Contenu

D'Auschwitz à Bergen-Belsen: aventures

Résumé
Un jour de mars 1942, dans une bourgade des Carpates, quand la neige commençait à rouiller, la Gestapo arrêta deux cents résistants polonais, ouvriers pour la plupart. Parmi eux se trouvait un étudiant de l'Université de Cracovie, un jeune poète ambitieux. C'était moi. Il ne serait pas bienséant de relater les jours et les semaines qui ont suivi. Il suffirait d'écrire plusieurs fois le mot Gestapo, Gestapo, Gestapo... D'ailleurs, je n'ai gardé, aucun souvenir de ce temps défunt... C'est au camp d'extermination d'Auschwitz que j'ai paradoxalement retrouvé ma pensée indocile et cela grâce au Kommando Schlosserei. Fils d'un ouvrier métallurgiste, je connaissais outils et métaux. Ce fut ma chance de pouvoir travailler dans un grand atelier, à l'abri de la pluie et de la froidure meurtrières. On y coulait les grilles destinées aux fours crématoires, on y fabriquait les lampadaires d'appartements pour les officiers SS, et même de grosses chevalières en or que moulaient pour eux nos ferronniers d'art. De ces trois années d'enfermement, ma mémoire a sauvé de l'oubli des moments qui allaient au-delà du scénario manichéen des rôles partagés entre victimes et bourreaux. Pendant les cinquante années qui ont suivi ma libération à Bergen-Belsen, je me suis tu tandis que mes compagnons rescapés racontaient mille histoires véridiques sur les bons et les méchants. Aujourd'hui, c'est mon tour. A toi, ami lecteur, je livre cette écriture. Je voudrais que tu la trouves belle et fraternelle.
Durée: 2h. 14min.
Édition: Lausanne, L'Age d'Homme, 2000
Numéro du livre: 13278
ISBN: 9782825113912
CDU: 890

Documents similaires

Durée:1h. 13min.
Genre littéraire:Biographie/témoignage
Numéro du livre:14154
Résumé: Présentation de l'éditeur : Dans les premières années de sa carrière, Georges Moustaki fait la connaissance de Siegfried Meir, qui chante sous le pseudonyme de Jean Siegfried. Ils ont le même âge, ils se ressemblent. Il faudra des années que Siegfried confie à son ami ses souvenirs tragiques. Juif, d'origine roumaine, il a connu la déportation où toute sa famille a péri. Georges Moustaki, dont l'enfance à Alexandrie a été marquée par une profonde tolérance entre les diverses communautés, a consigné le récit de Siegfried. Entre celui qui a connu la persécution et celui qui a pu grandir dans un univers préservé, se tisse un dialogue : l'un veut savoir et l'autre comprendre. L'un recueille les échos d'un destin qui aurait pu être le sien, l'autre, en la racontant, cherche à exorciser son histoire.
Lu par:Michel Joyet
Durée:9h. 9min.
Genre littéraire:Histoire/géographie
Numéro du livre:13572
Résumé: Dans sa première édition, en 1959, le Comité international d'Auschwitz présentait ainsi ce livre : « Rudolf Hoess a été pendu à Auschwitz en exécution du jugement du 4 avril 1947. C'est au cours de sa détention à la prison de Cracovie, et dans l'attente du procès, que l'ancien commandant du camp d'Auschwitz a rédigé cette autobiographie sur le conseil de ses avocats et des personnalités polonaises chargées de l'enquête sur les crimes de guerre nazis en Pologne. Conçu dans un but de justification personnelle, mais avec le souci d'atténuer la responsabilité de son auteur en colorant le mieux possible son comportement, celui de ses égaux et des grands chefs SS, ce document projette une lumière accablante sur la genèse et l'évolution de la "Solution finale" et du système concentrationnaire. Ce compte rendu sincère représente l'un des actes d'accusation les plus écrasants qu'il nous ait été donné de connaître contre le régime dont se réclame l'accusé, et au nom duquel il a sacrifié, comme ses pairs et supérieurs, des millions d'êtres humains en abdiquant sa propre humanité. » La préface de Geneviève Decrop (auteur de l'ouvrage "Des camps au génocide : la politique de l'impensable", PUG, 1995) replace en perspective ce texte fondamental. Et dans la postface inédite à cette édition de poche, elle montre en quoi les avancées récentes de l'historiographie de la Shoah renouvellent la portée de sa lecture.
Durée:2h. 39min.
Genre littéraire:Biographie/témoignage
Numéro du livre:70059
Résumé: Un témoignage fort sur la déportation et les chemins de la libération. Après une enfance heureuse en Pologne au sein d'une famille juive, Elie Buzyn va subir l'indicible : sa déportation à 11 ans et l'assassinat des siens ; le ghetto de Lodz, Auschwitz à 15 ans, la marche de la mort, Buchenwald. Lorsqu'il est libéré à 16 ans, il ne parle que le polonais, le yiddish, et l'hébreu. Comment retourner à la normale ? Après avoir frôlé la mort, connu un état de sous-nutrition extrême, la libération et le retour à la vie sont complexes. La traversée de la frontière entre deux milieux sera pour lui un temps crucial qui aura duré des décennies… Ses expériences passées continuent d'exister en lui, en un magma éruptif qui peut surgir à tout instant. Mais il a agi, résisté, et réappris à vivre. Le chaos libère une grande source d'énergie qui lui a permis de développer une créativité de la vie où rien ne pouvait lui paraître insurmontable. Encouragé par les voix du passé et par le soutien de leurs morts, il a tenté de reconstruire ailleurs ce qui a été brisé. Il livre le récit d'un étrange périple passant par la France, la Palestine, l'Algérie. Chirurgien-orthopédiste, il s'engagera auprès des laissés pour comptes et des victimes que les nazis avaient voulu torturer et éliminer : témoins de Jehova, malades psychiatriques, personnes très âgées,... parfois dans des conditions difficiles, sans infrastructures sanitaires. Un parcours unique et atypique, éclairé par le regard d'Etty Buzyn, son épouse, écrivain et psychanalyste.
Durée:1h. 52min.
Genre littéraire:Biographie/témoignage
Numéro du livre:65844
Résumé: "Moi-même je le raconte, je le vois, et je me dis c'est pas possible d'avoir survécu..." Arrêtée par la Gestapo en mars 1944 à Avignon avec son père, son petit-frère de douze ans et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Auschwitz-Birkenau : elle sera seule à en revenir, après avoir été transférée à Bergen-Belsen, Raguhn et Theresienstadt. Dans ce convoi du printemps 1944 se trouvaient deux jeunes filles dont elle devint amie, plus tard : Simone Veil et Marceline Rosenberg, pas encore Loridan – Ivens. Aujourd’hui, à son tour, Ginette Kolinka raconte ce qu’elle a vu et connu dans les camps d’extermination. Ce à quoi elle a survécu. Les coups, la faim, le froid. La haine. Les mots. Le corps et la nudité. Les toilettes de ciment et de terre battue. La cruauté. Parfois, la fraternité. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva. Que tous, nous sachions, non pas tout de ce qui fut à Birkenau, mais assez pour ne jamais oublier ; pour ne pas cesser d’y croire, même si Ginette Kolinka, à presque 94 ans, raconte en fermant les yeux et se demande encore et encore comment elle a pu survivre à "ça"...
Durée:4h. 12min.
Genre littéraire:Biographie/témoignage
Numéro du livre:39581
Résumé: Déportée au camp d'Auschwitz-Birkenau à l'âge de 15 ans, M. Loridan-Ivens relate comment son expérience de condamnée a pu la transformer en un être aimant et aimé, une fois libérée dans le Paris d'après-guerre. Devenue actrice et scénariste, elle livre un témoignage sensible.
Durée:10h. 45min.
Genre littéraire:Biographie/témoignage
Numéro du livre:67547
Résumé: "C'est Mauthausen qui m'a défini comme homme, je suis encore un homme du camp". Iakovos Kambanellis (1922-2011), écrivain, dramaturge, et souvent considéré comme le père du théâtre grec contemporain, a été déporté à Mauthausen de 1943 à 1945. Le récit de ses années de camp et des mois qui ont suivi sa libération en mai 1945 par les Américains est paru en Grèce en 1963, la même année que La Trêve de Primo Levi en Italie et Le Grand Voyage de Jorge Semprun en France. Par son réalisme, sa narration vive et précise, Mauthausen est un tableau hallucinant où alternent les tragiques années de camp, les souffrances endurées, l'inhumanité, la logique infernale des SS, et les mois d'après la libération dans le chaos d'un monde disloqué où tout est joie, espoir et stupéfaction de réapprendre simplement à vivre. Témoignant autant de l'expérience personnelle de l'auteur que de celle de ses codétenus, mêlant le malheur et la folie, le grotesque et l'absurde, Eros et Thanatos, Mauthausen laisse au lecteur une intense impression d'humanité tant il exprime une expérience aux limites de l'indicible, métamorphosée en chant de résistance et de vie exceptionnel
Lu par:Jean Frey
Durée:12h. 7min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:13801
Résumé: Ferdydurke est à la littérature polonaise ce que Don Quichotte est à la littérature espagnole : un grand livre absurde et inclassable qui déchaîna la critique et révolutionna le roman. Le narrateur, un trentenaire se cherchant, retombe en enfance et n'arrive plus à en sortir. Enferré dans sa vie adolescente où se succèdent les rixes entre bandes adverses, les combats de grimaces qui parodient les gestes de la messe, la vie de pensionnaire familial et les vacances à la campagne chez sa vieille tante, le narrateur est condamné à errer dans un univers qui n'est plus le sien.
Lu par:Serge Cantero
Durée:7h. 31min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:20736
Résumé: « Encore une remarque, même si elle me fait soupçonner de mégalomanie. Et si La pornographie était une tentative pour renouveler l'érotisme polonais ?... Une tentative pour retrouver un érotisme qui correspondrait davantage à notre sort et à notre histoire récente - faite de viols, d'esclavage, de luttes de chiots -, une descente vers les obscurs confins de la conscience et du corps ? Je suis de plus en plus porté à présenter les thèmes qui me paraissent les plus complexes sous une forme simple, naïve même. La pornographie est écrite un peu à la manière d'un "roman de province" polonais ; c'est comme si je véhiculais sur un char à banc vieillot du venin "dernier cri" (cri de douleur, pas à la mode, cela va de soi). Ai-je raison de penser que plus la littérature est téméraire et d'un accès difficile, plus elle devrait retourner vers des formes anciennes, faciles, auxquelles les lecteurs se sont habitués ? » Witold Gombrowicz (1962).
Durée:14h. 26min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:16515
Résumé: Le roman de Gombrowicz se déroule dans une Pologne à la fois contemporaine où l'on suit des joueurs de tennis, un millionnaire agonisant, une jeunesse aristocrate désoeuvrée qui se promène en décapotable - et une Pologne reculée où les relents de féodalisme s'échappent encore des marais bordant le château de Myslotch, ténébreux ombilic à l'oeuvre.
Durée:9h. 56min.
Genre littéraire:Littérature fantastique
Numéro du livre:69095
Résumé: Antan a tout l'air de n'être qu'un paisible village polonais. L'existence y est ponctuée par le temps : le temps d'aimer, de souffrir puis de mourir. Antan est situé au centre de l'univers - coeur du monde, coeur des hommes, coeur de l'histoire. Mais qui préside à son destin ? Dieu, qui du haut des cieux lui envoie les maux et les bonheurs dévolus aux humains, ou le châtelain Popielski, envoûté par le Jeu du labyrinthe que lui a offert le rabbin et qui, d'un coup de dés, renverse peut-être l'ordre des choses ? Un homme se transforme en bête, les âmes des morts errent dans le bourg jusqu'à se croire vivantes, des animaux parlent à une vieille folle... Au cours ordinaire de la vie se substitue brutalement la guerre avec son cortège d'événements diaboliques. Un conte ponctué de purs moments d'émotion, de fragiles instants de vérité saisis au vol par une plume d'une fraîcheur et d'une originalité peu communes [L'auteur est Prixi Nobel de littérature]
Durée:4h. 32min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:18178
Résumé: Un vieil homme retrouve avec émotion deux lettres écrites cinquante ans plus tôt. Comment a-t-il pu oublier Mirka, son premier amour, rencontrée pendant les vacances d'été des années 1951 et 1952 ? La jeune fille de la baie de Gdansk lui annonçait être enceinte. Il ne lui a jamais répondu. Bouleversé par cette paternité qui resurgit dans ses vieux jours, l'homme prend la plume pour raconter son histoire à son fils et part à la recherche de son passé. Il retourne dans la maison sous les pins, au bord de la mer Baltique. Au cours de longues promenades sur la plage et dans les dunes, il s'interroge sur ses choix, sur sa lâcheté vis-à-vis de ses proches, sur ses compromissions avec le système communiste. Au fil de rencontres avec les habitants des lieux, il s'approche pas à pas de la vérité.
Lu par:Jean Frey
Durée:8h. 50min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:15887
Résumé: " Trébuchant dans la paille et dans les détritus, je continuais à errer de wagon en wagon. Les portes ouvertes des compartiments oscillaient sans arrêt. Pas un seul voyageur. Enfin, je rencontrai un contrôleur dans son uniforme noir. Il s'enroulait un gros foulard autour du cou et emballait ses affaires, sa lanterne, son registre. "On arrive, monsieur !" dit-il après m'avoir regardé de ses yeux complètement décolorés. Le train ralentit peu à peu sans faire de bruit, comme si la vie le quittait lentement avec le dernier souffle de vapeur. Il s'arrêta ; l'endroit était vide et silencieux, sans le moindre édifice. En descendant, l'employé m'indiqua la direction du Sanatorium. " Publiés trois ans après Les boutiques de cannelle, les récits du Sanatorium au croque-mort convoquent à nouveau, dans une ambiance de sourde étrangeté, la figure emblématique du père, le thème obsessionnel des mannequins, le contraste, si spécifique à Bruno Schulz, entre beauté et pacotille.