De Buonaparte, des Bourbons, et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes pour le bonheur de la France et celui de l'Europe
Résumé
Le 31 mars 1814, au lendemain de la capitulation de Paris, des affiches annoncèrent la parution d'un libelle : De Buonaparte et des Bourbons, et de la nécessité de se rallier à nos Princes légitimes pour le bonheur de la France et celui de l'Europe, par Fr. de Chateaubriand, auteur du Génie du christianisme, etc. Écrit (en 1813) en faveur du retour des Bourbons sur le trône de France, publié au moment où l'Empereur abdiquait, ce texte fameux est composé de trois parties. La première est un jugement féroce sur « l'étranger » Buonaparte, faux grand homme et despote, vrai parvenu qui a affermi son pouvoir sur les ruines de tout un peuple. La deuxième partie tend à prouver la nécessité de rassembler les Français autour de leur souverain légitime et historique. Enfin la troisième partie - où l'auteur a du mal à se montrer convaincant - s'efforce de justifier la politique des étrangers alliés des Bourbons, qui, s'apprêtent, d'ailleurs, à envahir le territoire français. Ce texte enflammé vaut aujourd'hui par sa vigueur polémique et ses qualités stylistiques, mais il montre aussi à quel aveuglement la haine, associée aux ambitions déçues, a pu conduire un homme intelligent et courtois.
Lu par :
Françoise Dufour
Genre littéraire:
Histoire/géographie
Mots-clés:
Littérature française
Durée:
1h. 53min.
Édition:
Paris, Arléa, 2004
Numéro du livre:
14357
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782869596535
CDU:
944
Documents similaires
Mémoires d'outre-tombe: tome IV: [Livres XXXIV à XLII: (1830-1841]
Chateaubriand, François-René de (1768-1848)
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 26h. 14min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 12083
Résumé:Cette quatrième partie des Mémoires nous conduit de 1830 à la date symbolique que portent les dernières lignes : 1er novembre 1841, trente ans après le début de leur rédaction à la Vallée-aux-Loups. Mais cet ultime volume ne fut pas écrit après les autres. Tout au contraire, il les accompagna et son écriture, comme dans un miroir, les réfléchit et à sa manière les recommence puisqu'il est ici question, à nouveau, comme si les trois " carrières " se redéployaient, de littérature, de politique et de voyages : en Suisse, à Venise, à Prague auprès du vieux roi Charles X. Et c'est une expérience du retour du présent vers le passé, du passé vers le présent. L'écriture maintenant s'ouvre au discontinu qui est aussi le scintillement du poétique, comme si, à une histoire ou à une existence de plus en plus problématique, ne pouvait désormais correspondre qu'un émiettement des pages - travail du provisoire et du suspens dans la liberté d'un loisir en attente de la mort : " Les scènes de demain ne me regardent plus ; elles appellent d'autres peintres. "
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 26h. 13min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 11888
Résumé:C'est à Rome, vers la fin de 1803, après la mort de Mme de Beaumont, que Chateaubriand conçut pour la première fois l'idée d'écrire les mémoires de sa vie. C'est un récit autobiographique et historique, dont Chateaubriand voulait faire un témoignage posthume, commencé en 1803, rédigé principalement de 1811 à 1822, et achevé de 1830 à 1841. Dans cette oeuvre, il retrace les épisodes principaux de son existence aventureuse, des landes bretonnes aux forêts du nouveau monde, de l'armée des princes en Allemagne à l'exil en Angleterre. Les Mémoires tiennent aussi un peu du récit autobiographique tel que l'avait pratiqué Jean-Jacques Rousseau. Chateaubriand livre les secrets de son inexplicable coeur, se présentant comme le véritable René, révélant l'origine des sentiments qu'il avait prêtés aux êtres imaginaires de sa création et expliquant comment peu à peu ces personnages furent tirés de ses songes. Chateaubriand transforme les Mémoires en un discours funèbre appelé à enregistrer de façon privilégiée les changements survenus dans l'histoire : disparition des hommes et des paysages, des croyances, des moeurs et des institutions.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 26h. 37min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 11929
Résumé:Le temps du Consulat et de l'Empire qui couvre cette deuxième partie des Mémoires, Chateaubriand le définissait comme celui de sa carrière d'écrivain. Et ce sont en effet de belles années de fécondité littéraire, puisque alors s'écrivent Atala, le Génie du christianisme et Les Martyrs. Mais comme toujours s'entrecroisent l'histoire privée et l'histoire publique que les deuils ici réunissent : en 1803, la mort de Pauline de Beaumont à Rome dans les bras de l'écrivain-diplomate, et en 1804, l'assassinat du duc d'Enghien qui entraîne la rupture avec Napoléon. Un empereur détesté, et pourtant assez admiré pour que la seconde partie de ce volume en retrace longuement la vie et que sa disparition contresigne la fin d'un monde : " Quand on a rencontré comme moi Washington et Bonaparte, que reste-t-il à regarder derrière la charrue du Cincinnatus américain et la tombe de Sainte-Hélène ? Pourquoi ai-je survécu au siècle et aux hommes à qui j'appartenais par la date de ma vie ? Pourquoi ne suis-je pas tombé avec mes contemporains, les derniers d'une race épuisée ? Pourquoi suis-je demeuré seul à chercher leurs os dans les ténèbres et la poussière d'une catacombe remplie ? Je me décourage de durer. " Édition de Jean-Claude Berchet, comprenant également les pièces retranchées des Mémoires d'outre-tombe.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 21h. 50min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 11938
Résumé:Ce troisième volume s'ouvre sur la Restauration et nous conduit jusqu'à la Révolution de 1830 : après la carrière du voyageur puis de l'écrivain, voici venu le temps du politique. Nommé pair de France en 1815, Chateaubriand devient ambassadeur dans plusieurs capitales d'Europe, et surtout ministre des Affaires étrangères de 1822 à 1824. Mais comme frappé de mutisme au moment d'évoquer le véritable exercice du pouvoir, le mémorialiste reste silencieux sur ces mois de gouvernement, soudainement impuissant à se représenter pleinement comme acteur de l'Histoire. L'écrivain en tout cas fragmente son tableau d'une Restauration qui se déréalise peu à peu sous nos yeux, et le présente d'emblée sur le ton du désenchantement : " Retomber de Bonaparte et de l'Empire à ce qui les a suivis, c'est tomber de la réalité dans le néant, du sommet d'une montagne dans un gouffre. " Mais c'est que la rédaction de cette partie des Mémoires fut tardive et qu'au moment où elle s'achève déferle sur la France la vague du mythe napoléonien, qui atteindra son apogée en 1840 avec le retour des cendres de l'Empereur : la grande ombre du héros national vient éclipser le soleil de la monarchie.
Lu par : André Deguffroy
Durée : 19min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 20038
Résumé:Ce " chef-d'œuvre inachevé, inavouable et voué à la destruction ", sur le refus d'un vieil écrivain aux avances d'une jeune fille, qui peut faire penser, par opposition, aux Lolita de Nabokov, a la violence brûlante de la vérité. Dans ce texte clandestin de Chateaubriand, la tension entre l'infini auquel tend l'éros, et les limites de l'existence humaine, garde en vie l'essence spirituelle du moi, son acceptation du sacrifice et sa capacité à se dépasser dans le renoncement.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 2h. 50min.
Genre littéraire : Voyage/exploration
Numéro du livre : 17904
Résumé:Chateaubriand arriva à Rome le 27 juin 1803. Mais les faveurs que lui valait sa gloire d'écrivain, les démarches intempestives que lui dicta son naturel indépendant, excitèrent l'hostilité du Cardinal Fesch et la mauvaise humeur de Bonaparte. Il fut rappelé, et au début 1804 déjà il rentrait à Paris. Le Voyage que l'on va lire fut écrit pendant le séjour romain de Chateaubriand. Le Poète français découvre la Ville éternelle. Les souvenirs de l'Empire romain, les ruines l'attirent, le néant, comme toujours. Mais l'agonie et la mort auprès de lui d'une femme aimée, Mme de Beaumont, rendirent cette attirance plus enlaçante.
Lu par : Pierre Gautier
Durée : 10h. 23min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 22421
Résumé:Le 1er novembre 1755, le tremblement de terre le plus violent jamais ressenti en Europe détruit l'opulente Lisbonne. Le séisme suivi d'un raz de marée et d'un incendie fait cinquante mille victimes. À l'occasion du 250e anniversaire du séisme, ce livre décrit ce qui s'est passé d'après les témoins oculaires, les gazettes, les dépêches des ambassadeurs et les mémoires des académies européennes, mais aussi du point de vue de la sismologie moderne. Jean-Paul Poirier restitue aussi l'impact considérable que ce désastre a eu dans le monde des idées, notamment à travers la célèbre querelle de l'optimisme entre Voltaire et Rousseau.
Lu par : Pierre Gautier
Durée : 14h. 58min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 21384
Résumé:Sur le conflit qui oppose les Gaulois aux Romains, on ne connaît généralement que l'épisode de la conquête des Gaules racontée par César et qui se déroula pendant huit ans au milieu du 1er siècle av. J.-C. Or, c'est dès 390 av. J.-C. que le Gaulois Brennus et ses troupes occupèrent durablement Rome et prononcèrent l'humiliant " Vae victis ", " Malheur aux vaincus ". La prise de Rome fut la cause d'un traumatisme irréductible, sans cesse rappelé par tous les historiens de Rome, notamment par le plus grand d'entre eux, Cicéron. A partir de cet événement majeur, se succédèrent les péripéties d'une lutte inexpiable au cours de laquelle les Gaulois, rêvant toujours de réoccuper Rome, s'allièrent par les armes et la diplomatie à tous les adversaires des Romains Carthaginois avec Hannibal, Grecs avec le roi Persée, Germains ou Barbares lors des grands invasions des IIe et IIIe siècles de notre ère. L'auteur démontre également que la prétendue romanisation de la Gaule, thème sans cesse rabâché par les historiens, fut un leurre ou tout au moins une légende : en réalité, il y eut sans cesse des révoltes gauloises contre l'Empire romain. Pendant dix siècles, liberté et indépendance furent les mots d'ordre constants des chefs gaulois. Si les Gaulois furent toujours vaincus parce qu'ils opposaient leur masse aux tactiques éprouvées des légionnaires romains, ils ne renoncèrent jamais à harceler par tous les moyens possibles l'occupant romain, jusqu'à la chute de Rome au Ve siècle de notre ère.
Lu par : Françoise Clerc-Renaud
Durée : 15h. 9min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 22724
Résumé:Venus des monts Altaï, aux confins de la Mongolie et de la Chine, avant de s'établir en Anatolie, les Turcs ont étendu leur domination jusqu'aux portes de l'Europe. Les guerres incessantes que l'Empire ottoman mena contre l'Empire byzantin, puis contre celui des Habsbourg, ne furent qu'un épisode de l'éternelle rivalité entre Orient et Occident. Celle-ci ne prit fin qu'avec la guerre d'indépendance, menée par Mustapha Kemal de 1919 à 1923. Après six siècles d'ottomanisme, la Turquie devenait une république laïque, sous l'étroite surveillance de l'armée, aux dépens de ses minorités kurde, arménienne et alevie. Engagée depuis quarante ans sur la voie des réformes, forte de ses 72 millions d'habitants et de son poids économique, la Turquie est candidate à l'entrée dans l'Union européenne depuis 1999. Un atout sur l'échiquier stratégique, pensent les uns ; une perte d'identité pour l'Europe, prédisent les autres. Mais tous convoitent son alliance, surveillent ses progrès et redoutent ses colères. Or, la Turquie ne cesse d'osciller entre l'héritage laïc d'Atatürk et la nostalgie de l'âge d'or islamique. Un compromis difficile, auquel doivent s'astreindre aussi les islamistes modérés désormais au pouvoir. Des origines mongoles du peuple turc jusqu'à l'avènement du Parti de la justice et du progrès (AKP), Ibrahim Tabet retrace trois mille ans d'histoire politique, économique et sociale de la Turquie, n'éludant aucun des défis qu'elle doit relever : regain islamiste, droit des femmes, questions kurde et chypriote, reconnaissance du génocide arménien, relations avec ses voisins arabes... «Homme malade de l'Europe» au XIXe siècle, la Turquie sera-t-elle demain sa providence ?
Lu par : Elisabeth Calvarin
Durée : 5h. 59min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 24224
Résumé:L'Italie ? C'est juste sur l'autre versant des Alpes, côté soleil. Vous croyez la connaître, pourtant malgré son accueil amical et sa chaleureuse exubérance, elle se dérobe et demeure énigmatique.
Lu par : Gérard Pliquet
Durée : 2h. 59min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 24554
Résumé:Depuis 1903, le Tour de France cycliste déroule ses fastes. Spectacle entièrement gratuit, il rassemble sur les routes qu'il emprunte 20 millions de spectateurs. 190 pays retransmettent désormais ses images télévisées. Le Tour, c'est une fantastique histoire humaine avec ses joies, ses drames, ses moments de galère intense, ses grands moments d'émotion. C'est aussi mille et une histoires. Les plus belles victoires, les plus beaux exploits. Et enfin toutes ces petites histoires peu connues où interviennent des personnages inattendus : le Vatican qui soutient l'italien Bartali, le général De Gaulle qui, bien involontairement, provoque la victoire d'étape d'un coureur, la Méditerranée dans laquelle plonge le peloton pour lutter contre la canicule au grand dam des organisateurs. Disputé par des hommes en pleine force de l'âge, adeptes de la plaisanterie et conteurs émérites de leurs propres aventures, le Tour est une source inépuisable d'histoires. Jean-Paul Brouchon, 44 Tours à son actif, a beaucoup écouté et retenu. Il restitue dans cet ouvrage ce que la mémoire peut oublier.
Lu par : Evelyne Fournier
Durée : 10h. 8min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23954
Résumé:Havre mythique de la liberté, porte de l'Amérique, banquière du continent, mosaïque de cultures, symbole des succès d'une super-puissance et des tensions qui la déchirent, New York est d'abord fille du capitalisme. Tôt devenue un paradis du commerce, elle vit au rythme de ses docks, de ses ateliers, de ses bureaux, et son dynamisme en fait la rivale de Londres dans la domination de l'économie mondiale. La métropole des rives de l'Hudson ne cesse de changer d'échelle. Les premiers gratte-ciel s'élèvent près de Wall Street à la fin du XIXe siècle, et la population double entre 1900 et 1940. Little Italy, le quartier juif du Lower East Side, Harlem : New York est en même temps une seconde Babel et Metropolis. Sa modernité ne tient pas seulement à ses paysages urbains, féeriques selon les uns, dantesques selon d'autres ; elle repose sur sa capacité à surmonter ses contradictions et à innover. Capitale de l'information, c'est elle qui invente l'industrie des loisirs, les théâtres de Broadway et les parcs d'attraction de Coney Island. Au cœur de l'avant-garde, haut lieu du jazz et des débats d'idées, elle accueille artistes et intellectuels du monde entier qui renforcent son magnétisme. Aujourd'hui centre de la culture planétaire et paradigme du rêve américain, elle continue à attirer de nouveaux immigrants. " New York n'est pas une ville finie, écrivait Le Corbusier, c'est une ville en devenir. "