et tactiquement des autres organisations de salariés et à dénoncer leur action, plutôt qu'à travailler avec elles. Ces règles ont permis aux centrales syndicales reconnues comme représentatives d'être assurées de leur survie, en dépit de la baisse de leur nombre d'adhérents. Mais cela les a également menées à abandonner leur fonction de représentation des salariés et à laisser l'Etat mener la danse à leur place. Résultat: même si elle est également liée à d'autres facteurs économiques et sociaux, la crise du syndicalisme a été "plus précoce et plus radicale" en France que partout ailleurs en Europe.