Transformer le monde ?: l'efficace de la philosophie en temps de révolution France-Allemagne, 1794-1815
Résumé
La Révolution française, une révolution causée par les écrits des « philosophes » et guidée par leurs principes abstraits ? Ce lieu commun, apparu dès 1789, prévaut encore aujourd’hui. Il est peut-être le fruit d’une erreur d’analyse ou d’une illusion ; mais que signifie-t-il exactement et que nous révèle-t-il d’une portée politique possible de la philosophie ? La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ou le moment robespierriste, généralement privilégiés, sont loin d’épuiser une matière si riche : au contraire, la période qui suit la Thermidor et sur laquelle se penche cet ouvrage se révèle comme une intense période de réflexion sur l’efficace politique qui peut encore être attribuée à la philosophie. Confrontant entre eux des textes d’auteurs français et allemands, cet ouvrage prend à rebours un second lieu commun, hérité du xixe siècle, et selon lequel à une pratique sans théorie du côté de la France ferait écho une théorie sans pratique du côté allemand : en réalité, à cette époque, tous essaient de penser la philosophie comme alliance de la théorie philosophique et de la pratique, selon des modalités il est vrai très hétérogènes. Le « philosophique » ne doit plus nécessairement être considéré comme extérieur au « politique ».
Lu par :
Guillemette Dussart Oester
Genre littéraire:
Philosophie/religion/spiritualité
Mots-clés:
Philosophie
/
Révolutions -- Philosophie -Philosophie
Durée:
17h. 46min.
Édition:
Paris, Maison des sciences de l'homme, 2016
Numéro du livre:
79485
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782735120963
Collection(s):
Bibliotheque allemande. Serie Dialogiques
Documents similaires
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 7h. 26min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 12221
Résumé:La folie, cette maîtresse des passions si dangereuse pour l'âme, ensorceleuse dénigrée par tant de générations de philosophes et d'esprits religieux, est ici transformée en bienfaitrice de l'humanité... Une bien grande ambition de la part d'un humaniste certainement avant-gardiste, voire visionnaire.
Lu par : Véronique Pinquié
Durée : 4h. 29min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 30817
Résumé:La philosophe tente de répondre aux questions posées sur les liens humains, principalement l'amour et l'amitié : les normes implicites attendues dans une relation d'amitié, la tromperie dans une relation amoureuse engagée, etc., en s'appuyant sur des auteurs de la philosophie et de la littérature, depuis l'Antiquité.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 29h. 26min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 19110
Résumé:La nouveauté de la philosophie kantienne, que son auteur appelle philosophie transcendantale, est de s'occuper "moins des objets que de nos concepts a priori des objets". Qualifié d'ouvrage le plus génial et le plus contradictoire de toute la littérature philosophique, ce livre a apporté "une définition nouvelle de la vérité. Les choses ne se soumettent à nos idées que parce que l'esprit leur impose ses cadres"
Lu par : Eric Dubois
Durée : 7h. 5min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 8112
Résumé:Savions-nous que presque tous nos philosophes endurèrent l'exil, la prison, l'interdit ou la condamnation, une forme d'exclusion ? Qu'ils refusèrent, avec courage, de se plier aux idées dominantes ? Qu'ils s'exposèrent à mille risques pour garder leur liberté de penser ? Que leurs vies, aussi diverses que parallèles, garantissent l'authenticité de leurs écrits ?
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 7h. 40min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 31903
Résumé:" D'où peuvent provenir ces perturbations de l'âme, je l'ignore [...] mais qu'elles soient présentes, je le sens et je l'éprouve, et j'en souffre." C'est sur l'expression de ce désarroi que Baptiste, Agnolo et Nicolas se mettent à s'entretenir des moyens de surmonter les troubles de l'âme. Imprégnés de culture antique, les trois amis font écho à la perspective stoïcienne : il s'agit de se défendre des perturbations de l'âme car elles engendrent la faiblesse mais aussi des jugements erronés. La tranquillité peut donc se trouver en se défaisant de nos attachements et en se fiant à la raison, voie de la rectitude et remède à la mélancolie. Pourtant, et c'est là l'originalité et l'authenticité de leur échange, les amis se montrent d'une ironie critique à l'égard des stoïciens - hommes de devoir prisonniers d'idéaux irréalisables, déniant le désarroi et la douleur humaines, hypocrites parfois -, jusqu'à développer un éloge émouvant de la faiblesse humaine, faite de doutes, de besoin de reconnaissance. Interrogeant la prétention des philosophes à éliminer par leurs discours ce qui a tant de pouvoir sur nous, ils développent une sagesse" à portée d'homme", dans une langue belle et sensible. Comment s'éduquer pour interdire aux perturbations d'occuper nos esprits ? Par quelles ressources libérer l'âme ? Quelles recommandations pour dissiper la mélancolie ?
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 28h. 18min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 30744
Résumé:Le renard sait beaucoup de choses différentes, disaient les Grecs, mais le hérisson en sait une, et de la plus haute importance. Dans son ouvrage majeur, le grand philosophe américain Ronald Dworkin soutient que la valeur sous toutes ses formes est une grande chose : ce qu'est la vérité, ce que la vie signifie, ce que la morale exige ou la justice requiert sont divers aspects d'une même question fondamentale. Aujourd'hui, le doute a tout envahi et menace cette unité, dans le sillage d'une révolution galiléenne qui conduit tant de philosophes contemporains à indexer leurs pensées aux méthodes de la recherche scientifique. Contre cette dictature de la remise en question perpétuelle, Ronald Dworkin aborde de très nombreux domaines tels le scepticisme moral, les champs de l'interprétation littéraire, historique et artistique, le libre arbitre ou d'anciens systèmes de valeurs relatifs au bien-être et au bien-vivre. «Nous avons besoin d'une nouvelle révolution, affirme Dworkin. Nous devons ouvrir le monde des sciences à la notion de valeur.»
Lu par : Michel Duchaussoy
Durée : 3h. 39min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 66252
Résumé:Les Pensées, apologie d'une religion chrétienne repensée au XVII siècle à Port-Royal, est l'œuvre ultime de Pascal. Elles se proposent de convaincre le libertin comme le croyant d'entrer plus avant dans le mystère de Jésus. A cette fin, sont mises eu œuvres plusieurs stratégies rhétoriques qui sont comme autant de moyens de toucher les hommes dans leur diversité: à l'homme qui se divertit on fait sentir le non-sens de son existence (ordre de la chair), au savant et au libertin les faiblesses de leur raison (ordre de l'esprit), au chrétien la présence de Jésus-Christ (ordre du cœur). L'ordre de la chair comprend les fragments les plus connus -ceux sur l'imagination, la coutume, la justice, le divertissement, la vanité du moi. L'ordre de l'esprit introduit l'argument mathématique du pari. L'ordre du cœur s'appuie sur une lecture des Ecritures. Michel Duchaussoy prend le parti non pas de convertir, mais d'amener à "peser" les Pensées. Sa lecture est réflexive : "j'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre". Alexandre Wong . Si un "livre sonore" semble incontournable, il s'agit bien de ces pensées de Pascal.
Lu par : André Cortessis
Durée : 5h. 47min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 38592
Résumé:"Je rêve d'un itinéraire qui m'apprenne à danser, à me départir de la dictature du on, pour progresser vers une complète déprise de soi. L'homme qui écrit ces lignes, pourquoi le cacher, a sombré au fin fond d'une addiction qui a bien failli le perdre. Dans son errance, il s'est souvent cassé la figure contre d'inefficaces injonctions, toujours cette orthopédie mentale, cette camisole de force qu'on voudrait refiler à celui qui révèle notre impuissance. A bout, il a dû emprunter des voies peu fréquentées et, pour tout dire, pas très orthodoxes. D'où le carnet de route qui suit, sorte de récit clinique, de tentatives de trouver un équilibre. . . C'est que la grande santé ne saurait être créée in vitro. Elle se vit, elle s'expérimente, elle s'incarne dans des êtres de chair, de larmes, de pulsions et de joies. C'est cette aventure que je m'apprête à retracer, convaincu que le philosophe ne plane pas en dehors de la cité, dans le ciel des idées, mais qu'il s'assigne pour tâche de traverser les tourments d'une vie, de scruter ce qui met en échec sa volonté et le tire vers le bas, d'aider tout un chacun à ne plus craindre le chaos pour l'habiter, allègrement". Ce voyage au fin fond de la dépendance, cette invitation au gai acquiescement de soi emprunte deux versants. Sous la forme d'un traité, sont explorées les voies qui conduisent à la grande santé, au joyeux dire oui. En contrepoint, dans des fragments, une autre voix se donne à entendre. A la troisième personne, lointaine et pourtant si intime, l'auteur narre sa singulière quête de liberté en plein chaos. Chemin faisant, Alexandre Jollien nous livre un carnet de route, un véritable traité de déculpabilisation. Cet essai de philosophie pratique dessine un lumineux art de vivre surgi du fond du fond.
Lu par : Manon
Durée : 3h. 48min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 38040
Résumé:Repartir d’une lecture à nouveaux frais de la Métaphysique d’Aristote en essayant de prêter l’oreille à la manière dont elle parle en grec, tel est le projet de ce livre. Cela veut dire d’abord oublier ce qui nous a été transmis si longtemps dans le latin de la scolastique médiévale. C’est se donner la chance de rencontrer une pensée à même la langue. On comprend alors que le mot eidos ne peut pas se traduire par « idée » : il désigne avant tout le « visage » que quelque chose ou quelqu’un tourne vers nous, de même le mot theoria renvoie, lui aussi, à la vue d’un spectacle qui s’offre à nous. Si les fameuses « catégories » d’Aristote sont dépendantes des structures de la langue grecque, ce n’est pas une limite : c’est une chance dont Aristote se saisit pour avancer dans la pensée de l’être. Ce parcours au plus près de la langue ne se réduit pas à un monologue au sein de la seule parole occidentale mais s’ouvre à une confrontation entre la Grèce et la Chine sur les pas de François Jullien : comment entendre sans conflictualité un tel vis-à-vis entre une pensée non métaphysique du Grand Procès (Tao) ou de la « propension des choses », et une histoire de la métaphysique dont Aristote est une prestigieuse entame et dont le philosophe sinologue voudrait nous délivrer ? [ Source: CNRS Editions, 2018]
Lu par : Patrick Audouin
Durée : 14h. 24min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 38291
Résumé:Ces lettres, rédigées entre 1803 et 1860, mettent en perspective les écrits d'A. Schopenhauer, l'unité de son oeuvre et les malentendus qu'il s'est efforcé de dissiper. Au fil des ans, les thèmes abordés et les correspondants se multiplient, en même temps que grandit la notoriété du philosophe.
Lu par : Nicole Bonnet
Durée : 3h. 9min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 31379
Résumé:Exposé de thèmes philosophiques ou scientifiques pour alimenter les discussions et pratiquer la philosophie au quotidien en maniant la citation philosophique, invoquant à bon escient Tocqueville, les situationnistes, Carl Schmitt, Popper, etc.
Lu par : Jacqueline Chossière
Durée : 3h. 59min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 68776
Résumé:La peur gagne. Peur du chômage, peur de l'insécurité, peur des immigrés, peur du changement climatique... Rien de plus humain que d'avoir peur lorsqu'on est face à un danger. Rien n'est pourtant plus utile et dangereux que l'instrumentalisation de nos peurs. Rappelons Machiavel : la peur est propice au pouvoir. Mais le pouvoir peut-il éradiquer nos peurs ? Ne contribue-t-il pas aussi à les propager ? En analysant les différents visages de nos peurs ( des peurs de notre enfance jusqu'à celle de la mort en passant par la peur au travail ), Michela Marzano scrute l'une des émotions les plus répandues de nos sociétés contemporaines et pourtant l'une des moins étudiées. Elle nous invite à redécouvrir la vertu de la confiance qui, sans nous mettre à l'abri de l'inconnu ou de l'imprévu, nous permet en même temps d'aller vers les autres et de renouer avec notre propre altérité.