Voir ou ne pas voir

Publié le: 28 Novembre, 2017 - 13:44
L'association Dire Pour Voir vous propose une audio description de  « Hamlet » de William Shakespeare, dans une mise en scène de Eric Devanthéry, au Théâtre Pitoëff.
 
Les représentations audio-décrites auront lieu à 19h00 :
  • le jeudi 14 décembre
  • le vendredi 15 décembre
Précisez "audio-description" lorsque vous réserverez vos places.
Répondeur téléphonique : 022 808 04 50 ou resa@pitoeff.ch
 
Une « visite plateau » sera proposée avant chacune des représentations audio-décrites, de 17h30 à 18h00.
Merci d'anoncer votre présence à info@direpourvoir.ch
Pour votre confort, le soir de la représentation, prenez vos oreillettes ou écouteurs personnels.
 
Informations pratiques :
 
Site internet Utopia au Pitoëff : http://www.pitoeff.ch/hamlet.php
 
UTOPIA AU PITOËFF
Téléphone : 022 808 04 50
 
Pour se rendre au Théâtre Pitoëff :
  • Tram 12 : arrêt Pont-d'Arve
  • Tram 15 : arrêt Uni-Mail
  • parking Plainpalais
 
Les portes et le bar du Théâtre ouvrent une heure avant le début des représentations.
Les places ne sont pas numérotées, merci de vous présenter à la caisse du Théâtre le jour de la représentation, au minimum 3/4 d'heure avant le spectacle. 
Attention, pas de cartes de paiement ni d’euros.
 
A propos du spectacle
 
Avec : Rachel Gordy, Margot van Hove, Adrian Filip, Jonas Lambelet, Michel Lavoie, Xavier Loira, Arnaud Mathey, José Ponce, Florian Sapey
 
Scénographie : Elissa Bier
Lumière & motorisation soleil noir : Philippe Maeder
Costumes : Valentine Savary
Maquillage & perruques : Katrine Zingg
Assistante mise en scène : Tamara Fischer
Assistante costumes : Karine Dubois
Stagiaire costumes : Mélanie Favre
Construction décor : Ateliers du Lignon
Peinture : Nadia Savoy
Serrurerie : David Chatel
Tirage soleil noir : Jean-Claude Blaser - Scène Concept
 
Évocation
Hamlet est dos au mur. Il est né dans un monde archaïque qu’il n’aime pas et le nouveau monde se fait attendre. Hamlet doit venger la mort de son père. Œil pour œil–dent pour dent. Mais il ne peut pas, il ne veut pas, il ne sait pas : on appelle ça la procrastination !
Hamlet est écartelé entre le Moyen-Âge et la Renaissance. Il est sur cette faille.
Et maintenant ? Aujourd’hui, en 2017, qu’est-ce qu’il nous raconte ? « To be or not to be » bien entendu. C’est toujours la même question existentielle : comment exister, comment être au monde ? Tout cela avec des rires, des pleurs ; dans la pièce on s’aime et on se hait, et à la fin tout le monde meurt. Mais ça, on le savait déjà !
 
Note du metteur en scène :
‹Un fantôme (le spectre du père) apprend à Hamlet qu’il a été assassiné par son oncle Claudius pendant une sieste au jardin.
Ma mission, dit Hamlet, est donc de réparer (remettre en place) ce monde désarticulé. Il maudit cette mission, mais il n’y peut rien. Si son père n’avait pas été assassiné, il vivrait toujours avec sa mère et il pourrait, lui Hamlet, entretenir peut-être l’espoir de devenir Roi. A présent, les choses ont changé, elles sont devenues comme folles.
Mais Hamlet est toujours destiné à hériter. Bien qu’il n’ait pas pris part lui-même au désajustement, il s’en sent responsable. Parviendra-t-il à s’affranchir de cela ? On sait depuis quatre siècles que non !
 
Ce qui m’intéresse, c’est que l’Histoire – même si elle demeure avant tout celle des puissants – n’est pas écrite par les vainqueurs, mais par les perdants.
 
Alors oui le personnage de Hamlet nous est furieusement contemporain. Car à sa question "The time is out of joint ; O curs’d spite, That ever I was born to set it right ?" répondent nos grandes interrogations : comment (r)établir un ordre qui reposerait sur une plus grande justice sociale ?
 
Notre XXIe siècle à peine entamé débouchera-t-il sur l’apparition d’un monde meilleur (qu’on supposait encore au tournant du siècle) ou nous laissera-t-il dans ce désarroi dans lequel nous évoluons aujourd’hui
Comment faire pour changer la course du monde. Par où commencer ?
Quel héritage gardons-nous des pères et quel héritage laisserons-nous à nos enfants ?
 
Hamlet se trouve très exactement sur cette faille-là. Il pose ces questions-là. Il se tient au seuil d’un monde et d’un ordre nouveau qui n’est pas encore arrivé, et qu’il ne sait pas comment faire advenir.
Il est dos au mur. Il est le produit d’un monde et d’un ordre ancien qu’il réfute, dans lequel il ne se reconnaît pas mais dont il n’a pas moyen d’infléchir le cours en acte. Car si Hamlet n’agit pas, c’est d’abord faute de mettre ses pensées en pratique, mais c’est – surtout – parce que toutes les solutions qui se dessinent ne le sont que par défaut, connotées négativement.
 
Quand Shakespeare écrit Hamlet, il place l’action (cet entre-temps) entre le Moyen-Age et la Renaissance.
Hamlet père est un guerrier qui réclame vengeance en invoquant la vieille loi du talion. Ses semblables sont Fortinbras père et Fortinbras fils – qui lui, au contraire de Hamlet, sera le bon fils de son père.
Il finira par maintenir l’ordre ancien tout à la fin alors que Hamlet fils échouera à prendre la place du père.›
 
 
 
 

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