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Le professeur et la sirène: nouvelles

Résumé
Giuseppe Tomasi di Lampedusa n'a écrit que deux livres : Le Guépard et celui-ci. Le premier est un chef-d'œuvre, le second lui ressemble, et l'éclaire. Ici, fauteur nous livre, dans un long texte autobiographique, quelques-unes des sources cachées qui ont présidé à l'écriture du Guépard, et trois nouvelles qui plongent toutes au plus profond de la société italienne. Les dernières pages du Professeur et la Sirène ont aussi la chaleur d'un aveu, le plus intime sans doute qu'an jamais fait Lampedusa, l'un des écrivains les plus énigmatiques du XXe siècle.
Genre littéraire: Nouvelle
Durée: 5h. 28min.
Édition: Paris, Ed. du Seuil, 2014
Numéro du livre: 20173
ISBN: 9782021114775

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Résumé:"C'est le propre des démons et des anges de se présenter comme des étrangers, visiteurs d'un autre monde. Ainsi les éboueurs émergent des brouillards matinaux, leurs traits restent indistinctement indifférenciés : des mines terreuses - les africains du nord -, un peu de moustache, une calotte sur la tête ; ou - ceux d'Afrique noire - avec seulement le bulbe des yeux qui éclaire leur visage perdu dans le noir ; des voix qui superposent au vrombissement étouffé du camion des sons inarticulés pour nos oreilles, des sons qui soulagent lorsqu'ils filtrent dans le sommeil du matin en vous assurant que vous pouvez continuer à dormir encore un peu parce que d'autres sont en train de travailler pour vous. La pyramide sociale continue à brasser ses stratifications ethniques : à Paris, désormais, le travailleur italien est devenu petit patron, l'Espagnol ouvrier qualifié, le Yougoslave maçon, la main d'oeuvre la plus simple est portugaise et quand on en arrive à ceux qui font des terrassements ou balaient les rues, c'est toujours l'Afrique mal décolonisée qui lève ses yeux tristes des pavés de la métropole sans les croiser avec vos regards, comme si une distance impossible à combler nous séparait encore. Et dans votre sommeil, vous sentez que le camion ne broie pas seulement des ordures, mais aussi des vies humaines, des rôles sociaux et des privilèges et qu'il ne s'arrête pas tant qu'il n'a pas fini son tour complet..."
Durée : 2h. 23min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 11564
Résumé:L'humour de Calvino lutte ici avec une menace, celle de ses êtres en proie à une perte qu'il tente de récupérer par l'usage d'un sens. L'auteur avait en projet de consacrer une série de nouvelles aux cinq sens, plus un sixième : le sens commun. La mort lui a laissé le temps d'écrire des variations narratives sur l'odeur, l'ouïe et le goût. On y verra le client fin de siècle d'une parfumerie des Champs-Élysées à la recherche d'une effluve unique, qui est surtout celle d'une non moins unique et mystérieuse femme masquée, entrevue dans un bal ; un couple en voyage au Mexique, couple qui ne l'est peut-être plus que par sa façon de communiquer dans les nourritures exotiques, au fond desquelles rôde le souvenir (le voeu ?) de l'anthropophagie ; un roi qui, par prudence, ne quitte plus son trône et qui ne connaît de son royaume que les bruits qui en montent, de plus en plus étendus, de plus en plus complexes. En dehors de la facture étrange et riche de cet ouvrage, Calvino livre des réflexions intéressantes. Sommes-nous peu ou prou influencés ou influençables par nos sens ? Toujours est-il que si l'on n'a jamais été prisonnier d'un parfum enivrant, jamais été sous le charme d'une saveur gustative exotique ou du bruissement d'un crépuscule d'été, ce petit livre poétique explore la fantastique nature humaine sous toutes ses coutures pour nous prouver sa force (in)consciente.
Lu par : Michèle Quellet
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Genre littéraire : Nouvelle
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Résumé:Mon voisin est un texte court d'une cinquantaine de pages. Il met en scène une jeune femme, mère d'un petit garçon de deux ans qui ne marche, ni ne parle, et qui n'a de cesse d'imaginer le suicide parfait « qui lui permettrait de sortir de cette pesanteur dans laquelle sa vie l'a entraîné ». Du père de l'enfant, nulle présence sauf à savoir qu'il a follement aimé faire l'amour avec elle mais, qu'à présent, il ne la regarde plus. Par contre cette jeune femme a un voisin. Beau, seul et, comme elle, parent d'un petit garçon qui l'encombre plutôt. C'est par cet enfant justement que notre mystérieuse héroïne va faire la connaissance de son voisin. Troublée par sa beauté et le mystère dont il semble se parer, c'est quand elle commence à prendre soin de son fils et à « chercher des copains » pour lui que le voisin s'intéresse enfin à elle. A quatre, ils vont vivre un été complice sous le chaud soleil de Cagliari. Entre le voisin et la jeune femme, une tendre amitié va s'installer.