Les esprits de la steppe: avec les derniers chamanes de Mongolie
Résumé
Corine Sombrun rencontre Enkhetuya, chamane du peuple Tsataan, au nord de la Mongolie, à l'orée des années 2000. Cette femme à la personnalité exceptionnelle, qui vit encore dans un univers autarcique où, de génération en génération, on élève des rennes et on respecte les esprits de la nature, va lui transmettre un enseignement millénaire fait de rites et de cérémonies, gardiens de l'harmonie du monde. Tout en évoquant l'enfance d'Enkhetuya, née en 1957 en pleine taïga, son dur apprentissage de chamane dans une République populaire qui en interdit la pratique, ce récit passionnant retrace l'histoire d'un peuple de nomades qui a vécu comme à l'aube de l'humanité pour basculer il y a peu dans l'ère du marché planétaire. Corine Sombrun appartient à cette lignée rare d'écrivains qui placent l'esprit humain et ses facultés largement inexploitées au coeur de leur recherche ; elle poursuit ici une quête initiée avec le Journal d'une apprentie chamane.
Lu par :
Madiana Roy
Genre littéraire:
Société/économie/politique
Durée:
11h. 50min.
Édition:
Paris, Albin Michel, 2013
Numéro du livre:
19746
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782226243942
CDU:
390(5)
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Lu par : Marie-Françoise Appéré
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Lu par : Catherine Laberthonnière
Durée : 8h. 40min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
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Résumé:A force d'être invoquée, la laïcité se brouille. Un vrai champ de bataille. Dans cet essai précis pédagogique et vivant, Caroline Fourest distingue trois laïcité en guerre. La laïcité tout court, fruit du compromis de 1905. Et deux tentations qui cherchent à la renégocier. La première dans un sens multiculturaliste, anglo-saxon et dit « ouvert », au risque des accommodements déraisonnables, d'une « liberté religieuse » envahissante, et de faciliter la montée des intégrismes. L'autre tentation relève du monoculturalisme, normatif, identitaire, replié, à géométrie variable, flattant l'identité et les passe-droits quand il s'agit de parler au nom de l'identité chrétienne et l'exclusion voire la discrimination quand il s'agit d'Islam. Ecartelée entre les deux, la laïcité tout court, sans adjectif, est elle-même tiraillée par un nouveau contexte, qui n'est plus celui de 1905, et peut aller d'une vision équilibrée à une vision plus exigente. Caroline Fourest défend ici une vision équilibrée de la laïcité mais sans concessions envers ceux qui cherchent à l'affaiblir. Elle pose les bases d'un compromis et d'une séparation revivifiés. Un équilibre fait de distinction claire entre l'espace public et privé, entre les différentes niveau d'exigences selon qu'il s'agisse d'espace de liberté ou de contrainte, tout en plaidant pour une vigilance de tous les instants envers les propagandes qui voudraient faire passer ce compromis pour de l'intolérance. Cette laïcité n'est ni fermée ni « ouverte «, ni négative ni positive, ni raciste ni « islamophobe ». Mais le fruit d'une ambition et d'un effort qu'il faut poursuivre, notamment à l'école, si l'on veut vraiment protéger la liberté de conscience (dont la liberté de culte), l'émancipation, l'égalité, la fraternité et en un mot, la République.
Lu par : Véronique Pinquié
Durée : 3h. 48min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 68563
Résumé:"C'est l'histoire de petits lynchages ordinaires, qui finissent par envahir notre intimité, assigner nos identités, et censurer nos échanges démocratiques. Une peste de la sensibilité. Chaque jour, un groupe, une minorité, un individu érigé en représentant d'une cause, exige, menace, et fait plier. Au Canada, des étudiants exigent la suppression d'un cours de yoga pour ne pas risquer de "s'approprier" la culture indienne. Aux Etats-Unis, la chasse aux sorcière traque les menus asiatiques dans les cantines et l'enseignement des grandes oeuvres classiques, jugées choquantes et normatives, de Flaubert à Dostoïevski. Des étudiants s'offusquent à la moindre contradiction, qu'ils considèrent comme des "micros-agression" , au point d'exiger des "safe space". Où l'on apprend en réalité à fuir l'altérité et le débat. Selon l'origine géographique ou sociale, selon le genre et la couleur de peau, selon son histoire personnelle, la parole est confisquée. Une intimidation qui va jusqu'à la suppression d'aides à la création et au renvoi de professeurs. La France croyait résister à cette injonction, mais là aussi, des groupes tentent d'interdire des expositions ou des pièces de théâtre... souvent antiracistes ! La police de la culture tourne à la police de la pensée. Le procès en "offense" s'est ainsi répandu de façon fulgurante. "L'appropriation culturelle" est le nouveau blasphème qui ne connaît qu'une religion : celle des "origines"." C. F. Sans jamais vouloir revenir à l'ancien temps, Caroline Fourest trace ici une voie authentiquement féministe et antiraciste, universaliste, qui permet de distinguer le pillage de l'hommage culturel.