Récits d'humanisme
Résumé
Michel Serres raconte l'un des plus longs récits du monde, où des femmes et des hommes, sortis jadis d'Afrique, se retrouvent aujourd'hui, des dizaines de milliers d'années après leur séparation. Il raconte ensuite comment il ne put lui-même traverser à pied l'immense continent-berceau ; et pourquoi nous ne croyons plus à l'histoire des patries et des nations. Il raconte aussi pourquoi Orphée perdit, au dernier moment, son amie Eurydice ; à quel travail indispensable s'évertuent les neuf Muses ; comment des matelots devinrent volontiers lions et moucherons ; pourquoi les fétiches assyriens mélangent ailes et sabots comme les dieux aztèques mêlent plumes et poils ; pourquoi Eve, au paradis, désobéit. En somme, il raconte comment nous réussissons ou échouons à devenir humains. Faute de pouvoir définir l'homme, il le raconte. Ces mille et un récits dessinent, en mosaïque, un nouvel humanisme. Mythes ou histoires, ces récits s'approchent de ce que nous disent, aujourd'hui, les sciences, Darwin par exemple. L'humanisme, alors, célèbre les noces des contes et du savoir.
Lu par :
Viviane Bonjour
Genre littéraire:
Société/économie/politique
Mots-clés:
Humanisme -20e siècle
Durée:
8h. 25min.
Édition:
Paris, Le Pommier, 2006
Numéro du livre:
14186
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782746502659
Collection(s):
Essais
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Résumé:Qu'il s'agisse d'inégalités de traitement en fonction du sexe, de la race, de la sexualité, de la religion, de l'origine, des handicaps, de la santé, les discriminations sont aujourd'hui perçues et combattues comme la figure centrale des injustices. S'il est indispensable de les décrire et de les mesurer, il faut aussi que l'on sache mieux comment elles sont vécues par celles et ceux qui les subissent. L'écart est grand, en effet, entre les inégalités objectives et la manière dont les personnes les ressentent et, surtout, dont elles les tiennent pour justes ou injustes. Pourquoi moi ? s'efforce de rendre compte de ce vécu plus divers qu'il n'y paraît. De l'"expérience totale" qui fait de la discrimination le coeur de l'identité et du rapport au monde des individus à la distanciation que d'autres parviennent à installer grâce à un ensemble de stratégies et de tactiques, se déploie un espace de discriminations ressenties de façon plus ou moins intense. Ces expériences sont déterminées par le jeu complexe des conditions sociales. Ainsi les plus discriminés ne sont pas nécessairement ceux qui éprouvent les sentiments d'inégalité les plus aigus. La comparaison entre l'école et l'hôpital montre que les discriminations sont perçues de façon très différente dans ces institutions pour lesquelles la diversité des cultures et des personnes ne constitue pas le même enjeu. Les discriminations et les luttes qu'elles entraînent révèlent de profondes transformations de notre vie sociale et de nos subjectivités ; non seulement elles dévoilent des injustices intolérables, mais elles montrent comment les individus essaient de se construire comme les sujets de leur liberté et de leur identité quand l'ordre social perd de son unité et de son ancienne légitimité.