Contenu

Chroniques de Billancourt: récits

Résumé
Tout commence dans les années vingt à Billancourt. Nina Berberova, arrivée de fraîche date à Paris, rencontre le petit peuple russe de l'immigration, aggloméré autour des usines Renault. Avec ces personnages pathétiques ou dérisoires, dépaysés par l'exil, elle découvre les thèmes que paraissait attendre son tempérament de narratrice. Elle entreprend alors, entre 1928 et 1940, de composer des récits où l'on retrouve l'acuité du regard, l'ellipse du temps, la saveur du trait, la drôlerie de la situation, l'allusion tragique et l'économie narrative qui feront son succès de romancière.
Genre littéraire: Nouvelle
Durée: 4h. 37min.
Édition: Arles, Actes sud, 1992
Numéro du livre: 6280
ISBN: 9782868698940

Documents similaires

Lu par:Anne Tardy
Durée:6h. 28min.
Genre littéraire:Nouvelle
Numéro du livre:28134
Résumé: Aux " Chroniques de Billancourt " faisaient suite, dans les manuscrits de Nina Berberova, ces nouvelles dont l'action se situe à un moment où la dépression ébranle une fois encore le petit monde de l'exil qui avait commencé à s'organiser autour des usines Renault. On y retrouve la vivacité du regard, la perfection du trait, l'art de la narration qui ont si souvent conduit les critiques du monde entier à comparer Nina Berberova à Tchekhov ou à Tourgueniev. On notera que si les " Chroniques de Billancourt " précédaient les " petits " romans (telle " L'Accompagnatrice "), les récits que voici en sont contemporains. C'est dire que la maîtrise de l'écrivain a déjà atteint son plus haut niveau. Comme pour les " Chroniques de Billancourt ", cette édition est la première jamais réalisée, les récits n'ayant paru - en russe - que dans des publications périodiques au moment où ils étaient écrits. Un ouvrage important donc dans l'édition de l'œuvre complète de Nina Berberova, en cours de réalisation depuis 1985.
Lu par:Bernard Goyez
Durée:1h. 56min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:23939
Résumé: Octobre 1917. Des milliers de Russes vont s'éparpiller sur tous les continents. Heureux d'avoir pu échapper au massacre, désespérés par un interminable exil. A quoi rêve Tania pendant que le monde s'écroule ? Au bonheur. Alors Tanioucha, que tous les hommes courtisent, décide de séduire et d'épouser celui qui a demandé sa soeur en mariage... Que deviennent ensuite ces neuf années au Japon et à Shanghai, avec Alexei Ivanovitch ? Tania ne sait plus. L'ennui. Et la voilà à Paris. Alexei meurt, elle ne verse pas une larme. Elle est libre, mais que faire de la liberté, quand on est pauvre dans le Paris des années folles ? Portrait ironique et cruel d'une petite grue aux ambitions médiocres, "Le Laquais et la Putain" a consacré en France l'immense talent de Nina Berberova.
Durée:1h. 34min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:14189
Résumé: Le Mal noir raconte l'exil vers les Etats-Unis d'un émigré russe dont la compagne est morte pendant un bombardement en France, alors qu'ils faisaient tendrement l'amour. Jamais Nina Berberova n'avait poussé l'ellipse et la métaphore à ce point d'excellence où le moindre trait illumine l'obscure absurdité du destin. Le héros, ici, incarne à lui seul la détresse profonde des humanistes slaves qui ont erré longtemps, dépouillés de leur territoire, de leurs affections, de leurs lecteurs et de leur langue....
Durée:5h. 23min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:14349
Résumé: En 1923, deux jours après son arrivée, Sam, un jeune célèbre violoniste se donne la mort dans sa chambre du Grand Hôtel à Paris. Issu d'une famille de la haute bourgeoisie juive, il avait quitté Pétersbourg en 1918. Ce deuil inattendu bouleverse Véra, son amie d'enfance. Le suicide de Sam la plonge dans une grande agitation. Avec son ami d'enfance, c'est tout un pan de sa vie qui vient de mourir, convoquant le passé, les souffrances, les doutes. À partir de là, alternant les images du passé avec la relation du présent s'agitent dans la mémoire de la jeune femme qui se remémore sa rencontre avec Sam, cet ami décédé, lorsque ce dernier avait 10 ans et leur amitié, jusqu'à l'exil. Véra fait ainsi défiler ses souvenirs : les années passées à Saint-Pétersbourg et sa vie parisienne depuis l'enfance jusqu'à ce jour où elle trouve le courage de partir avec l'homme qu'elle aime afin de découvrir le bonheur. Car c'est à partir de cette mort, événement aussi essentiel que dramatique, que la jeune femme part en quête d'un bonheur, celui qu'elle cherchait déjà autrefois avec fébrilité et acharnement, celui qui s'épanouit dans l'amour lorsque, les deuils ayant été accomplis, la joie peut enfin naître au monde.
Durée:2h. 35min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:14413
Résumé: Une jeune fille de 18 ans, sans nom, sans beauté ni talent est engagée comme accompagnatrice chez une soprano, issue de la haute société pétersbourgeoise. Cette femme représente pour la jeune fille la perfection même. A partir de là elle prend conscience de l'injustice de la vie, connaît les tourments qui lui inspirent les inégalités sociales, se révolte un peu contre Dieu lui-même qui a permis que de telles différences existent et rêve de se venger. En fait le scénario serait un peu simple s'il n'y avait l'écriture étonnamment juste de Nina Berberova, écriture serrée, précise qui va droit à l'essentiel renforçant l'efficacité du trait. Nina, tel un metteur en scène virtuose, concentre en quelques tableaux d'une étonnante clarté le drame qu'elle veut dépeindre, mais elle n'oublie jamais de nous tracer le trait psychologique de chaque personnage, de nous emmener au coeur même des sentiments qu'il nourrit. C'est pourquoi ses personnages sont si violemment vivants. Roman ardent, subtil l'Accompagnatrice écrit en 1934 ne fut publié qu'en 1985.
Durée:24h. 12min.
Genre littéraire:Biographie/témoignage
Numéro du livre:30576
Résumé: Mieux vaut qu'on le sache : C'est moi qui souligne n'est pas une biographie ordinaire. On n'y trouve ni la complaisance narrative ni l'étalage présomptueux des sentiments à quoi ce genre littéraire expose ceux qui s'y Vautrent. Les amateurs de sensations fortes ne seront ici comblés que s'ils ont assez de finesse pour goûter celles de l'esprit. Car Nina Berberova, qui décrit avec une farouche discrétion les actes intimes de sa vie, est en revanche capable des excursions les plus hardies dès lors qu'il s'agit des œuvres et des idées. Elle s'affirme également l'incomparable témoin des grandes convulsions de notre temps. La description de la Russie en proie aux premiers assauts de la révolution, l'élimination inexorable de l'intelligentsia, les affres de l'émigration, l'état de la France quand elle y vient et quand-la guerre s'y installe, véritables morceaux d'anthologie, laissent dans l'esprit du lecteur des empreintes profondes. C'était donc cela, se prend-on à dire, saisi par la force du regard.
Durée:1h. 32min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:4717
Résumé: Histoire d'un couple de jeunes amants séparés par la guerre. La guerre, encore elle, si présente dans les récits de l'auteur russe. Lui rentre en Suède, un pays neutre, le sien. La narratrice reste à Paris, apprend à vivre avec la guerre, se débrouille, vit en compagnie d'un savant génial et mondialement connu, un vieil homme éteint dont elle s'occupe en attendant le retour de son aimé. Qui ne revient pas. Le savant meurt. Un voyage en Suède en l'honneur du défunt savant et la rencontre inopinée entre les deux anciens amants. Lui est marié, mais sa femme Emma devient l'amie de l'ancienne maîtresse. Et de manière plutôt intéressée.
Durée:1h. 7min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:15164
Résumé: Fuyant Saint-Pétersbourg, Barbara Ivanovna et sa fille Marguerite arrivent, dans un village, chez le docteur Byrdine où elles retrouvent un peu de la quiétude perdue. Mais la mort soudaine de la mère plonge ce petit monde dans la difficulté. Il faut enterrer Barbara Ivanovna au plus vite, dans le jardin de la pension, en attendant des temps meilleurs. Dix ans plus tard, Marguerite revient dans ce village pour y recueillir les restes de sa mère... Ce récit, à la fois tendre et cruel, est publié en même temps que Zoia Andréevna. Ecrits en 1927, ce sont, dans l'oeuvre narrative de Nina Berberova, les seuls à mettre en scène les futurs émigrés au moment où, en Russie, ils fuient la révolution.
Durée:9h. 32min.
Genre littéraire:Roman historique/biographique
Numéro du livre:16590
Résumé: Exilées russes à Paris, filles du même père et de trois mères différentes, ces trois soeurs qui, en filles de leur époque, refusent de se complaire dans l'inaccomplissement tchékhovien incarnent, chacune à sa façon. la tragédie du siècle. L'aînée, tout en gardant le souvenir de sa mère violée et assassinée par les Rouges pendant la guerre civile, recherche l'harmonie, habitée par le pressentiment du miracle à accomplir. La cadette, que le lecteur découvre au fil de son journal intime, la seule des trois à avoir vécu avec ses deux parents, tente de mettre en pratique sa théorie de la fragmentation du monde en se nourrissant du bonheur des autres et en séduisant les hommes qu'aiment ses soeurs. La benjamine - dont la mère, actrice française vivant en Russie, avait mis fin à ses jours, et qui a quitté la Russie après l'arrestation de son père adoptif - voit la vie comme une infinie libération de l'emprise de la peur.Tout bascule à la veille de la Seconde Guerre mondiale lorsque la cadette, Sonia, se suicide, assumant ainsi sa revendication toute moderne d'agir sur sa mort comme sur l'un des événements de la vie...
Lu par:Etienne Junod
Durée:13h. 37min.
Genre littéraire:Biographie/témoignage
Numéro du livre:5280
Résumé: "C'était une aristocrate : elle aurait pu être communiste, bourgeoise jamais." Mais qui était-elle donc ? Baronne Boudberg ? Comtesse Zakrevskaïa ? La simple et belle Moura ? Ou une espionne de haut rang ? D'octobre 1917 à sa mort, en 1974, elle sillonne l'Europe, brille dans les salons de l'intelligentsia occidentale, traduit les grandes oeuvres de son temps, bouleverse le destin des hommes qu'elle aime : le diplomate et agent britannique Lockhart, puis Maxime Gorki, enfin H.-G. Wells...
Durée:10h. 16min.
Genre littéraire:Nouvelle
Numéro du livre:23351
Résumé: « L'assesseur de collège Kovaliov se réveilla d'assez bonne humeur. Il s'étira et se fit donner un miroir dans l'intention d'examiner un petit bouton qui, la veille au soir, lui avait poussé sur le nez. À son immense stupéfaction, il s'aperçut que la place que son nez devait occuper ne présentait plus qu'une surface lisse ! Tout alarmé, Kovaliov se fit apporter de l'eau et se frotta les yeux avec un essuie-mains : le nez avait bel et bien disparu!... Il s'habilla séance tenante et se rendit tout droit chez le maître de police. » Kovaliov retrouvera son nez à la suite d'aventures fort étranges. Et si, conclut Gogol, « ce qu'il y a de plus étrange, c'est qu'un auteur puisse choisir de pareils sujets », « vous aurez beau dire, des aventures comme cela arrivent en ce monde, c'est rare, mais cela arrive ».
Durée:5h. 31min.
Genre littéraire:Nouvelle
Numéro du livre:22551
Résumé: Les vingt-cinq nouvelles présentées ont été publiées par Anton Tchekhov entre 1883 et 1887 dans des revues humoristiques de l'époque et certaines ont fait partie de recueils (Contes de Melpomène, 1884, Nouvelles bariolées, 1886, et Dans la pénombre, 1887) qui ont eu un beau succès populaire. Remarqué par un des meilleurs critiques de l'époque qui lui propose un « vrai travail » littéraire, Tchekhov se consacre désormais à l'écriture. Le lecteur devinera ici des larmes silencieuses, ces larmes invisibles qui vont tant caractériser toute l'œuvre de Tchékhov. Comme une vieille collection de photographies, elles nous apprennent bien des choses sur la société dans laquelle il vit. Ses personnages sont les champions de l'ennui et de l'échec, et leurs amours s'achèvent souvent en queue de poisson. Comme à son habitude, il maîtrise ses personnages, attachants ou caricaturaux. Avec une sensibilité impressionniste, et avec aisance, il passe du petit notable cupide au pauvre qui joue le noyé pour gagner quelques kopecks ou à l'amant hébergé par sa maîtresse sous les yeux de son mari. Tchekhov parle de l'humanité, des êtres humains, observés minutieusement dans leur quotidien ;il dissèque les apparences, sans porter de jugement, tout en éprouvant une immense compassion pour ses personnages. Son regard est empreint d'une certaine tendresse mêlée de compréhension lorsqu'il parle du propriétaire terrien mort d'ennui en lisant Tourgueniev ou du mari humilié par sa femme devant les invités à un dîner improvisé. De nouvelle en nouvelle, le lecteur perçoit très nettement le changement de tonalité et de style de Tchekhov. L'effet purement comique du début disparaît au fil du recueil pour annoncer la tristesse de La Cerisaie.