La violence des riches: chronique d'une immense casse sociale
Résumé
Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein: vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d'un phénomène dont il faut prendre toute la mesure: nous vivons une phase d'intensification multiforme de la violence sociale. Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d'une grande agression sociale, d'un véritable pilonnage des classes populaires: un monde social fracassé, au bord de l'implosion. Loin d'être l'œuvre d'un "adversaire sans visage", cette violence de classe, qui se marque dans les têtes et dans les corps, a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d'un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp. À ceux qui taxent indistinctement de "populisme" toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment: il est grand temps de faire la critique du "bourgeoisisme".
Pas disponible en CD.
Lu par :
Marion Martin
Genre littéraire:
Société/économie/politique
Mots-clés:
Littérature française
Durée:
11h. 56min.
Édition:
Paris, Zones, 2013
Numéro du livre:
27865
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782355220524
CDU:
300
Documents similaires
Lu par : Brigitte Morineaux
Durée : 7h. 8min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 23407
Résumé:Les riches défendent leur pré carré grâce à un réseau dense d'associations, de comités, de conseils, de cercles. Des rivages bretons aux châteaux de l'Oise, des beaux quartiers parisiens aux parcs et jardins de Normandie, les élites fortunées se mobilisent pour leurs espaces.Les auteurs ont mené l'enquête auprès de militants peu ordinaires. Ils ont assisté aux dîners et aux cocktails où, à Neuilly et dans le 16e arrondissement, la haute société se retrouve et se concerte pour préserver la qualité de ses lieux de vie et veiller sur un entre-soi qui lui est vital. La grande bourgeoisie se protège des autres, quitte à former des ghettos. Les ghettos du Gotha.
Lu par : de Ribains
Durée : 7h. 7min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 21839
Résumé:Le château fait encore rêver. Loin d'être anachronique, il continue de représenter l'excellence sociale pour les familles de la noblesse et de la grande bourgeoisie dont il abrite les lignées et les traditions. Depuis le XIXe siècle, par les mesures de classement, puis par des subventions et des allègements fiscaux, l'Etat contribue à l'entretien de ces monuments historiques privés qui sont aussi des éléments du patrimoine national. Ces aides confortent en même temps la position sociale des élites. Pourtant, certaines familles vendent. De nouveaux venus, enrichis des affaires ou des médias, marquent leur réussite par l'achat de ces demeures hors du commun qui continuent d'incarner pouvoir et grandeur. Car le château constitue bien la forme aboutie d'une domination. Plus que jamais, il demeure l'écrin des destinées privilégiées. Au terme de plusieurs années passées à arpenter les châteaux, avec le sérieux et l'objectivité qui ont fait son succès le désormais célèbre duo de chercheurs nous livre une véritable enquête sociologique. Par le biais d'un très complet " entretien fictif avec un fiscaliste ", il répond également aux questions essentielles - et souvent taboues - que se pose tout propriétaire, tout acheteur éventuel ou tout visiteur de château.
Lu par : Carole de Lépine
Durée : 6h. 8min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 25943
Résumé:Soudain, ils sont devenus riches. Très riches. Millionnaires. Et ce fut par le seul fait du hasard. Pour la première fois, la Française des Jeux a permis à des sociologues d'entrer en contact avec des « grands gagnants » du jeu Loto®. Pour la première fois aussi, ces gagnants ont accepté de participer à des entretiens approfondis. Ce qu'ils disent, c'est une vie bouleversée, c'est la joie, mais ce sont aussi de multiples questions touchant à la famille et aux amis, au travail, à l'argent, aux rêves à réaliser, avec en toile de fond ce paradoxe : parce que leur éducation ne les y a pas préparés, la plupart des gagnants doivent surtout apprendre à être riches ! Comment apprivoiser la richesse subite : tel est finalement l'un des principaux thèmes de cet essai qui, au-delà des magnifiques portraits de gagnants qu'il propose, est le premier à analyser en profondeur et à mettre en perspective cette forme de richesse.
Lu par : Guy Chavanise
Durée : 5h. 49min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 23632
Résumé:La France aime se pencher sur son passé. A sa façon. Le déchainement des passions n'y a d'égal que le poids des culpabilités. Et alors que la Seconde Guerre mondiale n'en finit pas de gouverner les esprits, les négationnismes de tous bords abondent. Des débats sur le procès Papon aux disputes sur les millions de morts du Goulag, le travail de mémoire de révèle troublé, piégé, voire impossible. Car l'histoire, en France, est frappée d'interdits. Elle est mythifiée dès qu'il s'agit d'instru- mentaliser la Résitance et le complexe de Vichy pour mieux emprisonner le présent dans le passé. Elle est occultée dès qu'il faut exonérer le communisme afin d'assurer un avenir à l'utopie. Elle tourne au procès en sorcellerie contre ceux qui cherchent à établir les faits contre l'idéologie. A l'origine de ce mal, l'hémiplégie dont souffre notre vision du totalitarisme au XXe siècle : l'exception française, sera-t-elle, demain, de demeurer le dernier pays communiste au monde ? A travers les grandes étapes de notre vie politique et intellectuelle depuis l'après-guerre, Thierry Wolton démonte les ignorances, dénonce les connivences, invite la droite à renouer avec les idées, la gauche à se libérer de ses archaïsmes. Avec, au coeur du débat, la place de la morale dans notre démocratie.
Lu par : Marie-Thérèse Téhel
Durée : 10h. 31min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 23652
Résumé:François Simon, grand reporter pour Ouest France, nous narre ses rencontres, des gens les plus humbles aux plus en vue.
Lu par : Patricia Dumoutier
Durée : 11h. 46min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 25379
Résumé:Club Med, Terres d'aventures, tourisme solidaire, art du bronzage et du farniente, boom descroisières et de la randonnée, rituel de l'apéritif, langage des corps sur la plage et stratégies deséduction au camping... 45 millions de Français partent chaque année en vacances, espace-tempsrévélateur des différences sociales et des styles de vie qui façonnent notre regard sur l'autre et surnous-mêmes. L'avènement des congés payés et l'expansion du secteur tertiaire ont multiplié les possibilités de loisirs. La passionnante enquête de Bertrand Réau explore cette pratique bien française qui s'enracine dans une longue histoire. Il montre que nous sommes passés, depuis 1936, du repos après un travail harassant à un tourisme de masse puis à des loisirs sur mesure : le vacancier du XXIe siècle est un individu en réseau. Jeu de rôles autant que mode de distinction, le temps de vacances interroge plus que jamais nos représentations. Une étude à la fois drôle, vivante et très documentée sur la « fête du moi » que constituent les vacances à la française.
Lu par : Louis Belon
Durée : 4h. 30min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 24592
Résumé:Êtes-vous condamné à fêter Halloween sans rien en penser ? Si vous croyez que cette fête favorise l'équilibre psychique de nos enfants, qu'elle contribue à redonner du sens à la démocratie et à lutter contre les extrémismes qui corrodent les liens sociaux, alors allez jouer avec les tristes sorcières, laissez vos rejetons s'adonner à la magie et applaudissez les squelettes qui défilent dans les rues. Mais si vous avez un doute, ouvrez ce livre.
Lu par : Daniel Chevalier
Durée : 1h. 30min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 22878
Résumé:Régis Debray, pour qui la République est aussi une idée abstraite, une transcendance immanente ayant besoin d'emblèmes, d'apparat et de rites, croise le fer avec la société du spectacle, plus proche de l'ambiance peep-show que du forum raisonné. On savait le pouvoir des images, et la démocratie d'aujourd'hui n'empêche pas le pain sec des crédulités, du tape-à-l'œil, du take it easy. La fatigue culturelle conduit du Général-micro au Président-photo. Comble : ni la politique « béhachélisée » ni la démocratie ne jouent plus leur rôle. Un rôle symbolique et non diabolique, d'union et non de division, de distance et non de frénésie. Alors macabre, brute et émotionnelle, obscène, plate et naïve, hors du temps est la nouvelle donne d'une société pénétrée jusqu'à la moelle par le souci économique du va-t-en-guerre pour une place. Pour le médiologue Debray, et c'est tout l'objet de son opuscule aux accents valériens, force est à redonner aux réalités liant métaphysiquement les hommes pour en faire des citoyens.
Lu par : Jacqueline Grau
Durée : 2h. 54min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 24488
Résumé:Extrait de la couverture : "Dans les tribus nomades du Sahara, la femme Touarègue joue un rôle primordial dans la société. De toutes les femmes africaines c'est sans doute elle qui a le plus de liberté. Le dicton, 'c'est le ventre de la mère qui tient l'enfant' expliquerqit la filiation matrilinéaire et le pouvoir de la femme. Au fil d'une vie, dans un campement du Sahel nigérien, avec la naissance, l'enfance, le mariage, la maturité, la vieilesse, nous découvrons son inconstestable autorité. Elle est le pilier central qui soutient la tente. Elle est la tente elle-même puisque celle-ci lui appartient et que son époux n'en est que l'hôte. Jean Secchi et Maguy Vautier ne se prétendentni ethnoloogues, ni sociologues mais connaissant le terrain, ils se sont épris de ce peuple qui arrive à survivre dans un environnement difficle et envoûtant. C'est un hymne d'amour et de poésie pour un ethnie qui ne doit pas disparaître et dont la Femme est le symbole de cette espérance."
Lu par : Joël Guesdon
Durée : 7h. 42min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 27892
Résumé:S. Hessel témoigne ici du parcours de sa vie, et tout particulièrement des deux dernières décennies à travers les grands thèmes qui structurent la pensée contemporaine : l'indignation, la compassion, l'amour, l'admiration, l'engagement politique et la définition de la démocratie. Il incite à réfléchir sur le passé pour mieux prendre en main le destin futur.
Lu par : Delphine Chartier
Durée : 2h. 22min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 23462
Résumé:On a beaucoup dit que l'éducation donnée aux enfants du siècle dernier les a chargés d'un sentiment permanent de culpabilité aux conséquences désastreuses. On a dit aussi qu'il fallait éduquer chez l'enfant la capacité de prendre des responsabilités, tout en bannissant chez lui toute idée de faute. Mais aujourd'hui, où en sommes-nous de cette éducation qui semble avoir évacué la morale et les interdits ? Que disent parents, voire grands-parents, devant ce cadre nouveau ? À partir d'une longue expérience de thérapeute auprès des enfants, Nicole Fabre s'interroge : et si la moindre insistance mise aujourd'hui sur la culpabilité en faveur du sens de l'autonomie n'était pas une chance, une vraie possibilité pour éduquer nos enfants en faveur d'un nouveau sens moral, plus apte à favoriser leur liberté et leur épanouissement ?
Lu par : Jacqueline Itkiss
Durée : 5h. 4min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 21917
Résumé:La gauche caviar ? Une accusée. Une fausse gauche qui dit ce qu'il faut faire et ne fait pas ce quelle dit. Une tribu tartuffe et désinvolte, ajoute-t-on, qui aime le peuple et qui se garde bien de partager son sort. Pourtant cette gauche taxée d'hypocrisie joue un rôle important dans l'Histoire. Un rôle positif ? Hier, oui. Aujourd'hui, beaucoup moins. Il y eut toujours dans le mouvement républicain et progressiste des " éléments bourgeois " qui ont adopté la cause des classes populaires. Ce petit groupe a souvent fait la différence. Dans ses rangs, on compte Voltaire, La Fayette, Victor Hugo ou Léon Blum, à l'étranger, Keynes ou Kennedy et, dans la France des années 2000, nombre d'intellectuels, de journalistes, de patrons ou de politiques. En 2006, qu'en est-il ? L'argent-roi qui domine depuis les années 1990 a entraîné dans les tourbillons de la mondialisation ces dissidents de la classe dirigeante qui se sont peu à peu coupés des réalités. Une superbourgeoisie s'est constituée en aristocratie de l'argent, réunissant les élites de droite et souvent de gauche, pendant que le reste de la population se repliait dans la condamnation d'une modernité toujours plus injuste. Et la gauche caviar a abandonné son rôle de charnière, de passeur, c'est-à-dire son rôle historique. A l'inverse des expériences du passé, elle a été incapable de réduire le chômage, de vaincre l'exclusion, d'assurer l'égalité des chances. Elle a oublié le peuple. Bobos de tous les pays, interrogez-vous !