La Vénitienne : roman
Résumé
Victor Maucoeur, homme politique en pleine ascension, s'ennuie discrètement dans Venise où l'a conduit son voyage de noces, lorsque le hasard lui fait croiser la S*cora. Est-elle le sosie, le fantôme de sa première épouse dés trois ans plus tôt? Ou Mathilde elle-même, morte mal-aimée, vite effacée, dont Victor peine à recréer le souvenir? La curiosité, qu'avivé le désoeuvrement, l'entraîne à la poursuite de l'inconnue dans un dédale où bientôt il s'empêtre ' et s'irrite. Jusqu'au délire. Jusqu'au drame. Sans céder à la tentation du surnaturel, le roman se réfère au fantastique, lui empruntant l'un de ses lieux privilégiés, deux de ses thèmes majeurs - la Vénitienne est à la fois double et revenante -, et finalement son objet - explorer la frontière où basculent les certitudes. Mais on peut le déchiffrer d'abord comme un diptyque : la version d'Il puis la version d'Elle, celles-ci bien que divergentes concourant à faire le procès d'une certaine bourgeoisie. Ou comme une énigme policière classique. Plusieurs chemins mènent au but, serpentant au travers d'un livre que j'ai souhaité construire à l'image de Venise même, mirage' où les réalités se confondent, où les espaces s'enchevêtrent
Lu par :
Marie-Thérèse Hayoz
Genre littéraire:
Roman : au sens large et aventures
Mots-clés:
Littérature française
Durée:
9h. 21min.
Édition:
Paris, France loisirs, 1983
Numéro du livre:
13787
Produit par:
Bibliothèque Sonore Romande
ISBN:
9782724215953
Documents similaires
Lu par : Sabine Marais-Veyrat
Durée : 8h. 14min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23466
Résumé:C'est le journal d'une traversée du continent africain à la hauteur de l'Equateur, depuis les îles autrefois portugaises de Sao Tomé et Principe, dans l'Atlantique, jusqu'à Zanzibar dans l'océan Indien. Le prétexte, le point de départ, est le transfert controversé des dépouilles de Savorgnan de Brazza et de sa famille, d'Alger où elles reposaient depuis le début du XXe siècle jusqu'à Brazzaville où on leur édifie un mausolée.
Lu par : Jacques Zurlinden
Durée : 7h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20065
Résumé:Six adolescents trompent l'ennui de leur petite ville de province avec ce qu'ils peuvent : bières, filles et depuis peu, groupe de rock. Rimbaud a tort, on n'est pas sérieux jusqu'à au moins 18 ans, ou en tout cas jusqu'à la fin des 400 coups. Pour s'assurer de tous les faire, ils les comptent les uns après les autres et attendent le grand final avec impatience. Tout s'accélère lorsque l'un d'eux contacte Lapar, "Agence de bonheur". Les concerts, les groupies et les cours sont assurés. A quel prix ? Peu importe, ils verront plus tard...Mais la vie n'attend pas et se paie sur la bête : elle ampute la belle main à six doigts qu'ils formaient. À cinq, ça marche moins bien... Voire plus du tout.
Lu par : Françoise Dufour
Durée : 18h. 42min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 20679
Résumé:Taïga sombre et immense, steppes infinies... La scène se passe d'abord après l'irradiation complète de la Sibérie et l'écroulement de la Deuxième Union soviétique, puis des siècles plus tard. La région, dévastée par des accidents nucléaires, est à jamais inhabitable. Entourés de paysages grandioses, des soldats fantômes, des morts vivants et d'inquiétantes princesses s'obstinent à poursuivre le rêve soviétique. Désormais le centre du monde a un nom, Terminus radieux, un kolkhoze dont la pile atomique s'est enfoncée sous terre. Solovieï, le président du village, met ses pouvoirs surnaturels au service de son rêve de toute-puissance : vie et mort, amour éternel, renaissance. Assisté par l'immortelle Mémé Oudgoul, il règne en maître sur le destin des hommes et des femmes qui ont atterri là. Non loin du kolkhoze passe une voie ferrée où circule un unique convoi, toujours le même. Prisonniers et militaires cherchent en vain le camp où leur errance prendra fin. Mais, là encore, Solovieï ordonne l'histoire. Il leur faudra attendre des milliers d'années pour que s'éteigne sa présence dans leur cauchemar.
Lu par : Monique Magny
Durée : 3h. 53min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24920
Résumé:"Martine n'était ici que depuis quatre ans. Lisa quant à elle cumulait deux années d'ancienneté. Au début, ces dernières se saluaient comme tout le monde, yeux baissés, d'un bonjour patate chaude. Réflexe obligatoire, paresseux. Leurs préoccupations se levaient en même temps qu'elles, trempaient dans le café en même temps que la tartine, coulaient au fond du bol en même temps que la confiture [...] Sur le garde-corps des balcons, des antennes paraboliques s'étaient posées, en petit nombre d'abord, puis elles s'étaient multipliées, colonisant les rambardes alentour, autant de paumes ouvertes, tournées vers le soleil. Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?" Dans le quartier de Mona, les gens se croisent sans se voir. Est-ce une raison pour laisser s'installer la solitude et la morosité ? Chaque jour, la vieille dame s'offre une part de rêve en achetant un billet de millionnaire. Un rêve qu'elle trouverait plus grand s'il était partagé... Un roman tendre et grinçant sur la société d'aujourd'hui, servi par une écriture décapante.
Lu par : Sylvie Degryse
Durée : 3h. 2min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23079
Résumé:Une écolière de Montpellier souhaite être comédienne. Elle est prête à tout.
Lu par : Nicole Olivet
Durée : 12h. 17min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21880
Résumé:Entre Montmartre et le faubourg Saint-Germain, entre le Paris canaille des rapins et des poulbots, et celui, doré sur tranche, de la noblesse et des affairistes, n'est-ce pas un amour impossible que celui d'Adrienne de Montferrat, héritière livrée à la haine d'une machiavélique belle-mère, et de jean de la Rue, l'enfant trouvé devenu chanteur de cabaret ? D'autant plus que de terribles ennemis, l'aventurière Gilberte et Valesi son âme damnée, semblent acharnés à la perte des jeunes amants... S'inspirant en toute liberté d'une histoire imaginée par le chansonnier Aristide Bruant, Pascal Lainé nous promène avec délices dans le Paris de la Belle Epoque, au gré de rebondissements et de péripéties dignes de Maurice Leblanc. Pour autant, le romancier de La Dentellière (prix Goncourt 1974) et de l'Incertaine ne sacrifie ni l'élégance précise de son style, ni son art de donner vie à des personnages humains et attachants. En concevant une trame très " fin de siècle ", truffée de coups pervers, de rebondissements, de trahisons, de perfidies en tout genre, arrosée par des torrents d'absinthe, Lainé s'est amusé. Le bonheur est dans le roman.
Lu par : Jean-Yves Fournier
Durée : 4h. 39min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22474
Résumé:On est dans l'après-guerre d'une guerre civile qui a opposé ceux du Nord à ceux des plaines et du littoral. Un homme, Schwara, sans doute forestier ou charpentier, descend vers le port principal où réfugiés, trafiquants, humanitaires et même vacanciers se côtoient sans se voir. Il est à la recherche d'un autre homme, qui prend l'allure d'un absolu et tente de venir en aide à ceux qu'il rencontre, ne déclenchant que suspicion et haine. Des veuves de pêcheurs, traumatisées par les viols collectifs tentent de le tuer. Mais lui avance obstinément, atteint le pont en ruines de Ran-Mositar et propose ses services pour sa reconstruction. Sur le chantier, travaille une femme, Iréni, qui porte aussi son poids de malheur et dont la fille Luria se vend aux marins pour survivre. Dans ce climat de douleur et de haine, le destin achèvera ce que la guerre a saccagé.
Lu par : Jean-Yves Fournier
Durée : 5h. 53min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23249
Résumé:Mêlant La satire de mœurs, l'érudition parodique, L'anticipation sociopolitique et le mélodrame portuaire, Des néons sous la mer se présente comme une fiction inclassable qui multiplie Les voies d'eau pour approcher la question complexe, et ici décomplexée, de la prostitution.
Lu par : Jean-Yves Fournier
Durée : 4h. 14min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24638
Résumé:Vous ne verrez jamais son visage. Vous ne connaîtrez même pas son prénom, puisque l’entreprise qui l’emploie lui en a donné un autre. Il est le téléopérateur qui finit par vous répondre après que vous avez dû appuyer successivement sur la touche étoile, trois, six, dièse puis de nouveau étoile. « Éric à votre service. » Éric ? Inutile de vous en souvenir. Lors de votre prochain appel, vous tomberez sur quelqu’un d’autre. John, George, Paul ou Ringo. Peu importe. En revanche, vous aurez droit aux mêmes réponses. Elles apparaissent au téléopérateur sur un écran d’ordinateur, classées par thèmes. Une série de suicides dans l’entreprise rappelle douloureusement que les employés ne sont pas des machines. Pour ne pas en arriver à une telle extrémité, Éric décide simplement de transgresser les consignes : un jour, il rappelle un client de sa propre initiative… Après Central, Composants et CV roman, Thierry Beinstingel continue d’aborder le sujet du travail et de sa représentation en littérature. Retour aux mots sauvages interroge à nouveau la problématique du langage que l’univers économique tente de contrôler. Les mots sont les vecteurs d’une organisation libérale devenue sauvage. Mais ce « retour » – à la manière d’un boomerang – est aussi un message d’espoir : on ne peut pas régenter la communication jusque dans ses moindres détails sans dommages. La vague de drames de cette multinationale démontre que l’humain, à travers sa langue maternelle, a une capacité de résistance. Et c’est sans doute le rôle de la littérature que de révéler cette force.
Lu par : Alain Guillaume
Durée : 1h. 46min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24229
Résumé:" À l'école primaire, quand j'avais sept ans, il m'est arrivé un incident étrange. À la suite d'une insolation, j'ai perdu la mémoire. Je suis resté pendant six mois en état de choc, ne me souvenant plus que d'une grande lumière, puis je suis brusquement redevenu normal. Pendant toute cette période, on m'avait mis dans une section spéciale de mon école, réservée aux élèves déficients mentaux. Nous étions huit, et devions porter un uniforme noir, alors que les élèves normaux étaient habillés en blanc. Quand je me suis comme réveillé, on m'a redonné l'uniforme blanc, et les élèves considérés comme débiles m'ont demandé : "Mais qu'est-ce que tu fais là, habillé en blanc comme tous ces cons ?" " Hugo Pratt, Le Désir d'être inutile. Sébastien portait un uniforme noir.
Lu par : Olivier Juillerat
Durée : 1h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 7412
Résumé:La vie est joyeuse au foyer de Fiston et de Gros-Papa. Leurs relations pleines de tendresse... Fiston a un papa qui veille bien sur lui. Presque trop...
Lu par : Danielle Netter
Durée : 16h. 51min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21266
Résumé:Au XVIe siècle, en Italie, une petite bourgeoise devenue grande dame déchaîne en sa faveur et contre elle les passions. Aux yeux de tous elle est l'idole au sens puritain qu'il avait à l'époque : un être humain illégitimement adoré comme un Dieu, en l'occurrence comme une déesse. L'Italie qui apparaît dans L'Idole est celle de Rome, où le massacre de la Saint-Barthélemy fut fêté officiellement par des feux de joie; de Florence où les Medici, par personnes interposées, utilisaient sans remords la dague et le poison, au besoin contre leurs proches; des grands seigneurs qui, faute de pécunes, ne trouvaient pas déshonorant de se faire bandits de grand chemin; de ce bon peuple, réputé si bon catholique, mais qui, dans les occasions, criait « Mort au pape! », s'armait contre lui et prenait des torches pour aller « enfumer le vieux renard dans son Vatican ». Adorant, ou tout aussi bien haïssant l'idole, les acteurs de ce drame en sont aussi les narrateurs. En laissant la parole à ces témoins peu objectifs, et parfois peu recommandables, l'auteur a introduit dans son récit une foule bigarrée où Monsignori, grands seigneurs, esclaves mauresques, truands, ambassadeurs, joailliers juifs et grandes dames se coudoient et parfois s'acoquinent : société paradoxale où une éthique austère, comportant, y compris sur terre, des sanctions terrifiantes - par exemple, le meurtre coutumier de la femme adultère - s'accommode, dans le quotidien, de moeurs qui ne surprennent plus personne, sauf un moraliste conséquent et un grand réformateur: le pape Sixte Quint. Si plus de vingt témoins parlent d'elle, l'idole, en revanche, se tait. Elle garde ainsi son mystère de femme trop aimée, qui n'était aucunement « fatale », mais dont le destin le devint. Et comment ne pas sentir aussi que ce silence est le symbole de sa condition en ce siècle - en ces siècles, devrait-on dire - de domination masculine? Un mari, un frère, un confesseur, un cardinal, deux papes et un baron-brigand ont décidé pour ont décidé pour l'idole des voies de plus en plus resserrées où elle a cheminé, sans qu'elle ait jamais pu prendre en main sa propre vie. Avec compassion, mais aussi avec tendresse, l'auteur a dressé cette stèle sur la tombe de l'idole, si « exemplaire » à tant d'égards.