Faber le destructeur: roman
Résumé
Dans une petite ville imaginaire de province, Faber, intelligence tourmentée par le refus de toute limite, ange déchu, incarne de façon troublante les rêves perdus d'une génération qui a eu vingt ans dans les années 2000, tentée en temps de crise par le démon de la radicalité. "Nous étions des enfants de la classe moyenne d'un pays moyen d'Occident, deux générations après une guerre gagnée, une génération après une révolution ratée. Nous n'étions ni pauvres ni riches, nous ne regrettions pas l'aristocratie, nous ne rêvions d'aucune utopie et la démocratie nous était devenue égale. Nous avions été éduqués et formés par les livres, les films, les chansons, par la promesse de devenir des individus. Je crois que nous étions en droit d'attendre une vie différente. Mais pour gagner de quoi vivre comme tout le monde, une fois adultes, nous avons compris qu'il ne serait jamais question que de prendre la file et de travailler".
Lu par :
Marianne Pernet
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature française
Durée:
13h. 3min.
Édition:
Paris, Gallimard, 2013
Numéro du livre:
19780
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782070141531
Documents similaires
Lu par : Sylvie Fournier
Durée : 16h.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 31539
Résumé:Sept histoires qui traitent de la drogue, d'art, de militantisme politique, de religion, de mode, d'extraterrestres et d'immortalité pour finalement composer une fresque de la société contemporaine. A travers les personnages dépeints, elle explore les différents milieux sociaux et révèle les doutes et les illusions auxquels l'homme doit faire face.
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 9h. 15min.
Genre littéraire : Humour-satire
Numéro du livre : 18021
Résumé:Le narrateur de ce roman, Doogie, est un jeune chimpanzé (Pan troglodytes troglodytes). Le sol du continent africain, dévasté par des guerres, des famines et une vague de pollution chimique, a été laissé expérimentalement en jachère. Partout ailleurs, l'espèce humaine s'est retranchée dans les villes et à l'intérieur de vastes stations orbitales. Un immense zoo près du lac Victoria accueille scientifiques et étudiants afin d'observer la faune préservée... C'est là que Doogie a été élevé, dans une famille de chercheurs, en compagnie de deux enfants : Donald et sa soeur, la bien-aimée Janet. Tout autour, à perte de vue, la jungle de jadis a repris ses droits. Singe génial et attachant, Doogie a appris à parler - à l'aide du langage des signes, d'écrans tactiles et de lexigrammes - un dialecte baroque et rapiécé.
Lu par : Françoise Majesté
Durée : 5h. 23min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 33412
Résumé:Au XVIIIe siècle, un nouveau fluide fascine le monde : l'électricité. L'intensité devient un idéal ordinaire pour l'homme et un concept savant de philosophie, de la puissance nietzschéenne au vitalisme de Deleuze, de l'excitation nerveuse des libertins à l'adrénaline du désir, de la performance et des sports extrêmes... L'intensité est une puissance qui organise le monde et vivre le plus fort possible représente la valeur suprême de l'existence. Un idéal contemporain séduisant mais aussi un piège, qui produit peut-être le contraire de ce qu'il promet. Tristan Garcia bâtit une magnifique philosophie éthique de l'intensité.
Lu par : Dominique de Germay
Durée : 6h. 57min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 36479
Résumé:Florence est institutrice en maternelle. Dans sa classe, il y a la timide Emeline, étouffée par sa mère, et Théo, désobéissant car délaissé par ses parents. Florence, qui souffre de ne pas être mère elle-même, va tout faire pour aider ses élèves à avancer sur le chemin de l'enfance.
Lu par : Dominique Bonnieux
Durée : 2h. 11min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23791
Résumé:Au Gymnasium, le lycée de la ville haute, il y a les jaguars, programmés pour la réussite, et quelques rois du ruisseau, des Gavroche et des Esmeralda égarés. Comme Tadeusz et ses mains rouges. Il porte des maillots de sport ou des chemises de bûcheron, vit en banlieue, excelle en russe. Personne ne le connaît vraiment. Il est étrange, bizarre, solitaire, d’ailleurs. Un peu comme cet ange, sans sexe et sans âge, qui se noie dans les pages des livres, au point d’en oublier les autres et son propre corps. Un ange de dix-sept ans qui pense, dort, rêve en grec, sa matière préférée. Une passion qui s’incarne dans Amours des dieux et des héros, le livre le plus précieux de la bibliothèque du lycée. Un jour, cette raison d’être disparaît des rayonnages. À son retour, le livre n’est plus le même, avec, entre ses pages, les traces d’un autre. Comment alors supporter la réalité quand le paradis est aux mains rouges d’un inconnu et que la vie gronde de plus en plus fort, de plus en plus dangereusement ?
Lu par : Geneviève Cail
Durée : 7h. 46min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 30643
Résumé:Par le truchement du souvenir, ce roman se présente comme le récit de la vie du patriarche Gumaalo qu'un père fait à sa fille dans une sorte de transmission des codes et des symboles. Mais la biographie du patriarche Gumaalo est entrée dans une histoire coloniale aux prises avec les pratiques traditionnelles d'une société sénégalaise dominée par le féodalisme. Il se dégage de ce récit, qui se présente comme un roman historique, une atmosphère lourde de contradictions du système colonial et des mutations sociopolitiques qui ébranlent les fondements de la société africaine traditionnelle.
Lu par : Marina Froidevaux
Durée : 2h. 16min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15216
Résumé:Il n'y a rien de plus trompeur qu'une soupe ! Mixture faite d'éléments disparates qui, broyés, cuits et recuits, deviennent méconnaissables, il est rare qu'on parvienne à deviner tous les ingrédients qui la composent... C'est l'une des nourritures les plus ambigues et les plus secrètes. Y compris dans ses effets : elle sustente et réchauffe, mais elle peut aussi dégoûter et brûler. Marie, couturière de son état, a nourri Bernard, le fils qu'elle ne désirait pas, de son amertume en somme d'une soupe où la souffrance le disputait à la colère. La jeune mère a certainement, en cours de cuisson, rajouté une pincée d'amour mais ça n'a fait que des grumeaux. Malgré les années, malgré toute sa bonne volonté, il y avait quelque chose de pourri dans le brouet.
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 6h. 38min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20135
Résumé:Eugène Gibloz est un employé pâlichon au légendaire rayon outillage en sous-sol du Bazar de l'Hôtel de Ville. Le soir venu, il a rendez-vous avec la vraie vie. Il abandonne sa tenue de grisaille et endosse une panoplie de cow-boy. Bottines brodées avec éperons, bandanas et chaps en cuir de buffle. Il effraie les vieilles dames et fait battre des mains les enfants. Pistolets à peinture ou colts nickelés de calibre 44 à canon court, il ne sait plus bien ce qu'il porte à la ceinture... Arsenal et quincaillerie s'enchevêtrent. Vieux Stetson vissé sur la tête, menton inquisiteur, le justicier à l'épate voudrait faire régner l'ordre au centre de Paris. Dans son quartier, dans son district, shérif d'un Marais à temps plein. Prompt à l'algarade, adepte de querelles au comptoir, ses journées cahotent entre parodie de film B et désespoir à gros grumeaux.
Lu par : René Bonnin
Durée : 3h. 6min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 31543
Résumé:Le narrateur, à la demande d'une psychiatre, raconte les événements qui, en l'espace de cinq jours, ont dévasté sa vie. Tout commence lorsque ce vendeur de téléphones mobiles apprend le décès de son père, avec lequel il entretenait des rapports très lointains. Afin d'organiser les obsèques, le jeune homme se rend dans la petite ville où vivait le défunt et s'installe dans la maison paternelle. Il fait alors une découverte terrifiante qui le plonge, au fil d'un enchaînement insidieux de faux pas, dans une situation cauchemardesque. On retrouve ici ce qui faisait la force du premier roman d'Alexandre Postel : une narration implacable et ironique, qui donne au récit la forme d'une tragédie. Le sentiment de culpabilité, au centre du texte, génère une atmosphère trouble et inquiétante : jusqu'à la dernière ligne, le lecteur hésite entre l'empathie, la révolte et l'effroi.
Lu par : Martine Moinat
Durée : 12h. 30min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 33120
Résumé:En 2009, de retour d'Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes au cours d'une embuscade tendue par les talibans, le lieutenant Romain Roller souffre d'un syndrome de stress post-traumatique. Durant le sas de fin de mission qui a lieu sur l'île chypriote de Paphos, il a une liaison passionnée avec une jeune journaliste et romancière, Marion Decker. Il revoit également Osman Diboula, un ancien éducateur social, fils d'immigrés ivoiriens, qu'il a connu pendant son enfance à Clichy-sous-Bois, et devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité montante de la vie politique française. Le retour en France de Roller auprès de sa femme et de son fils se passe mal. Seule sa liaison avec Marion Decker parvient à le sortir de sa torpeur, jusqu'à ce qu'il apprenne qu'elle est mariée à l'un des plus grands chefs d'entreprise français, le flamboyant François Vély, fils d'un ancien ministre juif ayant participé à la résistance dans le maquis de l'Yonne. Grand patron de presse, François Vély est un homme d'influence. Mais à la veille d'une importante fusion avec une société américaine, il pose pour un magazine sur une oeuvre d'art représentant une femme noire et il est accusé de racisme. Son empire est ébranlé par ce scandale, qui inonde les réseaux sociaux. Osman Diboula va prendre sa défense, bien qu'il soit lui-même récemment tombé en disgrâce aux yeux du Président de la république, qui l'a écarté brutalement de ses proches conseillers. Le destin de ces trois hommes se trouve alors inextricablement lié... Roman sur l'épreuve et les pièges de l'assignation identitaire, L'insouciance est également une réflexion sur la guerre politique, sociale, et les possibilités de la reconstruction. Ce récit puissant, remarquablement construit, aborde les questions d'actualité les plus brûlantes (racisme anti-noir, campagne de calomnie sur le net, terrorisme religieux) avec beaucoup d'intelligence et d'originalité. Les personnages se retrouvent confrontés à des passions ou des difficultés qui menacent de les emporter et traduisent ce sentiment d'insécurité qui marque désormais la fin d'une certaine insouciance dans notre pays.
Lu par : Beslon
Durée : 12h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21327
Résumé:Qu'un jeune garçon apprenne qu'il n'est pas le fils de son père, qu'il décide de ne pas se présenter à ses examens et de partir au hasard de certaines rencontres : jusque-là, rien que de très commun. Mais qu'il croise la route tordue de faussaires en tout genre, d'enfants qui trafiquent de la fausse monnaie ou de tricheurs ès sentiments, et l'histoire se transforme en une folle épopée où les différents fils se mêlent et s'emmêlent pour mieux finir par démêler tous les mensonges. Singulier roman que cette croisée de destins et de personnages : il surprend et fascine, tant il ne ressemble à rien de connu tout en conservant une structure parfaitement attendue. Manière de symphonie, où Gide, qui tenait Les Faux-Monnayeurs pour l'un de ses textes les plus aboutis, orchestre les thèmes qui lui sont chers : l'adolescence et ses tourments, les troubles d'identité, mais surtout le mensonge, le faux sous toutes ses facettes, qu'il débusque avec acharnement, pour qu'enfin les masques tombent.
Lu par : Annie Séjourné
Durée : 5h. 52min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21775
Résumé:Il y a aujourd'hui, en France, ou ailleurs, quelqu'un qui se trouvait au volant d'une Fiat Uno blanche sous le tunnel de l'Alma, peu après minuit, le 31 août 1997, quand la Mercedes de la princesse Diana l'a dépassé en trombe, a raclé sa voiture et s'est écrasée sur un pilier, sous ses yeux. Ce quelqu'un ne s'est pas arrêté en voyant l'accident, mais a dépassé à son tour la Mercedes emboutie, a accéléré et filé. Les semaines suivantes, alors que toutes les polices recherchaient la petite Fiat dont on avait retrouvé des débris de feu arrière sous le tunnel, et un peu de peinture blanche sur la carrosserie de la Mercedes, ce témoin numéro un ne s'est pas signalé. Et il a dissimulé sa voiture de façon qu'on ne la retrouve pas. Il est peu probable que cet inconnu ait pu agir ainsi à l'insu de tous dans son entourage. Il y a donc sans doute quelques personnes aujourd'hui, en France, ou depuis longtemps loin de France, qui savent exactement ce qui s'est passé sous le tunnel de l'Alma, et qui s'étonnent chaque matin qu'on ne les ait pas encore retrouvées, ni elles ni la Fiat. A moins qu'elles ne soient mortes, ces personnes, l'affaire ayant brutalement infléchi le cours de leur vie.