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La vie mentie

Résumé
Tout réussit à Salvador Portal, ancien soixante-huitard devenu coach d'hommes d'affaires. Pourtant, un malaise insidieux le ronge. Véra, sa grand-mère, qui vit recluse dans une maison de retraite, est née à Berlin dans une famille de juifs assimilés. Par amour, elle a suivi le beau Rafael Portal en Espagne, échappant ainsi au piège de l'Allemagne nazie. Le temps a passé, mais ce grand-père de légende, assassiné en 1936 pendant la guerre civile, hante la mémoire familiale. A l'annonce du suicide de son père, Salvador décide enfin de renouer les fils du passé... S'il excelle dans l'évocation de l'histoire espagnole, des années folles aux années noires des combats fratricides, dominées par la figure ambiguë de Miguel de Unamuno, Michel del Castillo pointe aussi les travers de notre époque, fausses valeurs et culte des apparences.

Pas disponible en CD.

Durée: 9h. 43min.
Édition: Paris, Fayard, 2007
Numéro du livre: 23136
ISBN: 9782213631059

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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:« J’ai conçu Canoës comme un roman en pièces détachées : une novella centrale, “Mustang”, et autour, tels des satellites, sept récits. Tous sont connectés, tous se parlent entre eux, et partent d’un même désir : sonder la nature de la voix humaine, sa matérialité, ses pouvoirs, et composer une sorte de monde vocal, empli d’échos, de vibrations, de traces rémanentes. Chaque voix est saisie dans un moment de trouble, quand son timbre s’use ou mue, se distingue ou se confond, parfois se détraque ou se brise, quand une messagerie ou un micro vient filtrer leur parole, les enregistrer ou les effacer. J’ai voulu intercepter une fréquence, capter un souffle, tenir une note tout au long d’un livre qui fait la part belle à une tribu de femmes — des femmes de tout âge, solitaires, rêveuses, volubiles, hantées ou marginales. Elles occupent tout l’espace. Surtout, j’ai eu envie d’aller chercher ma voix parmi les leurs, de la faire entendre au plus juste, de trouver un “je”, au plus proche. » (M. de K.)
Lu par : Lisette Vogel
Durée : 4h. 25min.
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Résumé:En bas, il y a la mer ; en face, la ligne d'horizon, « cent quatre-vingt degrés sans que le regard connaisse la moindre obstruction, plein sud, le soleil dans la figure et la vision panoptique qui leur offre le monde ». Ceux qui se tiennent là, en contrebas de la corniche Kennedy c'est à Marseille, debout sur la mince langue de pierre qui surplombe l'eau, se nomment Eddy, Ptolémée, Mario, Nadia, Loubna... Silhouettes adolescentes, radieuses et vulnérables, en équilibre fragile au-dessus de l'eau - par elle aimantées. Le promontoire rocheux est le théâtre à ciel ouvert de leurs jeux dangereux : ici, les gamins rejouent à leur façon La ¬Fureur de vivre - le saut, c'est leur rituel initiatique, leur cérémonie secrète. Maylis de Kerangal sait remarquablement trouver les mots et le souffle pour dire cette communauté adolescente intemporelle. Ses codes, sa sensualité, ses élans. L'aspiration à la liberté et à la lumière, ainsi de ce saut initiatique, qui n'est pas une chute mais une conquête, « comme une figure libre qui ferait le pari de la transcendance inversée ». En contrepoint de la bande de la corniche, Maylis de Kerangal fait exister le monde adulte, via un personnage de commissaire de police aussi ténébreux et terre à terre...