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L'art de mourir au loin: chronovélème

Résumé
Au bord du divorce, un couple de trentenaires lisboètes se livre à un inventaire courtois et méthodique de ses biens. Très vite, Arnaldo et Barbara achoppent sur le sort de leur tortue domestique. Que faire de cet animal qu'ils n'ont même pas baptisé ? Liés par ce noeud gordien absurde, ils poursuivent - en attendant de trouver une solution - un semblant de vie commune ponctué de scènes de ménage aigres-douces... Mais sont-ils sûrs de vouloir se quitter ? Leurs chassés-croisés chez eux, dans les quartiers populaires ou huppés de Lisbonne, et la mélancolie qui les étreint quand ils sont seuls laissent présager un dénouement heureux... Mario de Carvalho profite de cette trame cocasse pour épingler des affects conjugaux dangereusement volatils et nous faire rire d'un certain quotidien urbain petit-bourgeois. Cocktail narratif jubilatoire mixant cinéma, farce et bande dessinée, son "chronovélème" pousse sur le devant de la scène un chélonidé inerte, modeste mais hilarante allégorie de notre condition humaine.
Durée: 3h. 31min.
Édition: Montréal, Les Allusifs, 2014
Numéro du livre: 20640
ISBN: 9782923682341

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Lu par : Martine Moinat
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Résumé:Quand le voyage se transforme en tourisme et la curiosité de l'autre en voyeurisme de la violence, les pays du Sud deviennent des destinations où l'on peut assouvir des désirs inavoués ou réaliser des souhaits qu'on n'est pas capables de mettre soi-même en oeuvre. Il y a des endroits où on fait du tourisme de guerre, où on peut assister de près à des bombardements, des explosions et des attentats. Il y a la Zone qui vit en guerre civile depuis des années, c'est là que Greg va faire du tourisme. Mais après la disparition d'une délégation philippine au grand complet, son guide commence à se poser des questions sur ses véritables intentions. Pourquoi Greg tient-il tellement à visiter ce "paradis infernal", à être au milieu de cette horreur quotidienne ?
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Résumé:1987. Cinq jeunes femmes autour d'un piano, cinq survivantes du naufrage de l'Empire colonial portugais, elles sont là pour chanter. Il y a Gisela, qui les a convoquées et va mettre toute son audace et son énergie à leur transformation en un groupe vocal qui enregistre des disques et se produit sur scène. Il y a les deux soeurs Alcides, Maria Luisa la mezzo-soprano et Nani la soprano qui sortent du conservatoire. Il y a Madalena Micaia, The African Lady, à la sublime voix de jazz, noire et serveuse dans un restaurant, et enfin la plus jeune, Solange de Matos. Elle a 19 ans, elle découvre la vie et la ville, elle n'a pas une grande voix mais un grand talent « pour les petites choses », elle compose des paroles de chansons inoubliables qui vont faire la gloire du groupe. Puis il y aura l'amour aérien et ambigu du chorégraphe international Jõao de Lucena. Elles ont travaillé dans un garage, elles ont appris à chanter, à composer des chansons, à danser sur scène, à marcher comme on danse, elles ont enregistré un disque, et l'impensable s'est produit. Romancière au sommet de son art, dominant une langue raffinée et subtile pour aller au plus profond des sentiments et de l'histoire des changements d'une société, Lídia Jorge écrit ici un roman puissant et limpide.
Durée : 19h. 40min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:Quatrième de couverture : Dans leur cénacle enfumé, les étudiants de Coimbra refont le monde : un monde gouverné par les caprices de la beauté et l'aristocratie de l'intelligence. Le jeune Artur, pâle et anémique dans la grande tradition des romantiques, s'exalte pour des théories et des attitudes toutes littéraires. A la mort de ses parents, il est recueilli par deux vieilles tantes dans quelque bourgade retirée où l'on n'entend rien à l'élévation spirituelle de sa mélancolie. A la pharmacie où il est contraint d'officier, il tombe des hautes sphères poétiques dans les mortiers où se concoctent les pastilles pectorales. Mais un héritage vient donner corps à tous ses rêves et lui permet enfin de gagner la capitale : à nous deux Lisbonne !
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Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
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Résumé:L'histoire d'Euridice Gusmao, ça pourrait être la vôtre, ou la mienne. Celle de toutes les femmes à qui on explique qu'elles ne doivent pas trop penser. Et qui choisissent de faire autrement. "Responsable de l'augmentation de 100 % du noyau familial en moins de deux ans, Euridice décida de se désinvestir de l'aspect physique de ses devoirs matrimoniaux. Comme il était impossible de faire entendre raison à Antenor, elle se fit comprendre par les kilos qu'elle accumula. C'est vrai, les kilos parlent, les kilos crient, et exigent - Ne me touche plus jamais. Euridice faisait durer le café du matin jusqu'au petit déjeuner de dix heures, le déjeuner jusqu'au goûter de quatre heures, et le dîner jusqu'au souper de neuf heures. Euridice gagna trois mentons. Constatant qu'elle avait atteint la ligne, cette ligne à partir de laquelle son mari ne s'approcherait plus d'elle, elle adopta à nouveau un rythme alimentaire sain".