Recherche par lecteur : Jean-Claude Durak
60 résultats. Page 1 sur 3.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 5h. 48min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 22728
Résumé:Paru en 1992, Pipelines, d'Etgar Keret, signait l'entrée fracassante, sur la scène littéraire israélienne, d'un écrivain qui s'imposait d'emblée comme un inventeur de formes capables de traduire, à l'intention de générations nouvelles, un monde à tous égards entré en mutation et qu'ébranlaient, en Israël comme ailleurs, de violentes et multiples convulsions. Si les textes qui composent Pipelines portent l'empreinte d'un surréalisme métaphysique qui rappelle Kafka ou Gombrowicz, et si y transparaissent les liens que Keret entretient avec la culture de l'Europe centrale, la vigueur et la maîtrise qui les caractérisent en font des créations puissamment originales. Composées comme en apnée, ces vignettes avec personnages, traçant des lignes de fuite aussi déviantes qu'insolites, sont en effet autant de fragments prélevés sur le réel dans un geste créateur d'une audace formelle qui métamorphose sur-le-champ le monde en objet d'inattendue méditation. En usant de vertigineux changements de focale, l'écriture d'Etgar Keret opère à chaque instant un déplacement nécessaire, jubilatoire et libérateur, où se dévoile le scandaleux visage d'une sagesse aussi inédite qu'authentique.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 4h. 17min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22731
Résumé:Hantée par ses souvenirs, ceux d'une vie antérieure merveilleuse et ceux de la souffrance indicible infligée par ses bourreaux, Héléna a vacillé. Entre fiction et réalité, entre ombre et lumière, elle a effacé des preuves et inventé des faits pour se construire un monde à elle. Par petites touches, sans pathos, au travers d'une série d'anecdotes intimistes et souvent drôles, se dessine le bouleversant portrait d'une femme rescapée de la Shoah. Une mère atypique et déconcertante, animée d'une farouche volonté de vivre.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 14h. 5min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21144
Résumé:Pas plus qu'il n'a voulu confiner Montaigne dans sa tour et sa librairie, ou enfermer Mauriac dans les replis du cœur et de l'âme de Thérèse, Jean Lacouture ne se résigne à confondre Montesquieu avec un livre, si grand soit-il. Ce gentilhomme d'Aquitaine, épistolier persan et familier des Grâces de Chantilly, fut aussi l'un des inventeurs de ce siècle qui, de Marivaux à Watteau, a donné au monde l'exemple d'un art de vivre hors de la pesanteur. Et ce viticulteur gascon n'a pas seulement contribué à l'épanouissement du grand bordeaux, œuvre d'art qui n'a pas fini de nous enchanter, il a su faire de cette merveille le trait d'union avec une société anglaise faite non seulement de consommateurs exigeants, ruais aussi d'inventeurs d'une société plus libre. Ainsi Jean Lacouture peut-il faire valoir que, si les lois ont un " esprit " qui doit tendre à l'harmonie sociale, 1a vie de Montesquieu fut en quelque sorte une vendange de la liberté.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 8h. 20min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 23517
Résumé:Neuf nouvelles sur la " joie de la découverte " dans lesquelles la science n'est pas toujours à la fête : un professeur qui se désole du déclin de la philologie française, matière à laquelle il a consacré quarante ans de sa vie, une jeune fille de bonne famille qui se voue à la recherche médicale et se spécialise en génétique pour tenter de trouver une réponse à ses questions existentielles, un linguiste qui se réfugie dans la grammaire générative pour se consoler du chaos qui règne dans le monde, une astronome inquiète des découvertes qui n'auront pas le temps d'être faites de son vivant sont autant de personnages à la dérive dans la normalité du quotidien. C'est pourtant avec une douce ironie que Björn Larsson croque ces portraits de savants farfelus et cocasses, prétexte à une réflexion plus profonde sur la place universelle de l'Homme.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 5h. 20min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21010
Résumé:"C'était un après-midi d'été de la fin des années soixante-dix, dans le théâtre à ciel ouvert de Petit-Couronne. Je venais de rencontrer Anne-Marie, qui, dans Le Cid, interprétait la fière Infante. Pendant les répétitions et les ultimes réglages sous un soleil déclinant, une ombre vint s'asseoir à mes côtés, sur les gradins, et en silence me prit la main. C'était Anne Philipe, dont je ne saurai jamais si elle venait, ce jour-là, applaudir sa prometteuse fille de vingt ans ou se souvenir de l'immortel Rodrigue d'Avignon. Peut-être n'ai-je écrit Théâtre intime que pour répondre, longtemps après, à cette question restée en suspens. Qui jouait sur scène, ou plutôt qui voyait-on jouer ? Quel cœur battait sous cette longue robe d'Infante : une fille sans père ou la fille d'un mythe ? La jeune femme que j'aimais ou celle qui, dans la lumière des projecteurs, déjà ne m'appartenait plus ? "
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 3h. 31min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21848
Résumé:Voici une longue nouvelle comme aurait pu en rêver Hemingway, où les circonstances comptent moins que le désarroi moral, les tâtonnements, les dialogues de ces quatre soldats en perdition issus de l'Armée Rouge, qui sortent d'une forêt où ils viennent de passer un hiver terrible. Il y a la beauté des scènes muettes : razzias dans les villages, baignades dans un étang, bataille. Il y a ce gamin, enrôlé volontaire, dont la présence irradie les quatre hommes car il est le seul à savoir écrire. Mais " le ciel est sans fin " et rien ne sera sauvé.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 20h. 49min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21577
Résumé:Poète et peintre, Juif converti ou catholicisme, homosexuel noceur en lutte contre ses penchants, proche des plus grands artistes puis reclus... Max Jacob est protéiforme et contradictoire, insaisissable, en perpétuelle transformation. D'où peut-être une destinée littéraire en demi-teinte. Par se personnalité, son œuvre et son parcours, il incarne pourtant l'incroyable richesse du paysage littéraire français dans la première moitié du siècle dernier. Né à Quimper, Jacob débarque à Paris en 1895. Peintre, il survit de petits métiers et se passionne pour la littérature et la musique. Autour de la communauté artistique du Bateau-lavoir, il noue avec Picasso une amitié profonde et tumultueuse puis rencontre Apollinaire et André Solmon. Avec la publication du Carnet à dés, en 1916, Jacob est enfin reconnu et après guerre, une exposition et de nombreuses publications attestent de son succès. Artiste complexe, il fut également un véritable " découvreur " de talents, encourageant peintres, écrivains et musiciens et se dévouant corps et âme à la cause de ses nombreux amis. Max-le-drogué, Max-le-clown, Max l'homosexuel mène une vie mondaine agitée, proche entre autres de Jean Cocteau et Pierre Reverdy. Converti au catholicisme dès 1909 et baptisé en 1915, il se retire en 1921 au monastère de Saint-Benoît-sur-Loire, partiellement d'abord puis définitivement à partir de 1931. En février 1944, la Gestapo vient l'y chercher et il meurt le 5 mars au camp de Drancy. Béatrice Mousli restitue la variété et la richesse de l'œuvre de Jacob, romans, nouvelles, poésies fantaisiste et surréaliste avant l'heure, mais aussi une correspondance considérable. Max Jacob retrouve ici la place qui est la sienne, celle d'un homme à l'esthétique et à la pensée éminemment libres, en quête perpétuelle : un passeur ou destin tragique.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 2h.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21626
Résumé:Lire le journal, changer une ampoule, décrocher le téléphone... Autant d'activités de notre quotidien qui, dans cette courte fiction, prennent une dimension extraordinaire. Le père de famille n'a pour tout horizon que son appartement, dont il récuse la banalité. Est-il sage ou fou ? Son comportement obsessionnel fait dériver le récit vers des péripéties inattendues, à la fois grotesques et oniriques, sous l'œil perplexe de ses enfants. Envisageant avec finesse et humour les relations familiales, entre solidarité et cruauté, ce texte témoigne d'un combat absurde mené contre la solitude, le silence et la décrépitude du quotidien. A travers cette figure paternelle énigmatique se dessine la difficulté de s'inscrire dans un monde où plus rien ne nous fait signe.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 5h. 54min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22644
Résumé:Mo Yan a puisé aux racines les plus profondes de sa propre histoire pour écrire ce roman : celui d'un fils de paysans pauvres du Shandong qui rêve d'entrer à l'université pour échapper à la misère, et qui, après ses échecs répétés, se réfugie dans un monde secret peuplé de mirages et de souvenirs. Car son héros. surnommé Yongle, " Joie Eternelle ", a bien des correspondances avec le romancier. Lui aussi a connu la faim dans la même province, muré dans le silence et la solitude, sauvé par le désir entêtant d'écrire afin de pouvoir " s'épancher et manger des raviolis à tous les repas ". Dans ce récit bruissant d'éclats d'eau, de lumière et de nuit, la poésie jaillit des odeurs chaudes de la terre sans renier sa trivialité la plus crue ; et Yongle, du fond du mépris et de l'abjection qu'il subit, dans un ultime instant, se sent enfin envahi par l'émotion d'une joie suprême.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 4h. 45min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22813
Résumé:" L'imprévu absolu se substitue à l'ordinaire. Le chemin ne conduit plus à aucune maison. Désormais, la maison ne confère plus aucune sécurité, ni chaleur ni repos. La ville, tyrannisée par l'imprévu, a transformé chaque foyer en prison. La vie est devenue fille du hasard. Je suis vivant parce que j'ai de la chance, c'est tout. Aucune autre raison ne l'explique, ni la volonté de vivre, ni même les lois de la sélection naturelle. " Il est palestinien. Elle est française. Nous sommes à Ramallah, en 2002. Ramallah, mon amour : une longue lettre adressée à une femme, à moins que ce ne soit à la ville assiégée. Mahmoud Abou Hashhash y conjugue, entre présence et absence, mémoire et oubli, l'amour et l'écriture, qu'il construit et déconstruit sans cesse, comme cette ville dévastée à laquelle il est attaché malgré lui. Une nouvelle voix à l'heure où s'ouvre un pan inédit de l'histoire palestinienne.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 9h. 27min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21595
Résumé:Rousseau, Diderot et Grimm ont-ils fait ensemble le Voyage d'Italie ? Seul, Lambert, valet d'exception, pourra vous en convaincre : " Ma mère m'a donné la vie sans prévenir sur une table d'office, à l'heure du souper, entre potage à l'oseille et entremets, la cuisinière, à ce qu'on m'a dit, coupant ce qui me rattachait à ma mère de son couteau le mieux affilé, comme de la pane de mouton. J'ai manqué d'être bouilli par une servante habituée à plumer la volaille, n'ayant pas trouver de meilleure idée que de ma tremper dans une eau tout juste sortie du feu pour m'ôter la saloperie visqueuse dont elle me voyait enduit. Lavé d'un jaune d'œuf fraîchement pondu, gratté comme une jeune carotte, rincé, séché, serré dans des langes et couché sur un lit de poireaux, j'ai attendu sans pleurer, à ce qu'on m'a dit longtemps après, dans un panier, la fin d'un grand souper, au milieu des allées et des venues de tous les gens de cuisine, tandis que ma mère recouverte d'un drap se désespérait de manquer à son service. "
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 5h. 59min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22678
Résumé:En 1904 un " inspecteur général de l'éducation " de Lawton (Oklahoma) recontre un vieil indien, prisonnier de guerre et déporté, loin de son Arizona natal, à Fort Sill où il terminait ses jours en cultivant des pastèques : il s'agissait du célèbre chef apache Géronimo qui avait tenu en respect victorieusement, des années durant, les meilleures troupes et les plus glorieux généraux des U.A. Des liens se nouèrent entre eux, sinon d'amitié (vu la méfiance légitime de l'Apache) du moins de respect mutuel. C'est ainsi que Géronimo accepta de raconter sa vie à S.M. Barrett, ce qui nous permet de lire aujourd'hui ce témoignage sur le génocide qui marqua la " conquête de l'Ouest ".
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 14h. 43min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 21550
Résumé:Adorés par des milliers de pèlerins comme la réincarnation d'un couple mythique, les petits Jumeaux Célestes ramenés en Chine par la Route de la Soie sont désormais choyés par l'impératrice, leur " tante WU ", qui s'occupe d'eux dès que les affaires de l'Etat et ses folies érotiques lui laissent un moment. Nombre d'aventures guettent encore nos héros dans ce tome qui clôt une trilogie d'une ampleur étourdissante : parce qu'elle refuse d'avouer où sont les inestimables " Yeux de Bouddha ", la jeune chrétienne Umara est séquestrée par le chef du bouddhisme chinois ; la jolie Chinoise Lune de Jade, elle, a été kidnappée, puis vendue comme concubine à un sultan, très loin à l'ouest... Le jour où, par la magie de la Route de la Soie, tous les chemins se seront rejoints autour de Wuzhao à la cour de Chine, ce jour-là l'impératrice obtiendra son triomphe et tous les héros se libéreront de leurs entraves pour vivre enfin au grand jour leur amour ou leur foi... La critique a salué L'impératrice de la soie. " Ce récit est mené tambour battant par un auteur qui sait de quoi il parle. ", Paris Match. " La rencontre de l'Orient et l'Occident, un voyage qui fait rêver... ", Notre Temps. " Des personnages hauts en couleur, un style vif qui fouette les sens et fait galoper la curiosité, une passion contagieuse pour cette Chine ensorcelante. ", Gala. " Un premier tome musclé, un auteur qui file un bon cocon. ", ELLE. " Un monastère bouddhique, un moine qui disparaît parce qu'épris d'une jeune chrétienne, une impératrice bouleversée, les ravages de l'opium. Vrai feuilleton ! "
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 32h. 50min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 23653
Résumé:Paris, 1919 : après la " guerre qui devait mettre fin à toutes les guerres ", des hommes et des femmes de tous les pays convergent vers la capitale pour la conférence de la Paix où va se redessiner la carte du monde. Outre les représentants des plus grandes puissances victorieuses - Wilson, Lloyd George et Clemenceau -, affluent journalistes, ambassadeurs et porte-parole de cent causes différentes - de T.E. Lawrence à la reine Marie de Roumanie, en passant par J.M. Keynes et Hô Chi Minh. Paris est alors le centre du monde, le lieu où se liquident les empires, où naissent de nouveaux pays, et où vont se nouer drames et malentendus. Car les " artisans de la paix " mirent la Russie à l'écart, s'aliénèrent la Chine, congédièrent les Arabes, se débattirent avec les problèmes du Kosovo, des Kurdes, d'un foyer national pour les Juifs. Leurs objectifs - faire payer les vaincus sans les détruire, satisfaire d'impossibles revendications nationales et créer un ordre mondial démocratique fondé sur la raison - étaient inconciliables. Vivant, solide, précis, brillant, couronné par de nombreux prix (Duff Cooper Prize, Samuel Johnson BBC Prize, Hessell Tiltman History Prize, New York Times Selection), cet ouvrage est devenu la référence sur la naissance du monde contemporain.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 7h. 43min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 23339
Résumé:Ovide est surtout connu pour son Art d’aimer et ses Métamorphoses. En l’an 8, pour une raison qui reste énigmatique, il déplaît à l’empereur. Tout ce que l’on sait, c’est qu’il a « vu quelque chose qu’il n’aurait pas dû voir ». Auguste lui fait grâce de la vie, mais l’exile au bout du monde connu, sur le Pont-Euxin, à l’actuelle frontière de la Roumanie et de l’Ukraine, dans le delta du Danube. Là-bas c’est le froid, la guerre, et les barbares. Plus loin, personne ne sait ce qu’il y a : des marécages, des oiseaux migrateurs... Le « bout du monde » n’est pas une vaine expression. Amoureux de sa femme, amoureux de Rome et de sa vie mondaine, Ovide se retrouve donc seul, isolé au milieu des Gètes vêtus de peaux de bête. » Le barbare, ici, c’est moi » : personne ne parle sa langue. Pendant huit ans, il écrit des lettres à Rome, recueillies en deux volumes : les Tristes, et les Pontiques. Elles mettent six mois à faire le voyage, comme la réponse, quand il y a en a. Ovide meurt dans ce « Pays du Pont, pays de galop et d’errance ». On n’a jamais retrouvé sa tombe. Restent une centaine de lettres dont existent de nombreuses traductions, mais Marie Darrieussecq a voulu essayer de leur rendre leur flux poétique, en restant fidèle au texte, mais en essayant aussi de réinventer un rythme. Ovide écrivait dans l’harmonie « iambique », ces vers latins alternés, à deux jambes. Il n’y a pas d’équivalent en poétique française, mais cette espèce de claudication, parfois à la limite de la boiterie, elle a essayé de lui trouver un équivalent dans sa langue. Cela fait deux mille ans cette année qu’Ovide a été banni…
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 3h. 59min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 21702
Résumé:« [...] Et j'aime mieux vous dire tout de suite qu'il s'agit d'un traité I té définitif. Avant lui des broutilles, des tentatives maladroites, des égarements fâcheux, et c'est la planète tout entière qui continue de vagabonder de paniques, en fourvoiements. Or nous sommes tout de même en 2001,'' et il serait grand temps de faire quelque chose. On n'a que trop tardé. Que depuis trente mille' ans on recule pour mieux sauter, 'soit, je veux bien l'admettre. Mais un jour advient où trop, c'est trop, et où il est impérieux ,de saisir le taureau par les cornes. Par cette métaphore j'ai nommé la Vie, et ses mystères. Ses lots de questions insolubles et notre démarche chancelante faite de millions de bourdes inlassablement répétées. Alors qu'il est si simple, avec un petit traité tout bonnement efficace, de diriger valeureusement nos pas. Alors qu'il est si facile, en quelques cent feuillets, d'apporter un soulagement à nos errances. »
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 6h. 33min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22368
Résumé:Juillet 1971, le narrateur participe au coup d'État fomenté contre le roi Hassan II. Échec cinglant, direction le bagne de Tazmamart et ses conditions d'incarcération inhumaines. Cinquante-huit soldats sont ainsi condamnés à la mort lente. Commencent alors dix-huit années d'humiliations quotidiennes pour les candidats à la survie : faim, obscurité, odeurs nauséabondes, déchéance physique, folie, souffrances indicibles, les détenus malgré tout tentent de s'organiser, profitant notamment de l'enterrement de l'un des leurs pour jouir quelques minutes de la lumière du jour. "Un jour viendra où je serai sans haine, où je serai enfin libre et je dirai tout ce que j'ai enduré. Je l'écrirai ou le ferai écrire par quelqu'un, pas pour me venger, mais pour informer, pour verser une pièce au dossier de notre histoire", dit le narrateur. Trente ans plus tard, son voeu est exaucé : Tahar Ben Jelloun s'empare de ce témoignage pour en tirer un roman et faire la lumière sur les atrocités inavouables du régime marocain. Le conteur envoûtant de L'Enfant de sable et de L'Auberge des pauvres connaît le pouvoir subversif des mots. Dans Cette aveuglante absence de lumière, abandonnant tout artifice littéraire, il trouve des mots simples et d'une effrayante justesse pour dire la barbarie et le délabrement, et offrir à nouveau la parole à ces prisonniers acculés au silence. Avec une implacable sobriété, il décrit l'enfermement cauchemardesque, la volonté de résister à l'horreur et la renaissance du narrateur par la spiritualité. Après Gilles Perrault et Malika Oufkir, Tahar Ben Jelloun choisit donc la voie de la fiction pour dresser à son tour un réquisitoire sans concession contre les ignominies du régime d'Hassan.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 11h. 11min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 21905
Résumé:" Paria ! " Voilà un mot que Monroe Hall voudrait voir disparaître du vocabulaire. Est-ce sa faute à lui s'il est né riche et qu'il n'a pas résisté à empocher l'argent de ses actionnaires, les poussant au désespoir ou à la colère ? Est-ce sa faute encore s'il a pu échapper à la justice et transformer l'ensemble de ses biens en une fondation, dont il est le désintéressé gérant ? Et pourquoi son professeur de musculation lui en veut-il d'avoir signalé aux impôts les sommes qu'il lui a versées en liquide ? Cela justifie-t-il qu'on l'appelle un " paria ", et qu'il n'arrive plus à avoir de vie mondaine parce qu'aucun employé de maison ne veut travailler pour lui ? Le destin est trop cruel. Jusqu'au jour où, comme par miracle, son agence lui envoie un merveilleux groupe de serviteurs : un majordome, un chauffeur, un secrétaire, un garde du corps. Seulement voilà : Monroe Hall ne sait pas que le véritable nom de son majordome est John Dortmunder et que lui et ses amis ont l'intention de vider sa grande demeure de sa magnifique collection de voitures anciennes. Mais Dortmunder n'imagine pas combien de gens haïssent Monroe Hall. Lorsque ce dernier disparaît sans laisser de trace, la police fait son apparition. Et comme tout amateur de romans policiers le sait, dans ce genre d'histoire le principal suspect est toujours... le majordome. Dortmunder est de retour, et ses aventures sont plus que jamais inénarrables. La presse américaine a souligné que, avec ce personnage, Donald Westlake a quasiment inventé un nouveau genre littéraire. La " Dortmundermania " est à son apogée dans ce nouveau chef-d'œuvre.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 5h. 40min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21114
Résumé:Certains disent que le cœur d'Istanbul est rempli de Dieu, et que la présence du Très-Haut a quelque chose de charnel, comme si la ville était un œil posé sur le grand corps divin, avec toutes ces sources qui ruissellent, les fleurs et les grappes de raisin des mosaïques, et les eaux du Bosphore où coule l'infini de la lumière. Si tous les peuples sont venus hennir du côté de ce premier Orient, qui fut aussi longtemps la capitale et le conservatoire de l'Europe, ce n'est pas seulement à cause de l'assise royale de la ville sur les extrémités de deux continents, à cette confluence d'Asie et d'Europe, comme on dit. Il y avait autre chose.
Lu par : Jean-Claude Durak
Durée : 3h. 35min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 21013
Résumé:François Bott aime les femmes et certaines plus que d'autres. Il nous propose dans Femmes extrêmes de partager son intimité littéraire et affective avec quelques-unes d'entre elles : Zelda Fitzgerald, symbole de toutes les générations perdues ; Ava Gardner, la sublime comtesse aux pieds nus ; Helen Hessel, l'héroïne de Jules et Jim ; Billie Holiday, la plus grande chanteuse de blues ; Milena Jesenska, la passion de Franz Kafka ; Julie de Lespinasse, l'amoureuse mystique du siècle des lumières ; Carson McCullers, la fiancée de l'Amérique ; Louise Michel, l'héroïne de la Commune de Paris ; Edith Piaf, dont les brèves amours avec Marcel Cerdan firent pleurer la France : Sylvia Plath, météore des lettres américaines : et Jean Rhys, la passante exotique de toutes les rives gauches d'Europe.