Contenu

Recherche par mot-clé: Roman BIOGRAPHIQUE

749 résultats. Page 16 sur 38.

Lu par : André Jol
Durée : 3h. 14min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71224
Résumé:"Le jour où j'ai appris que j'étais une victime, je me suis senti vivant." On a souvent dit de ses romans qu'ils faisaient du bien. Lui-même a toujours su qu'il écrivait "parce que cela répare". Que réparait Grégoire Delacourt ? Qui était son père, de plus en plus absent ? Sa mère, qui l'éloignait chaque jour davantage ? Histoire d'une famille où l'on porte le déni comme une armure, L'Enfant réparé offre un éclairage unique sur le parcours d'un grand écrivain. Il dit l'écriture comme seule échappatoire, permettant d'abord de fuir avant de dessiner, pas à pas, un chemin vers la faille originelle. Au plus juste des mots, l'auteur nous offre ici un récit littéraire d'une lucidité exceptionnelle.
Durée : 12h. 1min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71222
Résumé:Le bagne n’est pas une réalité historique très familière en Suisse, pays dépourvu de colonies où l’installer : dans une enquête menée en Nouvelle-Calédonie en 2018, le journaliste du Temps Richard Werly y a retrouvé la trace d’une centaine de compatriotes déportés, mais tous arrêtés en France. Dès le milieu du XIXe siècle, le «pays des droits de l’Homme» avait vertueusement fermé ces lieux terribles qu’étaient le bagne de Toulon ou celui de Rochefort – mais c’était pour exporter loin des yeux et des sensibilités naissantes la «lie de la société» (criminels ou pauvres, sans distinction), reléguée et maltraitée dans ces colonies d’où on ne revenait que très rarement. Julie Binay aurait pu échapper à cela, mais le sort de cette jeune Normande née en 1864 en décida autrement. Comme tout le monde dans sa modeste famille, elle avait dû travailler aux filatures dès six ans, mais peu à peu l’horizon s’éclaircit, et l’orpheline de Bolbec, plus fine et soigneuse que d’autres, se retrouve mariée à Paris. Le Paris de Zola n’est cependant pas bienveillant aux gens de peu, et lorsque quelque chose tourne mal, le malheur prend rapidement de graves proportions : condamnée pour des faits que nous jugeons aujourd’hui mineurs et banals, elle est déportée vers la Guyane où, sa peine de bagne achevée, elle devra rester, comme la plupart des proscrits. L’administration pénitentiaire veille à peupler de Français ces lointaines extrémités de la République…
Lu par : Veronica Gaskell
Durée : 2h. 11min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71216
Résumé:Edna O’Brien n’a jamais caché que James Joyce lui avait ouvert les portes de la littérature. Vibrant hommage à un « mec funnominal » – mot emprunté à Joyce – et à son stupéfiant corps-à-corps avec la langue, James & Nora retrace la vie de l’artiste en couple, depuis sa rencontre à Dublin en juin 1904 avec une belle fille de la campagne originaire de Galway, Nora Barnacle, jusqu’à sa mort, en 1941. Leur fuite en Italie, la naissance de leurs enfants, leur misère matérielle, leur flamboyante vie sexuelle, et aussi leurs deux solitudes, Edna O’Brien les concentre en autant de fulgurants instantanés.
Lu par : Clélia Strambo
Durée : 5h. 7min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71195
Résumé:"Qu'est-ce qui m'a poussée, jeune fille, à abandonner mes proches, ma maison, ma langue maternelle ? Pourquoi ai-je laissé derrière moi mes amis, mes petits frères, ma mère, mon pays ? Qu'est-ce qui fait qu'un homme tendre comme mon père est devenu un monstre, à un moment donné ? Quel est ce mal qui m'a rongée jusqu'à presque en crever ? Cela s'appelle Italie : ma douleur, mon amour, ma patrie. Un pays qui n'a pas fait les comptes avec le fascisme dont il fut l'inventeur. Un pays comme une famille, plein de secrets - bruyants, destructeurs, meurtriers".
Durée : 2h. 54min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 71829
Résumé:Enfant, il s'appelait Didier Morville. Il est devenu JoeyStarr. " J'ai l'impression d'avoir un soleil dans le ventre, mais il ne peut sortir. " Le petit Didier Morville grandit dans la cité Allende à Saint-Denis auprès d'un père autoritaire et mutique. Livré à lui-même, l'enfant observe le monde qui se transforme sous ses yeux et qui l'entoure. Avec les gamins de la cité, il joue, trompe l'ennui, dissimule ses escapades à son père. Sur une bicyclette volée ou dans les cages d'un terrain de foot, il fuit le triste quotidien et goûte à la liberté. En même temps, il continue de se retirer dans sa tanière, discret, caché. Des vents contraires l'animent, le menant parfois là où il ne voudrait pas aller... Dans ce récit lucide et attachant de son enfance aux contours mouvants, en remontant aux origines, JoeyStarr révèle ce qui a construit son ardente personnalité.
Durée : 15h. 39min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71814
Résumé:Le Chevalier de La Barre est le premier feuilleton historique publié par Michel Zévaco dans Le Journal du Peuple en 1899. Accusé de sacrilège, condamné sur de faux témoignages pour servir d'exemple, torturé et exécuté en 1766 à l'âge de dix-neuf ans, le véritable chevalier de La Barre fut le " héros " de l'une des causes célèbres âprement défendues par Voltaire et Diderot. Ce champion de la laïcité, réhabilité à la Révolution, ne pouvait que plaire à l'anticlérical convaincu qu'était Zévaco. L'auteur racle donc ici les ingrédients de ce qui deviendra sa " marque de fabrique" : Un personnage et un arrière-plan historiques, une victime entraînée dans une cascade d'effroyables malheurs, généralement ourdis par un adversaire farouche - un prêtre odieux! - qui s'acharne à sa perte au fil d'épisodes rythmés par des rebondissements et des coups de théâtre incessants.
Lu par : Michel Guesdon
Durée : 63h. 40min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71864
Résumé:Italie, années 1920. Dans une société troublée, un ancien manoeuvre et maçon, agitateur, violent et tribun, coagule les colères avec son discours nationaliste, autoritaire et antisyndical. Ce roman retrace l'ascension de Mussolini au pouvoir. Le récit est ponctué d'archives historiques, livres, magazines, journaux et documents de toutes sortes.
Durée : 3h. 35min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71179
Résumé:" Vous savez bien que je ne cherche rien d'autre, dit-il enfin. Ma musique, des boutons, un habit... c'est la même chose... tout ce qui est bon, véritable et beau... le reste... rien... " De Mozart, on dit qu'il est divin. Mais l'homme se vivait-il ainsi ? Toute sa courte vie durant, de l'enfant prodige qu'il a été jusqu'à sa mort prématurée, Wolfgang Gottlieb Mozart, de son vrai nom, a confié à la musique tout ce qu'il avait à dire. Avec ce livre, Matthieu Mégevand réussit le tour de force de " capturer " Mozart en peu de pages, de nous le faire " entendre " en littérature, et de révéler ainsi son inextinguible quête de beauté. Après La bonne vie, sur le poète Roger-Gilbert Lecomte, et Lautrec, sur le peintre, Tout ce qui est beau clôt avec Mozart une trilogie intitulée " créer-détruire " sur ces trois artistes incandescents morts en pleine fleur de l'âge.
Durée : 8h. 44min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71000
Résumé:Née de parents sourds qui combattent leur isolement par une relation passionnée et tumultueuse, Claudia vit une enfance à part, entre l’Italie rurale de la Basilicate et le Brooklyn des années 1980. Partout, la même sensation l’habite : celle d’être étrangère. Dans une vie constituée d’allers-retours, d’enracinements approximatifs elle fera de son plus grand obstacle, le langage, un véritable cheval de Troie pour enfin donner voix à l’histoire de sa famille. À jamais étrangère, Claudia Durastanti signe un roman puissant et universel qui parvient à raconter une multitude de vies par le prisme de leurs voix et de leurs territoire.
Durée : 3h. 14min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 70987
Résumé:4 février 1912. Le jour se lève à peine. Entourés d’une petite foule de badauds, deux reporters commencent à filmer. Là-haut, au premier étage de la tour Eiffel, un homme pose le pied sur la rambarde. Il veut essayer son invention, un parachute. On l’a prévenu : il n’a aucune chance. Acte d’amour ? Geste fou, désespéré ? Il a un rêve et nul ne pourra l’arrêter. Sa mort est l’une des premières qu’ait saisies une caméra. Hanté par les images de cette chute, Étienne Kern mêle à l’histoire vraie de Franz Reichelt, tailleur pour dames venu de Bohême, le souvenir de ses propres disparus. Du Paris joyeux de la Belle Époque à celui d’aujourd’hui, entre foi dans le progrès et tentation du désastre, ce premier roman au charme puissant questionne la part d’espoir que chacun porte en soi, et l’empreinte laissée par ceux qui se sont envolés.
Lu par : André Jol
Durée : 3h. 3min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 70780
Résumé:"Pour la première fois depuis quinze ans, le nom de cette femme lui occupait l'esprit, et ce nom entraînerait à sa suite, certainement, le souvenir d'autres personnes qu'il avait vues autour d'elle, dans la maison de la rue du Docteur-Kurzenne. Jusque-là, sa mémoire concernant ces personnes avait traversé une longue période d'hibernation, mais voilà, c'était fini, les fantômes ne craignaient pas de réapparaître au grand jour. Qui sait ? Dans les années suivantes, ils se rappelleraient encore à son bon souvenir, à la manière des maîtres chanteurs..." P. Modiano
Lu par : EQLA, Belgique
Durée : 19h. 29min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 71194
Résumé:C'est un parcours tout à fait atypique que celui de Frank McCourt. Né à Brooklyn en 1930, peu de temps après que ses parents ont décidé de s'installer aux États-Unis, il a cependant grandi à Limerick dans la misère la plus noire, sa famille ayant dû se résoudre, la mort dans l'âme, à rentrer en Irlande. L'idée de repartir à la conquête de l'Amérique à l'âge de dix-neuf ans est donc à la fois un défi et une revanche. Son récit autobiographique couvre la période qui va de 1949 à la mort de son père en 1985, et raconte l'ascension d'un jeune émigrant irlandais qui fait tous les métiers et connaît toutes sortes de tribulations avant de devenir sur le tard professeur d'université et auteur à succès. Mais le récit est mené avec cette verve et cet humour qui se refuse à l'apitoiement dans les circonstances les plus tragiques qui ont déjà fait le succès des "Cendres d'Angela". Plus encore que dans le premier volume de son autobiographie, Frank McCourt trouve ici des accents inoubliables pour évoquer, au-delà de son destin individuel, l'aventure poignante et singulière de toute vie. --Gérard Meudal
Durée : 3h. 3min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 70746
Résumé:« Che-vro-let ! Che-vro-let ! » : début XXe siècle, l’Amérique est ébahie devant les prouesses de Louis Chevrolet. Né en Suisse en 1878, le jeune homme a grandi en Bourgogne où il est devenu mécanicien sur vélo avant de rejoindre, près de Paris, de florissants ateliers automobiles. En 1900, il quitte la France pour le continent américain. Très vite, au volant des bolides du moment, Fiat ou Buick, il s’impose comme l’un des meilleurs pilotes de course. En parallèle, il dessine, conçoit et construit des moteurs. Ce n’est pas tout, avec Billy Durant, le fondateur de la General Motors, Louis crée la marque Chevrolet. Billy Durant la lui rachète pour une bouchée de pain et obtient le droit d’utiliser le nom de Chevrolet en exclusivité. Des millions de Chevrolet seront vendues sans que Louis ne touche un sou. Peu lui importe. L’essentiel est ailleurs. Pied au plancher, Michel Layaz raconte la vie romanesque de ce personnage flamboyant qui mêle loyauté et coups de colère, bonté et amour de la vitesse. À l’heure des voitures électriques, voici les débuts de l’histoire de l’automobile, avec ses ratés, ses dangers et ses conquêtes.
Lu par : Nina Macquet
Durée : 16h. 6min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71667
Résumé:La carte postale était arrivée dans le courrier. Sans signature. Quatre prénoms y étaient inscrits. Elle avait été postée en 2003 – soit dix ans après avoir été écrite… Rangée dans un tiroir, elle avait été oubliée par la famille jusqu’au jour où un événement dans la vie de la fille d’Anne Berest a fait resurgir cette carte. Celle-ci devient alors la pièce centrale qui poussera l’auteure à questionner sa maman, Leila, sur ses origines. À la manière de détectives, mère et fille partent donc à la recherche des informations qui permettraient à Anne de s’appuyer davantage sur l’histoire familiale, tout en découvrant ce qui n’avait jamais été transmis. Comme pour donner vie aux ancêtres, et comprendre comment le passé résonne dans la vie de tous les jours. Il y a derrière ce roman un précieux tissage entre la génération issue de l’après-Seconde Guerre mondiale et celle dont fait partie Anne. Deux enquêtes se partagent les pages de La carte postale: la première est de retrouver l’auteur de la carte et connaître ses intentions, l’autre de s’interroger sur ce que signifie être juif quand on n’en a pas la religion ou la culture. Magnifique, simplement. Nathalie Barras Riccio, Libraire, Payot-Sierre
Lu par : Justine Petrelli
Durée : 3h. 32min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71660
Résumé:Une femme décrit ses efforts pour comprendre le talent de son fils, mais également pour le soutenir et l'aider lorsqu'il connaît des internements répétés en hôpital psychiatrique où il subit des électrochocs. Le journal fictif de la mère d'Antonin Artaud, né en 1896 à Marseille.
Durée : 11h. 27min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 70749
Résumé:Pourquoi tu écris ? Parce que je ne parle pas. Ce n'est pas vrai. C'est pour ça aussi que j'écris, parce que ce n'est pas vrai. En Uruguay, à la fin des années 1960 et au début des années 1970, j'ai appris à donner à mon silence la forme qu'il a aujourd'hui : une forme littéraire. C'étaient des années de fièvre et de sang, celles où les pires dictatures que l'Amérique latine ait connues se mettaient en place. Cette terre, je l'ai perdue, comme j'ai perdu ma langue maternelle. Ce qui demeure, ce à quoi voudraient rendre hommage ces pages, c'est à cette autre patrie qui nous appartient à tous parce qu'elle ne sera jamais à personne - l'enfance.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 3h. 41min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 70728
Résumé:La fille du sculpteur raconte une enfance vécue comme un rêve, inspirée de celle de Tove Jansson, au début du XXe siècle, entre Helsinki et la maison familiale sur une île de l'archipel de Porvoo, où ses parents artistes se retiraient pour l'été. Dans ce livre éminemment onirique, les êtres humains se mettent soudainement à voler, des créatures imaginaires et mystérieuses apparaissent au détour de certaines criques, et Dieu le père lui-même surveille les enfants qui jouent dans le jardin. La fille du sculpteur, traduit intégralement en français pour la première fois, est une superbe réussite d'intelligence et de poésie. Le monde entier y est à couper le souffle. Les sculptures de papa se déplaçaient doucement autour de nous dans la lumière du feu, ses tristes femmes blanches qui faisaient un pas indécis en avant, toutes prêtes à s'enfuir. Elles savaient le danger qui rôdait partout, mais rien ne pouvait les sauver tant qu'elles n'avaient pas été sculptées dans le marbre et placées dans un musée. Là, on est en sécurité. Dans un musée ou dans les bras ou dam un arbre. Eventuellement, sous la couverture. Mais le mieux est de s'asseoir très haut dam un grand arbre, si on ne se trouve plus dans le ventre de sa maman
Durée : 9h. 29min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 70712
Résumé:Le meurtre de George Floyd en mai 2020 a inspiré à Louis-Philippe Dalembert l’écriture de cet ample et bouleversant roman. Mais c’est la vie de son héros, une figure imaginaire prénommée Emmett – comme Emmett Till, un adolescent assassiné par des racistes du Sud en 1955 –, qu’il va mettre en scène, la vie d’un gamin des ghettos noirs que son talent pour le football américain promettait à un riche avenir. Son ancienne institutrice et ses amis d’enfance se souviennent d’un bon petit élevé seul par une mère très pieuse, et qui filait droit, tout à sa passion pour le ballon ovale. Plus tard, son coach à l’université où il a obtenu une bourse, de même que sa fiancée de l’époque, sont frappés par le manque d’assurance de ce grand garçon timide, pourtant devenu la star du campus. La force de ce livre, c’est de brosser de façon poignante et tendre le portrait d’un homme ordinaire que sa mort terrifiante a sorti du lot. Avec la verve et l’humour qui lui sont coutumiers, l’écrivain nous le rend aimable et familier, tout en affirmant, par la voix de Ma Robinson, l’ex-gardienne de prison devenue pasteure, sa foi dans une humanité meilleure.
Lu par : Benjamin Blais
Durée : 52min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 71455
Résumé:Le harcèlement scolaire à nu, ses conséquences, son émulation perverse mais aussi, très joliment, les mots académiques pour le mettre à distance. Dans un récit court et tendu, Benjamin Taïeb revient sur cette sortie scolaire où il subit la violence de quatre de ces camarades. Classe de mer se révèle un texte dont la force tient à la concertation du jaillissement de cette colère irrépressible. Il faut s’en prendre la violence en pleine gueule, se souvenir de nos silences, des acceptations tacites de cette enfance si malhabile à réagir face à la loi du plus fort, s’inquiéter sans doute aussi de notre passivité d’adulte qui laisse perdurer cette violence et ne sait, ou ne veut, en déchiffrer indices et signaux. Les paragraphes sans doute le plus touchant de ce livre émouvant, précisément d’éviter de sombrer dans un pathétique tire-larmes, sont ceux qui mettent le doigt sur les ratés de la réaction des adultes. Deux semaines de classe de mer, deux longues semaines de tortures nocturnes à apprendre que les persécuteurs, de jours, savent déjà témoigner de leur innocence. Pendant ce temps-là l’institutrice, tout à ses conflits conjugaux, ne voit rien. On sait, hélas, qu’un enfant persécuté prendra sur lui, se sentira coupable, cherchera en lui les raisons de cette torture (pas assez bien, le dernier à être choisi en sport…) et pour cela n’en parlera pas. Il se tait face à ses parents, ne pas faire de la peine. « Les bleues finiraient bien par disparaître », on finira bien par pardonner. Il faudra bien s’intégrer, se fondre dans la normalité, le groupe.
Lu par : Caroline De Rham
Durée : 1h. 23min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 70470
Résumé:Leon Walter Tillage est né en 1936, en Caroline du Nord. Son arrière-grand-mère était esclave, son père, métayer. Métayer, alors, cela voulait dire travailler toute l'année pour payer les dettes de l'année précédente, et ne jamais rien posséder soi-même. Être noir, dans les années quarante et cinquante, cela signifiait qu'on pouvait entrer dans certains magasins, mais par la porte de derrière, et qu'on entendait l'employé demander aux clients blancs : " Est-ce qu'il vous dérange ? Cela vous ennuie-t-il qu'il reste là ? Voulez-vous que je le mette dehors ? " Cela signifiait surtout qu'on pouvait perdre la vie, sans raison et sans espoir de justice. Le père de Leon est mort sous les yeux de sa femme et de ses enfants, écrasé par une voiture conduite par de jeunes Blancs. Ils lui ont foncé dessus à deux reprises, pour s'amuser. Leon avait tout juste quinze ans. Il se souvient d'avoir longtemps fait sept kilomètres à pied pour aller à l'école. Il se souvient que le conducteur du bus scolaire des Blancs arrêtait son véhicule pour que ses petits passagers puissent aller jeter des pierres aux écoliers noirs. De l'angoisse des siens les soirs où ils savaient que les membres du Ku Klux Klan allaient sortir. Il se souvient aussi que ses parents disaient : " Ç'a été voulu comme ça. C'est comme ça que ça doit être. Vous n'obtiendrez jamais d'être les égaux des Blancs ", et qu'il a refusé de les croire. Il a préféré écouter les paroles de Martin Luther King et risquer sa vie en participant à des marches pacifiques. Et un jour, enfin, les premières victoires sont venues.