Des bibliothèques pleines de fantômes
Résumé
Avez-vous peur de mourir dans votre sommeil, enseveli sous l'écroulement de votre bibliothèque ? L'accumulation de livres ne met-elle pas en danger l'existence même de votre famille ? Classez-vous les volumes par thème, langue, auteur, date de parution, format ou selon un autre critère de vous seul connu ? Peut-on faire voisiner sur une étagère deux auteurs irrémédiablement brouillés dans la vie ? Autant de graves questions se posant à cette espèce en voie de disparition : les bibliomanes, qui, outre la passion de posséder les livres, ont celle de les lire. Les bibliothèques sont des êtres vivants à l'image de notre complexité intérieure. Elles finissent pas composer un labyrinthe dont pour notre plus grand, et dangereux, plaisir, nous pouvons très bien ne plus sortir. Dans ce petit traité sur l'art de vivre avec trop de livres apparaissent, parmi nombre d'autres, Pessoa tentant de devenir bibliothécaire, Matisse postulant au poste de " contrôleur du droit des pauvres " ou encore le capitaine Achab et le mystère de sa jambe abandonnée à Moby Dick. En fait, ces milliers de pages qui occupent nos étagères sont peuplées de fantômes bien vivants qui, une fois rencontrés, ne nous quittent plus.
Pas disponible en CD.
Lu par :
Marie-Claude de Crécy
Genre littéraire:
Essai/chronique/langage
Mots-clés:
Littérature française
Durée:
2h. 53min.
Édition:
Paris, Denoël, 2008
Numéro du livre:
23950
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782207260548
CDU:
002
Documents similaires
Lu par : Ghislaine Pérésan
Durée : 9h. 4min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 22866
Résumé:Le 11 avril 1770, le jeune Mozart, âgé de 14 ans, entend le célèbre Miserere d'Allegri, dont la partition est tenue secrète. De retour chez lui, il en retranscrit, de mémoire, l'intégralité. Comment est-il possible de mémoriser une telle pièce ? Que se passe t-il dans la tête de celui qui écrit, de celui qui écoute ? Est-ce une aptitude technique ? Emotionnelle ? Peut-on expliquer le génie de Mozart ? Et que sait-on aujourd'hui des enfants prodiges ? A partir des épisodes les plus emblématiques de la vie de Mozart, Bernard Lechevalier explore les mécanismes de la perception musicale. Nous faisant entrer avec lui dans le cerveau de Mozart, il montre ce que veut dire " avoir de l'oreille " ou " chanter juste ". Et qu'il existe une intelligence de la musique.
Lu par : Claude Fissé
Durée : 2h. 53min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 30555
Résumé:La couleur orange est aveuglante. Personne ne distingue l'homme dans sa tenue de travail, dont l'éclat fait aussitôt barrière : circulez, rien à voir, juste un balayeur. Celui-ci fait exception, la rose fraîche attachée à son chariot d'ordures le rend visible et le fait remarquer. Le truc est bien connu, les chefs d'Etat aussi ont un fanion à leur voiture, il demeure efficace. On cherche à voir qui se cache derrière les vitres teintées ou sous la tenue orange. Avec Michel Simonet, on n'est pas déçu. Michel Simonet a fait ce livre foutraque et plein de santé, qui ne ressemble à rien, sauf à ce dont il traite : un homme, son métier, sa ville.
Lu par : Christine Pessin
Durée : 5h. 9min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 25287
Résumé:«En photographie, l'instantané est le contraire de la pose. Les auteurs dont j'ai saisi ici quelques instantanés ne posent pas. Il ne s'agit ni de biographie ni d'études de leurs œuvres. Simplement du souvenir que je garde d'eux. On reverra Dominique Aury entourée de ses animaux favoris, Albert Camus à Combat, Julio Cortázar, aussi insolite dans sa vie que dans ses nouvelles, Gaston Gallimard quant il était un jeune homme fou de littérature, Romain Gary mon voisin de la rue du Bac, Ionesco de retour en Mayenne, son pays d'enfance, Raymond Queneau tenant dans ses bras sa petite chienne tibétaine. Claude Roy sur le pont des Arts. Et l'on entendra de nouvelles paroles de Prévert. Vingt-cinq portraits. Tous ceux dont je parle ici, ou presque tous, je les ai connus personnellement. Et je continue à penser à eux, toujours avec sympathie et, pour quelques-uns, avec affection.»
Lu par : Anne Botte
Durée : 1h. 14min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 23388
Résumé:Philippe Delerm décrit comme personne les instants familiers à chacun de nous, et restitue, presque intacts, nos petits agacements, nos plaisirs furtifs, les grands moments de solitude et les émerveillements... Au fil de ces petites phrases toutes faites, faussement anodines, il démasque les sentiments enfouis et met à nu l'émotion.
Lu par : Marion Jenouvrier
Durée : 1h. 55min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 27102
Résumé:Dans cette conversation qui prend parfois des allures de déambulation, plusieurs thèmes sont évoqués : le déplacement, que Le Clézio préfère à la fuite, l'enfance et ses rêves, l'alchimie et les lieux de l'écriture, la magie de l'aviation, des avions à hélices, du ciel, enfin visité.
Le français mal-t-à-propos: [franglais, parler d'jeun's, SMS, fôtes d'ortografe... et autres saccages minuscules]
Merle, Pierre
Lu par : Françoise Clerc-Renaud
Durée : 7h. 31min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 22550
Résumé:S'il n'y avait que la banquise... mais aujourd'hui même le français part à vau-l'eau. Notre syntaxe mollit, notre vocabulaire fond, l'orthographe de nos enfants se liquéfie, menaçant de submerger un niveau scolaire qui n'en finit pas de baisser. Les responsables de ce déclin ? La prolifération des SMS, du franglais, de la culture «pipole» et du parler «djeun's», entre autres résultantes du je-m'en-foutisme général érigé en doctrine. Jadis, loin d'abâtardir le français, la langue argotique lui réchauffait le sang. Les nouveaux «sabirs de proximité», à l'opposé, l'appauvrissent et l'enlaidissent au point de le rendre méconnaissable. Il en va désormais du français comme de ces maisons graffitées que l'on n'ose plus nettoyer : chacun observe les dégradations, mais nul n'intervient. Aux armes, francophones ! Parce que le français ne s'use que si l'on ne s'en sert pas, Pierre Merle repart en croisade, non sans humour. A l'aide d'exemples puisés dans la rue, dans la presse, à la radio ou sur Internet, il pourfend les liquidateurs de notre (presque) défunte langue. Un réquisitoire qui déchire mais qui calme grave.
Lu par : Michèle Georgopoulos
Durée : 3h. 37min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 27372
Résumé:En 40 chapitres, le professeur A. Compagnon interprète l'auteur Montaigne sur un ton humoristique.
Lu par : Jacqueline Borrel
Durée : 6h. 36min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 24330
Résumé:Du Petit Prince, l'on sait qu'il aura été l'un des plus grands succès de l'édition mondiale. Livre traduit dans toutes les langues et les dialectes de la " terre des hommes ", livre fétiche, livre culte. Mais connaît-on l'histoire de sa création en 1942 ? New York, terre d'exil d'Antoine de Saint-Exupéry. Il traîne sa mélancolie dans Manhattan, se disperse en amours de passage tout en exaltant sa passion pour son épouse, Consuelo. Héros sans emploi, il veut repartir au front, engager sa " chair dans l'aventure ". Pressé par une frange de la petite société d'émigrés français de prendre parti, il refuse les polémiques et les querelles idéologiques. La rédaction du Petit Prince est vécue comme une résurrection. Elle lui rendra la fraîcheur des sources, sa liberté, son chemin d'étoiles. S'appuyant sur des documents inédits provenant des archives privées de Consuelo de Saint-Exupéry et de nombreux témoignages, Alain Vircondelet raconte ici le temps de cette histoire où s'entremêlent l'amour, la guerre, la féerie de l'enfance, la solitude et le désespoir.
Lu par : Etienne Maignen
Durée : 14h. 37min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 23753
Résumé:Le Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure : texte fondateur, texte mythique, dont se revendiqueront Lévi-Strauss, Lacan, Barthes et tout le mouvement connu - et méconnu - sous le nom de structuralisme. Texte mystérieux, pourtant, rédigé par des disciples après la mort du maître à partir de notes de cours, plein d’obscurités et de contradictions apparentes. Montrant que cette énigme de Saussure n’est autre que celle des signes eux-mêmes, réalités bizarres, presque fantomatiques, qui vivent d’une vie propre et se transforment à mesure qu’on les utilise, ce livre reconstitue dans toute son ampleur et dans toute son actualité la pensée fragmentée du maître du structuralisme. On comprend alors comment une obscure découverte linguistique faite dans le silence de Genève à la fin du XIXe siècle a ouvert aux grandes œuvres de la philosophie française des années 50 et 70, de Lévi-Strauss à Deleuze en passant par Foucault et Derrida. Loin d’être une œuvre d’érudition, ce livre plaide en faveur d’une réouverture des grandes questions du structuralisme. Alors que la vie intellectuelle d’aujourd’hui se complaît dans un rapport ambivalent à cet héritage, hésitant entre fascination désuète et incompréhension agressive, il invite au travail. Au passage, il nous apprend que parler, c’est toujours parler une langue en train de se transformer. Par les signes, nos pensées nous échappent et se mettent à vivre d’une vie propre - nous entraînant dans une histoire dont nul n’est jamais maître.
Lu par : Elisabeth Grillon
Durée : 9h. 51min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 68389
Résumé:– Ce pauvre général, il a encore été battu aux élections, dit la princesse de Parme pour changer de conversation.– Oh ! Ce n’est pas grave, ce n’est que la septième fois, dit le duc qui, ayant dû lui-même renoncer à la politique, aimait assez les insuccès électoraux des autres.– Il s’est consolé en voulant faire un nouvel enfant à sa femme.– Comment ! Cette pauvre Mme de Monserfeuil est encore enceinte, s’écria la princesse.– Mais parfaitement, répondit la duchesse, c’est le seul arrondissement où le pauvre général n’a jamais échoué. À qui l’attribuez-vous ? Swann hésita un instant devant cette toile que, visiblement, il trouvait affreuse : « À la malveillance ! » Marcel Proust est un grand auteur comique. À la recherche du temps perdu est l’un des livres les plus drôles et les plus anticonformistes de la littérature. En témoigne cette anthologie humoristique où chacun trouvera parmi ces joyaux d’humour la plus belle occasion de se divertir.
Lu par : Pierre Gautier
Durée : 6h. 41min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 22427
Résumé:D'Alembert retrace les origines de son encyclopédie et nous décrit l'esprit du siècle des Lumières.
Lu par : Francine Joxe
Durée : 18h. 32min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 22701
Résumé:Enfin publiées, les meilleures chroniques de notre lexicographe préféré ! Depuis des années, Alain Rey enchante les matins de France Inter avec son mot du jour. Aujourd'hui il nous offre une sélection des chroniques écrites entre 2000 et 2005, quatre cents mots qui vont de " Racaille et Voyou " à " Victime ", de " Torride " à " Mammouth ", de " Tempête " à " Abracadabrantesque "... Le plus souvent un mot lié à l'actualité sert de prétexte pour une chronique érudite et parfois espiègle. Tout en en rappelant la valeur exacte, les origines du mot choisi, l'étymologiste facétieux se livre à l'exercice où il excelle : rattacher la langue de tous les jours au patrimoine culturel, réduire les contresens, combattre les à-peu-près et les préjugés, pour mieux rendre compte des réalités. Un regard engagé sur le monde et la politique. Cette sélection, où Alain Rey a choisi de garder les mots les plus significatifs en les agrémentant parfois d'un petit commentaire pour les resituer dans l'actualité, est aussi l'occasion de se retourner sur les cinq premières années du XXIe siècle.