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Le parlement des invisibles

Résumé
Une impression d'abandon exaspère aujourd'hui de nombreux Français. Ils se trouvent oubliés, incompris, pas écoutés. Le pays, en un mot, ne se sent pas représenté. Le projet Raconter la vie, dont cet essai constitue le manifeste, a l'ambition de contribuer à le sortir de cet état inquiétant, qui mine la démocratie et décourage les individus. Pour remédier à cette mal-représentation, il veut former, par le biais d'une collection de livres et d'un site internet participatif, l'équivalent d'un Parlement des invisibles. Il répond ainsi au besoin de voir les vies ordinaires racontées, les voix de faible ampleur écoutées, la réalité quotidienne prise en compte. L'entreprise Raconter la vie ouvre un espace original d'expérimentation sociale et politique, autant qu'intellectuelle et littéraire.

Pas disponible en CD.

Durée: 1h. 37min.
Édition: Paris, Seuil, 2014
Numéro du livre: 28268
ISBN: 9782370210166
Collection(s): Raconter la vie
CDU: 301

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Lu par : Audrey Vandomme
Durée : 10h. 51min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 24274
Résumé:Voir est une arme du pouvoir. Depuis la vidéosurveillance jusqu'à l'imagerie médicale en passant par les satellites qui balayent la planète, d'innombrables dispositifs s'acharnent à nous rendre intégralement visibles. On cherche à tout voir, jusqu'à la transparence. Faire ses courses à Londres ces temps-ci, c'est être filmé plus de trois cents fois. On surveillait jadis les criminels, aujourd'hui on surveille surtout les innocents. Mais au-delà de la surveillance, ce regard global infiltre tous les domaines de nos vies, de la naissance à la mort. L'idéologie de la transparence menace nos existences, l'espace privé de nos maisons et l'intérieur de nos corps, dissolvant un peu plus chaque jour notre part d'intime et de secret. La science et la technique ont bricolé un dieu omnivoyant électronique, un nouvel Argos doté de millions d'yeux qui ne dorment jamais. Plus que dans une civilisation de l'image, nous sommes entrés désormais dans une civilisation du regard. Dans une langue brillante, documentée et très accessible, Gérard Wajcman explore et questionne cette idéologie de l'hypervisible.