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La lettre de décembre : solstice solidaire

"...Espérance malgré tout" 
 Inger Christensen

"Au vingt de Noël, les jours rallongent d'un pas d'hirondelle."
 Dicton du 20 décembre

Angerona, déesse romaine du solstice d'hiver, est représentée un doigt aux lèvres. Par dessus le brouhaha, elle propose un silence créateur de lien, à l'écoute de l'autre, qui guérit la tristesse et permet l'accouchement de la lumière. Un silence écrin de la parole, musique de renouveau, vibration fraternelle. Attentif et solidaire.
...Qui n'interdit pas, la période le veux, loin des propos noëlesques convenus, le partage des feux d'artifice littéraires! La Fête est partout où l'air frémit, et chaque livre est un vœux.

Le polar glaçant - et brûlant - du mois : L'éducation des papillons

La petite Aurore serait encore vivante? C'est ce que Serena, sa mère, va tenter de découvrir. Un suspense qui nous tient en haleine jusqu'à la fin.



Le polar historique du mois : Sadorski chez le docteur Satan

Lui, l'inspecteur Sadorski, on connaît, ce n'est pas un gentil. Mais que dire de l'horrible docteur Petiot? Et de cette époque trouble, la libération à (la) peine,  et la collaboration encore fraîche dans les chairs et les esprits?

Lu par : André Cortessis
Durée : 15h. 36min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 77868
Résumé : Octobre 1944 : les polices gaulliste et communiste traquent Marcel Petiot, le tueur en série qui sous l'Occupation découpait et brûlait les malheureuses victimes de sa fausse filière d'évasion de Juifs. Ces mêmes polices recherchent activement Sadorski, flic collabo en fuite, qui pour leur échapper s'est joint à des Français pronazis parachutés en territoire libéré pour y commettre des attentats. Lâché par ses complices, il trouve asile chez un collègue, brillant jeune enquêteur de la PJ et marié à une femme ravissante... La fatalité veut que Sadorski et Petiot se rencontrent. Le "génie du Mal" va inspirer à l'inspecteur déchu une de ses plus monstrueuses entourloupes ; tandis que "Sado", lui, compte bien mettre la main sur le trésor caché du docteur Satan.


L'aventurière du mois : La voyageuse légère

De Naples à Calcutta, en passant par la Chine, Katharina, jeune suissesse de 25 ans, de la gouaille comme bouclier, des pinceaux et un ukulélé comme seuls bagages, effectue un périple autour du monde qui n'a rien à envier à celui d'autres voyageuses (et voyageurs) célèbres. La légèreté en plus.

Lu par : Denise von Arx
Durée : 7h. 43min.
Genre littéraire : Voyage/exploration
Numéro du livre : 77877
Résumé : Pour se rendre de Vienne à Zurich, certains optent pour un détour inattendu, passant par l’Égypte, l’Inde, la Chine, le Japon et les États-Unis. Il suffit, au départ, de convaincre la compagnie d’assurances Lloyd de Trieste de financer un billet pour Bombay, et le reste se déroule… presque de lui-même. Ainsi, le 2 août 1953, Katharina von Arx, âgée de vingt-cinq ans, embarque à Gênes sur l’Asia, en direction de l’Orient. Ses bagages ? Quelques vêtements, un casque tropical, des pinceaux, une palette et un ukulélé. Les ressources sont limitées, mais elle y pensera chemin faisant. Entre une balade à vélo à Naples et une cocktail party à Calcutta, un théâtre à Hong Kong et un restaurant traditionnel japonais, la voyageuse légère trace son chemin, ignorant superbement les conventions des sociétés qu’elle traverse. La moitié des hommes qu’elle rencontre aspire à l’épouser. L’autre moitié se berce d’illusions sur ses intentions. Mais Katharina sait choisir par elle-même.


La jeune prodige du mois : Dire Babylone

Jamaïque. Safiya naît dans un foyer rastafari, sa vie est tout sauf un fleuve tranquille. Mais elle est poète, la littérature la sauve. Et son autobiographie passionnante nous bouleverse.

Durée : 12h. 45min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 77859
Résumé : Issue d’une famille rastafari stricte, Safiya Sinclair grandit dans une réalité bien loin des clichés de carte postale. Sur cette île majoritairement catholique, les rastas, minorité méprisée, endurent précarité et domination patriarcale. Ainsi le père de Safiya, chanteur occasionnel de reggae dans des hôtels, règne en maître sur son foyer et inculque à ses enfants dès le plus jeune âge le rejet de « Babylone », c’est-à-dire, pêle-mêle : le monde moderne, l’émancipation de la femme, la royauté britannique ou encore la danse. Dans une voix puissante et empreinte de poésie, Dire Babylone retrace l’itinéraire de l’autrice depuis son enfance à l’âge adulte et sa découverte du pouvoir rédempteur des mots. Par son regard se révèle l’histoire d’un monde peu connu et peu traité en littérature. Elle fait s’affronter sous sa plume son désir d’épouser les convictions de son père : et son besoin d’émancipation face à l’oppression qu’il exerce sur sa famille et en particulier sur les femmes. Un tiraillement que cristallise notamment son rapport à ses cheveux, terrain éminemment intime devenu enjeu d’appartenance.


Le monstre littéraire du mois : Théodoros

Teodor, Théodoros, Téwodros…l’empereur d’Ethiopie fut il vraiment dans sa jeunesse un pirate grec, et avant cela un petit roumain trop éveillé ? Délire et démesure, dans ce livre la forme, foisonnante,  épouse l’histoire…le reste est littérature - et plaisir de la découverte.

Durée : 24h. 25min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 77867
Résumé : L’histoire de Théodoros se déroule au 19e siècle et raconte la vertigineuse ascension, puis la chute terrible, du fils de simples domestiques d’un petit aristocrate roumain. Teodor, dès son plus jeune âge, rêve de devenir empereur, d’égaler cet Alexandre dont sa mère, grecque, lui chantait les exploits. Comme possédé par son fantasme, le garçon va travailler sans cesse à s’élever et, devenu adulte, il ne reculera devant rien, aucun péché, aucun méfait. Les lettres fiévreuses qu’il écrit à sa mère nous le montrent occupé à sillonner l’archipel grec et le Levant, qu’il écume avec une bande d’affreux pirates, hommes et femmes. Il décrit autant qu’il rêve sa vie aventureuse et les actions cruelles et audacieuses qu’il entreprend dans sa quête de pouvoir et de richesses... Pour finir, Teodor, Théodoros, emportant tout sur son passage, deviendra empereur, comme il l’avait rêvé : il sera l’improbable Téwodros II, souverain d’Éthiopie. Et c’est dans ce costume et cette fonction qu’il mourra, en 1868, en combattant les soldats de la reine Victoria.


Prix du livre de la ville de Lausanne 2025...

...le Prix dont vous êtes le jury! Où que vous soyez en francophonie, par votre vote éclairé et impartial, vous pouvez élire la ou le lauréat de cette savoureuse édition 2024-2025. Pourquoi pas, si ce n'est pas encore fait, découvrir les 5 passionnants candidats et, entre la dinde et le fromage, cliquer pour  donner votre voix à votre préféré.e? Jusqu'au 31 décembre tout est possible! Voici, pour rappel, les titres en lice, le lien pour voter et d'autres informations utiles.

Le lien pour accéder au formulaire de vote : cliquez ici

La présentation des livres par la marraine du prix, Marina Rollman, enregistrée spécialement pour les auditrices et auditeurs de la BSR, à écouter en cliquant  ici.

Les enregistrements des rencontres avec les candidats en cliquant sur leurs noms respectifs : Marc Agron, Bastien Hauser, Hélène Jacobé, Catherine Lovey, Lorrain Voisard

Durée : 4h. 59min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 76803
Résumé : Yann Mendelec, écrivain célèbre, tombe dans l’oubli suite à l’échec de son dernier roman. À la recherche d’un style inédit, plus séduisant et contemporain, il souhaite reconquérir son public avec son nouveau livre La vie des choses. Louis Van Berg, son éditeur, devinant un bestseller qu’il refuse de voir entaché par les précédents déboires de l’auteur, l’incite à un pacte infernal : publier son roman sous réserve de changer d’identité, en devenant Norga Abraham, écrivain mystérieux et inventé de toutes pièces. Dans un chassé-croisé avec Rosemarie, sa femme, entre Paris et New-York, amour et abandon, mémoire et oubli, Yann Mendelec est la nouvelle figure romanesque de Marc Agron qui, avec une intrigue originale autour du changement d’identité, pose une question résolument actuelle et satirique : de quels sacrifices un homme est-il capable, aveuglé par son désir de célébrité ?
Lu par : Xavier Clément
Durée : 6h. 33min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 76806
Résumé : Abel Fleck apprend que la toute première photo d’un trou noir (baptisé M87*) a été prise le jour-même où il était victime d’un accident cérébral grave. Quelque chose en lui se fige et se met à vibrer. Entre exaltation, panique et paranoïa, il garde pour lui ses black-out, tait aux médecins ses migraines, acouphènes et pertes de mémoire, et tente d’appréhender ce qui, à l’évidence, le lie directement à M87*. Une quête d'identité comme une chute libre. Sur le bruit des autres, le silence des astres et sur la liberté d’aimer, un premier roman vif, cosmique, désespéré et festif.
Lu par : Francine Crettaz
Durée : 10h. 27min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 76746
Résumé : 1870. La famine ravage l'empire du Milieu. Fille d'un pauvre batelier, Lin Hei'er n'est qu'une enfant lorsqu'un directeur de cirque remarque ses talents d'acrobate. La joie de rejoindre la troupe est vite remplacée par l'effroi lorsqu'elle réalise que ses sauts périlleux intéressent moins que son corps. Déterminée à se construire une existence libre, elle refuse de se soumettre et s'enfuit. C'est le début d'une métamorphose pour celle qui deviendra courtisane puis guérisseuse, avant de fonder les fameuses Lanternes rouges pendant la guerre des Boxeurs. Roman d'un destin exceptionnel, Le Lotus jaune rend sa part de lumière à Lin Hei'er, cette pionnière instigatrice de la première milice de femmes en Chine. Ses aventures nous emportent l'ère crépusculaire des Qing, au coeur des machinations de la redoutable impératrice Cixi.
Durée : 5h.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 76350
Résumé : Longtemps, la narratrice ne sait rien de son voisin de palier, sinon qu’il s’appelle Sándor, qu’il est hongrois et homme d’affaires. Mais quand celui-ci tombe malade, peu avant qu’un virus ne se propage sur la planète, un rapprochement s’opère entre ces deux êtres dépourvus de points communs. À travers le portrait d’un individu énigmatique, de plus en plus fragile et bouleversant, Catherine Lovey nous livre celui de notre époque, sur laquelle elle pose un regard précis et frondeur.
Lu par : André Cortessis
Durée : 5h. 29min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 76750
Résumé : Dans l'usine de la campagne voisine, il y a des gens et des bêtes qui vivent et qui meurent les uns contre les autres. Par moments leurs poils ou leurs yeux s'emmêlent plus que prévu et traversent les frontières établies entre les lieux, les individus, les espèces


Les coups de cœur 2024 de l'équipe BSR

Aussi variés que l'équipe de la BSR (mais tous unis dans la motivation et le service), ces coups de cœur, parmi d'autres, qu'on vous propose : des livres parus en 2024 qui nous ont charmé, bouleversé, intrigué ou fait vibrer, et que nous avons l'humble plaisir de vous offrir. La diversité est une richesse.

  • Le coup de cœur d'Inès
    Catherine Safonoff, La fortune, n° 76761
    Un déménagement inattendu et subit à huitante ans par l’écrivaine genevoise lui permet d’écrire un roman lucide, factuel et bienveillant relatant sa perte de repère matériel (la maison de son ex-mari) qui est reliée à sa relation amoureuse passée avec son ex-mari (fruit de leurs deux filles) qui l’a mené là où elle vit à présent. On ne fait qu'une bouchée de ce roman captivant très bien écrit.
  • Le coup de cœur de Jennifer
    Mélissa Da Costa, Tenir debout, n° 76800
    François Louvier, comédien talentueux, est marié à Isabelle, la metteuse en scène qui a propulsé sa carrière, mais il tombe rapidement amoureux d’une étudiante, Éléonore, travaillant comme ouvreuse dans le théâtre à côté de ses études. Il divorce et va s’installer avec sa belle, lorsqu’un grave accident de scooter le laisse paraplégique. Le couple va passer par des phases très difficiles, mais l’amour qui sait se réinventer et plus fort que la lésion médullaire traverse tout le roman comme un leitmotiv. Un roman à dévorer absolument et sans attendre, en raison de la force de caractère de l’héroïne qui reste auprès de l’élu de son cœur malgré les épreuves.
  • Le coup de cœur d'Isabelle
    Nina Leger, Mémoires sauvées de l'eau, n° 77462
    On le sait bien qu'on va droit dans le mur mais ce livre explique si bien pourquoi, retrace si bien la genèse de la chute, à partir de la ruée vers l'or dans une vallée californienne. Le massacre conjoint de la nature et des peuples autochtones. Oui, tout va s'effondrer, et on l'aura bien cherché, mais, en attendant régalons-nous de Nina Leger, de son écriture tendre et brillante comme la chair d'un saumon.
  • Le coup de cœur de Fanny
    Olga Tokarczuk, Le banquet des Empouses, n° 76392
    Dans une pension pour Messieurs, une jeune personne sensible espère être soignée de sa maladie respiratoire. Déambulant dans un sanatorium peuplé « d’intellectuels » à l’esprit étroitement misogyne, il se confronte aux esprits des lieux, à une mort mystérieuse, à une forêt fascinante et surtout à lui-même. Une lecture étonnante qui reste en tête ! 
  • L'autre coup de cœur d'Isabelle
    Grégoire Bouillier, Le Syndrome de l'Orangerie, n° 76893
    Une révélation : les Nymphéas de Monet recouvrent en fait un gigantesque cimetière, celui des millions de morts de la Première guerre mondiale. Et, le plan de l'Orangerie a la forme d'un utérus, celui de la première femme de Monet, rongé par le cancer. Ou peut-être représente-t-il deux yeux, les bancs pour les visiteurs marquant les fentes des pupilles, rappel de la presque cécité de Monet? Et, ce train nous mène-t-il de Paris à Giverny ou de Cracovie à Auschwitz? La Mort, la Perte, partout dans ce beau jardin. Une chose est sûre: après ce nouveau Grégoire Bouillier, vous ne regarderez plus le poster affiché dans la salle d'attente de votre dentiste de la même façon.
  • Un coup de cœur de Benigno
    Richard Flanagan, Question 7, n° 77853
    H. G. Wells engendra un roman, qui inspira Szilard le physicien, qui enchanta le Pentagone : La Bombe engendra la mort, qui sauva des vies - dont le père de l’auteur, qui put ainsi voir le jour. Qui faillit se noyer bien des années plus tard, dans sa Tasmanie ravagée mais résiliente. Qui survécut pour nous offrir un livre beau et dur, tendre et poétique, historique et intime, où l’on croise savants et aborigènes, écrivains et tortionnaires. Un livre qui nous accompagne, magistralement, dans le voyage autour de l’insondable question. Laquelle ? Découvrez-la !
Lu par : Marie Lourizi
Durée : 5h. 45min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 76761
Résumé : B. a décidé de vendre la petite maison dans laquelle la narratrice a trouvé abri de longues années. «Envoyée à la campagne» dans un coin de ferme encerclée par les autoroutes de Haute-Savoie, voici une femme de quatre-vingts ans qui cherche à désarmer sa colère tout en restant de bonne foi. Remontent alors une série de scènes d’origine. Quelles soient cruelles, tendres ou comiques, l’esprit et l’écriture acérés de l’écrivaine font mouche, elle devient conteuse et nous parle de nous mieux que jamais.
Durée : 17h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 76800
Résumé : Jusqu’où peut-on aimer ? Jusqu’à s’oublier... Le nouveau roman de Mélissa Da Costa nous plonge au cœur de l’intimité d’un couple en miettes et affronte, avec une force inouïe, la réalité de l’amour, du désespoir, et la soif de vivre, malgré les épreuves.
Lu par : Fabienne Franzi
Durée : 6h. 45min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 77462
Résumé : En 1848, on découvre de l’or dans la Feather River, en Californie du Nord. Une ville naît, baptisée Oroville ; la ruée vers l’or commence. En 2020, Thea, géologue venue à Oroville pour travailler en aval du gigantesque barrage désormais construit sur la Feather River, doit fuir devant l’avancée des méga-feux. Alors qu’un monde vacille, la violence de son histoire resurgit. Entourée de femmes aimées — une écrivaine de science-fiction, une descendante d’un peuple autochtone, une ingénieure coréenne —, Thea tente de remonter le fil des dévastations issues de la ruée vers l’or.
Lu par : Michel Zendali
Durée : 8h. 53min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 76392
Résumé : En septembre 1912, lorsqu’il arrive au sanatorium de Görbersdorf, dans les montagnes de Basse-Silésie, le jeune Wojnicz espère que le traitement et l’air pur stopperont la maladie funeste qu’on vient de lui diagnostiquer : tuberculosis. À la Pension pour Messieurs, Wojnicz intègre une société exclusivement masculine, des malades venus de toute l’Europe qui, jour après jour, discutent de la marche du monde et, surtout, de la « question de la femme ». Mais en arrière-plan de ce symposium des misogynies, voici que s’élève une voix primordiale, faite de toutes les voix des femmes tant redoutées… Hypersensible, malmené par un père autoritaire, Wojnicz veut à toute force étouffer son ambiguïté et dissimuler aux autres ce qu’il est ou redoute de devenir. Pourtant, une mort violente, puis le récit d’autres événements terribles survenus dans la région, vont le conduire à sortir de lui-même. Alors qu’il est question de meurtres rituels et de sorcières ayant trouvé refuge dans les forêts, notre héros va marcher au-devant de forces obscures dont il ne sait pas qu’elles s’intéressent déjà à lui.
Lu par : André Cortessis
Durée : 12h. 34min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 76893
Résumé : En se rendant au musée de l'Orangerie, voici que, devant Les Nymphéas de Monet, l'auteur est pris d'une crise d'angoisse. Contre toute attente, les Grands Panneaux déclenchent chez lui un vrai malaise. Sans doute l'art doit-il autant à l'artiste qu'au «regardeur» - mais encore ? Redevenant pour l'occasion le détective Bmore,Grégoire Bouillier décide d'en avoir le coeur net. Les Nymphéas de Monet cacheraient-ils un sombre secret ? Monet y aurait-il enterré quelque chose ou même quelqu'un ? Et pourquoi des nymphéas, d'abord ? Pourquoi Monet peignit-il les fleurs de son jardin jusqu'à l'obsession - au bas mot quatre cents fois pendant trente ans ? Obsession pour obsession, commence alors une folle enquête qui, entre botanique, vie amoureuse de Monet et inconscient de l'oeuvre, mènera Bmore de l'Orangerie à Giverny en passant par le Japon et même par Auschwitz-Birkenau, pour tenter d'élucider son «syndrome de l'Orangerie».
Lu par : André Jol
Durée : 7h. 32min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 77853
Résumé : Sans le bombardement d'Hiroshima et la capitulation consécutive du Japon, le père de Richard Flanagan aurait certainement péri dans les camps de travaux forcés d'Ohama et son fils n'aurait jamais vu le jour seize ans plus tard en Tasmanie. Sans un livre né d'une histoire d'amour trente ans plus tôt, le physicien hongrois Leo Szilard n'aurait probablement jamais permis de créer la bombe atomique. "Question 7" est l'histoire du roman qui détruisit Hiroshima, le récit virtuose d'une chaîne d'évènement, l'examen magistral et déchirant de ce que signifie être en vie alors que tant d'autres sont morts.


Thème et célébration : 20 décembre, Journée internationale de la solidarité humaine

Une lettre seulement et on n'est plus solitaires. Parfois c'est aussi simple (et aussi difficile) que cela : comme accueillir sans peur, comme partager les grands - et les petits  - bonheurs. Comme tendre la main à celui qui tombe, l'aider à se relever. Comme ne pas l'ignorer. Mais pourquoi ce serait seulement le 20 décembre? Sept livres pour y penser.

Lu par : Jeanne Laurent
Durée : 5h. 49min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 65862
Résumé : À 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d’avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out. Pour l'aider à reprendre pied, son médecin lui conseille de se tourner vers le bénévolat. Peu convaincue, Solène tombe sur une petite annonce qui éveille sa curiosité : « cherche volontaire pour mission d’écrivain public ». Elle décide d'y répondre. Envoyée dans un foyer pour femmes en difficulté, elle ne tarde pas à déchanter. Dans le vaste Palais de la Femme, elle a du mal à trouver ses marques. Les résidentes se montrent distantes, méfiantes, insaisissables. A la faveur d'une tasse de thé, d'une lettre à la Reine Elizabeth ou d'un cours de zumba, Solène découvre des personnalités singulières, venues du monde entier. Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va peu à peu gagner sa place, et se révéler étonnamment vivante. Elle va aussi comprendre le sens de sa vocation : l’écriture. Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Cheffe de l'Armée du Salut en France, elle rêve d'offrir un toit à toutes les exclues de la société. Elle se lance dans un projet fou : leur construire un Palais. Le Palais de la Femme existe. Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, leurs drames et leur misère, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité.
Durée : 2h.
Genre littéraire : Théâtre
Numéro du livre : 76416
Résumé : Une suite de variations sur le thème du courage humain face à l’absolu de la peur et sur la solidarité. Elle est surtout, selon les termes de Franck McGuinness, " une pièce sur l’amour ". Amour entre des hommes. Amour pour leurs femmes, tendrement et vigoureusement chanté. Sur un fond d’horreur, une pièce souvent drôle et en tout cas revigorante.
Durée : 4h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 68062
Résumé : Grâce à trois rencontres fondamentales, Flora, qui a perdu son chemin, va reprendre vie. D’abord à travers ses retrouvailles avec Fritz Zorn, écrivain héroïque d’un seul livre culte, Mars, paru en 1976. Par son destin si singulier, Zorn offre à Flora sa révolte et sa colère. Puis avec les patients d’une clinique psychiatrique dans laquelle Flora est internée parmi ceux qu’elle nomme les égarés. Elle y redécouvre la fraternité et la solidarité humaine face aux violences du monde extérieur. Enfin, la dernière de ces renaissances est celle qu’elle va vivre avec son fils, Vladimir : un adolescent qui rejette la société hyperconnectée d’aujourd’hui. Chronique d’une chute et d’une résurrection, l’Évangile des égarés porte la bonne nouvelle : celle du refus de se soumettre à notre monde à bout de souffle.
Lu par : Gérald Bloch
Durée : 2h. 41min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 77487
Résumé : "Je le sais, moi, que l'aumône est un tunnel infini, un cycle infernal où la manche d'aujourd'hui cultive celle de demain. Je sais que les pièces achètent notre calme, qu'il n'y a pas de plus grande gamelle à chien docile qu'un petit pot rempli de pièces. Mais il se trouve que je crève la dalle. J'ai faim, j'ai froid, je suis seul ; trio de malheur qui, depuis l'éternité, emporte violemment les sans-abri du monde dans le piège de ce cérémonial, le jeu de la petite monnaie glissant chaque jour de mains propres en mains sales, et lie fatalement le destin de mon cul à celui du trottoir. La manche m'attache au sol, m'installe et me ligote". Dans le cinquième arrondissement de Paris, un jeune homme nous parle. A seulement vingt ans, il vit à la rue. Sa famille s'est désintégrée après une série de malheurs et, depuis, il tente de survivre avec une bande de compagnons hauts en couleur. Ensemble, ils affrontent le regard des passants : ceux qui font semblant de ne pas les voir, qui ont mauvaise conscience ou témoignent du mépris. Un soir, le narrateur rencontre Elise, une SDF poète à ses heures. Les mots et les poèmes d'Elise éveillent chez lui le besoin de lutter. Il pressent, et il sait, que son monde doit changer.
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 5h. 10min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 65466
Résumé : Au retour d'une nouvelle expédition de vol à l'étalage, Osamu recueille dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. Très vite, sa famille et lui comprennent que cette enfant est maltraitée, et décident de la garder. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de ce clan semblent vivre heureux — jusqu'à ce qu'un incident révèle leurs plus terribles secrets... Pour la première fois, le réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda (Nobody Knows, Tel père, tel fils, Notre petite soeur, Après la tempête) a pris la plume, pour mettre en mots la trajectoire des héros d'Une affaire de famille, Palme d'or au festival de Cannes 2018. Explorant les liens profonds qui unissent les êtres au-delà de la filiation, cette fresque vibrante de douleur et d'amour est aussi un hommage aux laissés-pour-compte du Japon contemporain.
Lu par : Henriette Kunzli
Durée : 8h. 18min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 17863
Résumé : Certains vouent l'économie au non-sens ou aux gémonies, d'autres la glorifient. Elena Lasida fait partie plutôt de la seconde tendance. Mais elle ne vise pas n'importe quelle économie : celle qui aide ou permet la rencontre avec les autres, qui tisse des liens, qui révèle le sens de la vie. Pour illustrer cette approche atypique, elle a choisi de s'appuyer chaque fois sur une expérience qu'elle a vécue, que l'approche économique lui a permis d'éclairer et qu'elle illustre d'une mise en relation avec un épisode biblique. Parce qu'elle est croyante ? Sans doute. Mais aussi parce que le récit biblique est centré sur la recherche de la sagesse. Ainsi, dans le chapitre où elle évoque son rôle d'enseignante, elle souligne l'importance de la circulation de la parole dans la création intellectuelle, importance qu'elle dit retrouver dans la notion de développement durable, où il ne s'agit plus de fabriquer quelque chose en vue de satisfaire un besoin, mais de faire en sorte que chacun devienne créateur de ce que l'on pense être la " vie bonne ", tout comme, dans la Genèse, l'homme se retrouve chargé de poursuivre la création.
Lu par : Madiana Roy
Durée : 6h. 1min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 73618
Résumé : Ce ne sont pas des mémoires, juste des histoires. Elles sont vraies autant qu’un souvenir peut l’être. Un récit bouleversant, authentique, dans lequel Pierre-Yves Maillard nous fait découvrir la naissance de sa conscience politique où la solidarité sera toujours reine.


Cette année qui vient...

...jouons et déjouons pronostiques et horoscopes! Accueillons-la joyeuse, sereinement, faisons de notre mieux - et le mieux, espérons-le, adviendra. Grand merci à vous, chères auditrices et lectrices, chers auditeurs et lecteurs, notre soutien, notre raison. Que la fête, modeste ou flamboyante, soit belle davantage par l'esprit partagé que par la taille de la dinde (quoique rien n'empêche...). Et surtout, "espérance malgré tout". Le poète, ou plutôt la poésie, a presque toujours raison.