- Le polar glaçant - et brûlant - du mois : L'éducation des papillons
- Le polar historique du mois : Sadorski chez le docteur Satan
- L'aventurière du mois : La voyageuse légère
- La jeune prodige du mois : Dire Babylone
- Le monstre littéraire du mois : Théodoros
- Prix du livre de la ville de Lausanne 2025...
- Les coups de cœur 2024 de l'équipe BSR
- Thème et célébration : 20 décembre, Journée internationale de la solidarité humaine
- Cette année qui vient...
"...Espérance malgré tout"
Inger Christensen
"Au vingt de Noël, les jours rallongent d'un pas d'hirondelle."
Dicton du 20 décembre
Angerona, déesse romaine du solstice d'hiver, est représentée un doigt aux lèvres. Par dessus le brouhaha, elle propose un silence créateur de lien, à l'écoute de l'autre, qui guérit la tristesse et permet l'accouchement de la lumière. Un silence écrin de la parole, musique de renouveau, vibration fraternelle. Attentif et solidaire.
...Qui n'interdit pas, la période le veux, loin des propos noëlesques convenus, le partage des feux d'artifice littéraires! La Fête est partout où l'air frémit, et chaque livre est un vœux.
Le polar glaçant - et brûlant - du mois : L'éducation des papillons
La petite Aurore serait encore vivante? C'est ce que Serena, sa mère, va tenter de découvrir. Un suspense qui nous tient en haleine jusqu'à la fin.
Le polar historique du mois : Sadorski chez le docteur Satan
Lui, l'inspecteur Sadorski, on connaît, ce n'est pas un gentil. Mais que dire de l'horrible docteur Petiot? Et de cette époque trouble, la libération à (la) peine, et la collaboration encore fraîche dans les chairs et les esprits?
L'aventurière du mois : La voyageuse légère
De Naples à Calcutta, en passant par la Chine, Katharina, jeune suissesse de 25 ans, de la gouaille comme bouclier, des pinceaux et un ukulélé comme seuls bagages, effectue un périple autour du monde qui n'a rien à envier à celui d'autres voyageuses (et voyageurs) célèbres. La légèreté en plus.
La jeune prodige du mois : Dire Babylone
Jamaïque. Safiya naît dans un foyer rastafari, sa vie est tout sauf un fleuve tranquille. Mais elle est poète, la littérature la sauve. Et son autobiographie passionnante nous bouleverse.
Le monstre littéraire du mois : Théodoros
Teodor, Théodoros, Téwodros…l’empereur d’Ethiopie fut il vraiment dans sa jeunesse un pirate grec, et avant cela un petit roumain trop éveillé ? Délire et démesure, dans ce livre la forme, foisonnante, épouse l’histoire…le reste est littérature - et plaisir de la découverte.
Prix du livre de la ville de Lausanne 2025...
...le Prix dont vous êtes le jury! Où que vous soyez en francophonie, par votre vote éclairé et impartial, vous pouvez élire la ou le lauréat de cette savoureuse édition 2024-2025. Pourquoi pas, si ce n'est pas encore fait, découvrir les 5 passionnants candidats et, entre la dinde et le fromage, cliquer pour donner votre voix à votre préféré.e? Jusqu'au 31 décembre tout est possible! Voici, pour rappel, les titres en lice, le lien pour voter et d'autres informations utiles.
Le lien pour accéder au formulaire de vote : cliquez ici
La présentation des livres par la marraine du prix, Marina Rollman, enregistrée spécialement pour les auditrices et auditeurs de la BSR, à écouter en cliquant ici.
Les enregistrements des rencontres avec les candidats en cliquant sur leurs noms respectifs : Marc Agron, Bastien Hauser, Hélène Jacobé, Catherine Lovey, Lorrain Voisard
Les coups de cœur 2024 de l'équipe BSR
Aussi variés que l'équipe de la BSR (mais tous unis dans la motivation et le service), ces coups de cœur, parmi d'autres, qu'on vous propose : des livres parus en 2024 qui nous ont charmé, bouleversé, intrigué ou fait vibrer, et que nous avons l'humble plaisir de vous offrir. La diversité est une richesse.
- Le coup de cœur d'Inès
Catherine Safonoff, La fortune,n° 76761
Un déménagement inattendu et subit à huitante ans par l’écrivaine genevoise lui permet d’écrire un roman lucide, factuel et bienveillant relatant sa perte de repère matériel (la maison de son ex-mari) qui est reliée à sa relation amoureuse passée avec son ex-mari (fruit de leurs deux filles) qui l’a mené là où elle vit à présent. On ne fait qu'une bouchée de ce roman captivant très bien écrit. - Le coup de cœur de Jennifer
Mélissa Da Costa, Tenir debout,n° 76800
François Louvier, comédien talentueux, est marié à Isabelle, la metteuse en scène qui a propulsé sa carrière, mais il tombe rapidement amoureux d’une étudiante, Éléonore, travaillant comme ouvreuse dans le théâtre à côté de ses études. Il divorce et va s’installer avec sa belle, lorsqu’un grave accident de scooter le laisse paraplégique. Le couple va passer par des phases très difficiles, mais l’amour qui sait se réinventer et plus fort que la lésion médullaire traverse tout le roman comme un leitmotiv. Un roman à dévorer absolument et sans attendre, en raison de la force de caractère de l’héroïne qui reste auprès de l’élu de son cœur malgré les épreuves. - Le coup de cœur d'Isabelle
Nina Leger, Mémoires sauvées de l'eau,n° 77462
On le sait bien qu'on va droit dans le mur mais ce livre explique si bien pourquoi, retrace si bien la genèse de la chute, à partir de la ruée vers l'or dans une vallée californienne. Le massacre conjoint de la nature et des peuples autochtones. Oui, tout va s'effondrer, et on l'aura bien cherché, mais, en attendant régalons-nous de Nina Leger, de son écriture tendre et brillante comme la chair d'un saumon. - Le coup de cœur de Fanny
Olga Tokarczuk, Le banquet des Empouses,n° 76392
Dans une pension pour Messieurs, une jeune personne sensible espère être soignée de sa maladie respiratoire. Déambulant dans un sanatorium peuplé « d’intellectuels » à l’esprit étroitement misogyne, il se confronte aux esprits des lieux, à une mort mystérieuse, à une forêt fascinante et surtout à lui-même. Une lecture étonnante qui reste en tête ! - L'autre coup de cœur d'Isabelle
Grégoire Bouillier, Le Syndrome de l'Orangerie,n° 76893
Une révélation : les Nymphéas de Monet recouvrent en fait un gigantesque cimetière, celui des millions de morts de la Première guerre mondiale. Et, le plan de l'Orangerie a la forme d'un utérus, celui de la première femme de Monet, rongé par le cancer. Ou peut-être représente-t-il deux yeux, les bancs pour les visiteurs marquant les fentes des pupilles, rappel de la presque cécité de Monet? Et, ce train nous mène-t-il de Paris à Giverny ou de Cracovie à Auschwitz? La Mort, la Perte, partout dans ce beau jardin. Une chose est sûre: après ce nouveau Grégoire Bouillier, vous ne regarderez plus le poster affiché dans la salle d'attente de votre dentiste de la même façon. - Un coup de cœur de Benigno
Richard Flanagan, Question 7,n° 77853
H. G. Wells engendra un roman, qui inspira Szilard le physicien, qui enchanta le Pentagone : La Bombe engendra la mort, qui sauva des vies - dont le père de l’auteur, qui put ainsi voir le jour. Qui faillit se noyer bien des années plus tard, dans sa Tasmanie ravagée mais résiliente. Qui survécut pour nous offrir un livre beau et dur, tendre et poétique, historique et intime, où l’on croise savants et aborigènes, écrivains et tortionnaires. Un livre qui nous accompagne, magistralement, dans le voyage autour de l’insondable question. Laquelle ? Découvrez-la !
Thème et célébration : 20 décembre, Journée internationale de la solidarité humaine
Une lettre seulement et on n'est plus solitaires. Parfois c'est aussi simple (et aussi difficile) que cela : comme accueillir sans peur, comme partager les grands - et les petits - bonheurs. Comme tendre la main à celui qui tombe, l'aider à se relever. Comme ne pas l'ignorer. Mais pourquoi ce serait seulement le 20 décembre? Sept livres pour y penser.
Cette année qui vient...
...jouons et déjouons pronostiques et horoscopes! Accueillons-la joyeuse, sereinement, faisons de notre mieux - et le mieux, espérons-le, adviendra. Grand merci à vous, chères auditrices et lectrices, chers auditeurs et lecteurs, notre soutien, notre raison. Que la fête, modeste ou flamboyante, soit belle davantage par l'esprit partagé que par la taille de la dinde (quoique rien n'empêche...). Et surtout, "espérance malgré tout". Le poète, ou plutôt la poésie, a presque toujours raison.