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Recherche par genre: Essai/chronique/langage

966 résultats. Page 41 sur 49.

Durée : 1h. 20min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18846
Résumé:D'un côté, une foi demeurée vive, un profond appétit de pureté et un grand désir d'aimer Dieu accompagné de la terreur de la damnation éternelle ; et, de l'autre côté, l'ardeur des passions charnelles, leur attrait irrésistible, les tentations obsédantes, etc. Ces inconciliables partis se heurtent dans l'âme de l'adolescent. Maurras soulève ici des thèmes universels : la religion et à travers elle le doute religieux ainsi que la question du mal sur laquelle chacun de nous s'interroge avec plus ou moins de scandale et d'anxiété.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 1h. 45min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18564
Résumé:"Le Coeur populaire" parut en 1914. Ce recueil rassemble tout ce qui, chez Jehan-Rictus, ne relève pas des "Soliloques" (titre d'un de ses principaux ouvrages) ; il ne s'agit plus pour lui de parler en son nom propre, mais de donner la parole au petit peuple, à la "misère du faubourg". Publiés dans le numéro de Comoedia, du 7 décembre 1913, les Conseils, avait été saisi. Ces conseils de nature hygiéniste, que Jehan-Rictus adresse à l'Ouvrier et au Révolutionnaire, conservent encore aujourd'hui toute leur salacité. - La présente édition se complète d'une magnifique lettre à Léon Bloy du 4 octobre 1900. Jehan-Rictus y expose les raisons profondes qui l'ont conduit à la singularité de sa langue, son amour du français du XVIe siècle et de la langue argotique. De son vrai nom Gabriel Randon, Jehan-Rictus (1867-1934) découvre, adolescent, la bohême de Montmartre et fréquente poètes et anarchistes. Ses chansons et ses poèmes lui valent les compliments de Mallarmé, Léon Bloy, Maurras. La puissance de son verbe lui vaut d'être, encore aujourd'hui, le chantre privilégié des paumés, des exclus et des marginaux.
Durée : 4h. 38min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18508
Résumé:Inspiration pour la majorité des peuples et des individus, le sacré peut aussi parfois servir de prétexte aux pires manipulations politiques. Mais qui connaît vraiment bien les textes fondateurs des religions dont se réclament aujourd'hui près de 6 milliards d'individus ? À travers un choix personnel de textes sacrés, Philippe Sollers apporte un éclairage indispensable à une bonne compréhension des questions et des débats actuels. Ce florilège est aussi l'aboutissement de plus de 40 ans d'écriture, au contact des grands textes religieux, et d'une méditation sur les rapports entre Dieu et l'artiste. L'originalité de cette anthologie tient à son auteur et à la multiplicité des approches : en plus des grands textes sacrés canoniques, un grand nombre de poètes et de mystiques sont convoqués, parmi lesquels on compte Dante, Rûmi, Hölderlin ou Arthur Rimbaud.
Lu par : Henriette Kunzli
Durée : 6h. 1min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18476
Résumé:En fait d'Odyssée, il semble que le retour d'Ulysse à Ithaque tienne davantage de l'école buissonnière et qu'il soit plutôt hâté par l'annonce de l'infidélité de Pénélope. Mais que dire lorsque l'on vous somme de justifier une absence de dix ans ? Peu de choses, suggère Giono, un mensonge... Ainsi naît l'Odyssée. Dans ces pages merveilleuses de poésie, Giono célèbre un monde où, à travers les dieux, l'homme et la nature entrent en communion profonde.
Durée : 7h. 4min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18544
Résumé:Qui n'a pas, une saison ou l'autre de la vie, tenu son journal personnel ? Et pas seulement de jeunes adolescentes ou des écrivains confirmés. Vous, moi, tout le monde... En lançant un appel dans Le Magazine littéraire, en avril 1988, Philippe Lejeune, spécialiste de la littérature personnelle, a eu la chance de recevoir les témoignages de quarante-sept diaristes - c'est un coup de sonde dans un univers d'écriture méconnu -, quarante-sept personnes qui racontent l'histoire de leur journal, décrivent leurs pratiques, expliquent ce qu'elles en attendent. Ce sont ces documents que rassemble ici Philippe Lejeune. Ils sont si éloquents, si variés qu'ils forcent à poser et à reposer toutes les questions qui touchent à l'écriture personnelle. Quiconque tient un journal ou s'interroge sur le genre pourra difficilement ignorer cette gerbe de témoignages d'inconnues en si profond accord avec l'humeur du temps. L'entreprise de Philippe Lejeune, indépendamment des résultats qu'elle a suscités, est originale. On y sent de sa part, et sans qu'il intervienne autrement que par une présentation descriptive et un index des thèmes, qui rendent sa collecte démonstrative, une ouverture de coeur et comme de l'amour.
Durée : 3h. 11min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18417
Résumé:Isabelle Guisan a voulu retenir un peu de la vie qui brinquebale sur les rails et sillonne les grandes gares. Pendant plus d'un an, le journal Le Temps a publié chaque semaine ses chroniques Train de vie écrites au fil des saisons et au hasard d'itinéraires imprévus.
Lu par : Pierre Biner
Durée : 4h. 34min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18940
Résumé:Dans ce livre, Franz-Olivier Giesbert qui se dit croyant depuis le jour de sa naissance, raconte sa foi à travers ses expériences, ses voyages, les oeuvres et les personnages qui l'ont marqué, de Saint François d'Assise à la philosophe Simone Weil, sans oublier Julien Green ou Norman Mailer. Ce n'est pas un témoignage ni une profession de foi, mais plutôt un récit très personnel où Franz-Olivier Giesbert construit et déconstruit la petite religion, sur fond de panthéisme, qu'il s'est fabriquée à partir du christianisme, d'abord avec sa mère, catholique et philosophe, puis, avec tous les évènements et toutes les découvertes qui ont rythmé sa vie. Ce livre circule à travers les époques et les oeuvres. Il vous emmène dans un temple de Pagan, en Birmanie, ou à Big Sur, en Californie, jusqu'aux plus belles pages de Giordano Bruno sur le cosmos, ou de Jacques Derrida sur les animaux, en passant par des souvenirs d'enfance ou encore un hymne au végétarisme.
Durée : 1h. 8min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18371
Résumé:L'anagramme consiste à mélanger les lettres d'un mot, d'une expression, en vue de former un autre mot, une autre expression. Elle opère comme une lecture secrète, ou un négatif qui éclaire ce qui restait dans l'ombre. Le résultat est parfois incroyablement malicieux. On cite souvent la folie dans la fiole, l'éternité d'une étreinte, soigneur donnant guérison. Mais qu'en est-il des grands noms de l'histoire et de la science ? Qu'est-ce qu'un Albert Einstein, un Léonard de Vinci ont à nous révéler ? Quelle loi discrète repose dans la chute des corps ? Les orbites célestes hébergent-elles de la vie ? En quoi consiste la réduction du paquet d'ondes en mécanique quantique ? Quelle sentence prémonitoire dans Marie-Antoinette d'Autriche ? Quelle malédiction hante L'Origine du monde de Gustave Courbet ? De quel mystérieux ingrédient est faite La madeleine de Proust ?
Durée : 5h. 27min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18504
Résumé:Bureau des Assassinats est un recueil de textes écrits entre 2008 et 2010 — des «chroniques» qui ne relèvent d'aucuns genres codifiés tout en empruntant un peu à tous les genres — dont le fil conducteur consiste à éclairer des situations et des problématiques artistiques, politiques ou économiques actuelles en partant d'oeuvres littéraires et d'auteurs classiques. Ou l'actualité éclairée par la littérature, la littérature éclairée par l'actualité. Au travers de ses jumelles littéraires, l'auteur fait voir autrement ces années de crises financières qui ont secoué nos sociétés occidentales, privilégiant la mise en perspective et un point de vue décalé. L'art, la culture, et même le fait divers, y trouvent aussi leur place.
Lu par : Marianne Pernet
Durée : 4h. 22min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18244
Résumé:Les mots ont une multitude de sens, ou au contraire n'en ont qu'un mais désignent des choses elles-mêmes ambigües. Albert Jacquard les use jusqu'à la corde pour débusquer leurs significations profondes. De Z à A, il remonte l'alphabet comme on remonte le temps, pour revenir aux origines et à l'essentiel.
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 4h. 21min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18848
Résumé:L'homme occidental passe plus de temps en voiture que dans le lit des dames. Fort de cette constatation et de cette expérience, j'ai décidé d'explorer la place qu'a prise l'automobile dans nos plaisirs, notre travail, nos glorioles, nos pulsions secrètes, nos rêves. Il m'est arrivé, jadis et naguère, d'analyser la présence des animaux familiers dans ma vie, c'était Lettre à mon chien, ou mes propres souvenirs et colères, dans Un petit bourgeois et Le Musée de l'homme. Ce livre-ci n'est pas de nature si différente, qui passe en revue, aussi gaiement que possible, les divers aspects d'un asservissement adorable. Asservissement ? Nul, ou presque, n'y échappe. Tout humain est, a été ou sera bagnolard. (Ne s'agit-il pas aussi d'une espèce (le bagne ?...) Je n'ai rien exclu des flâneries de ce livre. Ni les dream cars, ni la Deuche, ni les malotrus de la vitesse, ni les maniaques de la nénette, ni les drogues de l'accessoire. La boîte automatique, la fameuse manoeuvre pointe-talon (que je confesse n'avoir jamais comprise ni pratiquée...), la suspension molle, le citroënisme, la symbolique virile du levier de vitesse, le vroum-vroum et la conduite coulée, l'auto-strada et l'Autobhan, c'est tout l'univers fantasmatique de l'automobile qu'Autos Graphie évoque - sans oublier, ici et là, l'amour, l'âge et la mort, qu'on ne saurait éloigner longtemps d'un tel sujet, parût-il frivole. Peut-on se réclamer à la fois de Paul Morand et de Roland Barthes, de L'Homme pressé et des Mythologies ? Je le crois, et j'espère prouver ici que la pratique opiniâtre et voluptueuse de la conduite automobile peut tenir lieu de sensualité, de psychanalyse et de recherche du temps perdu.
Lu par : Henri Duboule
Durée : 1h. 32min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18176
Résumé:Depuis que je le vois à l'oeuvre, de près, chaque jour de l'année, je déteste le liseron et, qui pis est, je le méprise. C'est un personnage terrible, sans scrupule et sans pitié. Je ne lui fais pas grief d'être d'apparence chétive. Il rampe, mon Dieu ! C'est son droit. Il grimpe et c'est là son courage. Ce que je lui reproche, c'est d'étouffer ceux dont il se sert. Il a d'abord l'air modeste, il demande la charité, l'assistance. « Un tout petit coup de main, mon bon monsieur, s'il vous plaît. » on le laisse faire, on l'admet à table. Alors il s'enhardit, se ramifie, il s'élance, il s'étale, il occupe toute la place. Il sait tourner, il sait feindre, il a toutes les patiences. Quelques jours encore, et il n'y aura plus d'espace, plus d'air, plus de soleil que pour lui. Cependant son bienfaiteur suffoque, râle, agonise. Et ce travail aérien n'est pas le plus redoutable. L'ambitieux, sous terre, propage d'insidieuses racines dont le moindre fil suffit pour empoisonner tout un jardin, tout un pays.Tel est le gentil liseron. J'ai cru longtemps, j'ai longtemps publié que la connaissance est amour. Eh bien ! Ma foi, je me trompais. Je connais bien le liseron. »
Durée : 2h. 46min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18157
Résumé:Il écrivait jusqu'au petit matin, au premier étage de sa maison de Croisset, chaque nuit, avec une telle constance que les mariniers qui remontaient la Seine, de nuit, se servaient de ses fenêtres illuminées comme d'un fanal pour naviguer. Persuadé qu'« une oeuvre n'a d'importance qu'en vertu de son éternité », et que l'enjeu valait bien le pari d'y consacrer sa vie, Flaubert s'était donné le nom d'« homme-plume ». Amours, voyages, recherches, passions, amitiés, révolutions, solitude, toutes les expériences vécues, que révèle son étincelante Correspondance, n'ont convergé que vers un seul but : écrire, donner à la prose française son statut d'oeuvre d'art, inventer les formes du roman moderne. « J'écris non pour le lecteur d'aujourd'hui, mais pour tous les lecteurs qui pourront se présenter, tant que la langue vivra » (à George Sand, 4 décembre 1872).
Lu par : Gérard Bellot
Durée : 8h. 34min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18118
Résumé:Chaque mois, depuis des années, Jacqueline de Romilly essaie de nous faire partager son amour de la langue française. Ce qu'elle veut avant tout, c'est nous en donner le goût, c'est-à-dire qu'elle insiste plus sur les beautés de cette langue que sur les dangers qui la menacent. A partir d'un mot qu'elle a choisi, elle cherche à en préciser le sens, la valeur correcte, l'étymologie, ainsi que l'évolution qui, en fonction des changements de la société, des découvertes scientifiques, ou des réflexions des écrivains, a chargé ces mots de nuances nouvelles. En somme, elle nous fait vivre le roman des mots.
Lu par : Hervé Guignard
Durée : 10h. 58min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 19089
Résumé:L'apocalypse, serait-ce donc l'édition numérique, ou comme dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, la température à laquelle le papier s'enflamme et se consume ? Dans son Dernier inventaire avant liquidation, Frédéric Beigbeder commentait le choix de la FNAC. Désormais, dans cette arche de papier, il sauve au vingtième siècle tous les livres, pour être précis les 100 oeuvres, qu'il souhaite conserver au vingt-et-unième siècle. C'est donc un choix totalement personnel, égotiste, joyeux, inattendu, parfois classique (Fitzgerald, Paul-Jean Toulet, Salinger et d'autres grands), souvent surprenant (Lolita Pille, Simon Libérati, Patrick Besson, Jay Mc Inerney, Bret Easton Ellis, Gabriel Matzneff, d'autres oiseaux de nuit, d'autres perturbateurs). Il est rare d'établir le panorama d'une littérature en train de se faire, de s'améliorer, de s'inventer. Avec ce livre-manifeste, c'est le Beigbeder livresque, joueur, lecteur, que nous découvrons, en même temps qu'une autobiographie en fragments.L'apocalypse, serait-ce donc l'édition numérique, ou comme dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, la température à laquelle le papier s'enflamme et se consume ? Dans son Dernier inventaire avant liquidation, Frédéric Beigbeder commentait le choix de la FNAC. Désormais, dans cette arche de papier, il sauve au vingtième siècle tous les livres, pour être précis les 100 oeuvres, qu'il souhaite conserver au vingt-et-unième siècle. C'est donc un choix totalement personnel, égotiste, joyeux, inattendu, parfois classique (Fitzgerald, Paul-Jean Toulet, Salinger et d'autres grands), souvent surprenant (Lolita Pille, Simon Libérati, Patrick Besson, Jay Mc Inerney, Bret Easton Ellis, Gabriel Matzneff, d'autres oiseaux de nuit, d'autres perturbateurs). Il est rare d'établir le panorama d'une littérature en train de se faire, de s'améliorer, de s'inventer. Avec ce livre-manifeste, c'est le Beigbeder livresque, joueur, lecteur, que nous découvrons, en même temps qu'une autobiographie en fragments.
Durée : 20h. 44min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18983
Résumé:«On devrait entrer en vieillesse comme on entre en religion : libéré des pesanteurs terrestres. Biens immobiliers et mobiliers d'abord. Tu sais que tu ne les emporteras pas avec toi. Ce qu'il adviendra d'eux ? Tu t'en fous, mais il y a le reste, le plus important - du moins pour toi - ta raison de vivre, ce que tu as fait de ta vie. Ce qui t'a poussé parfois au-delà de toi-même. Ce qui a donné un sens à ta vie.» - Gilles
Durée : 17h. 51min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18966
Résumé:«Et maintenant, petit livre, va à travers la ville, et dis bonjour à mes amis. Va, si tu peux, à travers le monde, qui est engagé, lui, dans une vraiment sale histoire. Sois aimable, tâche de séduire et de me faire honneur.» - Gilles
Lu par : Jean Frey
Durée : 51min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18073
Résumé:C'est une lettre personnelle à une amie japonaise, en souvenir d'une soirée passée à Tokyo il y a un an, jour pour jour, avant le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima. Cette lettre évoque aussi d'autres malheurs qui ont secoué le Japon et le souvenir heureux d'un séjour sur les plages de Sendai - fascination extrême pour l'élégance inquiète de cette culture raffinée. Il est aussi question du rapport entre les nucléocrates et la littérature, des difficultés de se comprendre entre l'Europe et le Japon. L'auteur, qui a lui-même travaillé dans une centrale nucléaire, écrit ces pages d'une lucidité bienfaisante comme un écho à Hiroshima, mon amour - dans lequel l'héroïne s'entendait reprocher : Tu n'as rien vu à Hiroshima.
Lu par : Serge Vulliens
Durée : 7h. 19min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18256
Résumé:L'argot, ou langue verte, fait immédiatement penser à Paris, ses quartiers dictionnaire-argot.gif mal famés, ses mauvais garçons, la Cour des Miracles, la Grande Truanderie, Villon, Vidocq, Simonin, Le Breton, etc. L'emploi de l'argot chez les voyous permettait à toute cette faune de s'établir en confrérie, de pouvoir jacter à l'abri des esgourdes indiscrètes, d'avoir sa langue propre comme possédaient la leur Auvergnats, Bretons, Corses et bien d'autres émigrés dans la capitale. Entre les mots créés pour l'occasion, les mots déformés par adjonction, par duplication, par troncation, et toutes les métaphores souvent humoristiques, l'argot a évolué au fil des temps pour imprégner la langue française et même être digéré par elle. Dans bien des cas l'argot s'est banalisé et au fin fond des cambrousses parfois on jacte argomuche. On le jaspine sans le savoir tout comme monsieur Jourdain « prosait » en toute ignorance. Bruant, Brassens, Renaud sont les poètes les plus connus de la langue verte. Simonin, Le Breton, Ange Bastiani, Carco, les prosateurs. San Antonio, Pierre Perret les créateurs, les innovateurs, les néologues ou néologiciens. Pourtant un petit parcours dans les oeuvres de Théophile Gautier, de Zola, de Balzac, de Victor Hugo, de Maxence Van der Meersch, ce ne sont que des exemples choisis, prouvent que nos classiques ont su user de l'argot.
Lu par : Suzanne Bettens
Durée : 5h. 27min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 18303
Résumé:Mystérieusement, Bratislava attirait toujours mon regard. Si les quatre syllabes rocailleuses, baignées d'eaux danubiennes et de songes slaves, ne m'avaient pas ainsi fasciné, ce livre n'eût sans doute pas existé. Ma vie en eût été changée, comme est détourné le cours d'un ruisseau : serais-je allé là-bas, en 1947, fêter mes vingt ans ? Y serais-je retourné, la cinquantaine bien entamée, à la poursuite d'images presque effacées mais douées de la patiente insistance des songes ou de l'oubli ? François Nourissier