La tyrannie des modes de vie: sur le paradoxe moral de notre temps
Résumé
Les modes de vie sont ce qui nous affectent le plus, et pourtant ils sont hors de notre contrôle. Il y a là un paradoxe : nous, individus réputés libres et démocratiques, sommes dans les fers des modes de vie. Ceux-ci nous imposent en effet des attentes de comportement durables (avoir un travail, être consommateur, s'intégrer au monde technologique, au monde administratif, au monde économique,...) auxquels nous devons globalement nous adapter. Ce paradoxe démocratique est renforcé par un paradoxe éthique : c'est au moment où l'on assiste à une véritable inflation éthique, par la multiplication des comités, chartes, conseils, règlements, labels éthiques en tout genre, tous censés protéger les droits individuels, que le modes de vie de plus en plus contraignants étendent comme jamais leur emprise sur les individus. Ce qui veut dire que toute ce dispositif éthique sert, en réalité, à blanchir le système et les modes de vie qui en découlent, qui peuvent ainsi étendre leur emprise en étant éthiquement pasteurisés. Notre éthique ne sert donc pas à critiquer le système ni les modes de vie, mais à les accompagner dans leur marche triomphale. Enrayer cette marche est le défi éthique et politique majeur de notre temps.
Lu par :
Claire Besençon
Genre littéraire:
Essai/chronique/langage
Mots-clés:
Individu et société
/
Morale sociale
/
Mode de vie
/
Ethique -Morale
Durée:
2h. 38min.
Édition:
Lormont, le Bord de l'eau, 2015
Numéro du livre:
30720
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782356873729
CDU:
303.372
Documents similaires
Lu par : Dominique Daniel
Durée : 6h. 19min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 72943
Résumé:Sentences et réflexions sur les hommes, leurs vices et vertus, sur la société et ses hypocrisies. Sur le ton de l’ironie, le moraliste analyse avec lucidité les rapports humains de ses contemporains.
Lu par : Nahoé Curtet Muller
Durée : 4h. 40min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 81028
Résumé:Saviez-vous que les arbres détiennent, depuis plus de 300 millions d’années, les clés de l’avenir prospère de chaque société? Qu’ils nous indiquent en permanence les cartes maîtresses de notre réussite? Qu’en silence, ils incarnent déjà les lois du succès durable, saison après saison? Ils ne parlent pas… du moins, pas comme nous. Ils ne bougent pas… en apparence. Ils ne… cherchent pas à captiver… et pourtant… ils inspirent. Ils transmettent. Ils enseignent, à qui sait regarder. Et si le plus grand vivant de la planète devenait notre modèle de société, de leadership, de prospérité et de sagesse? Dans ce livre-événement, Stéphane Krebs nous offre bien plus qu’un essai, c’est une révélation. Un changement de regard. Une méthode puissante, enracinée dans le vivant, pour réinventer nos façons d’organiser, de diriger, d’entreprendre, de coopérer et de durer.
Lu par : Alexandra Levy
Durée : 1h. 46min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 74680
Résumé:Un journal écrit pendant le confinement imposé par la pandémie de Covid-19. L'auteure exprime ses pensées, ses préoccupations et ses distractions.
Lu par : Henriette Kunzli
Durée : 3h. 33min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 15013
Résumé:Présentation de l'éditeur : Aïcha, une mère d'origine algérienne qui s'est battue pour l'intégration et la liberté, s'adresse à Nawel, sa fille de 17 ans, qui a décidé de porter le voile. C'est une lettre intime mais c'est aussi un cri car Aïcha est en colère contre les discours qui manipulent les jeunes, contre les pouvoirs publics qui les ont laissé prospérer, contre les parents qui baissent les bras, mais aussi contre elle-même qui n'a rien vu venir. Alors, pour dissuader sa fille, elle aborde les questions brûlantes, celle de l'identité, de la foi, des rapports entre les hommes et les femmes, de l'indépendance. Elle ne recourt pas aux discours tout faits, ceux des idéologues et des politiques, mais s'efforce de réfléchir concrètement à ce que le voile engage dans la vie d'une femme. Une mère parle à sa fille. Ce texte, écrit en collaboration avec Sophie Troubac, a été conçu par la journaliste Leïla Djitli comme un docu-fiction. C'est à partir de ce qu'elle a pu patiemment observer sur un terrain qu'elle connaît bien, les banlieues, qu'elle a imaginé cette voix de mère combative, convaincante et, pour finir, bouleversante, la voix d'une femme qui parle à une autre femme...
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 9h. 6min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 20868
Résumé:En 1776, Sade vit ses dernières heures de liberté. Il a trente-cinq ans. S'il a déjà connu de courts séjours en prison, " l'affaire de Marseille ", nouvelle historie de débauche qui éclate en 1772, lui vaut la peine qu'il ne soupçonnait pas : une condamnation à mort, par contumace car le marquis s'enfuit en Italie. En 1775, l'" affaire des petites filles " lui adjoint treize ans supplémentaires de prison. Arrêté à Paris le 13 février 1777, il est conduit au château de Vincennes mais garde la vie sauve grâce à une lettre de cachet ; il en sort en 1790. Il ne sait pas alors qu'il connaîtra encore treize années de captivité, cette fois en asile de fous. Le jeune noble insouciant et friand de plaisirs se mue en un proscrit promis à une vie d'enfermement. C'est pourtant durant cette existence de reclus qu'il deviendra l'écrivain et l'épistolier que l'on sait. Cet " enragé de liberté ", comme l'écrit Jean Paulhan, livrera dès lors, dans les lettres qu'il adresse à sa femme Renée-Pélagie, ultime et fidèle confidente, quelques-unes de ses plus belles pages. Au fil de ses courriers, Sade la supplie et l'insulte tout à la fois : il maudit sa mère la présidente, source de tous ses maux, lui réclame ses commissions d'un ton capricieux - bougies ou livres, cire d'Espagne ou " étuis " -, lui confie avec passion son désarroi et sa rage indéfectible. Il reste inflexible malgré tout : " Le malheur ne m'avilira jamais. " Toujours aiguë, souvent tranchante, trempée parfois d'un humour féroce, sa plume révèle dans sa vérité nue l'homme furieux, fiévreux, et souffrant de ces entraves insupportables. A cela, pour seul remède, l'écriture, toujours, réclamant dans un souffle aux accents de prière " des livres des livres des livres au nom de dieu ".
Lu par : Benjamin Blais
Durée : 45min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 76224
Résumé:Le chien serait-il notre seul véritable ami ? Telle est la question que pose ce petit texte savoureux, dans cette parodie impertinente des éloges académiques. L'homme des Lumières s'y joue avec bonheur de nos préjugés. Si ce texte est unique dans l'oeuvre de son auteur par le sel de son ironie, il n'en esquisse pas moins sa préoccupation essentielle : remettre l'humain au coeur de la nature en retrouvant nos liens avec les animaux. Car Bernardin de Saint-Pierre est aussi l'un des inventeurs de l'idée de science de la vie et le premier penseur visionnaire des l'écosystème, c'est-à-dire des "harmonies" et équilibres fondamentaux de la nature. C'est déjà, en creux, tout l'enjeu de cet "éloge" cocasse et attendrissant du "meilleur ami de l'homme".
Lu par : Philippe Canizares
Durée : 9h. 42min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 79496
Résumé:Sollicitée par le quotidien régional Le Populaire du Centre, Marcelle Delpastre écrira pour ce journal bon nombre de chroniques dont vingt-neuf paraîtront, entre 1983 et 1988, vu leur longueur la plupart du temps en plusieurs fois, agrémentées de mémorables coquilles dont souvent elle fera chronique nouvelle. Des non-publiées, lesquelles ne le furent pas pour avoir été écartées, lesquelles de n'avoir pas été proposées, c'est ce que nous ne saurons jamais. Nous avons choisi de rassembler ici tout ce que nous avions retrouvé dans ses carnets. Ces chroniques ne sont certes pas le plus important de son oeuvre, mais c'est un des rares moments où elle nous dévoile sa pensée sur tel ou tel sujet, sans se soucier de plaire ou non. Et les lecteurs de sa poésie auront plaisir à la découvrir plus familière, plus proche, comme ils peuvent aussi le faire dans ses mémoires.
Lu par : Marion Martin
Durée : 6h. 12min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 28812
Résumé:P. Highsmith nous livre ici ses recettes, ses idées, ses secrets, explique comment elle écrit ses livres, en parlant d'elle-même et de son oeuvre.
Lu par : Manon
Durée : 5h. 41min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 38874
Résumé:Jean-Yves Jouannais est connu pour le cycle de conférences intitulé l’Encyclopédie des guerres qu’il a initié voici dix ans au Centre Pompidou. Tous les livres qu’il a publiés depuis, entre roman et essai, tentent une nouvelle approche de ce même sujet de la guerre. C’est le cas également de ce dernier ouvrage. MOAB (Mother of all the battles) est un poème épique, une bataille imaginaire. Son texte est le fruit d’une compilation d’environ un millier de citations extraits de livres de guerres. Ces ouvrages — recueil de poésie, romans, livres techniques, témoignages, lettres de soldats, livres d’histoire — traitent de tous les aspects de toutes les guerres, de l’Antiquité à nos jours. Il en résulte un texte aux styles variés, à la grammaire irrégulière, aux temps multiples, qui dit le caractère éternel de la guerre. MOAB est donc le récit d’une seule et même bataille racontée avec les bribes de toutes les batailles ayant eu lieu depuis les débuts de l’humanité.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 19h. 38min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18807
Résumé:" L'homme le plus intelligent de France " jugeait Stendhal. Et la révolution de Juillet en 1830, la chute de l'absolutisme se faisaient au mordant des pamphlétaires. Succès posthume pour l'ex-officier des armées de la Révolution et de l'Empire, l'helléniste reconnu, le vigneron si peu de la Chavonnière, qui se prolongea tout au cours des années d'affrontement entre tenants et adversaires de l'Ordre moral. Succès tel qu'à la longue, il lassa ceux qui avaient réussi, et la France, républicaine, laïque et propriétaire, s'éloigna de Courier qui avait contribué, sans tout à fait y croire lui-même, à la faire telle. Savants, les hellénistes gardaient pourtant la mémoire de ce qui fait Courier, l'un des meilleurs d'entre eux, l' "inventeur " d'un fragment disparu et recherché des " Pastorales, Daphnis et Chloé " de Longus, et le maculateur immédiat, par pâté d'encre étourdi dudit passage : d'où le charivari des érudits ! Et bien au-delà du cercle des lettrés, ou de celui, chaleureux, de la Société des amis de Paul-Louis Courier, rayonnant depuis Véretz, Touraine, des fidèles de tous horizons restent acquis à Courier : ceux qui aiment vagabonder en croupe du canonnier à cheval, chef d'escadron en Calabre, et qu'émeuvent son " nonchalant " courage, son respect de l'ennemi et son émerveillement des couleurs italiennes ; ceux aussi que trouble le désarroi de Paul-Louis, hobereau malgré lui, époux tardif devant Harminie, sa femme, si jeune, si belle, accablée de tâches et qui s'ennuie. Assassiné le 10 avril 1825, dans ses bois de Larçay, mort bête et paysanne sans doute là où certains voient encore du mystère, Courier a vécu plusieurs vies, militaire, helléniste, propriétaire, pamphlétaire, mais vies moins successives, qu'emmêlées tant Courier change de personnage par refus instinctif d'être classé, catalogué, emprisonné. (Alain Dejammet)
Lu par : Michelle Greder-Ducotterd
Durée : 1h. 20min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18846
Résumé:D'un côté, une foi demeurée vive, un profond appétit de pureté et un grand désir d'aimer Dieu accompagné de la terreur de la damnation éternelle ; et, de l'autre côté, l'ardeur des passions charnelles, leur attrait irrésistible, les tentations obsédantes, etc. Ces inconciliables partis se heurtent dans l'âme de l'adolescent. Maurras soulève ici des thèmes universels : la religion et à travers elle le doute religieux ainsi que la question du mal sur laquelle chacun de nous s'interroge avec plus ou moins de scandale et d'anxiété.
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 4h. 21min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18848
Résumé:L'homme occidental passe plus de temps en voiture que dans le lit des dames. Fort de cette constatation et de cette expérience, j'ai décidé d'explorer la place qu'a prise l'automobile dans nos plaisirs, notre travail, nos glorioles, nos pulsions secrètes, nos rêves. Il m'est arrivé, jadis et naguère, d'analyser la présence des animaux familiers dans ma vie, c'était Lettre à mon chien, ou mes propres souvenirs et colères, dans Un petit bourgeois et Le Musée de l'homme. Ce livre-ci n'est pas de nature si différente, qui passe en revue, aussi gaiement que possible, les divers aspects d'un asservissement adorable. Asservissement ? Nul, ou presque, n'y échappe. Tout humain est, a été ou sera bagnolard. (Ne s'agit-il pas aussi d'une espèce (le bagne ?...) Je n'ai rien exclu des flâneries de ce livre. Ni les dream cars, ni la Deuche, ni les malotrus de la vitesse, ni les maniaques de la nénette, ni les drogues de l'accessoire. La boîte automatique, la fameuse manoeuvre pointe-talon (que je confesse n'avoir jamais comprise ni pratiquée...), la suspension molle, le citroënisme, la symbolique virile du levier de vitesse, le vroum-vroum et la conduite coulée, l'auto-strada et l'Autobhan, c'est tout l'univers fantasmatique de l'automobile qu'Autos Graphie évoque - sans oublier, ici et là, l'amour, l'âge et la mort, qu'on ne saurait éloigner longtemps d'un tel sujet, parût-il frivole. Peut-on se réclamer à la fois de Paul Morand et de Roland Barthes, de L'Homme pressé et des Mythologies ? Je le crois, et j'espère prouver ici que la pratique opiniâtre et voluptueuse de la conduite automobile peut tenir lieu de sensualité, de psychanalyse et de recherche du temps perdu.