Contenu

Les bêtes

Résumé
Cette série de proses brèves auxquelles Tozzi travailla de 1915 à 1917, constamment republiées depuis cette date, ont un seul point commun : dans chacun des 69 fragments, un animal apparaît, de manière fortuite ou marginale, pour parer le récit de sa signification propre. Chaque segment narratif se trouve ainsi relié à toutes les autres par un subtil fil symbolique. Deux fragments, le premier et le dernier, donnent la clef du texte. Ils se caractérisent par la présence du seul animal qui, au sein du recueil, semble vivre en accord avec la nature : l'alouette. Cet oiseau représente un besoin d'élévation, de sens, d'accord avec la nature. Dans la premier fragment est décrite la difficulté qu'a l'alouette à vivre dans un monde dominé par l'homme ; dans le dernier, un appel à l'animal afin qu'il revienne au sein de l'âme humaine pour la régénérer. Les narrations intermédiaires, dans lesquelles l'alouette n'est pas présente, deviennent des allégories vides. Celles-ci s'attachent à souligner le besoin d'un sens et l'impossibilité de l'obtenir. Les Bêtes est également le portrait d'un homme irrité contre la vie et contre lui-même en polémique avec son temps.
Genre littéraire: Nouvelle
Durée: 2h. 25min.
Édition: Paris, J. Corti, 2012
Numéro du livre: 18978
ISBN: 9782714310798
Collection(s): Biophilia

Documents similaires

Lu par : Sonia Imbert
Durée : 4h. 47min.
Genre littéraire : Poésie
Numéro du livre : 71305
Résumé:Un recueil de poèmes autour de la crise écologique et de la destruction des écosystèmes qui explore les rapports entretenus par l'homme avec les autres espèces, narrant les catastrophes, les prophéties et les combats environnementaux.
Lu par : Karine Maurer
Durée : 6h. 55min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 31889
Résumé:Donner une idée des écrits de Fredrik Sjöberg est à la fois facile et très difficile. Facile parce qu'il suffit d'évoquer la prose envoûtante et mélancolique de W G Sebald et de dire : voici la même famille d'esprits, en plus humoristique, plus ludique, mais tout aussi fascinant et profond. Difficile, parce que, comme chez Sebald, c'est une prose inénarrable : la décrire c'est comme décrire un morceau de musique, c'est-à-dire passer à côté de l'essentiel. L'histoire ? Bien sûr, il y a une histoire : le narrateur, un entomologiste (comme l'auteur lui-même) commence à s'intéresser au destin d'un homme à facettes multiples : un scientifique, spécialiste des vers de terre, qui fut également historien d'art, viticulteur de renom, photographe, aquarelliste, mais aussi théosophe, ami de Strindberg et un des pionniers du mouvement écologique aux Etats-Unis. Gustaf Eisen (1847-1940) est le nom de cet étonnant personnage dont Fredrik Sjöberg raconte la vie - et ce faisant, il raconte la sienne propre : sa passion de collectionneur (d'insectes et de destins énigmatiques), son rapport à son travail, scientifique et littéraire, ses méditations sur la nature, sur la collecte et les collectionneurs, l'art et la science... Point de spéculations abstraites, il ne s'agit pas de bâtir un système ; des histoires drôles, des anecdotes, des saynètes constituent la matière première de cette prose à la fois légère et profonde. Une pensée qui vagabonde sans jamais s'égarer ; des rêveries d'un "promeneur solitaire", mettant en scène une foule de personnages, aux destins souvent rocambolesques.
Lu par : Jacqueline Grau
Durée : 14h. 1min.
Genre littéraire : Sciences/technologie
Numéro du livre : 74912
Résumé:Une description de l'attachement des humains aux oiseaux ainsi que du rôle de ces derniers dans l'évolution du langage ou de la poésie. L'auteure invite les hommes à les écouter et à prendre leurs responsabilités face à leur disparition progressive depuis le début du XXIe siècle. Grand prix SGDL de la non-fiction 2023.
Lu par : Flory Lambelet
Durée : 2h. 4min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 15980
Résumé:Elles peuplent vos cauchemars. Et pourtant, la plupart du temps, elles sont inoffensives. Par exemple, saviez-vous que si le crocodile demeure si souvent la gueule ouverte, c'est pour rafraîchir son estomac et qu'il lui arrive de jeûner pendant deux ans ? Et que si la démarche d'une hyène est toujours un peu ridicule, elle a l'excuse d'avoir les pattes postérieures plus courtes que les antérieures ?
Lu par : Henriette Kunzli
Durée : 4h. 55min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 15800
Résumé:A-t-on jamais vu plus gai qu'un pinson, plus benêt qu'un âne, plus limpide qu'une eau de roche ? Peut-être, mais la poésie tord parfois le cou à bien des lieux communs. Les animaux familiers prennent dans les joyeux portraits ici rassemblés une allure inattendue. Les pigeons : " ils restent toute la vie un peu niais ". La puce : " un grain de tabac à ressort ". Le paon : " il va sûrement se marier aujourd'hui ". Le brochet : " immobile à l'ombre d'un saule, c'est le poignard dissimulé au flanc du vieux bandit "
Lu par : Pierre Biner
Durée : 5h. 3min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 68318
Résumé:Les hommes et la poussière regroupe l'intégralité des nouvelles d'Elio Vittorini des années 1930 et 1940 —toutes inédites en langue française. Elles ont été écrites au moment où Vittorini est au plus fort de son activité et de son rayonnement, et publie ses oeuvres les plus importantes. Deux voix se trouvent puis se rétractent dans le noir, une jeune fille se voit vieillir aux côtés d'un homme qui ne la touche pas, des ouvriers jouent aux cartes en évoquant leur désert, ou crient des noms de villes dans la nuit. Ces nouvelles brèves et énigmatiques, à l'écriture essentielle et d'une musicalité rare, témoignent de la mise au point d'un langage symbolique et prophétique, capable de "dire sans déclarer", appelant à une communauté humaine manquante et désirée.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 5h. 44min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 39495
Résumé:Acclamé comme véritable chef-d’œuvre, Prophétie, qui ouvre ce recueil, traite des difficultés d’un fils qui accompagne son père tout le long d’une maladie aussi éprouvante qu’incurable. Veronesi nous conduit dans son monde où règnent l’obsession du mal, l’amour, la mort. On saisit les personnages au tournant de leur vie, ou à l’époque de leur maturité tourmentée, hantés par des questions irrésolues aux conséquences parfois dramatiques. Un briquet atterrit dans le moteur d’une voiture, une vieille voix au téléphone veut parler à une inconnue, une simple promenade à Paris se termine par l’inquiétante traversée à pied des Champs-Élysées... Il faut le lire pour le croire. Ce que vivent les protagonistes de ces nouvelles est banal et extraordinaire à la fois, si bien que l’on a envie d’accompagner ces gens ordinaires pour donner un sens à ce qu’ils font. Magistral.
Lu par : Adriana Evequoz
Durée : 10h. 58min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 5526
Résumé:Dans Nouvelles romaines, Moravia se mue en conteur, dans le cadre d'une tradition typiquement italienne, et en conteur uniquement livré au plaisir de raconter. Pacifié, il retrouve une connivence foncière avec le petit peuple de Rome, sa patrie profonde et pittoresque, et le lieu d'un certain bonheur d'être, dans une dolce vita qui n'a rien de fellinien.
Lu par : Francine Crettaz
Durée : 5h. 42min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 71616
Résumé:Le néoréalisme italien traduisait les anachronismes et les paradoxes d'un pays en gestation, chloroformé par vingt années de dictature, et soudain réveillé par les horreurs de la guerre. Telle est l'optique dans laquelle se situe La mer ne baigne pas Naples. Paru en 1953, ce livre révélait la personnalité marquante d'un nouvel auteur. Or, encore aujourd'hui, ce document sur Naples, qui a valeur de témoignage littéraire, n'a rien perdu de sa force et de son originalité. Deux nouvelles et trois "reportages" composent le recueil. Le naturalisme des deux nouvelles se prolonge avec les descriptions goyesques de "L'or de Forcella" et de "La ville involontaire", ainsi qu'avec la visite du royaume des morts que constitue "Le silence de la raison". Dans ce dernier texte, l'évocation des intellectuels napolitains, dont l'autrice partagea la jeunesse et les enthousiasmes à la fin de la guerre, se mêle au déchirement des illusions perdues et à la lucidité implacable du jugement. Le regard d'Anna Maria Ortese envoûte, et à travers celui-ci c'est la ferveur d'une intelligence et l'authenticité d'une vision qui s'imposent.
Lu par : Emile Gautier
Durée : 7h. 1min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 8223
Résumé:« De tout ce que tu viens de lire, tu pourras déduire que le mensonge est un péché pour les autres, et pour nous une vertu... Avec le mensonge, patiemment appris et pieusement exercé, si Dieu nous assiste nous arriverons à dominer ce pays et peut-être le monde : mais cela ne se pourra faire qu'à la condition d'avoir su mentir mieux et plus longtemps que nos adversaires. Je ne le verrai pas, mais toi tu le verras : ce sera un nouvel âge d'or... » Primo Levi. Lilith révèle un Primo Levi au meilleur de son art. Un ensemble de nouvelles percutantes, qui brosse le grand tableau de la complexité humaine. Sadisme et tendresse, violence et sérénité. Puissance et faiblesse... L'homme tel qu'en lui-même.
Lu par : Lécuyer
Durée : 1h. 54min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 21764
Résumé:" Douze nouvelles qui résonnent à l'aube ou au crépuscule, troubles et pâles, bourdonnements lacunaires comme des yeux interrogateurs, Les Oiseaux de Fra Angelico distillent en un chant tantôt léger, tantôt grave, une émotion à rendre muet le babil de nos esprits futiles. Quand tous les petits accidents et incidents du quotidien se projettent dans un horizon confidentiel, quand les " choses de la vie " dérivent tel un vaisseau fantôme, le futur devient antérieur, et Tabucchi dans son recueil rêve le passé d'un demain, qui est - ou fut, peut-être - l'aujourd'hui circonstanciel qui dessine - destine - une vie. "
Durée : 3h. 41min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 14976
Résumé:"C'est le propre des démons et des anges de se présenter comme des étrangers, visiteurs d'un autre monde. Ainsi les éboueurs émergent des brouillards matinaux, leurs traits restent indistinctement indifférenciés : des mines terreuses - les africains du nord -, un peu de moustache, une calotte sur la tête ; ou - ceux d'Afrique noire - avec seulement le bulbe des yeux qui éclaire leur visage perdu dans le noir ; des voix qui superposent au vrombissement étouffé du camion des sons inarticulés pour nos oreilles, des sons qui soulagent lorsqu'ils filtrent dans le sommeil du matin en vous assurant que vous pouvez continuer à dormir encore un peu parce que d'autres sont en train de travailler pour vous. La pyramide sociale continue à brasser ses stratifications ethniques : à Paris, désormais, le travailleur italien est devenu petit patron, l'Espagnol ouvrier qualifié, le Yougoslave maçon, la main d'oeuvre la plus simple est portugaise et quand on en arrive à ceux qui font des terrassements ou balaient les rues, c'est toujours l'Afrique mal décolonisée qui lève ses yeux tristes des pavés de la métropole sans les croiser avec vos regards, comme si une distance impossible à combler nous séparait encore. Et dans votre sommeil, vous sentez que le camion ne broie pas seulement des ordures, mais aussi des vies humaines, des rôles sociaux et des privilèges et qu'il ne s'arrête pas tant qu'il n'a pas fini son tour complet..."