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Jules et Jim

Résumé
Paris, dans les années 1900, Jules, qui est allemand, se lie d'amitié avec Jim, qui est français. Entre-eux, c'est comme un coup de foudre. La photo d'une statue de femme au sourire mystérieux les éblouit. Ils décident de se rendre en Grèce, pour retrouver cette statue. De retour à Paris, Jules et Jim font connaissance avec Catherine, qui a le même sourire que la mystérieuse statue. Catherine aime Jules qu'elle épouse, avec la bénédiction de Jim. La guerre de 14 éclate, et sépare les deux amis. Catherine et Jules ont une petite fille, Sabine. Jim leur rend visite, dans leur chalet des Vosges et Catherine se met à aimer Jim...
Durée: 5h. 10min.
Édition: Paris, Gallimard, 1953
Numéro du livre: 5671
Collection(s): Folio

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Durée : 2h. 43min.
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Lu par : Simone Bosko
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 7342
Résumé:Maud ouvrit la fenêtre et la rumeur de la vallée emplit la chambre. Le soleil se couchait. Il laissait à sa suite de gros nuages qui s'aggloméraient et se précipitaient comme aveuglés vers un gouffre de clarté. Le "septième" où ils logeaient semblait être à une hauteur vertigineuse. On y découvrait un paysage sonore et profond qui se prolongeait jusqu'à la traînée sombre des collines de Sèvres. Entre cet horizon lointain, bourré d'usines, de faubourgs et l'appartement ouvert en plein ciel, l'air chargé d'une fine brume ressemblait, glauque et dense, à de l'eau. Maud resta un moment à la fenêtre, les bras étendus sur la rampe du balcon, la tête penchée dans une attitude semblable à celle d'un enfant oisif. Mais son visage était pâle et meurtri par l'ennui. Lorsqu'elle se retourna vers la chambre et qu'elle ferma la fenêtre le bruissement de la vallée cessa brusquement comme si elle avait fermé les vannes d'une rivière.
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Résumé:«Rien n'est plus déplaisant qu'un récit de bonnes fortunes. Pourtant, au cours de ces pages, il ne sera, en apparence, question que de celles qui me sont échues dans le mois de décembre 1918 au bord du Pacifique américain. Si, parmi tant de souvenirs qui alourdissent déjà de leur charge mélancolique une vie dont la capacité fut élargie au-delà du normal par le jeu, les circonstances et une ardeur désordonnée, je choisis celui-là, ce n'est pas que je sois tenté de paraître ici en séducteur. On verra que je fus simplement servi par une atmosphère unique et aussi - il faut le dire - par une absence ingénue de règles amoureuses ou sensuelles. La combinaison de ces deux éléments fit d'un mois californien une sorte d'éblouissement dionysiaque. J'entreprends de le raconter ici avec une entière bonne foi.»
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Résumé:Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants, ses parents, puis tenté, mais en vain, de se tuer lui-même. L'enquête a révélé qu'il n'était pas médecin comme il le prétendait et, chose plus difficile encore à croire, qu'il n'était rien d'autre. Il mentait depuis dix-huit ans, et ce mensonge ne recouvrait rien. Près d'être découvert, il a préféré supprimer ceux dont il ne pouvait supporter le regard. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Je suis entré en relation avec lui, j'ai assisté à son procès. J'ai essayé de raconter précisément, jour après jour, cette vie de solitude, d'imposture et d'absence. D'imaginer ce qui tournait dans sa tête au long des heures vides, sans projet ni témoin, qu'il était supposé passer à son travail et passait en réalité sur des parkings d'autoroute ou dans les forêts du jura. De comprendre, enfin, ce qui dans une expérience humaine aussi extrême m'a touché de si près et touche, je crois, chacun d'entre nous.
Lu par : Guy Chavanis
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Résumé:A deux heures de l'après midi, comme un couvercle ouaté, sur le Pelvoux le silence tombe. La cure commence qui porte son nom. Aux balcons, les grands stores sont baissés. Ils protègent contre le vent, la neige, le soleil et les sons. Sur leurs lits, les malades s'allongent immobiles. Ni livres, ni jeux. Il faut que le corps et l'esprit, livrés à eux- mêmes connaissent l'absolu repos. Ils sont tous là, parallèlement alignés, comme pour une étrange revue que passe un chef invisible et sévère. Pas un bruit dans les corridors. Il est interdit de passer sur le terre-plein qui borde le bâtiment. Dans le village même les gens évitent de sortir. Alors, tandis que s'endorment les agitations, un regard intérieur s'ouvre sur les malades. Les plus frivoles ne peuvent y échapper. Du recueillement auquel chaque jour les oblige la cure, naissent des pensées vagues et sourdes. Le corps englouti communique à l'esprit une torpeur féconde. Tout ce qui l'encombrait dans les heures passagères, les vanités, les fièvres mesquines, - tout se décante, s'apaise. Des nuages flottent. De lourds choucas s'abattent sur la neige. Comment ne pas saisir l'essentiel des choses ?