Contenu

Journaux: première traduction intégrale

Résumé
Les Journaux de Kafka : voici, enfin, la première traduction intégrale en français des 12 cahiers, écrits de 1910 à 1922, que cette édition reproduit à l'identique, sans coupes et sans censure, en rétablissant l'ordre chronologique original. La traduction de Robert Kahn se tient au plus près de l'écriture de Kafka, de sa rythmique, de sa précision et sécheresse, laissant "résonner dans la langue d'arrivée l'écho de l'original". Elle s'inscrit à la suite de ses autres retraductions de Kafka publiées aux éditions Nous, A Milena (2015) et Derniers cahiers (2017). Les Journaux de Kafka, toujours surprenants, sont le lieu d'une écriture lucide et inquiète où se mêlent intime et dehors, humour et noirceur, visions du jour et scènes de rêves, où se succèdent notes autobiographiques, récits de voyages et de rencontres, énoncés lapidaires, ainsi qu'esquisses et fragments narratifs plus longs. Dans ce battement entre vie écrite par éclats et soudaines amorces fictionnelles, les Journaux se révèlent être le coeur de l'oeuvre de Kafka : le lieu où les frontières entre la vie et l'oeuvre s'évanouissent. Il est plus clair que n'importe quoi d'autre que, attaqué sur la droite et sur la gauche par de très puissants ennemis, je ne puisse m'échapper ni à droite ni à gauche, seulement en avant animal affamé le chemin mène à une nourriture mangeable, à de l'air respirable, à une vie libre, même si c'est derrière la vie.
Genre littéraire: Essai/chronique/langage
Durée: 21h. 5min.
Édition: Caen, Nous, 2020
Numéro du livre: 70103
ISBN: 9782370840790

Documents similaires

Durée : 15h. 2min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15510
Résumé:K. cherche à rencontrer son employeur afin de prendre ses fonctions. Quoi de plus courant ? A l'image de cette motivation, le langage de Kafka est simple et sobre, contrairement aux péripéties engendrées par ce désir pourtant banal, mais dont la réalisation dépend du château. Cet édifice surplombe le village et en abrite toute l'administration. Trônant sur le destin de tous les habitants, il est impénétrable et, comme tout ce qui sert de point de référence à la quête de K., est investi d'une autorité que personne ne mesure vraiment. Dans cet univers en apparence immuable, même le temps échappe à la compréhension du héros pathétique, dont les repères sont de plus en plus intangibles et fluctuants. Mais K. est-il vraiment à plaindre, lui qui refuse de fuire et persiste à vouloir s'intégrer dans cette logique, insaisissable pour l'étranger comme pour l'autochtone ? Dans ce roman qui, par son travail sur le permanent et le fluctuant, atteint à un équilibre prodigieux entre la claustrophobie et le vertige, Kafka met en scène de manière saisissante la montée progressive de l'angoisse...
Durée : 11h. 15min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 39122
Résumé:Le personnage principal lutte contre un Tribunal omniprésent et pourtant insaisissable. Cependant, la faute, ou le crime, dont on l'accuse ne lui est en rien révélé.
Lu par : Alain Maillard
Durée : 1h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16982
Résumé:1919 - Franz Kafka a trente-six ans. Quelques années avant sa mort, l'écrivain, qui commence timidement à être reconnu, rédige une longue lettre, qui ne parviendra jamais à son destinataire, son père. Hermann Kafka, prospère commerçant de Prague, est un homme bien charpenté, solide et plein de vitalité. Son fils a poussé tout en hauteur. Il est renfermé et mal assuré. Tout semble les séparer et les pousser au conflit. Pourtant, la Lettre au père n'est pas un virulent règlement de comptes ni même un réquisitoire. Franz Kafka établit tout simplement un constat très amer...
Durée : 5h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14401
Résumé:En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte. Il était sur le dos, un dos aussi dur qu'une carapace, et, en relevant un peu la tête, iI vit, bombé, brun, cloisonné par des arceaux plus rigides, son abdomen sur le haut duquel la couverture, prête à glisser tout à fait, ne tenait plus qu'à peine. Ses nombreuses pattes, lamentablement grêles par comparaison avec la corpulence qu'il avait par ailleurs, grouillaient désespérément sous ses yeux. « Qu'est-ce qui m'est arrivé ? » pensa-t-il. Ce n'était pas un rêve. Sa chambre, une vraie chambre humaine, juste un peu trop petite, était là tranquille entre les quatre murs qu'il connaissait bien. Au-dessus de la table où était déballée une collection d'échantillons de tissus - Samsa, humble et travailleur, était représentant de commerce - on voyait accrochée l'image qu'il avait récemment découpée dans un magazine et mise dans un joli cadre doré. Elle représentait une dame munie d'une toque et d'un boa tous les deux en fourrure et qui, assise bien droite, tendait vers le spectateur un lourd manchon de fourrure où tout son avant-bras avait disparu. Le regard de Gregor se tourna ensuite vers la fenêtre, et le temps maussade - on entendait les gouttes de pluie frapper le rebord en zinc - le rendit tout mélancolique. « Et si je redormais un peu et oubliais toutes ces sottises ? » se dit-il ; mais c'était absolument irréalisable, car il avait l'habitude de dormir sur le côté droit et, dans l'état où iI était à présent, il était incapable de se mettre dans cette position. Des malentendus familiaux aux problèmes professionnels, tous les ennuis s'accumuleront pour alimenter cette gigantesque vie d'insecte...
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 8h. 13min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 33124
Résumé:Grand amour de Kafka, Milena Jesenská fut surtout une journaliste hors du commun. «Vivre »rassemble ses chroniques, reportages et courts essais écrits de 1919 à 1939, qui mêlent observations sociales, descriptions de situations grotesques du quotidien, critiques de films ou reportages politiques. Avec une écriture franche et chaleureuse et un sens aigu du détail, entre Prague et Vienne, elle parvient avec brio à capter l'esprit du temps.
Durée : 1h. 3min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 29653
Résumé:Lettre manifeste adressée par l'auteure (1928-1981), adversaire résolue de tout conformisme social, à Egon Bondy (1930-2007), auteur mythique, spécialiste des philosophies orientales, mais aussi auteur des textes du groupe rock dissident Plastic People dans les années 1970. Tous deux faisaient partie de la culture clandestine de Prague avec Bohumil Hrabal.
Lu par : Pierre Biner
Durée : 9h. 5min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 36912
Résumé:Italie, été 1822. Le poète Percy Shelley traverse le golfe de Livourne à bord de l’Ariel, un petit voilier qu’il vient d’acheter. La mer est agitée, fait chavirer l’embarcation et emporte le jeune écrivain. Sa veuve, Mary Shelley, auteur du mystérieux Frankenstein, n’a pas encore vingt-cinq ans. La douleur soudaine, brutale, anéantit la jeune femme qui entame alors l’écriture d’un journal, son Journal d’affliction, qu’elle tiendra jusqu’en 1844. C’est une œuvre bouleversante, élégiaque et exaltée, écrite par une femme brisée qui consigne au jour le jour les souvenirs de son amour, sa souffrance et sa solitude. Ces pages, mi-journal de deuil mi-lettres d’amour, sont parmi les plus belles de la littérature romantique.
Lu par : Manon
Durée : 44min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 29676
Résumé:Les répliques pleines d'humour de lycéens du 93 (Aulnay-sous-Bois) recueillies par l'auteure, professeure de français. Ces courts échanges mêlent l'ironie à l'envie d'apprendre et de s'en sortir.
Lu par : Michel Guesdon
Durée : 2h. 45min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 27911
Résumé:Le journal intime écrit par Roland Barthes dans les mois qui ont suivis la mort de sa mère, l'être cher par-dessus tout, en automne 1977. La Chambre claire évoquait déjà largement ce deuil douloureux, qui transforme complètement le regard de Barthes sur la photographie, désormais vu comme le lieu d'une possible résurrection de l'être perdu. Ici, nous sommes tout à la fois dans un constat détaillé et dans une interrogation intime et philosophique du deuil, absolument singulier, impartageable. Cet inédit est une pièce décisive dans la compréhension de Roland Barthes, qui aura vécu toute sa vie auprès de sa mère et ne lui aura survécu que trois ans, les années de l'impossible deuil. Un document émouvant, rédigé au jour le jour en brefs fragments qui, comme toujours chez Barthes, dépassent l'expérience personnelle pour toucher à l'universel. Nous sommes tous porteurs d'un deuil, et celui-ci nous touche, nous éclaire.
Lu par : Pierre Biner
Durée : 9h. 17min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 15571
Résumé:Ni journal ni Mémoires, ce Dictionnaire intime est tout cela à la fois. À partir de plus de 250 mots librement choisis, Yves Simon nous parle de ce qui lui tient le plus à coeur. Tels des galets blancs, ces mots jalonnent sa vie, et l'accompagnent sur les chemins de la musique, de la littérature, de l'amour.
Durée : 5h. 46min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 36236
Résumé:En janvier 1973, Max Frisch emménage à Berlin-Ouest. Il y retrouve des écrivains parmi les plis importants de l'Allemagne d'après-guerre.
Durée : 9h. 42min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 79496
Résumé:Sollicitée par le quotidien régional Le Populaire du Centre, Marcelle Delpastre écrira pour ce journal bon nombre de chroniques dont vingt-neuf paraîtront, entre 1983 et 1988, vu leur longueur la plupart du temps en plusieurs fois, agrémentées de mémorables coquilles dont souvent elle fera chronique nouvelle. Des non-publiées, lesquelles ne le furent pas pour avoir été écartées, lesquelles de n'avoir pas été proposées, c'est ce que nous ne saurons jamais. Nous avons choisi de rassembler ici tout ce que nous avions retrouvé dans ses carnets. Ces chroniques ne sont certes pas le plus important de son oeuvre, mais c'est un des rares moments où elle nous dévoile sa pensée sur tel ou tel sujet, sans se soucier de plaire ou non. Et les lecteurs de sa poésie auront plaisir à la découvrir plus familière, plus proche, comme ils peuvent aussi le faire dans ses mémoires.