Contenu

Mémoires d'une jeune fille rangée

Résumé
« Je rêvais d'être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce voeu. Elle m'assurerait une immortalité qui compenserait l'éternité perdue ; il n'y avait plus de Dieu pour m'aimer, mais je brûlerais dans des millions de coeurs. En écrivant une oeuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres ? Je m'intéressais à la fois à moi et aux autres ; j'acceptais mon "incarnation" mais je ne voulais pas renoncer à l'universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s'étaient développées en moi au cours de ces quinze années. »
Genre littéraire: Biographie/témoignage
Mots-clés: Biographie
Durée: 16h. 13min.
Édition: Paris, Gallimard, 1958
Numéro du livre: 16998
CDU: 840.92

Documents similaires

Lu par : Alain Belly
Durée : 7h. 24min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 78712
Résumé:Réflexion sur le caractère paradoxal de la condition humaine, l'importance et parallèlement l'insignifiance de la vie humaine, l'individualité et la collectivité.
Durée : 5h. 23min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17250
Résumé:" Non ", elle a crié tout haut. Pas Catherine. Je ne permettrai pas qu'on lui fasse ce qu'on m'a fait. Qu'a-t-on fait de moi ? Cette femme qui n'aime personne, insensible aux beautés du monde, incapable même de pleurer, cette femme que je vomis. Catherine : au contraire lui ouvrir les yeux tout de suite et peut-être un rayon de lumière filtrera jusqu'à elle, peut-être elle s'en sortira... De quoi ? De cette nuit. De l'ignorance, de l'indifférence.
Durée : 3h. 13min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15493
Résumé:L'auteur analyse la pire des violences infligées à l'homme - celle de la perte d'un être cher - à travers le récit de la mort de sa propre mère. Quatrième de couverture: La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. "On me met dans une boîte", disait-elle à ma soeur. "Je suis là, mais je suis dans la boîte. Je suis moi, et ce n'est plus moi. Des hommes emportent la boîte !" Elle se débattait : "Ne les laisse pas m'emporter !" Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front : "Je te promets. Ils ne te mettront pas dans la boîte." Elle a réclamé un supplément d'Equanil. Sauvée enfin de ses visions, maman l'a interrogée : "Mais qu'est-ce que ça veut dire, cette boîte, ces hommes ? - Ce sont des souvenirs de ton opération ; des infirmiers t'emportent sur un brancard." Maman s'est endormie.
Durée : 9h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15578
Résumé:Deuxième roman de Simone de Beauvoir, Le sang des autres raconte l'histoire d'un jeune bourgeois dans les années 30, Blomart, sensible à la cause du prolétariat et qui décide, en dépit de ses origines sociales, de se mêler aux ouvriers afin de mener avec eux leur combat politique ; qui devient, qui est le sien. Au cours du roman se développe alors toute une reflexion sur l'engagement politique. Sur la liberté, la liberté de choisir quand la liberté des autres et leur vie même sont enchaînées à nos choix, en particulier nos choix politiques. Bientôt la guerre est là et rapidement les soldats nazis prennent leurs quartiers dans Paris, la necessité de résister implique alors de sacrifier le sang des autres, non sans poser de nombreuses questions au protagoniste ainsi qu'au lecteur.
Lu par : Pierre Biner
Durée : 16h. 42min.
Genre littéraire : Voyage/exploration
Numéro du livre : 65634
Résumé:«J'ai passé quatre mois en Amérique : c'est peu ; en outre j'ai voyagé pour mon plaisir et au hasard des occasions ; il y a d'immenses zones du nouveau monde sur lesquelles je n'ai pas eu la moindre échappée ; en particulier, j'ai traversé ce grand pays industriel sans visiter ses usines, sans voir ses réalisations techniques, sans entrer en contact avec la classe ouvrière. Je n'ai pas pénétré non plus dans les hautes sphères où s'élaborent la politique et l'économie des U.S.A. Cependant, il ne me paraît pas inutile, à côté des grands tableaux en pied que de plus compétents ont tracés, de raconter au jour le jour comment l'Amérique s'est dévoilée à une conscience : la mienne.»
Lu par : Sylvie Pass
Durée : 28h. 36min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 80889
Résumé:Après une première partie consacrée à la vieillesse du point de vue de l'extériorité, c'est-à-dire sous ses angles biologique, ethnologique, historique et social, cet essai traite dans une seconde partie de l'expérience vécue par le corps et de la vie quotidienne des personnes âgées. A travers ce texte, S. de Beauvoir dénonce la façon dont elles sont traitées par la société.
Lu par : Brigitte Paing
Durée : 3h. 22min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 70069
Résumé:Les Inséparables est un court roman inédit de Simone de Beauvoir qui évoque son grand amour de jeunesse pour son amie Zaza dont la mort tragique provoquée par les préjugés et les diktats de la société de l’époque, la hantera toute sa vie. Mais bien au-delà, Les Inséparables met en scène l’éducation sexuelle et intellectuelle de deux jeunes filles « rangées » et rebelles dans un monde qui prétend leur interdire de devenir des femmes libres et pensantes pour les cantonner à un rôle d’épouse et de mère au service de la société. Ce texte autobiographique évoque avec émotion et lucidité les expériences fondatrices de la révolte et de l’œuvre de la grande philosophe féministe : son émancipation mouvementée et l’antagonisme fondamental entre les intellectuels et les bien-pensants, qui formeront le socle des Mémoires d’une jeune fille rangée.
Lu par : Fernande Guex
Durée : 22h. 55min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 4726
Résumé:Après de médiocres études, ce frèle jouvenceau au visage austère quitte l'Ukraine et trouve un modeste emploi de bureau à Saint Pétersbourg, dans un ministère. Son éloignement de l'Ukraine et la nostalgie qui en résulte, lui inspirent les Veillées du hameau (1831-1832). Même s'il ne fut qu'un très médiocre employé, cette expérience lui inspirera une magnifique nouvelle, Le manteau (1843), dont le héros, Akaki Akakiévitch, est devenu l'archétype du petit fonctionnaire russe. Il devient ensuite professeur d'histoire à l'institut patriotique des jeunes filles, puis à l'université de Saint-Pétersbourg (1831 - 1835). Pendant cette période, il publie de nombreuses nouvelles, avec les recueils Arabesques et Mirgorod. En 1836, la pièce de théâtre, Le Revizor connaît un réel succès à Saint Péterbourg, applaudie par les libéraux et attaquée par les réactionnaires; Gogol se sent incompris, tout autant irrité par ceux qui le soutiennent que par ceux qui le critiquent : car tous simplifient et détournent sa pensée profonde, pensent qu'il attaque les institutions, d'une manière presque militante, alors qu'il ne veut dénoncer que les vices et les abus qui se trouvent en l'homme. En plein désarroi, il fuit et va commencer à aller et venir à travers l'Europe. Sur une idée de son ami Alexandre Pouchkine, il commence à écrire son grand roman, la pièce maîtresse de son oeuvre, Les Âmes mortes. Il essaye de le faire publier à Moscou en 1841; mais le comité moscovite de censure le refuse. Ce n'est qu'après une intervention des amis de l'auteur et plusieurs remaniements, que le livre paraîtra en 1842. Au-delà de l'escroquerie projetée par le héros, assez drôle - les âmes sont un terme administratif qui désigne les serfs, et la possession, très théorique, d'âmes mortes, peut se révéler tout à fait intéressante pour faire un emprunt garanti sur ces fameuses âmes... - ce roman est une description sans concession de la Russie profonde, une satire parfois impitoyable, mais où demeure sous-jacent, de manière permanente, le profond amour de Gogol pour la Russie. Les tribulations reprennent : Italie, France, Allemagne, etc. En 1848, il fait un pèlerinage à Jérusalem. Au fur et à mesure, sa santé se dégrade - et plus encore, la perception qu'il a de sa santé, car il se croit toujours beaucoup plus malade qu'il n'est - et son sentiment religieux s'exalte : il devient de plus en plus mystique. Rentré à Moscou, il rédige la seconde partie des Âmes mortes. Mais son état psychique et physique se dégrade sans cesse. Au début de février 1852, dans un moment de délire, il brûle dans le poêle de sa chambre, tous ses manuscrits inédits, dont la fin de seconde partie des Âmes mortes, semble t-il. Il meurt le 21 février, épuisé par les jeûnes. Il est enterré au cimetière de Novodevitchi à Moscou Russie.
Durée : 12h. 47min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 4719
Résumé:Prince modèle de la Renaissance, Laurent le Magnifique donne le ton à l'Europe civilisée de la fin du XVe siècle. Homme politique, il dispose à Florence de tous les pouvoirs sous l'apparence d'institutions républicaines habilement vidées de leur contenu. Banquier, il impose sa volonté aux souverains du monde en utilisant l'arme de l'argent par l'intermédiaire d'une société financière à développement multinational...
Durée : 5h. 28min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 18578
Résumé:Il y a deux ans, Anne Sinclair a vu sa carte d'identité lui être refusée. Ce qui l'a conduite à écrire sur sa famille, creuser une ascendance mal connue et partir à la recherche d'un monde englouti. Son grand-père, Paul Rosenberg, fut un grand marchand de tableaux à Paris entre 1910 et 1940, puis à New-York où la guerre l'avait obligé à se réfugier. L'auteur, qui se voulait avant tout journaliste, avait toujours refusé de cultiver ces souvenirs du côté maternel de sa famille. Sa mère disparue, et sa « francité » contestée, elle a voulu se plonger dans les cartons, les photos, les livres et les lettres familiales pour faire revivre une relation passionnante entre le galeriste Paul Rosenberg et la plupart des grands peintres de l'époque moderne : Braque, Matisse, Léger et surtout Picasso dont son grand-père fut le marchand attitré à partir de 1918, qu'il installa à côté de chez lui, et avec lequel il entretint une correspondance dont Anne Sinclair dévoile ici tout un pan. Ce livre est donc le récit de cette quête sur un amateur d'art disparu, une réflexion sur le métier de marchand de tableaux, et la découverte, chemin faisant, de troublantes coïncidences.
Durée : 23h. 27min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 65381
Résumé:Né d'un père premier baryton à l'Opéra de Paris et d'une mère pianiste, Claude Nougaro, fils naturel de l'art lyrique, a vécu une enfance de cancre solitaire. Jeune journaliste, ami de Jacques Audiberti, il commence à écrire pour d'autres, puis déclame ses vers dans les cabarets avant d'oser les chanter à la fin des années cinquante. Il conjugue les talents de poète, vocaliste et musicien instinctif et s'entoure des plus grandes pointures du jazz (Daniel Humair, Michel Portal, Aldo Romano, Eddy Louiss, Maurice Vander, Toots Thielemans...). Pionnier du métissage, il mêle la poésie aux rythmes noirs: le jazz, la bossa-nova, les percussions africaines, le funk... Et cela sans jamais sacrifier aux modes, ce qui lui vaut quelques traversées du désert. Fruit de dix années d'amitié entre Nougaro et l'auteur, cette biographie, nourrie du témoignage des proches du chanteur, dévoile la part d'ombre, la sensibilité à fleur de peau d'un homme aussi tendre et attachant qu'imprévisible.
Lu par : Suzanne Lilla
Durée : 5h. 12min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 15525
Résumé:Annie Gay, historienne comtoise et spécialiste du XIXe siècle, retrouve ses racines avec cet ouvrage et change d'époque. Dans ce nouveau livre, pour notre plus grand plaisir elle brosse la toile d'une enfance villageoise dans les années 1950-1960. Rappelez-vous. Les élèves passaient alors le certificat d'études et chantaient Martyrs sacrés au monument aux morts le 11 novembre. Tandis que les femmes décrassaient la lessive à la fontaine, chargeaient les charrettes de foin à la fourche, les hommes eux, attelaient les chevaux au râteau-faneur, puis achetaient leur premier tracteur...