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Prix Goncourt 2026

Le Prix Goncourt est décerné chaque année au début du mois de novembre. Le montant de son prix est de 10 euros. Mais il est évident qu'il est d'un tout autre rapport financier, un tirage très important étant assuré au livre couronné par le Goncourt. 

 

 

 

Candidats

Lu par : André Cortessis
Durée : 5h. 52min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 82274
Résumé : « Être l’indésiré, né hors du désir du père, voilà mon acte de naissance. J’y réponds par un désir extrême, une surenchère d’histoires vécues… ou racontées.Après tout, le Minotaure est un Forçat du sentiment. Forcé d’aimer tous ceux qu’il rencontre. Avant de les dévorer. »
Lu par : André Cortessis
Durée : 11h. 11min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 81528
Résumé : Au Bouchon, petit village isolé de l’île Maurice, quatre générations se succèdent depuis le temps de l’esclavage. La violence se mêle à l’amour, la tendresse à la haine, les plus nobles passions aux vices les plus vils, les sangs des unes aux sangs des autres…Les cinq fondateurs viennent d’une plantation lointaine : trois sont nés dans la puissante et blanche famille Dumontais ; deux d’une esclave noire. Mais les trois blancs sont en vérité le fruit d’une passion entre Madame et le Vieux Bouc, un esclave magnétique qui revendique aussi la paternité des deux derniers. Bannis pour s’être liés d’amour et d’amitié, les cinq enfants devenus grands trouvent refuge dans ce lieu perdu dont ils font leur royaume, autarcique et magique, qu’ils défendent d’un seul corps, puisqu’ici sont abolies les frontières entre passé, présent et avenir ; vie et mort ; réel et fantastique. Tel homme entend sans le vouloir tous les péchés humains ; telle femme meurt et renait en déesse protectrice ; un enfant vit parmi les oiseaux quand son cousin viole et tue sans frein ; le moulin est hanté par les voix des fantômes, la nature donne les plus beaux fruits mais décapite la chapelle ; les guerres du monde contemporain rencontrent les combats intérieurs de chaque individu et l’histoire de l’humanité se reproduit dans l’infiniment petit de leurs existences débridées. Parmi eux, un enfant timide sera le chroniqueur de ce royaume hors-norme dont il livre les jours de paix, de luttes, et les nuits de folie pour empêcher l’oubli. Épopée fabuleuse, mythologie vibrante, fable majestueuse, cette Chronique d’un Royaume perdu est le chef d’œuvre d’Ananda Devi.
Lu par : André Cortessis
Durée : 17h. 9min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 82255
Résumé : Le 6 septembre 1949, une jeune femme est retrouvée morte quai de Javel, à Paris, sans sac ni chaussures, manifestement rhabillée à la hâte puis déposée là par son assassin. Elle est identifiée le lendemain : c`est Louise Cansot, le modèle le plus demandé par les peintres de Montparnasse. Rapidement, quatre suspects se détachent, évidents, presque des archétypes. On dirait le début d`un roman de Simenon, mais l`inspecteur-chef Ferrière n`a pas le talent de Maigret, et doit se résoudre à classer l`affaire au bout de six mois, sans avoir arrêté personne. Soixante-quinze ans plus tard, Philippe Jaenada reprend l`enquête à partir du dossier retrouvé puis, comme à son habitude, sollicite ses contacts aux archives, exhume tous les documents, arpente tous les lieux - remonte le temps. Pour ce livre, il a lu les soixante-quinze enquêtes de Maigret, s`inspirant humblement et fidèlement des méthodes du commissaire fictif. Et il va résoudre ce meurtre bien réel, laissant le lecteur subjugué par la dextérité de son investigation et fasciné par cette jeune femme à laquelle il redonne un visage et une histoire.
Durée : 7h. 18min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 81525
Résumé : Jean Deichel, jeune professeur de français, fait son stage dans un collège de la banlieue parisienne. La nuit, il loge dans un Tennis-Club à Deuilla-Barre ; le jour, il découvre les difficultés du métier en même temps que ses joies profondes, la violence de l’École en même temps que sa beauté. Mais Jean est aussi un poète ivre d’aventure, attentif à trouver la lumière de la « vraie vie » au cœur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d’un lac, lors d’évasions à Pompéi et Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d’un cours réussi. Avec une écriture somptueuse, qui atteint l’équilibre entre réalité politique et mystère existentiel, Yannick Haenel nous offre un grand roman sur la condition des enseignants
Durée : 5h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 81518
Résumé : Île de la Jamaïque, 1831. Antoinette Cosway, créole de bonne famille, s’éprend d’Edward Rochester, un Anglais aussi impénétrable que fascinant. Mais à la séduction enflammée succèdent rapidement des scènes vénéneuses, où les baisers sont des blessures, où toute une société livre la jeune femme à son bourreau. Des années plus tard, Antoinette tente de conquérir sa propre histoire. JE se situe à mi-chemin entre roman victorien et thriller intimiste contemporain. Lilia Hassaine s’est inspirée du personnage de la première femme de Rochester dans Jane Eyre, le roman culte de Charlotte Brontë. Elle a choisi de lui donner une voix, un corps, une destinée.
Durée : 6h. 38min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 82227
Résumé : Faire la peau, le quatrième livre de Louise Chennevière, est peut-être le plus intime mais aussi le plus abouti. C’est le récit d’une enfance sous l’emprise maternelle, du désir sauvage de s’émanciper. La narratrice, âgée de 30 ans, décide de rompre avec la lignée de femmes qui l’a engendrée, condamnées depuis toujours à la reproduction de la violence. Commence le récit d’une relation mère-fille, déconstruisant les souvenirs de l’enfance et de l’adolescence. Elle parle et lutte : contre les fantasmes, les interdits, les lois, pour écrire le récit, sacrilège, tabou, du meurtre symbolique : tuer sa mère. Et contre elle-même aussi, la petite fille qu’elle est encore et qui voudrait préserver l’image idéale d’une mère qui n’a jamais été. Le livre lui permet d’aller au bout de ce geste, non seulement pour lui permettre d’advenir enfin comme subjectivité libre et puissante, mais aussi pour pouvoir aimer. C’est un récit de deuil et de désir, troué de multiples souvenirs et hanté par des questions qui ne trouveront jamais de réponses. C’est aussi, par la littérature, une déclaration de liberté – celle que l’on peut conquérir en osant enfin regarder les choses telles qu’elles sont, dépouillées des mythes et des histoires.
Durée : 2h. 24min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 82238
Résumé : Pendant les grands procès visant à éradiquer le nazisme dans la vie publique allemande, Jacob Michael Lenz, avocat et capitaine dans l'US Army, est appelé par un tribunal pour une affaire hors du commun. Des mainates, des oiseaux parleurs, nichant dans une forêt de Brême, ont appris à chanter des hymnes nazis et les transmettent à leurs oisillons.
Durée : 3h. 43min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 82247
Résumé : Olivier Grondeau n’est pas un touriste ordinaire, mais un voyageur épris de liberté qui, depuis des années, traverse le monde en autostop, avec peu de moyens et sans téléphone. Son art : tendre le pouce en souriant. En route vers Lahore, il projette de fêter la fin d’année sur une plage indienne. Mais à Chiraz, tout bascule : arrêté dans une auberge par la police iranienne, il est accusé d’espionnage dans un contexte de tensions liées au mouvement « Femme, Vie, Liberté ». Transféré en prison, vêtu d’un uniforme à rayures, il est enfermé dans une cellule exiguë. Ni sa famille ni l’ambassade ne sont informées. Il apprend ses premiers mots en persan : Fekr nakon. « Ne réfléchis pas. » Face à l’enfermement, il mobilise ses ressources intérieures : poésie persane, chansons populaires, souvenirs de films, fragments de littérature. Il invente des rituels pour tenir, écrire, rêver, rester vivant. Bien plus qu’un témoignage, ce texte est une œuvre littéraire. Par la précision de sa langue, la musicalité de son écriture et la force de ses images, Olivier Grondeau transforme l’expérience carcérale en réflexion sensible sur la liberté, la peur, l’identité et la puissance de l’imaginaire. Il donne aussi chair à ses codétenus et offre une plongée rare au cœur des prisons iraniennes.
Durée : 3h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 82246
Résumé : 1980, une femme se suicide dans un appartement cossu. Dans les années cinquante, elle s’était unie avec un jeune homme à qui tout l’opposait. Explorant son histoire familiale, la narratrice tente de démêler les raisons de ce drame et dresse ce faisant le portrait d’une société aux prises avec ses démons : le patriarcat, la guerre, la colonisation, les injonctions à la réussite et au bonheur. N’efface pas mes cercles remonte le temps à la recherche des destins brisés et restitue avec force l’atmosphère des époques traversées. Cette saga bouleversante confirme le grand art d’Emma Marsantes.
Durée : 4h. 24min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 82276
Résumé : On fait partie d'une grande famille. On sait qu'on est privilégiés. On vit ensemble, dans notre immeuble au centre de Paris, on se retrouve l'été dans notre maison à la montagne. On trouve que c'est normal. C'est chez nous, c'est à nous, c'est pour nous. On se ressemble, on se compare, on se confronte, on ne se quitte pas, on se confond, on s'appartient. On ne sait pas comment dire je, on n'en a pas besoin, puisqu'on est nous. Nous les enfants, les frères et soeurs, les cousins, les cousines, on partage tout, nos écoles, nos chambres, nos habits, nos repas, nos jeux, nos bains, nos lits. On est les membres indissociables du grand corps familial. On n'a jamais vécu dehors. On ne sait pas ce que c'est. On n'en est pas capables. On n'en a même pas envie. Et tout aurait dû continuer ainsi, dans un même immuable recommencement. Le jour où la façade s'est fissurée, on n'a pas compris. Ça n'aurait pas dû se produire, pas dans notre famille. Ce n'était pas possible que ça nous arrive, à nous aussi.


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