La société malade de la gestion: idéologie gestionnaire, pouvoir managérial et harcèlement social
Résumé
Quatrième de couv. : Sous une apparence pragmatique, la gestion constitue une idéologie qui légitime la guerre économique et l'obsession du rendement financier. Les gestionnaires installent en fait un nouveau pouvoir managérial. Il s'agit moins d'un pouvoir autoritaire et hiérarchique que d'une incitation à l'investissement illimité de soi dans le travail pour tenter de satisfaire ses penchants narcissiques et ses besoins de reconnaissance. Il s'agit d'instiller dans les esprits une représentation du monde et de la personne humaine, en sorte que la seule voie de réalisation de soi consiste à se jeter à corps perdu dans la lutte des places et la course à la productivité. Or, pour comme pour mieux assurer son emprise, cette logique déborde hors du champ de l'entreprise et colonise toute la société. Aujourd'hui, tout se gère, les villes, les administrations, les institutions, mais également la famille, les relations amoureuses, la sexualité... Le Moi de chaque individu est devenu un capital qu'il doit faire fructifier. Mais cette culture de la haute performance et le climat de compétition généralisée mettent le monde sous pression. Le harcèlement se banalise, entraînant l'épuisement professionnel, le stress et la souffrance au travail. La société n'est plus qu'un marché, un champ de bataille insensé où le remède proposé aux méfaits de la guerre économique consiste toujours à durcir la lutte. Face à ces transformations, la politique, à son tour contaminée par le réalisme gestionnaire , semble impuissante à dessiner les contours d'une société harmonieuse, soucieuse du bien commun. Peut-on néanmoins échapper à l'épidémie ? Peut-on repenser la gestion comme l'instrument d'organisation et de construction d'un monde commun où le lien importe plus que le bien ? C'est en tout cas la piste qu'ouvre ici le diagnostic du sociologue clinicien.
Lu par :
Suzanne Bettens
Genre littéraire:
Société/économie/politique
Mots-clés:
Sociologie des organisations
/
Gestion d'entreprise
Durée:
10h. 13min.
Édition:
Paris, Ed. du Seuil, 2005
Numéro du livre:
14999
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782020689120
CDU:
658
Documents similaires
Lu par : Isabelle Chabanel
Durée : 5h. 47min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 38538
Résumé:Recueil des chroniques publiées par Maxime Morand dans la presse, agrémentées d’un ovni, sous la forme d’un alphabet du leadership, ce livre fusille les leaders toxiques et les départements de ressources humaines. Aux yeux de l’ancien membre de la direction de Lombard Odier, les responsables des ressources humaines sont obnubilés par des concepts creux. Ils sont utilisés par leur hiérarchie pour faire avaler d’amères pilules aux collaboratrices et aux collaborateurs des entreprises, qui sont dominés par des chefs de lignes improbables et des responsables des finances tout puissants. C’est en amoureux des humains en ressources, pour reprendre son expression, qu’il essaie de réfléchir à un avenir utile pour les professionnels du management et des ressources humaines. Porté par l’humanisme et l’humour, ce livre est un véritable traité de sagesse à destination de nous tous qui œuvrons au sein d’organisations multiples. Il nous donne des clés fécondes pour une lecture décalée de notre vie professionnelle. Pour reprendre les mots de Franklin Servan-Schreiber dans sa préface "il nous aide à reconnaître les marqueurs d’une vie professionnelle vraie et réussie."
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 6h. 4min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 68022
Résumé:Reinhard Höhn (1904-2000) est l'archétype de l'intellectuel technocrate au service du IIIe Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l'Etat au profit de la "communauté" définie par la race et son "espace vital" . Brillant fonctionnaire de la SS - il termine la guerre comme Oberführer (général) -, il nourrit la réflexion nazie sur l'adaptation des institutions au Grand Reich à venir - quelles structures et quelles réformes ? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l'élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l'organisation hiérarchique du travail par définition d'objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l'Est, exterminer les Juifs. Passé les années 1980, d'autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.
Bonjour ChatGPT: comment l'intelligence artificielle change notre rapport aux autres
De Diesbach, Louis
Lu par : Philippe Dominique
Durée : 6h. 29min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 79438
Résumé:Une analyse des bouleversements engendrés par les nouvelles technologies, et plus particulièrement par l'intelligence artificielle, dans les relations humaines. L'auteur explore les liens entre les hommes et leurs machines, à travers le prisme de l'anthropologie, de l'histoire, de la culture, de la psychologie, de l'éthique et de la philosophie.
La putain du Califat: elle s'appelle Marie, chrétienne, vendue treize fois par l'Etat Islamique.
Daniel, Sara
Lu par : Marianne Pernet
Durée : 4h. 31min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 69674
Résumé:"Comment est-on accueillie par les siens quand on revient de l'enfer ? Quand on a été souillée, torturée, violentée par des monstres ? Pendant deux ans, Marie, une irakienne de 38 ans, a été l'esclave sexuelle et la domestique de soldats de l'Etat islamique. Vendue et revendue, d'Irak en Syrie, elle change plus de douze fois de maître. Chrétienne, donc une perle rare, elle était l'objet de tous les fantasmes, de toutes les convoitises, de tous les ressentiments ; sur le marché, elle valait deux fois plus qu'une Yézidie. Dans le djihad de l'humiliation, le viol est une arme de destruction massive. Marie nous a confié son histoire, d'une manière aussi crue que décousue ; il a fallu se forcer à en retisser la trame. Elle a exigé que l'on raconte tout, que l'on n'omette rien, pas un seul nom de ces bourreaux. Son récit est celui d'une descente aux enfers, d'exactions de plus en plus insupportables, commises au nom de textes religieux et d'un code de lois à la précision sadique. Ce livre est aussi l'épopée des Chrétiens d'Orient, de leurs mythes, de leurs rêves. Un pays de légendes, de poésie et de mystères. Un pays brûlé par le soleil et les guerres. Jusqu'à l'apparition du fondamentalisme islamique qui, d'Al Qaïda à Daesh, renaît toujours de ses cendres". La putain du Califat est l'histoire bouleversante d'une femme qui veut vivre.
Lu par : Suzanne Vanderperren
Durée : 14h. 46min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 16698
Résumé:Dans l'espoir de déclencher une troisième guerre mondiale, des extrémistes de la CIA sabotent un avion espion. Avec la complicité de sa fille, une femme accuse son mari de la mort de son amant. Un gouvernement et les Nations unies s'allient pour assassiner un chef d'Etat. Douze amis s'associent pour aider l'un des leurs à abréger ses souffrances. Un jeune homme tue ses parents pour se venger de sa soeur. Afin d'éviter le châtiment, des officiers maquillent un massacre en accident. Les enfants d'un orphelinat testent sans le savoir des médicaments mortels...
Lu par : Clélia Strambo
Durée : 2h. 34min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 80133
Résumé:De ses origines familiales au combat pour l`abolition de la peine de mort, Robert Badinter retrace, dans ces entretiens menés à la fin de sa vie par Darius Rochebin, les épisodes marquants de sa trajectoire exceptionnelle : celle qui a mené ce fils d`immigrés juifs d`Europe de l`Est au bureau du garde des Sceaux. En résulte un portrait étonnant de liberté, de vivacité, souvent d`humour, où Robert Badinter raconte avec un égal naturel la lutte pour la survie sous l`Occupation, ses premières amours à New York, sa passion de la littérature et de la politique ou son apprentissage de l`art oratoire. D`un bout à l`autre, cet ouvrage poignant est traversé par la question de son rapport à la France et à une République qui aujourd`hui, avec son entrée au Panthéon, l`honore.
Le monde se déchire: et la Suisse?: guerre, euro, migration, dette, inflation, émeutes, géopolitique
Kappeler, Beat
Lu par : Marianne Pernet
Durée : 4h. 17min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 79572
Résumé:Le monde a beaucoup changé ces dernières années. Cependant, la Suisse demeure, pour ses citoyennes et citoyens et pour beaucoup d’observateurs, un pays stable, performant et préparé à affronter l’avenir. Il peut cependant s’avérer dangereux de se reposer sur les mérites et les lauriers du passé dans un contexte en si profond bouleversement. Beat Kappeler essaie de transmettre à ses concitoyens la vision contrastée de ce qui change autour de nous, et de ce qui demeure une identité précieuse, apte à maintenir la confiance du pays, par ses institutions et son histoire. Partant de ces analyses, il esquisse les réformes nécessaires, réformes qui pourraient nous guider en politique extérieure, sur le marché du travail, en politique sociale et dans la formation.
Lu par : Pierre Biner
Durée : 2h. 52min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 14878
Résumé:Résumé du livre : Le combat pour la consommation gratuite de musique, de films et de livres a réuni en France deux camps que tout sépare : les partisans de l'absolutisme du marché et les contempteurs radicaux du capitalisme. Les hyper-libéraux ont fourni la caution économique et technologique, tandis que les libertaires portaient le drapeau de la fraternité. Comment cette sainte-alliance contre nature des antimodernes et des ultra-capitalistes s'est-elle formée lors des combats législatifs et des débats sociétaux en matière de cybergratuité ? Selon l'auteur, la culture est aussi une marchandise...
Lu par : Alain Bertrand
Durée : 6h. 38min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 74698
Résumé:Ministre des Solidarités et de la Santé pendant la pandémie de Covid de 2020, O. Véran témoigne de son quotidien au coeur de la gestion de cette crise et de toutes ces conséquences, comme les débats parlementaires, les rencontres avec les familles des malades, la gestion des antivax, entre autres. Ses actions ont été empreintes de doutes, de remises en question mais aussi de fierté pour la France.
Lu par : Elisabeth Grillon
Durée : 13min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 74369
Résumé:Des explications pour comprendre la différence entre réfugiés et migrants, les raisons qui obligent certains à quitter leur maison ou leur pays, les conditions de leur voyage et les conséquences sur leur vie quotidienne.
Lu par : Marie Ferrazzini
Durée : 4h. 14min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 74278
Résumé:" L'industrie du tabac est probablement l'une des plus détestables de l'histoire humaine parce qu'elle s'est nourrie d'a peu près tous les travers du modèle économique occidental depuis l'arrivée des Européens en Amérique jusqu'au capitalisme toxique qui aujourd'hui détruit notre avenir. L'objectif de ce texte est de convaincre qu'au-delà des arguments médicaux, l'arrêt du tabac est la seule alternative politiquement justifiable si on se considère anticapitaliste. Alors, allons-y ! ".
Lu par : Bernard Grandjean
Durée : 1h. 31min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 74386
Résumé:Comment agir pour éviter ce drame planétaire qui nous pend au nez? Le dérèglement de la plus vaste des machines, celle qui gère notre climat, rien moins, excusez du peu, que la température de notre air, le régime de nos précipitations, le volume de notre océan (pour résumer). Face à ce défi, qui est tout simplement, celui de la survie de notre espèce, deux options extrêmes. La première consiste à s’en remettre, quasi aveuglément, au progrès scientifique et technique, oubliant que sans conscience, cette avancée folle peut mener à la ruine. La seconde considère, non sans une certaine délectation morbide, qu’il est trop tard, que tout est perdu.