Les dernières lettres de Jacopo Ortis: roman
Résumé
Ortis est un jeune Vénitien qui, désespéré de la ruine de sa patrie, asservie à la domination française (1797), va chercher le repos dans la solitude et dans la lecture de Plutarque. Bientôt il s'éprend d'une vive passion pour une jeune patricienne, Thérèse, déjà fiancée à un riche gentilhomme. En proie à cet amour, il quitte la Vénétie et parcourt toute l'Italie du Nord, traînant partout après lui sa mélancolie et son désespoir, et écrivant à son ami Lorenzo les lettres qui forment le fond de l'ouvrage. Décidé à se tuer le jour où Thérèse prononcera le serment qui doit la lier à un autre, il revient respirer une dernière fois l'air pur des collines euganéennes et s'enfonce un poignard dans le coeur, à l'endroit même où il avait vu Thérèse pour la première fois. Le mystérieux suicide, à Pavie, d'un étudiant du Frioul, qui fit du bruit à cette époque, donna évidemment à Ugo Foscolo l'idée première de son roman; mais, en réalité, ce sont bien les regrets et les aspirations politiques de l'auteur lui-même qui s'y font jour à chaque page. Le succès des Lettres de Jacopo Ortis fut immense; elles placèrent Ugo Foscolo au premier rang des prosateurs de son pays. Alexandre Dumas en a donné une traduction, avec la collaboration de Fiorentino.
Lu par :
Françoise Dufour
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature italienne
Durée:
6h. 33min.
Édition:
Toulouse, Éd. Ombres, 1991
Numéro du livre:
18908
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782905964045
Documents similaires
Lu par : Thérèse Proust
Durée : 2h. 4min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 26816
Résumé:"À travers l'écriture, je m'approche du moi-même d'il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L'âge de dix ans ne m'a pas porté à écrire, jusqu'à aujourd'hui. Il n'a pas la foule intérieure de l'enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l'extérieur en adultes présumés, mais à l'étroit dans une taille de souliers plus petite". Comme chaque été, l'enfant de la ville qu'était le narrateur descend sur l'île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l'excès selon lui. Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l'envoient à l'infirmerie le visage en sang. Conscient de ce risque, il avait volontairement offert son jeune corps aux assaillants, un mal nécessaire pour faire exploser le cocon charnel de l'adulte en puissance, et lui permettre de contempler le monde, sans jamais avoir à fermer les yeux.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 5h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17768
Résumé:OLNI (Objet Littéraire Non-Identifié) total naviguant entre roman pur, essai, et poésie/théâtre, Théorème est scindé en deux parties: la première dresse le tableau d'une famille de la haute-bourgeoisie habitant du côté de Milan. Il y a le beau-père Paul (son nom n'est dit que tardivement dans le livre), la mère Lucie, le fils Pierre, la fille Odette, et la servante Emilie. Ceux-là se font annoncer par l'"angelot" (nom donné au jeune facteur) qu'un "hôte" (il est appelé ainsi tout le long de l'histoire) arrive chez eux. On ne sait absolument rien de cet homme, pas son âge, pas son identité... On sait juste qu'il va séduire tous les membres de la famille, de manière à ce que, quand il ne s'agit pas d'un rapport sexuel, tout le monde ait au moins connu quelque chose de suggestif avec lui. Puis quand il part, c'est la chaos. La seconde partie montre la famille qui se décompose totalement, c'est le mot. Un par un, on suit chaque personnage qui n'est finalement plus qu'un pâle reflet de lui-même, comme si l'hôte avait emporté leurs morales et leurs esprits.
Lu par : Michèle Quellet
Durée : 2h. 44min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18569
Résumé:Dans la plus belle maison, vit Madame. Une personne controversée, car sa demeure bouche l'accès à la mer. Elle pourrait la vendre, et cesser de vivre dans le dénuement, mais elle refuse obstinément, au grand dam des voisins, qui, eux, n'ont pas d'état d'âme.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 7h. 42min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16789
Résumé:Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres.
Lu par : Marie Deveaud-Plédran
Durée : 2h. 26min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17033
Résumé:Ce n'est pas à proprement parler un roman, mais plutôt ce qu'on appelle en littérature une sotie, c'est-à-dire une pièce satirique qui laisse à penser que dans la société tout le monde est fou. Deux vieilles filles, riches et bigotes, habitent avec leur servante, dans une maison qui jouxte l'église d'un couvent. Leur seule joie dans la vie, c'est un petit singe en cage, que leur a légué leur frère mort. Mais un jour, les nonnes du couvent viennent se plaindre aux deux vieilles filles : selon elles, le petit singe viendrait la nuit dans l'église manger les hosties... (Arnaud Viviant / France Inter)
Lu par : Claire Philippe
Durée : 4h. 38min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17788
Résumé:Naples dans l'après-guerre, blessée, engourdie et cynique, est pour Elisabetta Rasy le lieu du souvenir, magnifié par l'éclat des couleurs et la vivacité des sons, la violence de la lumière et la douceur des voix. C'est le lieu de l'enfance, au pied de la colline de Pausilippe, dans une famille extravagante sans cesse menacée par la ruine, le lieu du premier amour, mais aussi du déchirement, de la séparation et de la perte après le départ pour Rome. Oscillant entre fiction et réalité, le récit s'ouvre sur un naufrage, celui de l'Andrea Doria, prélude à bien d'autres bourrasques et tourmentes qui vont jalonner le voyage de la narratrice du port tranquille de l'enfance vers la mer agitée de l'adolescence.
Lu par : Claire Philippe
Durée : 3h. 15min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17098
Résumé:Comment décrire les souffrances physiques et psychiques provoquées par une maladie incurable ? Elisabetta Rasy choisit une voie indirecte sans trop appuyer sur le pathos. Avec des aller-retour entre le passé et le présent, l'écrivaine trace un portrait précis de son personnage, une octogénaire à la forte personnalité. C'est la fille, une écrivaine frôlant la cinquantaine, qui raconte le calvaire de sa mère et, par conséquent, le sien. Son rapport particulier, « complexe » voire difficile, avec sa mère jaillit à chaque ligne. Les entêtements, les caprices, les rages, les moments de désespoir de la malade sont rendus par des adjectifs souvent contradictoires, par moment de la compassion mais aussi, de temps à autre, presque de la haine.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 2h. 53min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20253
Résumé:Arrivée à la cinquantaine, Costanza traverse une sorte d'hiver : en proie à une soif insatiable de lumière et d'amour, elle arpente les rues de Rome et en particulier le mausolée de la sainte dont elle porte le prénom, où elle croit entrevoir la clef d'un mystère commun. Mais c'est la mort de Bruno, un photographe allemand de grand talent, qui lui apportera la solution à sa quête. L'ordinateur qu'il lui a légué renferme non seulement ses travaux sur les statues antiques, sorte de testament spirituel, mais aussi une incroyable surprise. Car l'hiver, à Rome, est parfois traversé par une lumière si vive qu'on en est presque aveuglé.
Lu par : Caroline Mandy
Durée : 3h. 18min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 71740
Résumé:Tout les sépare. Pourtant, cette amitié va les changer à jamais. Dario a seize ans et le monde entier l'indiffère. A la maison, il vit seul avec sa mère depuis le départ de son père. Au lycée, rien ne l'intéresse. Et ça ne va pas s'arranger : après un énième dérapage, il est assigné à un service d'assistance auprès d'un élève handicapé. Il rencontre Andy, immobilisé dans un fauteuil et incapable de communiquer. Tu parles d'un boulet... Mais ce que Dario voit d'abord comme une malédiction prend rapidement une tournure inattendue. Sur un coup de tête, il décide de partir, quitter le lycée, la ville... Il emmène Andy avec lui, sans trop savoir pourquoi. Commence alors une aventure épique avec deux ados que tout oppose, à la recherche des racines de Dario et d'un bain de soleil, pour Andy.
Lu par : Françoise Boyer
Durée : 13h. 57min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21534
Résumé:L'une s'appelle Francesca, l'autre Nunziata : deux femmes issues du petit peuple de la région de Naples, deux générations (entre 1848 et 1940) au service du " bel art " de la pasta napoletana, ce régal des connaisseurs de toute la péninsule. Francesca a appris de son grand-père meunier les secrets du métier. Elle développera le petit atelier artisanal jusqu'à en faire une entreprise florissante, puis transmettra le meilleur de son savoir à Nunziata, une orpheline qu'elle a élevée parmi ses neuf enfants à la suite d'un vœu. Cette dernière finira par s'installer à son compte et par rivaliser avec ses anciens bienfaiteurs... dont elle rachètera la " villa u orgueilleusement installée sur les pentes du Vésuve. Mais les deux femmes ne se bornent pas à s'affronter (tandis que les hommes de la famille font de leur mieux pour dilapider le bien patiemment amassé), elles savent s'estimer, se secourir quand il le faut - en tout cas faire front quand tout conspire à ruiner leur grand rêve... Maria Orsini Natale sait mettre au service de son récit une érudition qui fait merveille, mais cela n'a jamais suffi à produire un bon livre. Elle parvient aussi et surtout à ressusciter la sensualité d'un art de vivre confié pour l'essentiel au bon génie des femmes. Voir ce Naples-là ne donne pas spécialement envie de mourir : plutôt envie de vivre-et de mordre l'existence à belles dents.
Lu par : Geneviève Glenck
Durée : 6h. 37min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 34535
Résumé:Dès leur première rencontre, Eleonora se reconnaît en Chirú. À trente-huit ans, elle est une comédienne célèbre mais une femme solitaire, marquée par des rapports difficiles avec son père. Lui a dix-huit ans et étudie le violon au Conservatoire ; talentueux et impétueux, il rêve de faire carrière, malgré l'indifférence de sa famille. Aussi, quand il lui demande de devenir son mentor, Eleonora ne peut qu'accepter. Elle transmet dès lors à Chirú tout ce qu'elle a appris, des codes vestimentaires jusqu'à l'art de la cuisine en passant par les rituels affectifs. Elle lui offre des leçons de vie qui font grandir entre eux des sentiments forts mais équivoques, montrant combien tout rapport d'amour est un rapport de pouvoir, dans lequel la manipulation est toujours aux aguets. D'une plume ferme, parfois crue, Michela Murgia décrit les souffrances et les affres de l'amour qui unit puis éloigne les deux personnages. Ses mots évoquent la dureté et la force vitale de son île natale, la Sardaigne.
Lu par : Marie-France Javet
Durée : 5h. 46min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18161
Résumé:Dans un petit village sarde, une vieille couturière, Tzia Bonaria, accueille chez elle et élève une fillette, Maria, que sa mère, une veuve très pauvre, lui a cédée volontiers. Née bien après ses soeurs, elle constituait une erreur après trois réussites. Intelligente et vive, l'enfant grandit entourée de soins et d'une tendresse peu démonstrative. Elle respecte les principes - ce qui se fait et ce qui ne se fait pas - de sa mère adoptive, qui lui offre une éducation moderne : des études et un métier. La complicité qui s'installe entre les deux femmes est pourtant troublée par les mystérieuses sorties nocturnes de Tzia. Que va-t-elle faire, enveloppée dans son long châle noir, à la nuit tombée ? Quand Maria découvre le secret, connu de tous les villageois, de l'accabadora, c'est-à-dire la dernière mère, elle est profondément bouleversée. Arrivera-t-elle un jour à pardonner à sa mère de substitution ?