L'esprit du poker: comment un jeu d'argent a conquis le monde
Résumé
La pratique du poker a explosé ces dix dernières années. En France, et pour le seul jeu en ligne, 1,7 million de joueurs ont misé presque 8 milliards d'euros en 2012. Pourquoi un tel engouement ? Un joueur mène l'enquête. Mobilisant des références multiples, Lionel Esparza explique ce qui fait aujourd'hui la prodigieuse puissance d'attraction d'un jeu pourtant ancien. Il raconte comment s'est constitué le poker moderne, dont on suit les pérégrinations depuis les bouges de La Nouvelle-Orléans du XIXe siècle jusqu'aux tournois électroniques planétaires d'aujourd'hui. Afin de saisir les raisons de son affinité avec les désirs contemporains, il en analyse aussi les ressorts, la logique interne. La table de poker fonctionne comme un modèle réduit où se résume l'essentiel des obsessions contemporaines : le désir d'argent, le goût pour la compétition effrénée, l'expérience de l'impondérable dans une société dominée par les exigences du calcul prévisionnel, mais aussi le mensonge, le bluff et le spectacle. Le poker n'a qu'un dieu, l'argent ; qu'une religion, le capitalisme ; qu'une inspiration, le marché. Il traduit en termes ludiques les impératifs du libéralisme. Il les transmet ainsi à la façon d'un message subliminal, non comme le feraient un manuel théorique ou une fiction exemplaire, mais à travers une pratique d'autant plus efficace qu'anodine en apparence. Nous sommes entrés dans le stade ludique du capitalisme. L'analyse critique de son jeu-fétiche peut permettre de mieux en saisir l'esprit.
Lu par :
Bruno Delacoste
Genre littéraire:
Société/économie/politique
Mots-clés:
Jeux de hasard
/
Littérature française
Durée:
6h. 50min.
Édition:
Paris, La Découverte, 2014
Numéro du livre:
78141
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782355220593
Documents similaires
Lu par : Geneviève Cail
Durée : 12h. 47min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 25392
Résumé:En retraçant l'évolution des mentalités et la lente conquête du confort, cette enquête vous fera découvrir l'histoire des mille et un objets qui vous sont familiers, la manière dont vos ancêtres mangeaient, dormaient - jamais totalement allongés -, comment ils se lavaient et s'habillaient. Elle vous livrera les clés de nos habitudes et de nos expressions : pourquoi dit-on entre la poire et le tramage, n'y voir goutte ou peau de balle et balai de crin Pourquoi pend-on la crémaillère ? Savez-vous que le préfet Poubelle avait déjà inventé le tri sélectif - avec un conteneur spécial pour les huîtres ! - et que les chaises à porteurs fonctionnaient comme nos vélibs ? Ce livre vous révèle toute une société, avec ses usages, ses mythes et ses symboles, tout cela avec le charme du langage de l'époque, nommant la porte l'huis, une marmite une chaudière, un bois de lit un charlit.
Lu par : Simone Marazzi
Durée : 5h.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 28513
Résumé:C'est le récit d'une femme que la vie n'a pas épargnée, voire a profondément meurtrie depuis son plus jeune âge. Le genre de vie dont beaucoup ne se relèvent jamais vraiment. Une enfance difficile auprès de parents toxiques et abusifs, la violence subie, l'inceste et le silence meurtrier, l'enfer de la drogue, de la prostitution à 17 ans, et l'alcoolisme pour tenter de tenir le coup, vaille que vaille. Un lent suicide, une mort certaine à soi-même. Avec au fond d'elle une honte et un dégoût de soi qui l'enfonce plus encore. Pourtant, Laurence a puisé dans ces expériences douloureuses une immense force qui l'a toujours poussée à continuer de vivre, à repartir, à trouver les clefs pour avancer, coûte que coûte. Sur ce chemin de croix, l'amour gratuit et désintéressé, la confiance en la vie, l'accompagnement de psychothérapeutes puis la sophrologie ont été de puissants leviers sur lesquels elle a pu s'appuyer pour se relever. Elle veut les partager aujourd'hui avec tous ceux qui souffrent, à leur manière, de ces hontes et de ces complexes qui empêchent de vivre avec plénitude. Pendant des dizaines d'années, sa vie est une succession de chutes et de renaissances. Un parcours raconté sans pathos, avec pudeur et dignité. Sa singularité tient à l'analyse en profondeur qu'elle peut en faire grâce aux outils de développement personnel qu'elle expérimente depuis.
Lu par : Marie Colette
Durée : 3h. 28min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 27510
Résumé:Du premier vrai départ de la maison à celui qui va les voir s'installer en couple, voire vivre très loin, le jour où les enfants s'en vont est comme une nouvelle naissance. Avec ce que cela comporte de joie, de bonheur, de fierté, mais aussi de tristesse, de déchirement et de sentiment de perte : autrement dit, une sorte de "baby-blues". Pas toujours facile à vivre, cette transition peut être l'occasion d'une véritable crise pour les parents et pour les couples. Béatrice Copper-Royer, psychologue-clinicienne, psychothérapeute, explique ce qui se joue dans cette étape de la vie où l'on devient parent d'enfants désormais adultes. Elle offre ainsi des repères précieux pour se situer dans cette nouvelle configuration, éviter les pièges et profiter des atouts, nombreux, qu'elle procure.
Lu par : Claude Garnier
Durée : 7h. 6min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 28943
Résumé:La collection "Les gagne-misère" est consacrée à l'ancien artisanat. Chaque volume évoque de quatorze à vingt métiers différents, de vielles façons ou des besognes saisonnières, des gestes pratiquement disparus aujourd'hui. Ces ouvrages ont été couronnés par l'Académie française.
Lu par : Michel Audierne
Durée : 10h. 50min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 22679
Résumé:Le témoignage d'hommes et de femmes dont l'altruisme est une seconde nature.
Lu par : Manon
Durée : 1h. 49min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 30864
Résumé:Ce bref essai raconte la transformation des trains et des gares. Il montre comment un service pratique et bon marché, desservant l'ensemble du territoire, s'est reconverti en entreprise calquée sur le modèle aérien avec ses réservations obligatoires, ses offres low cost et ses galeries commerciales. Décrivant ses errances dans les «trains déclassés» et ses attentes infinies gare Saint-Lazare, Benoît Duteurtre nous fait voir le revers du TGV. Il ne cache pas sa nostalgie des buffets de gare (transformés en Starbucks Coffee) ou des wagons-lits (sacrifiés sur l'autel de la rentabilité). Mais, surtout, il bouscule certaines urgences de notre société comme le démantèlement des services publics, la passion des marques, l'obsession sécuritaire ; tout ce qui contribue à asservir nos vies en éliminant la part d'imprévu et de poésie.
Lu par : Albane Cain
Durée : 4h. 54min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 22747
Résumé:Tous les Français, naguère, étaient élevés selon des valeurs identiques. Il existait une France de gauche et une France de droite, une France laïque et une France chrétienne, mais la morale de l'instituteur ressemblait à celle du curé. A partir des années 1970, sous l'effet d'une double révolution - celle de la société et celle des idées, - chacun a pris l'habitude de définir ses propres critères du bien et du mal. le résultat, aujourd'hui, c'est que les règles collectives s'effacent, ouvrant la porte à une société éclatée, où le seul guide est l'intérêt personnel. Une tendance encouragée par le moralement correct : cette mentalité, entièrement fondée sur l'exaltation de l'individu, prêche le principe de plaisir, le droit à la différence, le devoir de tolérance, la transgression des traditions, la relativité des conventions. Mais peut-on vivre sans valeurs partagées ? Pour sortir de la crise qui se manifeste sur tous les plans - des banlieues à l'école, de l'Etat à la famille, du travail à la culture - il faudra bien réinventer des codes communs. Et sans doute renouer avec la morale élémentaire qui a longtemps garanti la stabilité du lien social.
Travailler peut nuire gravement à votre santé: sous-traitance des risques, mise en danger d'autrui, atteinte à la dignité, violences physiques et morales, cancers professionnels
Thébaud-Mony, Annie
Lu par : Ghislaine Pérésan
Durée : 9h. 52min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 23029
Résumé:Les savoirs scientifiques et médicaux permettent aujourd'hui d'identifier de très nombreux facteurs d'altération de la santé par le travail. Pourtant, on constate la généralisation de la mise en danger délibérée d'autrui dans les choix d'organisation du travail, ainsi que dans les politiques publiques les rendant légitimes. Comment expliquer cette contradiction ? Par la pression des " décideurs ", chargés d'abaisser constamment les coûts et qui sous-traitent le travail et ses risques. En bout de cascade de la sous-traitance, la figure de l'intérimaire et de tous les travailleurs " invisibles " témoigne d'un retour à l'insécurité et à l'indignité, formes modernes de servitude. À partir de nombreux témoignages recueillis dans divers secteurs de l'industrie et des services, et à partir de l'exemple phare de l'amiante, ce livre met en lumière l'" angle mort " de la santé publique : les atteintes à la vie, à la santé et à la dignité des travailleurs. Se situant en référence au code de procédure pénale, l'auteure montre comment, au nom des règles du capitalisme néolibéral, l'impunité des responsables est totale, qu'il s'agisse de l'homicide, du délit de mise en danger d'autrui, des atteintes à la dignité ou de la non-assistance à personne en danger. Elle montre aussi les dérives d'une recherche sous influence. Un livre salutaire qui appelle à la vigilance citoyenne et à la résistance individuelle et collective. Prix 2008 de l'Association des journalistes médicaux de la presse grand public (AJMED). Prix Prescrire 2008.
Opération banlieues: comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises
Belmessous, Hacène
Lu par : Fabienne Chalendard
Durée : 6h. 36min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 24729
Résumé:Entre 1977 et 2003, la politique de la ville visait à " réinjecter du droit commun " dans les quartiers d'habitat social. Mais depuis, derrière les grands discours, une autre politique se déploie discrètement : la préparation d'une guerre totale aux cités, transformées en véritables ghettos ethniques, chaudrons sociaux dont le " traitement " ne relèverait plus que de l'éradication ou de la force armée. Voilà ce que démontre cette enquête implacable d'Hacène Belmessous, nourrie de documents confidentiels, de témoignages d'acteurs de la " sécurité urbaine " ? politiques, urbanistes, policiers, gendarmes et militaires ? et de visites des lieux où militaires et gendarmes se préparent à la contre-guérilla urbaine. Il explique ainsi qu'un objectif caché des opérations de rénovation urbaine est de faciliter les interventions policières, voire militaires, à venir dans ces territoires. Et il montre comment, à la suite des émeutes de 2005, deux nouveaux intervenants ont été enrôlés par le pouvoir sarkozyste : la gendarmerie mobile et l'armée de terre. Car avec l'adoption en 2008 du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, l'idée d'un engagement des forces terrestres en banlieue n'est plus un tabou. Mais s'ils se disent loyaux envers le chef de l'État, nombre d'officiers interrogés récusent ce " scénario de l'inacceptable ". Quant aux gendarmes, ils contestent ouvertement leur rapprochement avec la police, tandis que nombre de policiers, aujourd'hui en première ligne, récusent la militarisation croissante de leur action. Autant de révélations inquiétantes, pointant les graves dérives d'une politique d'État ayant fait sienne un nouvel adage : " Si tu veux la guerre, prépare la guerre ! "
Lu par : Gisèle Vincent
Durée : 1h. 59min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 21701
Résumé:Dans deux minutes, l'antenne. Moment délicat où l'invité se décompose. Ses mains tremblent. Le faire rire. Où ai-je mis ma fiche ? Le distraire. Lui dire deux mots pour qu'il sente que j'ai compris ce qu'il vient défendre. Tenter une question comme on trempe un orteil dans la mer. Faire une gaffe, renverser mon verre, bafouiller, qu'il sache que c'est permis. Essais de voix. je mets mon casque. Mon casque c'est ma maison, mon cocon. J'écoute fort, à l'intérieur du son. J'entends les fêlures de sa voix, son souffle. Tout s'entend, la voix mouillée, la voix qui tremble, celle qui sourit, qui réclame. Les plaintes les plus lointaines sont inscrites dans la voix et les rires de l'enfance. Toutes ces voix qui s'envolent, invisibles et réelles. Est-ce bien raisonnable de déranger un satellite pour nos élucubrations ? Surtout ne jamais se poser cette question avant une émission.
Lu par : Nicole Depraz
Durée : 4h. 53min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 24791
Résumé:"Partant de l'idée qu'il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini, la décroissance exige de repenser radicalement notre manière de travailler, de consommer, de vivre ensemble. De plus en plus de personnes se révèlent sensibles à ces nouvelles pratiques, et en particulier celle de la "simplicité volontaire" qui milite pour la fin de la consommation de masse et du gaspillage qui y est associé."