Un coup de téléphone du ciel
Résumé
Acclamé comme véritable chef-d’œuvre, Prophétie, qui ouvre ce recueil, traite des difficultés d’un fils qui accompagne son père tout le long d’une maladie aussi éprouvante qu’incurable. Veronesi nous conduit dans son monde où règnent l’obsession du mal, l’amour, la mort. On saisit les personnages au tournant de leur vie, ou à l’époque de leur maturité tourmentée, hantés par des questions irrésolues aux conséquences parfois dramatiques. Un briquet atterrit dans le moteur d’une voiture, une vieille voix au téléphone veut parler à une inconnue, une simple promenade à Paris se termine par l’inquiétante traversée à pied des Champs-Élysées... Il faut le lire pour le croire. Ce que vivent les protagonistes de ces nouvelles est banal et extraordinaire à la fois, si bien que l’on a envie d’accompagner ces gens ordinaires pour donner un sens à ce qu’ils font. Magistral.
Lu par :
Françoise Golaz
Genre littéraire:
Nouvelle
Mots-clés:
Littérature italienne
/
Nouvelle
Durée:
5h. 44min.
Édition:
Paris, Grasset, 2014
Numéro du livre:
39495
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782246803300
Documents similaires
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 13h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 31689
Résumé:En l'espace de vingt-quatre heures, un homme perd le contrôle de sa vie : il commet une faute professionnelle, se fait retirer son permis de conduire et égare son téléphone portable. De retour à son bureau, il trouve sa secrétaire en pleurs, la police a tout emporté et son associé a pris la fuite. Pendant ce temps, alors que son monde s'écroule autour de lui, sa compagne le quitte et sa fille part s'installer chez sa tante. Cet homme, c'est Pietro Paladini, le héros de Chaos calme, soudain pris dans le tourbillon de la vie. Seul, craignant d'être traqué par la police pour des délits dont il ne sait rien, Pietro décide de disparaître à son tour et cherche désespérément à retrouver la vie normale qu'il a perdue ou, du moins, qu'il croyait être la sienne..
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 14h. 47min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 15818
Résumé:Les gens pensent beaucoup moins à nous qu'on ne le croit. " Je m'appellle Pietro Palladini, j'ai 43 ans et je suis veuf ". C'est ainsi que se présente le héros du nouveau roman de Sandro Veronesi. Un homme en apparence comblé. Il a une excellente position professionnelle, une femme qui l'aime, Lara, et une fille de dix ans. Mais un jour, au moment où son mari sauve la vie d'une inconnue qui se noie, Lara succombe à une crise cardiaque...La vie de Pietro bascule. Sa société de télévision est à la veille de fusionner avec des américains. Désespéré, Pietro se réfugie dans sa voiture garée devant l'école de sa fille. Puis il se promène dans le square en face : il attend qu'une terrible douleur le terrasse...
Lu par : André Cortessis
Durée : 4h. 9min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 34882
Résumé:L'Evangile de Marc est un récit centré sur l'action du Christ plutôt que sur ses paroles, le premier, le plus bref mais surtout le plus énigmatique des quatre évangiles. Sandro Veronesi, en l'interprétant pour le lecteur contemporain, en restitue toute la modernité. Selon lui, cet Evangile écrit à Rome à l'attention des Romains est une machine à conversion d'une efficacité narrative redoutable, ressemblant davantage aux scénarios des films de Quentin Tarantino ou de Sergio Leone qu'aux textes des autres Evangiles qui racontent pourtant la même histoire. Minutieusement réglé sur l'imaginaire épique et l'univers de ses destinataires, il dessine une figure de Jésus très différente de celle décrite dans les textes postérieurs. Marc a rencontré Pierre à Rome au Ier siècle, recueillant le témoignage direct de celui qui devait fonder la religion chrétienne. Or la formidable modernité de ce texte, selon la thèse de l'auteur, tient justement aux choix narratifs effectués par Marc qui décide d'écarter certains des épisodes les plus célèbres de la vie de Jésus Christ, comme le Sermon de la Montagne ou la Résurrection. Les références à la culture contemporaine ainsi que le ton malicieux et parfois insolent de Sandro Veronesi rendent la lecture de cette fine analyse particulièrement réjouissante. Selon Saint Marc contient de nombreuses découvertes aussi surprenantes que truculentes sur l'un des fondements du christianisme : l'écriture du récit de la vie d'un héros solitaire et mystérieux, le Christ.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 12h. 37min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 19257
Résumé:San Giuda, village perdu dans la montagne du nord de l'Italie, déserté par les jeunes, isolé par la neige. Seul Beppe Formento et son traîneau tiré par des chevaux, relie les habitants au monde ; il emmène chaque jour quelques touristes admirer l'église et s'émerveiller devant l'immense sapin arrosé au canon à neige ! Un matin, le traîneau se présente vide, le cheval terrorisé, les yeux révulsés. Tout le monde se précipite et aperçoit l'arbre gelé comme ensanglanté, et autour du tronc, enfouis dans la neige : des corps, dont celui de Beppe décapité. Au même moment, Giovanna, jeune psychiatre, se réveille baignant dans son sang : une cicatrice vieille de quinze ans s'est rouverte. L'enquête commence et piétine. Le procureur harcèle le curé, persuadé que la clé du mystère est protégée par le secret de la confession. Giovanna s'installe au presbytère et tente de soulager les villageois. Avec le curé, elle va chercher une explication... Existe-t-il des choses qui n'existent pas ?
Lu par : André Cortessis
Durée : 7h. 48min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 80826
Résumé:Luigi Bellandi, professeur et traducteur, se remémore l’été 1972. Il a encore « douze ans et quatre mois », et tout le monde le surnomme alors Gigio. Comme chaque année, sa famille loue une maison dans une station balnéaire huppée de la côte toscane où il navigue avec son père, charismatique avocat. Sa voisine de plage, Astel Raimondi, s’intéresse enfin au jeune homme qu’il est en train de devenir, s’amusant à lui faire traduire, lui dont la mère est irlandaise, les chansons de rock qu’ils écoutent inlassablement sur son tourne-disque. Pour Gigio, c’est l’été des découvertes – la musique, la lecture et le plaisir de la traduction –, mais aussi celui de la naissance du désir et des inquiétudes qui l’accompagnent. La nostalgie des premières amours pourrait être joyeuse si l’on ne pressentait pas, dès les premières pages du roman, l’avènement d’un drame familial. Celui-ci va se superposer au massacre perpétré par l’organisation terroriste Septembre noir, interrompant brutalement les Jeux olympiques de Munich que Gigio suivait avec une obsession encore enfantine. La « férocité du monde » frappera immanquablement le jeune garçon et ses proches, marquant ainsi la fin de son innocence. Avec Septembre noir, le grand écrivain Sandro Veronesi démontre à nouveau la puissance narrative de sa plume, cette fois au service d’une tragédie au dénouement saisissant. Il signe là un roman plein de tendresse sur le pouvoir du langage et la nostalgie de la fin de l’enfance.
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 9h. 58min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 69687
Résumé:Marco Carrera est le « colibri ». Comme l’oiseau, il emploie toute son énergie à rester au même endroit, à tenir bon malgré les drames qui ponctuent son existence. Alors que s’ouvre le roman, toutes les certitudes de cet ophtalmologue renommé, père et heureux en ménage, vont être balayées par une étrange visite au sujet de son épouse, et les événements de l’été 1981 ne cesseront d’être ravivés à sa mémoire. Cadet d’une fratrie de trois, Marco vit une enfance heureuse à Florence. L’été, lui et sa famille s’établissent dans leur maison de Bolgheri, nichée au sein d’une pinède de la côte Toscane. Cette propriété, qui devait symboliser le bonheur familial, est pourtant le lieu où va se jouer le drame dont aucun membre de la famille Carrera ne se relèvera tout à fait. En cet été 1981, celui de ses vingt-deux ans, se cristallisent les craintes et les espoirs de Marco qui devra affronter la perte d’un être cher et connaîtra un amour si absolu qu’il ne le quittera plus. Grâce à une architecture romanesque remarquable qui procède de coïncidences en découvertes, Veronesi livre un roman ample et puissant qui happe le lecteur dans un monde plus vrai que nature où la vie, toujours, triomphe. « Le colibri de Sandro Veronesi
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 3h. 41min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 14976
Résumé:"C'est le propre des démons et des anges de se présenter comme des étrangers, visiteurs d'un autre monde. Ainsi les éboueurs émergent des brouillards matinaux, leurs traits restent indistinctement indifférenciés : des mines terreuses - les africains du nord -, un peu de moustache, une calotte sur la tête ; ou - ceux d'Afrique noire - avec seulement le bulbe des yeux qui éclaire leur visage perdu dans le noir ; des voix qui superposent au vrombissement étouffé du camion des sons inarticulés pour nos oreilles, des sons qui soulagent lorsqu'ils filtrent dans le sommeil du matin en vous assurant que vous pouvez continuer à dormir encore un peu parce que d'autres sont en train de travailler pour vous. La pyramide sociale continue à brasser ses stratifications ethniques : à Paris, désormais, le travailleur italien est devenu petit patron, l'Espagnol ouvrier qualifié, le Yougoslave maçon, la main d'oeuvre la plus simple est portugaise et quand on en arrive à ceux qui font des terrassements ou balaient les rues, c'est toujours l'Afrique mal décolonisée qui lève ses yeux tristes des pavés de la métropole sans les croiser avec vos regards, comme si une distance impossible à combler nous séparait encore. Et dans votre sommeil, vous sentez que le camion ne broie pas seulement des ordures, mais aussi des vies humaines, des rôles sociaux et des privilèges et qu'il ne s'arrête pas tant qu'il n'a pas fini son tour complet..."
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 2h. 23min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 11564
Résumé:L'humour de Calvino lutte ici avec une menace, celle de ses êtres en proie à une perte qu'il tente de récupérer par l'usage d'un sens. L'auteur avait en projet de consacrer une série de nouvelles aux cinq sens, plus un sixième : le sens commun. La mort lui a laissé le temps d'écrire des variations narratives sur l'odeur, l'ouïe et le goût. On y verra le client fin de siècle d'une parfumerie des Champs-Élysées à la recherche d'une effluve unique, qui est surtout celle d'une non moins unique et mystérieuse femme masquée, entrevue dans un bal ; un couple en voyage au Mexique, couple qui ne l'est peut-être plus que par sa façon de communiquer dans les nourritures exotiques, au fond desquelles rôde le souvenir (le voeu ?) de l'anthropophagie ; un roi qui, par prudence, ne quitte plus son trône et qui ne connaît de son royaume que les bruits qui en montent, de plus en plus étendus, de plus en plus complexes. En dehors de la facture étrange et riche de cet ouvrage, Calvino livre des réflexions intéressantes. Sommes-nous peu ou prou influencés ou influençables par nos sens ? Toujours est-il que si l'on n'a jamais été prisonnier d'un parfum enivrant, jamais été sous le charme d'une saveur gustative exotique ou du bruissement d'un crépuscule d'été, ce petit livre poétique explore la fantastique nature humaine sous toutes ses coutures pour nous prouver sa force (in)consciente.
Lu par : Louis Belon
Durée : 5h. 28min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 22278
Résumé:Si l'on trouve dans la plupart de ces Aventures des histoires qui racontent comment un couple ne se rencontre pas, c'est que, semble-t-il, pour l'auteur, résident dans cette absence de rencontre non seulement une raison de désespérer, mais surtout un élément fondamental - sinon l'essence même - du rapport amoureux.
Lu par : Anik Friederich
Durée : 3h. 1min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 13880
Résumé:Ce livre d'Erri De Luca, écrivain italien contemporain, comporte 18 nouvelles, et démarre par un poème en vers dédié à sa mère, Mamm'Emilia, et indirectement à toutes les mères (" parce qu'être deux commence par elles "). Et ces nouvelles évoquent des thèmes aussi universels que la solitude, l'engagement politique, la foi, la rencontre amoureuse...à travers des histoires faussement banales, et à travers elles, cherchent à mettre en exergue ce qui peut unir les hommes et leur permettre ainsi d'échapper à la solitude. Mais évidemment, la solidarité humaine ne fonctionne pas à tous les coups, parce qu'elle peut aussi se refuser, et on a dans ce livre l'illustration que les hommes savent tout aussi bien s'aimer que se déchirer..." Deux n'est pas le double mais le contraire de un, de sa solitude. Deux est alliance, fil double qui n'est pas cassé.
Lu par : Francine Crettaz
Durée : 5h. 42min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 71616
Résumé:Le néoréalisme italien traduisait les anachronismes et les paradoxes d'un pays en gestation, chloroformé par vingt années de dictature, et soudain réveillé par les horreurs de la guerre. Telle est l'optique dans laquelle se situe La mer ne baigne pas Naples. Paru en 1953, ce livre révélait la personnalité marquante d'un nouvel auteur. Or, encore aujourd'hui, ce document sur Naples, qui a valeur de témoignage littéraire, n'a rien perdu de sa force et de son originalité. Deux nouvelles et trois "reportages" composent le recueil. Le naturalisme des deux nouvelles se prolonge avec les descriptions goyesques de "L'or de Forcella" et de "La ville involontaire", ainsi qu'avec la visite du royaume des morts que constitue "Le silence de la raison". Dans ce dernier texte, l'évocation des intellectuels napolitains, dont l'autrice partagea la jeunesse et les enthousiasmes à la fin de la guerre, se mêle au déchirement des illusions perdues et à la lucidité implacable du jugement. Le regard d'Anna Maria Ortese envoûte, et à travers celui-ci c'est la ferveur d'une intelligence et l'authenticité d'une vision qui s'imposent.
Lu par : Emile Gautier
Durée : 7h. 1min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 8223
Résumé:« De tout ce que tu viens de lire, tu pourras déduire que le mensonge est un péché pour les autres, et pour nous une vertu... Avec le mensonge, patiemment appris et pieusement exercé, si Dieu nous assiste nous arriverons à dominer ce pays et peut-être le monde : mais cela ne se pourra faire qu'à la condition d'avoir su mentir mieux et plus longtemps que nos adversaires. Je ne le verrai pas, mais toi tu le verras : ce sera un nouvel âge d'or... » Primo Levi. Lilith révèle un Primo Levi au meilleur de son art. Un ensemble de nouvelles percutantes, qui brosse le grand tableau de la complexité humaine. Sadisme et tendresse, violence et sérénité. Puissance et faiblesse... L'homme tel qu'en lui-même.